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dimanche 18 avril 2021

Autoéditions : le projet Effeuilletons

 


Chers amis auteurs,

Je vous livre aujourd'hui, fraîchement extraite de mes archives, la maquette du premier projet de site que j'avais conçu il y a bien des années pour mettre en avant les auteurs indépendants : voir ce billet que je viens de compléter avec la même image. (Si vous n'arrivez pas à lire son contenu, vous pouvez faire une capture d'écran pour l'agrandir.)

Ce n'était qu'une piste parmi d'autres, rien de transcendant ; mais qui sait, peut-être cela donnera-t-il des idées à quelqu'un ?

Bonne écriture à toutes et à tous, prenez soin de vous et de vos proches et ne cessez jamais de penser par vous-mêmes !


mercredi 24 mars 2021

La fabrique du vrai

 


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Mes chers amis,

Comment ne pas vous partager ce texte du Dr Frédéric Badel 1, véritable vak-seing contre l'aliénation en cours ?

J'ai la chance de compter au nombre des résistants-nés qui portent en eux les ressources nécessaires pour ne pas laisser contaminer par cette lèpre. Pas seulement parce que je fais partie des personnes averties de ce qu'il se passe 2, mais parce que je suis rétive par nature à la manipulation mentale, portée à m'informer moi-même et (reconnaissance éternelle à mes formateurs !) pourvue des outils qui permettent de le faire – en termes de bagage, mais surtout d'esprit critique, de capacité de recul et de répugnance aux simplifications clivantes.

Cela m'oblige à partager mes ressources dans la mesure du possible. Je m'en acquitte volontiers, parfois sans filtre.

Comme beaucoup d'autres, j'ai sonné le tocsin à l'apparition de la bestiole sur notre territoire. Quiconque savait d'où elle sortait ne pouvait que redouter le pire. Cependant, on n'a pas tardé à constater que la provenance n'était pas synonyme d'une létalité hors normes, très loin de là.

Il y avait beaucoup plus préoccupant : le modèle choisi pour « gérer la crise ».

C'est avec horreur qu'un an après, j'observe le scénario qui continue à se dérouler. Avec consternation que je vois une partie de la population, y compris des gens que j'apprécie, tomber dans le panneau et se faire les zélateurs inconscients de cette arnaque à grande échelle.

J'ai été obligée d'effacer les premiers billets et conversations par lesquels j'essayais trop ouvertement de mettre en garde mes amis facebook, de leur faire prendre conscience de certains mensonges instaurés en vérités révélées, des pièges qui leur étaient tendus et du fait que la situation, les objectifs, n'étaient peut-être pas ceux qu'ils croyaient.

Je n'apporte plus qu'une contribution ultra-dérisoire, mais j'espère qu'elle sera utile à quelques-uns. Je ne suis d'aucun bord idéologique, d'aucune tendance, d'aucune forme d'intérêt, et je ne vous tiens ces propos que parce que je m'en voudrais de ne pas le faire.

Cessez d'avoir peur, je vous en conjure. Rien ne serait pire pour votre santé et pour nos libertés.

Armez-vous de sang-froid, de raison, d'informations sourcées, plutôt que de sectarisme ou de soumission.

Revenez à l'ouverture d'esprit, à la défense des liens sociaux et affectifs, plutôt que d'accepter la société déshumanisée et faussement éthique que j'ai commencé à décrire il y a plus de treize ans dans Élie et Apocalypse.

Ne pratiquez pas l'évitement (chercher toujours le moindre problème, imiter le troupeau, renoncer à penser par soi-même et se réfugier dans l'obéissance). En certaines circonstances, il faut simplement rester debout.

Au lieu de laisser des malintentionnés bricoler notre consentement, fabriquons du vrai.

Place à la prise de conscience ! Suivez ce lien.

À bientôt, mes chers amis. Portez-vous bien, prenez soin de celles et ceux que vous aimez et n'oubliez jamais à quel genre de monde vous êtes légitimement attachés.


