Bienvenue chez moi !

Ce blog est avant tout un défouloir où je me lâcherai sans tabous, c'est promis, sur tous les sujets qui fâchent !

Mais aussi un lieu d'échanges où vous pourrez suivre mon travail d'écriture, mes lectures, partager mes humeurs et mon cadre de vie, et bien sûr, commenter à volonté.

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Y sont associés des groupes où vous pourrez découvrir l'activité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs et illustrateurs.

Bonne visite...


mardi 28 juin 2016

Un peu plus près des étoiles ?



Je ne suis pas blogueuse littéraire, et j'admire d'ailleurs le travail des blog'litt qui parviennent à pondre, à un rythme stupéfiant, des chroniques construites et argumentées.

Mais je voulais tout de même publier mon avis, beaucoup plus succinct, sur le premier roman de fantasy mais-pas-que d'un jeune auteur que je suis via facebook depuis quelques années.





J'encourage vivement mes amis blog'litt, lecteurs, auteurs, à découvrir ce roman à l'occasion de la promo gratuite qu'offre l'auteur pour son lancement, et qui prendra effet ce soir, mardi 28 juin, à minuit (Dernière minute : il semble y avoir eu un bug Amazon, la promo sera repoussée, je vous tiens au courant sans faute).  
Vous ne serez pas déçus, et même, je compte bien que vous me serez reconnaissants ! ;-)

Car vous ne serez pas près d'oublier "Si loin du soleil". Et j'imagine déjà volontiers "un peu plus près des étoiles" cet auteur dont j'avais découvert les écrits il y a quelques années grâce à l'association de bêta-lectures et d'entraide que j'animais alors, certains d'entre vous s'en souviendront. 

Morgan of Glencoe avait été, avec Jean-Christophe Heckers, ma bonne surprise littéraire de fin 2012-début 2013, parachevée par une rencontre de ces deux talents au Salon du Livre de Paris alors que j'essayais de monter le projet "L'Effeuilleton". 


Le résumé : 

"Depuis des siècles, les Humains traitent les fées, créatures magiques dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. 
L’alliance du Royaume de France, de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman se partage désormais l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ces féroces aristocraties oppriment leurs peuples et écrasent dans le sang toute révolte, qu’elle soit humaine ou féerique. 

En choisissant les dangers de la liberté plutôt que la soumission aux règles de sa caste, la princesse Nekohaima Yuri va se forger ses propres valeurs et bientôt, mettra en péril la plus grande puissance du monde. 

Au cœur de cette métamorphose, une amitié très improbable…" 



Mon avis : 


Une princesse, des fées, un prince charmant, un bal, un autre bal, et toute la magie celtique... mais rien de ce à quoi l’on pourrait s’attendre, tant le premier roman de Morgan of Glencoe est original.
On plonge dans une dystopie cyber/steampunk résolument inclassable, où sont traités avec réalisme et précision aussi bien la violence (combats ou affrontements armés) qu'une situation sociale explosive.

L'univers est cohérent, surprenant, très vivant, les personnages attachants et nuancés.

Cette histoire formidable, une pure fiction mais engagée, emplie de chaleur humaine et d'une profonde sensibilité, nous fait vibrer d'émotions toujours plus fortes, de rebondissement en rebondissement.

Le final, époustouflant, laisse pantelant et suscite l'enthousiasme devant un si jeune talent.


Alors, est-ce que je recommande "Si loin du soleil" ? Oui, sans hésitation ! 
Vous le trouverez ICI
Régalez-vous !



dimanche 12 juin 2016

Continuer d'y croire, c'est sexy (paraît-il)


