Bienvenue chez moi !

Ce blog est avant tout un défouloir où je me lâcherai sans tabous, c'est promis, sur tous les sujets qui fâchent !

Mais aussi un lieu d'échanges où vous pourrez suivre mon travail d'écriture, mes lectures, partager mes humeurs et mon cadre de vie, et bien sûr, commenter à volonté.

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Y sont associés des groupes où vous pourrez découvrir l'activité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs et illustrateurs.

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vendredi 13 mai 2016

Vous avez dit "critique" ?


Je viens de lire sur le site monBestSeller un article qui traite in extenso une thématique complexe : les commentaires des lecteurs.
Une seule phrase me semble mériter un surcroît de développement :
« Attendre d’un commentaire qu’il soit professionnel, c’est vouloir reproduire un système auquel justement les auteurs veulent échapper. »


Tout d'abord, ce n'est pas à la critique professionnelle en tant que telle que les auteurs indépendants souhaitent se soustraire, mais à un système en partie dévoyé.

Aujourd'hui les critiques sont rarement des experts en littérature, mais des journalistes spécialisés – souvent auteurs eux-mêmes, ce qui, quelle que soit leur bonne volonté, rend leur vision plus ou moins partiale.

De plus, notre époque futile et mercantile contraint beaucoup d'entre eux à flatter les vedettes – auteurs-vedette ou célébrités tout court –, et à plaire au public en surfant sur les modes.

Sans compter que les grands groupes d'édition font la loi de mille manières.
Pas seulement parce que, en payant des espaces publicitaires dans les médias, ils tordent indirectement le bras aux journalistes pour qu'on leur renvoie l'ascenseur.
Ni forcément en « achetant » des articles louangeurs, bien que cela existe (tout s'est vu : proposition d'animer des conférences, invitations dans de grands restaurants, offres de voyages ou même de galante compagnie, sans même parler des enveloppes – eh oui, une bonne critique peut valoir de l'or pour l'éditeur d'un best-seller potentiel...)
En fait, le plus fréquent reste le jeu d'influences, la pression relationnelle. Car soyons lucides : tout ce petit monde gagne sa vie ensemble, se rend aux mêmes soirées, déjeune ensemble, couche ensemble bien souvent ; alors, autant que faire se peut, l'on évite de s'égratigner mutuellement !


Cela dit, aucun auteur ne cracherait sur une critique professionnelle s'il pouvait en décrocher une...
L'idéal serait sans doute de recevoir à fois des avis « pro » et des « retours lecteurs ».

Si les auteurs recueillent avidement l'opinion des lecteurs, c'est pour trois raisons :

La première est cynique mais inévitable : les bons commentaires attirent de nouveaux lecteurs.

La deuxième est, disons, affective : ce contact direct, qui parfois devient échange, est pour la plupart d'entre nous l'aboutissement le plus grisant de l'acte d'écrire, véritable « bouteille à la mer » espérant être débouchée et susciter une réponse.

La troisième est pragmatique et relève du « métier » d'auteur : les retours lecteurs permettent de réaliser comment un ouvrage est perçu. Ce qui est toujours instructif, et permet même à certains auteurs d'ajuster leur production littéraire aux attentes du public.


Nous touchons là une vérité assez rarement évoquée : si tant d'auteurs rêvent de trouver un éditeur, c'est non seulement pour bénéficier d'une promotion et être distribués en librairie, mais, en amont de cela, pour être accompagnés par des spécialistes qui sachent les aider à accoucher d'une œuvre accomplie (que ce soit en termes de qualité littéraire ou d'adaptation à « la demande du marché »).

Les coachs littéraires se multiplient, certes ; et je parie que les éditeurs en viendront à vendre ce genre d'accompagnement, de même que beaucoup d'imprimeurs ou de plateformes proposent aujourd'hui aux indés des services de publication. Malheureusement, tous les auteurs ne peuvent pas s'offrir des prestations payantes.

Or un auteur débutant ne peut guère espérer progresser dans son « art d'écrire » grâce aux commentaires des lecteurs, ni même aux chroniques des blogueurs, qui dans bien des cas n'ont aucune compétence littéraire particulière : comme ils le proclament avec raison, le rôle des blogueurs n'est pas de jouer les critiques confirmés, mais de donner leur avis d'amateurs passionnés, indépendants, non rémunérés, sur des lectures qu'ils choisissent en toute liberté. À prendre ou à laisser. On prend, et avec reconnaissance ! 