1  Peu m'importe pour qui il roule, le cas échéant. Il apporte en l'occurrence des éléments utiles, voilà ce qui compte.

2  Cela ne signifie pas « prévenues à l'avance », bien entendu, mais : qui ont déjà observé de tels phénomènes, en ont fait l'expérience ou connaissent de l'intérieur les milieux concernés.


vendredi 12 mars 2021

THÉRAPIE ANTISTRESS : jouons à mieux comprendre (4)

 


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Alors, ces "vaxins" (1), thérapie génique ou pas ? On n'est pas des complotistes, on ne va pas spéculer sans savoir. Le plus sûr est de consulter les informations fabricant.

En l'occurrence, celles publiées par Bi…N…ch, auteur du brevet et co-fabricant avec Pf…er du "vaxin" Cor…ty.

Ah. Euh, ben… Mince, alors ! Voilà, j'ai la réponse. Et vous ?


(1) Le partage de ce billet m'a valu un avertissement de fb. C'est dire dans quel monde on vit désormais.

samedi 27 février 2021

CAS DE CONSCIENCE

 


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Contrairement à mes billets précédents, il n'est pas question ici de thérapie antistress, ni d'un "jouons à mieux comprendre", même s'il s'agit encore de bien comprendre ce qu'il se passe.

Je sais que cette vidéo est perturbante, mais il faut réellement faire l'effort de la regarder. En n'oubliant pas 2 éléments : 

– De telles décisions sont prises sur la base de tests PCR fortement remis en question (voir cet article sur un site que l'on ne peut soupçonner de complotisme, et ce rapport d'examen qui nous éclaire sur le scandale Drosten en cours en Allemagne).

– L'immense majorité des décès covid concerne des personnes âgées sur-fragilisées par des comorbidités (maladies aggravantes). Voir ces statistiques de l'Institut national d'études démographiques.

Les comorbidités sont encore plus déterminantes chez les personnes de moins de 60 ans. Le Canada, par exemple, a établi que pour cette tranche d'âge, elles sont présentes dans 97 % des décès.

Cela ne signifie pas que la mort de ces victimes de la covid n'a pas d'importance – c'est une tragédie ! –, mais que, selon toute vraisemblabilité, une mauvaise grippe les aurait fauchées pareillement, comme en 2017 (statistiques INSEE).


Partant de là, on peut comprendre ceux qui considèrent qu'infliger une peine d'isolement à nos aînés, comme à de dangereux criminels, et les laisser mourir de stress et de solitude, est une cruelle aberration.

Surtout à présent qu'il se confirme que la vaccination ne changera rien à ces mesures censées les protéger.

L'être humain a besoin de contacts humains, de présence, de câlins. Mourir de maladie est-il pire que d'être privé de tout cela durablement – et même, trop souvent, jusqu'à ce que mort s'ensuive ? La question mérite d'être posée.


 

mercredi 24 février 2021

THÉRAPIE ANTI-STRESS : jouons à mieux comprendre (3)

 


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Exercice n° 3 : se fier à ce qui fait autorité


Vous avez dit : vaccins ? Sur ce sujet, on lit et entend tout et son contraire. En pareil cas, la meilleure option est de rechercher des sources incontestables.

Et peut-on faire mieux que le très officiel VIDAL, ouvrage de référence agréé par la Haute Autorité de Santé ?

Un conseil : lire jusqu'au bout, en s'intéressant notamment aux passages concernant l'efficacité sur les formes graves (puisque c'est sur elle que repose toute la communication) ainsi que sur l'efficacité contre la transmission du virus (qui reste inconnue à ce jour, puisque non documentée par les fabricants). Les notions d'effets indésirables, en fin d'article, méritent également un examen attentif.



THÉRAPIE ANTISTRESS : jouons à mieux comprendre (2)

 


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Exercice n° 2 : observer aussi ce qu'il se passe ailleurs


Traduction de l'article du Welt, un poids-lourd de la presse allemande :


Le ministère de l’Intérieur a incité les scientifiques à justifier les mesures anti-coronavirus


Un important échange de correspondance, publié par le WELT AM SONNTAG [édition dominicale du quotidien Die Welt], montre que le cabinet du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer a instrumentalisé les chercheurs au cours de la première phase de la pandémie. Suite à quoi ils ont fourni au ministère des conclusions dramatiques sous forme de « document secret ».

Au cours de la première vague de la pandémie de coronavirus en mars 2020, le ministère fédéral de l’intérieur a sollicité des scientifiques de plusieurs instituts de recherche et universités à des fins politiques. Il a chargé les chercheurs de l’Institut Robert Koch et d’autres institutions d’élaborer un modèle de calcul sur la base duquel l’autorité du ministre de l’intérieur, Horst Seehofer (CSU), voulait justifier des mesures sévères contre le coronavirus.

C’est ce qui ressort d’une éclairante correspondance interne de plus de 200 pages entre la direction du ministère de l’Intérieur et les chercheurs, en possession du WELT AM SONNTAG. Un groupe d'avocats s'est procuré les courriers électroniques dans le cadre d’une procédure juridique de plusieurs mois avec l’Institut Robert Koch.

Par exemple, dans le cadre de l’échange de courriers électroniques, le secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur, Markus Kerber, demande aux chercheurs contactés d’élaborer un modèle sur la base duquel des mesures de nature "préventive et répressive" pourraient être planifiées.

Selon la correspondance échangée, les scientifiques ont, en quatre jours seulement, élaboré en étroite concertation avec le ministère un document secret dont les conclusions ont été répercutées par différents médias dans les jours suivants.

Il a été calculé un scénario « pessimiste » selon lequel plus d’un million de personnes pourraient mourir du coronavirus en Allemagne, si la vie sociale se poursuivait comme avant la pandémie.





samedi 13 février 2021

Le règne des experts en manipulation

 


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Chers amis, en ces temps de désastre, je ne résiste pas à l'impulsion de partager avec vous des extraits assez prophétiques d'un ouvrage rédigé en 1990 par le reporter de guerre Jean Lartéguy : Le roi noir.

Ce titre désigne le pétrole. Par extension, il critique la nuisance des puissants intérêts industriels et financiers qui sévissent partout dans le monde.

Dans ce roman très documenté, Steve est un journaliste corrompu et Michael, un haut fonctionnaire véreux, habile tireur de ficelles au service desdits intérêts.

« — Non, Steve, ce n'est plus le journaliste qui se tient sur le char du triomphe, à côté de César, mais sa contrefaçon : l'homme des médias. Celui-ci n'a plus besoin des talents et des connaissances qu'on exige des vrais professionnels de la presse. On lui demande seulement d'être un visage, une voix, une image que le petit écran projette dans tous les foyers où elle s'installe comme un mauvais génie. Il est la vérité, il est la renommée, il y a longtemps qu'il a balancé César de son char pour occuper sa place. Avouez, Steve, que vous ambitionnez de tenir ce rôle : être roi d'une foule d'ilotes. Pourquoi, me direz-vous, se conduire en sage, se montrer lucide en ces temps de démence où tous les fruits sont bons à cueillir ?

— Qu'offrent à l'humanité les gens de votre sorte, Michael ?

— Les grandes surfaces, temples de la nouvelle foi, la vie en troupeau, la paix des étables plutôt que le fracas des batailles et le silence des cimetières.

(…)

[Michael] méprisait plus encore les politiciens qu'il savait si bien servir et desservir, car il n'ignorait rien de leurs compromissions avec l'argent. Il n'était pas dupe de leur puissance, sachant qu'ils se laissaient porter par les événements plus qu'ils ne les dirigeaient en dépit des spécialistes, des experts, des devins tout aussi ignorants qu'eux qui les conseillaient.

Il méprisait aussi la presse qu'il utilisait, les médias qui, selon lui, régneraient désormais sur une humanité abêtie et qu'il était bien décidé à contrôler.

— L'humanité, disait-il, a perdu ses dieux et les idéologies sont mortes. Pour la rassurer, elle n'a plus que l'argent qui comble sa boulimie de nourritures écœurantes, de sexe, de gadgets inutiles, de drogues et de prêches rassurants. »


Aujourd'hui, nous traversons des temps difficiles, où ce qui est décrit plus haut semble donner sa pleine mesure. Mais, courage ! Des vérités commencent à se faire entendre. Malheureusement, je ne peux plus aider à la réinformation, hormis en filigrane au travers de fictions généralistes. (Certains d'entre vous auront peut-être remarqué la suppression de mes billets récents. Je n'ai pas eu le choix ; veuillez accepter mes excuses.)