Résumons: un besoin de critiques et de cadrages gratuits, donc accessibles à tous, mais affûtés, se fait cruellement sentir.

Pas uniquement afin d'aider chaque auteur indépendant à donner le meilleur de lui-même, comme le ferait, du moins en théorie, un éditeur. (Comme d'autres écrivains le font sans doute de leur côté, j'aide et « coache » gratuitement une poignée d'auteurs ; seulement, pour que cette pratique soit efficace, il faudrait qu'elle se généralise).

Mais aussi et surtout afin de promouvoir, par des critiques à la fois pertinentes et impartiales, la production littéraire des innombrables auteurs de talent encore inconnus du grand public, que j'ai entrepris de recenser dans le groupe Les auteurs différents

Comme je ne cesse de le répéter au risque de vous lasser, ce dernier objectif est vital pour l'avenir de l'édition indépendante, que l'establishment se plaît à mépriser dans son ensemble. Il l'est également pour les auteurs de la micro-édition, que leurs éditeurs n'ont pas les moyens de mettre en lumière autant qu'ils le voudraient.


Alors, où trouver ces critiques de qualité ?

Il existe des « pro » et des « semi-pro » parmi les blogueurs littéraires, et j'ai entrepris de les recenser aussi, mais c'est un travail de longue haleine ; d'autant plus qu'au contraire des auteurs, dont beaucoup trouvent avantage à être présents dans de nombreux groupes, les blogueurs doivent être démarchés un par un.

(Je profite de l'occasion pour les inviter cordialement à s'inscrire dans le groupe Les blogueurs difficiles  dans le sens de « exigeants »  dont les membres seront présentés sur un site-vitrine en cours de conception, aux côtés de ceux du groupe Les auteurs différents.)

De leur côté, des auteurs expérimentés, comme ceux de L'ebookivore que je cite souvent en exemple, ont entrepris de chroniquer leurs pairs ; avec grand mérite, car c'est une activité délicate et dévoreuse de temps. Nous devons les soutenir et les aider à obtenir l'audience que mérite leur travail.

Tôt ou tard, si nous voulons que toutes ces initiatives portent pleinement leurs fruits, il faudra les organiser et les centraliser à une échelle qui soit visible par le grand public. 
Nous y avons un intérêt général, qui justifiera de dépasser nos différences et nos divergences éventuelles pour faire œuvre commune.




vendredi 15 avril 2016

LE TORCHON BRÛLE !


Aujourd'hui, nous avons l'impression que le raz-de-marée de l'autoédition et de la blogosphère littéraire est un mouvement éternel et inarrêtable, parce qu'il se confond avec le numérique, promis à un avenir radieux ;
parce qu'il est soutenu par tous ceux : plateformes, prestataires de services et utilisateurs, qui en tirent profit ou avantage et le stimulent activement en retour ;
et parce que, tout simplement, on a envie d'y croire.
Mais les réalités ont pour triste habitude d'étouffer les rêves, et aussi bien l'autoédition que la blogo littéraire n'ont malheureusement aucune chance, en l'état actuel des choses, de changer le monde, même si elles peuvent – et doivent – contribuer à faire émerger de nouveaux modèles.
Et la réalité, c'est que cet élan si grisant est en train de se transformer en ghetto, sous l'étiquette duquel seront enfermés pêle-mêle des auteurs et des blogueurs aux objectifs très différents.
Je m'apprête à provoquer un tollé, mais ça m'est égal. Je suis mortelle, sûrement à beaucoup plus court terme que mes amis facebook (du moins, je l'espère pour eux). Je chéris les grandes communautés fraternelles, mais je ne recherche pas l'approbation à tout prix et je ne suis pas une fan de consensus mou.
Ceux qui songeraient déjà à me faire un procès en élitisme perdraient leur temps. L'élitisme, au sens d'un cénacle de privilégiés se faisant la courte-échelle et méprisant le reste du monde, on l'a déjà, hélas, dans l'édition traditionnelle et les cercles d'intellectuels parisiens. Alors, non, merci bien !
J'aime sans a priori quiconque est passionné de lecture et d'écriture. Je connais des centaines de blogueurs qui ne seront jamais critiques littéraires, mais dont la passion force le respect. J'ai une cousine dyslexique qui écrit avec une faute par mot des poèmes pétris de sensibilité. Et j'ai découvert cà et là, sous les épines d'une syntaxe hasardeuse, des textes que je considère personnellement comme des chefs-d’œuvres.