Occupée à parachever le volume 6 d'Élie et l'Apocalypse, je dois demander à mes lecteurs d'être patients : comme tous les volumes complets, celui-ci ne vous sera proposé qu'une fois entièrement réécrit, augmenté de nombreux passages inédits et assorti d'un supplément en résonance avec l'actualité.


En attendant, portez-vous bien, prenez soin de vous-mêmes et de vos proches, faites preuve d'esprit critique vis-à-vis de la propagande/désinformation médiatique, et essayez envers et contre tout d'être aussi heureux que possible ! 


vendredi 13 novembre 2020

Pour votre santé, pensez librement !

 


Chers amis lecteurs ou auteurs,

Au fur et à mesure que la crise se prolonge, que les droits des citoyens sont bafoués, que s'impose une néocensure déguisée en bien-pensance, et tandis que d'autres menaces (sanitaires ou autres) s'amoncellent au-dessus de nos têtes, je suis partagée entre deux sentiments contradictoires.

• L'un, la sérénité que procure le fait de se consacrer à ce que l'on croit juste. J'ai été élevée avec pour seul dogme, pour seule religion, cette certitude : il faut toujours faire ce que l'on considère comme intègre et légitime, et si possible comme utile au-delà de soi.

• L'autre, l'impression d'urgence, d'indignation, d'impuissance que suscite l'évolution de la situation. Nous sommes nombreux à ressentir cela, hélas ! Mais que faire ? Je ne crois pas aux miracles, encore moins aux solutions immédiates et brutales. En revanche, je suis convaincue que réfléchir, se documenter, ouvrir son esprit aux différents angles de vue, se forger sa propre opinion sans se laisser formater par les idéologies et les intérêts que l'on voit à la manœuvre, puis s'efforcer de partager ses conclusions en toute humilité et transparence, représente l'un des moyens de sauvegarder sa paix intérieure.


De la réalité à la fiction

Toute ma vie, je me suis battue pour ce qui me semblait le mériter. Au hasard de mes incursions dans des domaines très divers, j'ai parfois tutoyé quelques sommets d'où l'on distinguait clairement les orages à venir. Aujourd'hui, ruinée donc libre, je garde l'avantage de connaître de l'intérieur les deux versants de la fortune, leurs faces cachées, leurs implications, tout en n'ayant plus rien à perdre.

Je n'ai d'autre conviction que le culte du bon sens et de la nuance, d'autre procédé que l'indépendance d'esprit et le goût de l'analyse, d'autre motivation que la volonté de n'être ni manipulée, ni instrumentalisée, et le désir de partager mes réflexions avec les personnes qui en ont envie.

Peut-être qu'à vos yeux aussi, réflexion et partage sont des raisons nécessaires et suffisantes pour se retrouver auteur libre, en train de ramer gaillardement sur l'indésphère. 


Ma petite contribution espiègle et défoulatoire

Depuis 2007, j'œuvre à l'écriture d'Élie et l'Apocalypse, une sorte de panorama du monde tel qu'il se présente et se prépare. L'actualité s'y projette sous forme d'anticipation, traitée sous l'angle de la fiction, mais seulement dans la mesure où cela doucit et réenchante la réalité, tout en la rendant accessible à toutes sortes de lecteurs.

J'y ai dévoilé par avance un certain nombre de problèmes : la technocratisation de la société et ses corollaires – virtualisation, sécurisation à outrance et privations de liberté ; la course folle vers un conflit entre religions et entre civilisations ; la perspective de la guerre de l'eau et de l'expansion des famines, entre autres catastrophes liées au réchauffement, à la pollution, à l'épuisement des ressources et au massacre du vivant ; les déviances de la science (initialement outil de lutte contre l'obscurantisme, elle est en partie devenue une nouvelle « religion » mondiale, incroyablement dogmatique et intolérante – sans parler des ravages du lobbying et de la corruption) ; les menaces sanitaires et les raisons complexes pour lesquelles le monde politique, oublieux de ses missions, travaille en sens contraire de l'intérêt général…


Écrire pour témoigner, résister, cultiver l'espoir

En filigrane d'EELA, je souligne sans relâche le danger des clivages idéologiques et l'exploitation cynique qui en est faite. Car là réside le problème fondamental : diviser pour régner est une stratégie efficace sur laquelle s'appuient en permanence les grands de ce monde, sciemment ou pas, avec des intentions louables ou coupables selon les circonstances.