Tout le monde n'est pas, comme moi, amateur de figues de Barbarie, dont la chair délectable se dissimule sous des piquants. Moyennant quoi, notre monde indépendant, libre et fécond d'auteurs autoédités et de blogueurs littéraires, qui s'étend de façon exponentielle en nombre et en diversité, pour le meilleur et pour le pire, suscite actuellement une mauvaise opinion globale dans le reste du monde du livre : lecteurs exigeants, libraires, médias et bien sûr éditeurs, que tant d'entre vous rêvent de séduire (même si je me demande vraiment pourquoi).
Or, il est illusoire de vouloir entraîner tout le monde vers le haut pour améliorer notre image, certains n'en voyant pas du tout l'intérêt, ou tirant la couverture à eux, ou se rebellant par principe à l'idée de « l'élitisme » susdit ;
sans compter qu'il serait impossible d'aider tous les volontaires à améliorer leurs écrits ou leurs blogs, faute de moyens pour le faire (même si j'aimerais énormément qu'un système de parrainage y contribue).

J'oserai donc une conclusion qui va faire sauter beaucoup d'entre vous au plafond : je ne crois pas qu'il faille s'acharner à tout enfermer ensemble dans les ghettos de l'autoédition et de la blogo littéraire, sans aucune espèce de différenciation ; autrement dit, qu'il faille mélanger les torchons et les serviettes.
Vite, je m'explique avant d'être lynchée :
Les torchons, ce sont les auteurs exigeants envers eux-mêmes qui, en proposant des textes à la fois talentueux et aboutis, ne cessent d'essuyer les plâtres de l'autoédition. Et essuient du même coup les crachats du monde du livre, puisque, perdus dans la masse, ils se trouvent dévalués avec elle par les méprisants évoqués plus haut.
Or, ces auteurs sont nos éclaireurs, nos héraults, ceux qui pourraient, au bénéfice de tous, faire changer d'avis les méprisants. Parce que lorsqu'un journaliste, éditeur ou libraire pêche l'une de ces perles étiquetées « autoédition », c'est une chance supplémentaire pour qu'il accepte de jeter un regard moins définitif sur les figues de Barbarie.
Les torchons, ce sont aussi les blogueurs qui « torchent » inlassablement des chroniques impeccables, pertinentes, originales, et qui par leur rigueur, leur compétence, n'ont rien à envier à un critique littéraire institutionnel.
Les serviettes, ce sont les auteurs et blogueurs amateurs, au sens noble du terme : ceux qui partent en écriture ou en lecture comme à un joyeux pique-nique, semant sur le Net des textes résolument inaboutis, au destin aussi fragile que celui de mouchoirs en papier - mais qui sont nécessaires et même précieux, parce que pouvoir jeter ses émotions sur le papier, fût-il numérique, tout être humain en a besoin : c'est une passion viscérale, un exutoire, une thérapie, un exercice de vie, parfois de survie - et, de mon point de vue forcément partial, la plus belle façon de communiquer entre mortels.
Alors, si nous voulons que cette multitude puisse continuer à s'exprimer, à communiquer, à produire une prose libertaire et décomplexée, évitons de condamner au ghetto tout le système de l'autoédition et de la blogo littéraire. Ce serait envoyer dans le mur nos espoirs de changer le monde.
Envoyons plutôt les torchons au feu en les mettant en évidence, en les utilisant comme étendards, au lieu de les laisser sombrer, avec ou sans espoir de repêchage, dans la grande lessive de l'anonymat.

Voilà pourquoi, mes ami(e)s, au lieu de travailler à ma prochaine publication sur Amazon, j'ai créé ce matin deux groupes facebook supplémentaires : 
LES BLOGUEURS DIFFICILES : il est ici 
LES AUTEURS DIFFÉRENTS : il est là
Ces groupes seront cogérés par plusieurs administrateurs, au cas où je ne serais plus en état de m'en occuper.