À moins que l'éducation ne soit repensée de fond en comble, de façon à ce que (comme je le fais dire à Tom Leguet dans le volume 5 d'EELA) chaque être humain apprenne, dès son plus jeune âge, à vivre en paix avec lui-même et en harmonie avec les autres – autrement dit, tant que des gens de bonne volonté se déchireront parce qu'ils camperont sur leurs certitudes au lieu de s'unir sur des projets, nous seront ballottés de catastrophe en catastrophe au gré des erreurs ou des manipulations de nos dirigeants.


Plaire ou déplaire, mais ne pas s'en faire

Évidemment, même romancé, mon tour d'horizon des failles actuelles et des drames à venir ne ravit pas tout le monde. On m'a déjà reproché de donner, à travers certains personnages, la parole à des idées divergentes, dérangeantes, à contre-courant, non « evidence-based », etc. Ce qui prouve combien il est difficile, de nos jours, de s'affranchir du carcan des idées préconçues et du politiquement ou scientifiquement correct, pour embrasser sans parti pris l'ensemble des points de vue. Tant pis : je persiste à trouver les démarches de conformité aveugle dangereusement contraires au respect d'autrui, au sens commun et à la recherche de vérité.

Dans un dénuement assumé qui me libère de la plupart des contingences matérielles (esclavage des temps modernes !), je n'ai plus, en dehors de l'attention due à mes proches, d'autre but que celui-ci : poursuivre mon travail de transmission à travers l'écriture d'EELA, dans les seules limites imposées par mon budget et mon état de santé. J'y consacrerai ma fin de vie aussi longtemps que j'en serai capable, et cela suffit à m'apporter tout le bonheur auquel j'aspire.

Et vous, amis auteurs, écrivez-vous dans un but comparable ? Quel est votre moteur, à quoi carburez-vous ? Dans quelle mesure l'écriture vous aide-t-elle à mieux supporter les conditions de vie actuelles ? Je suis tout ouïe…


Autopublication ou autoédition ?

Adepte d'une forme de lâcher-prise, je ne peux que vous y encourager si elle correspond à votre caractère : chercher à vendre toujours plus de livres est une démarche respectable, mais qui peut parfois générer plus de stress que de satisfactions.

Alors, comme je l'ai déjà dit : si vous n'avez qu'un maigre lectorat, ne culpabilisez pas, demandez-vous ce qui est le plus important, le plus gratifiant pour vous : écrire, ou consacrer du temps et de l'énergie à la promotion de vos ouvrages ?

Ce qui convient aux uns ne convient pas forcément aux autres, et il n'y a aucune honte à trouver que l'autopublication sérieuse (mettre en ligne un livre rédigé et présenté avec soin, puis le laisser vivre sa vie en communiquant de temps à autre) est plus simple à gérer que l'autoédition – au véritable sens du terme –, qui suppose un gros travail de marketing.

Le seul mauvais choix possible serait le non-respect des lecteurs. Or, j'ai beaucoup de plaisir à constater que les indés que je suis depuis quelques années ne cessent de progresser, d'affiner leur écriture, développer leurs thèmes, peaufiner la finition, et publient des livres qui ne feraient pas rougir un bon éditeur, loin de là. Certains, d'ailleurs, sont désormais édités : même si ce n'est pas un objectif en soi pour un trublion de mon espèce, qui a fait le chemin inverse, je m'en réjouis pour eux.


L'open source, une voie qui me tente.

Je m'interroge depuis le départ sur la possibilité de mettre en libre lecture l'intégralité d'Élie et l'Apocalypse. Jusqu'ici, j'ai utilisé la solution la plus simple : publier sur KDP (option « KDP Select », pour qu'au moins le premier Triskel soit proposé en continu dans les bibliothèques gratuites d'Amazon) et laisser la plateforme procéder à des promotions quand elle le souhaite (gratuité ou prix symbolique de 0,99 €).

La gratuité permanente supposerait que j'effectue toutes sortes de recherches sur les aspects techniques (format, sites de publication…) ou juridiques (pour protéger EELA de toute altération ou distorsion). Je n'aurai pas le temps de me pencher là-dessus si je veux pouvoir achever ma saga dans un délai raisonnable, et je n'ai pas les moyens de m'en remettre à des professionnels ; mais si quelqu'un parmi vous dispose des compétences nécessaires pour me guider dans cette démarche, qu'il ou elle n'hésite pas à me contacter.


Bon courage à toutes et à tous, prenez soin de vous et de vos proches, et vive l'indépendance d'esprit !


dimanche 18 octobre 2020

Covid : que pouvons-nous faire ?… Pas mal de choses !

 


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Chers amis lecteurs et auteurs, 

Nous vivons une période éminemment difficile pour la plupart d'entre nous. Tout le monde n'aura pas la chance d'en sortir intact (sur le plan physique ou psychologique) et tout porte à croire que le monde, tel que nous l'avons connu, ne s'en sortira pas intact non plus.

Cette situation m'incite à partager deux billets d'orientation très différente.

Le second analysera ce que nous subissons sous l'angle « que se passe-t-il et pourquoi ? ». J'aurais pu commencer par là, mais il me semble plus pressé de traiter en priorité l'aspect « que peut-on faire ? ».

Le présent billet ne va évidemment pas livrer de recettes miracle ; il concerne l'attitude que nous pouvons – ou pas – adopter dans ces cironstances de stress intense et de contraintes hors normes.

Sa rédaction m'a été inspirée en partie par le traumatisme psychique que vit un ami très cher depuis le début de cette crise.

Le drame de la Covid-19 * soumet les populations à un stress extrême.

Les conséquences sont multiples : dépression, colère, repli sur soi, culpabilité ou culpabilisation des autres, parfois un peu tout en même temps. Chacun réagit à sa façon et tout le monde n'est pas égal devant l'épreuve ; mais même un cas particulier de mon espèce, familier de la solitude et du confinement volontaires, habitué à la maladie et serein face à la perspective de la mort, enfin, convaincu que l'effondrement économique était en marche de toute manière, voit son existence chamboulée à certains égards.

Ce que je voulais vous dire aujourd'hui, mes amis, c'est ceci :


1) Ne paniquons pas.

Au cours de mon second billet, nous analyserons dans quelle mesure le traitement de cette crise est inutilement, nocivement anxiogène.

Ne nous faisons pas manipuler, utilisons notre esprit critique, documentons-nous au lieu de nous laisser imprégner par le catastrophisme hystérique des médias, et refusons de nous abandonner à la peur, aussi dangereuse pour la santé qu'un virus comme celui-là.

Nous ne sommes pas des moutons, nous avons le pouvoir de nous informer et de faire des choix. Restons humains au meilleur sens du terme, y compris en préservant notre libre-arbitre.


2) Ne nous laissons pas culpabiliser.

On fait peser sur nos épaules, agressivement et de façon disproportionnée, le poids d'une responsabilité qui devrait être choisie, éclairée et adaptée au danger réel.

Ayons un comportement altruiste vis-à-vis de la collectivité, prenons des précautions saines et normales (à commencer par un acte indispensable : se laver fréquemment les mains – au savon de préférence – et y habituer nos enfants), mais décidons en notre âme et conscience de ce qui est bon pour nous et pour nos proches.

En particulier, demandons-nous, et demandons-leur, s'il est juste et opportun de les tenir à distance « pour leur bien ». Certaines personnes très âgées ou souffrantes préféreraient peut-être mourir entourées d'amour que survivre plus ou moins longtemps dans la solitude et le désespoir. La vie en soi est, au fond, moins importante que la qualité de cette vie : ne le perdons pas de vue.


3) Ne culpabilisons pas les autres.

Je suis profondément navrée d'entendre certaines personnes de mon âge, ou au-delà, accuser « les jeunes » d'irresponsabilité.

Oui, certaines personnes se comportent comme si de rien n'était, et cela peut susciter de la colère. Mais, pour commencer, il y en a dans toutes les tranches d'âge – même si celles qui se sentent les plus exposées ont naturellement tendance à adopter et prôner les mesures sanitaires les plus rigoureuses.