N'importe qui pourra adhérer à l'un ou à l'autre, pourvu qu'il/elle soit blogueur littéraire ou auteur autoédité ;
que ses chroniques/ouvrages, quel que soit leur genre, soient aboutis (correctement écrits et présentés) ;
qu'il/elle ait un objectif d'excellence (non, ce n'est pas élitiste ! il s'agit simplement d'exigence envers soi-même) ;
et, concernant les blogueurs littéraires, qu'il/elle soit en quête de lectures peu banales. 
Car, comme en matière d'écrits, un zeste d'originalité, voire de transgression sera le bienvenu, au même titre que le classicisme le plus pur.

Enfin, les auteurs qui ne maîtrisent pas encore complètement leur prose ou sa mise en forme, mais sont désireux de s'améliorer, seront les bienvenus si un membre du groupe est disposé à les parrainer, éventuellement les aider à s'améliorer ; et à la condition de ne pas y faire la promo de leurs ouvrages avant que ceux-ci ne soient parvenus à l'état d'achèvement.
De même pour les blogueurs/blogueuses qui n'auront pas encore parachevé leur blog. 

Que tous ceux et celles qui se retrouveront dans ces définitions s'unissent, s'entraident, s'épanouissent au sein des deux groupes, hors de tout intérêt matériel ou manifestation d'ego.

Juste afin d'essayer de changer leur propre monde. Pour commencer.


samedi 2 avril 2016

Cette fois, c'est à propos de mon Propos...


"Ebook gratuit. Roman de Elen Brig Koridwen 'Propos d'homme à homme': Lire gratuitement Le Livre le + « post Sagan » de la semaine ! Roman - Propos d'homme à homme de Elen Brig Koridwen"


Merci à MonBestSeller de s'intéresser à "Propos d'homme à homme", mon roman sur fond d'espionnage qui se déroule dans les milieux LGBT, avec le Maroc pour décor principal.

Propos d'homme à homme sur Amazon




mercredi 30 mars 2016

"Du cinéma dans l'édition", une histoire qui décoiffe !



À l'invitation de MonBestSeller, je vous dévoile comme promis mon expérience incroyable mais vraie avec les éditions Robert Laffont en 1995 à propos de "Zone franche". 
Coincés s'abstenir...


Ma tribune sur MBS


mercredi 23 mars 2016

GRATUIT JUSQU'À CE SOIR, MINUIT !


Mon "roman à l'eau de vie" Zone franche, une romance + suspense + aventures, est en téléchargement gratuit sur Amazon jusqu'à ce soir en suivant ce lien

Profitez-en ! Vous devriez prendre plaisir à le découvrir, car en dehors de sa cavalcade inattendue dans le Top, il semble beaucoup plaire aux lecteurs, sur facebook pour le moment (Ah, mon royaume pour un commentaire sur Amazon !) 

Alors partagez, si vous le voulez bien... 
Vous m'aiderez à me faire de nouveaux lecteurs, qui sont ma nourriture, mon carburant, mon oxygène !

Et puis Zone franche, c'est l'un de mes petits trublions, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il avait fait des vagues chez Robert Laffont. Une histoire croustillante que vous aurez bientôt l'occasion de lire...

Un grand merci à toutes et à tous, chers amis, pour votre précieux soutien ! 


mardi 22 mars 2016

DEUX POIDS, DEUX MESURES...




Pourquoi faut-il toujours que les porteurs de valeurs baissent pavillon devant la violence, lui offrant ainsi une sorte de légitimité de fait ? 


Pourquoi laisse-t-on des porteurs de mort utiliser contre nous les lois bienveillantes et protectrices de nos démocraties ?


Le terrorisme, c'est la négation des valeurs de tolérance et d'empathie pour lesquelles nous nous battons depuis des siècles. 


C'est la preuve par le sang que non, tous les êtres humains ne sont pas égaux : parmi eux, toutes nations confondues, il y a des esprits ouverts d'une part, et des barbares de l'autre. 


Et que faisons-nous ? Alors même que nous exterminons en masse des animaux qui ignorent ce qu'est la haine, nous tolérons celle de ces barbares, nous leur offrons des tribunes et leur tendons des micros pour qu'ils y vomissent leur exécration de tout ce que nous sommes, et leur désir de nous anéantir.





lundi 21 mars 2016