Ensuite, demandons-nous si nous sommes compétents pour décider si telle ou telle personne se montre réellement « criminelle » en ne portant pas ou mal son masque, par exemple ; alors que l'efficacité de cette parade demeure l'objet d'une vive controverse et que les chiffres de la mortalité ne justifient plus, depuis bien des mois, que l'on soit obnubilé par le risque covid au point de se transformer en ayatollah de l'orthodoxie sanitaire. (À l'intention de ceux qui hurleraient déjà, je précise que je porte le masque, ne serait-ce que par solidarité).

Surtout, ne nous laissons pas entraîner dans le piège du conflit de générations. Les jeunes peuvent sembler insouciants, ils peuvent l'être effectivement, et certains sont sans doute incités à réagir à la pression en se rebellant contre les consignes. N'avons-nous pas eu plus ou moins les mêmes attitudes, à leur âge ?

Si nous faisons partie des seniors, n'oublions pas que les vingt-quarante ans portent sur leurs épaules le plus gros de l'activité économique. Ce sont ces « jeunes » actifs qui paient les retraites, entre autres. Ce sont eux, également, qui endurent le spectre du chômage et la hantise de devoir subsister dans un monde où la joie, la paix et l'espérance rétrécissent comme peau de chagrin.

Or, c'est notre génération et celles de nos ascendants qui ont fait preuve d'irresponsabilité, d'égoïsme, ou pour le moins, d'inconséquence et de manque de lucidité, jusqu'à léguer à la jeunesse d'aujourd'hui un monde hypermatérialiste, surpollué, déséquilibré, sous haute tension, avec des ressources en voie d'épuisement et des espèces en voie d'extinction.

Alors, ne faisons pas aux jeunes des reproches que nous mériterions tout autant, ainsi que nos parents et grand-parents bien-aimés. En vérité, nous n'avons guère de leçons à leur donner… hormis le genre d'enseignement qui viserait à leur transmettre, à défaut d'une planète en bon état, le précieux héritage d'un corpus de valeurs fondamentales – dont la tolérance et l'empathie, ainsi que la capacité à faire preuve de clairvoyance.


4) Relativisons (ou, si vous préférez, mettons en perspective).

À l'instar de toute épidémie, la covid-19 devient moins létale au fil du temps. D'ailleurs, s'il était légitime de s'inquiéter au départ, nous savons maintenant que cela n'a jamais été la peste noire, ni la grippe espagnole.

Comme l'influenza, comme d'autres coronavirus et quantité de virus, respiratoires ou non, le SARS-CoV-2 restera probablement parmi nous à l'état endémique ou sporadique. Sa virulence sera atténuée, elle l'est déjà dans une large mesure ; mais, bien sûr, il demeurera dangereux (ni plus, ni moins que des centaines d'autres maladies ou facteurs de risque), principalement pour les personnes en fin de vie et celles atteintes de certaines pathologies – les fameux facteurs de comorbidité : hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles respiratoires chroniques, insuffisance rénale ou hépatique, cancer, immunodépression, obésité morbide.

Stop à la psychose ! Il faut plus que jamais garder la tête froide et ne pas oublier de continuer à vivre, en se rappelant qu'en elle-même, la peur de mourir n'a jamais sauvé personne ; si l'on n'en contrôle pas l'intensité, si l'on ne s'en sert pas pour agir avec à-propos mais sans dramatiser, elle ne fait que gâcher l'existence.

On ne peut pas éviter la mort, elle fait partie de la vie. Cette vie, concentrons-nous plutôt sur le moyen d'en améliorer la qualité. J'espère ne choquer personne en ajoutant qu'on peut aussi améliorer la qualité de la mort… Tout le contraire de ce qui se passe à l'heure actuelle.


5) Agissons.

Alimentation saine, complémentation éventuelle (en priorité, faites doser votre vitamine D, surtout si vous êtes âgé : le lien entre carence et décès ou sévérité des cas est avéré), exercice bien dosé, sommeil suffisant, lutte contre le stress et les pollutions environnementales… Sans oublier le plus élémentaire, mais pas toujours le plus facile à mettre en œuvre : échanges affectifs et interactions sociales.

Les outils pour mieux faire, pour mieux prendre soin de nous et de nos proches, sont nombreux et à notre portée ! Il s'agit là de véritables leviers capables de changer, sinon le monde, du moins le nôtre et celui de notre entourage.

Dans ce domaine, nous avons réellement le pouvoir ; nous pouvons améliorer notre sort et celui des êtres que nous aimons.

C'est là que réside notre mission. Pas dans la soumission affolée à une propagande aux motivations très diverses mais non moins critiquables ; ni dans la stigmatisation des personnes qui, face aux défis représentés par cette crise, répondent par des comportements différents des nôtres.

Exister, ce n'est pas juger, ni même se juger. C'est analyser, comprendre, puis agir aussi positivement que possible.


6) Communiquons.

C'est dans ce domaine que nous autres, auteurs et lecteurs, pouvons avoir à jouer un rôle spécifique.

En ces temps d'isolement où tant de distance, de mesures imposées et de tensions séparent les personnes, nous avons des moyens de maintenir les liens, les densifier, corser leur saveur et augmenter leur pouvoir bienfaisant.

En tant qu'auteur, il est important de continuer à publier, non dans un esprit commercial, mais en tant que témoignage. Chacun de nous a quelque chose à dire, à raconter, à transmettre, ne serait-ce qu'à ses proches.

Attachons-nous à donner du sens à nos ouvrages, à y insérer assez de substance pour nourrir leurs lecteurs. Un livre doit offrir quelque chose de plus profond, de plus durable qu'un simple moment de loisir. La plupart d'entre nous font cela spontanément, bien sûr ! Il n'est pourtant pas inutile de les en remercier et de les encourager à poursuivre.

Gardons tous à l'esprit qu'écrire, c'est forger un maillon durable au sein d'une chaîne essentielle. Les êtres passent, les livres restent et continuent à s'adresser aux vivants. Il faut y songer, et donner toujours dans l'écriture le meilleur de nous-mêmes.

Le rôle de lecteur n'est pas moins important.

De même que les blogueurs littéraires font des comptes-rendus pour le plus grand bonheur de leurs suiveurs, chacun de nous peut aussi consacrer un peu de temps et d'énergie à échanger avec d'autres personnes (à commencer par sa famille, ses amis et ses collègues ; mais cela pourrait être aussi un petit voisin ou un inconnu isolé dans une maison de retraite) à propos des livres qu'il apprécie ou pas, qu'il est en train de lire ou a lus dans le passé.

Incitons à leur découverte, suscitons des commentaires, voire des débats. Racontons des histoires aux enfants, lisons-leur des contes et encourageons-les à lire.

Partageons l'amour des livres avec nos aînés, au besoin par téléphone et/ou par correspondance. Pourquoi ne pas remettre en vigueur un mode de communication immémorial : la relation épistolaire ? Au besoin, on peut recourir aux emails, aux sms ou aux vidéos. L'important, c'est que ce contact ne se limite pas aux banalités et à prendre des nouvelles, mais puisse amener à un échange approfondi de pensées, de ressentis, d'expériences, d'opinions, qui est le sel d'une relation. Pour cela, les livres sont un fabuleux vecteur.

Faisons de la lecture un moyen de renforcer la compréhension mutuelle, le partage, la qualité de communication ; ainsi bien sûr que la réflexion, l'ouverture, la connaissance…

Œuvrons au rapprochement et au seul enrichissement qui compte : celui du cœur et de l'esprit.


Courage à toutes et à tous, et merci d'être des passionnés sur une planète menacée de désenchantement !



* Désormais, il faut dire « la » et non « le », dans la mesure où l'acronyme « covid » signifie « coronarovirus disease » : cela se traduit par « maladie à coronavirus » et, en français, « maladie » est féminin. Ce choix rationnel aurait dû s'imposer dès le début, comme pour le FBI (bureau) et la CIA (agence). Mais tout le monde avait d'autres préoccupations que de s'interroger sur la forme appropriée : habitude a été prise, y compris par votre humble servante, de dire et écrire « le covid ». Dès lors, on aurait pu laisser l'usage l'emporter sur l'orthodoxie grammaticale, comme cela s'est produit très souvent dans notre langue conformément à « l'usage fait loi » des linguistes… Beaucoup d'observateurs soutiennent ce point de vue. Mais l'Académie français a tranché (du moins, son secrétaire, puisqu'il n'y a pas eu de réunion sur ce sujet). Dont acte.