.Je n’ai pas oublié que je vous avais promis la suite de ma série d’articles sur l’édition, mais mon programme a été pas mal désorganisé par le succès inattendu de Zone franche et de Propos d’homme à homme, respectivement sur Amazon et monBestSeller. Du coup, je me suis livrée à de petites expériences de promotion de mes livres sur facebook, et j’en partagerai très prochainement les résultats.
AVERTISSEMENT : Aujourd’hui, je m’apprête aussi à aborder ce sujet complètement tabou : les ventes de nos livres.
Auteurs, mes frères et sœurs, en ce jour particulier de l’an de grâce 2016, reconnaissons solennellement que même les plus désintéressés d’entre nous (je n’en fais qu’à moitié partie, ayant un ado à nourrir) ont besoin de vendre leurs ouvrages, ne serait-ce que pour rencontrer de nouveaux lecteurs.
Je dis bien : vendre, sachant qu’un préjugé tenace donne à penser que livre gratuit = mauvais livre. C’est absurde, mais c’est ainsi.
Bon, il y a peut-être des auteurs qui n’écrivent que pour eux-mêmes, mais alors pourquoi publient-ils ?…
Conclusion qui fait mal : un auteur doit vendre sa soupe ; c’est son job, sinon sa raison d’être – laquelle, nous sommes bien d’accord, est d’écrire.


Permettez-moi, pour commencer, de vous raconter une histoire juive que j’ai toujours trouvée non seulement drôle, mais très pertinente. Et particulièrement dans notre cas.


« Éphraïm et Morchechaï sont deux marchands d’art qui possèdent chacun une petite galerie plutôt miteuse dans une ruelle de Brooklyn.
Un jour, alors qu’ils se promènent ensemble, Éphraïm remarque un tableau dans une vitrine. Il entre en coup de vent, s’enquiert du prix, qui est de cent dollars, sort un billet de sa poche et fait emballer le tableau.
Lorsqu’ils repartent tous les deux, Éphraïm tout content portant sous le bras son acquisition, Mordechaï se perd en conjectures : « Je connais bien Éphraïm ; il écorcherait une puce pour avoir sa peau, et voilà qu’il crache cent dollars sans même discuter le prix, pour un tableau que je n’avais même pas remarqué ! Pour que ce vieux filou ait fait une chose pareille, l’œuvre doit valoir au moins mille dollars ! »
Après mûre réflexion, il se décide : « Écoute, Éphraïm, ce tableau que tu viens d’acheter… Il me plaît, à moi aussi ; je le verrais bien dans mon salon. Je t’en propose cinq cents dollars ».
Éphraïm hésite, puis finit par accepter. Mordechaï sort son chéquier et signe un chèque de 500 $ à l’ordre de son ami.
Mais à peine le tableau a-t-il changé de mains qu’Éphraïm se met à gamberger : « Je suis complètement fou, pourquoi ai-je accepté ? Si Mordechaï, qui vendrait sa grand-mère pour dix dollars, vient de m’en offrir cinq cents, c’est qu’il sait une chose que j’ignore. En réalité, cette petite croûte doit avoir beaucoup de valeur. Sûrement cinq mille dollars, au moins ! »
Quelques jours plus tard, Éphraïm se présente donc chez son ami et lui propose de lui racheter son tableau pour deux mille cinq cents dollars. Mordechaï accepte, et Éphraïm repart avec le tableau.
Bien entendu, Mordechaï ne tarde pas à se dire : « Ma parole, je me viens de me faire avoir ! Si Éphraïm m’a racheté ce tableau 2 500 $ avec autant d’empressement, c’est qu’il en vaut au moins 25 000 ! »
Et ainsi de suite…
Cinq ans plus tard, Éphraïm et Mordechaï se retrouvent au cours d’un cocktail que donne le premier à l’occasion d’un vernissage dans sa somptueuse galerie de la cinquième avenue.
- Hé, Mordechaï, notre tableau que je t’ai vendu la semaine dernière pour trente millions de dollars… Je t’en propose soixante millions.
Et là, Mordechaï dit :
- Non. Désolé, mon ami, mais cette fois, j’ai décidé de le garder pour ma villa de Beverly Hills.
Alors Éphraïm devient tout pâle et s’écrie :
- Mais tu es fou ! De quoi allons-nous vivre à présent, toi et moi ? »


J’espère que vous avez apprécié le sel de cette histoire. Parce que, désolée de remuer le couteau dans la plaie, mais elle me fait irrésistiblement penser à notre situation, à nous autres auteurs indépendants.
En effet, à qui vendons-nous nos livres, pauvres de nous ?
Rarement à des lecteurs, sauf dans le cas des pionniers qui ont fidélisé un lectorat depuis belle lurette, ou de quelques heureux élus qui se sont fait remarquer sur Amazon.
Rarement à des lecteurs, donc, pour l’excellente raison que la plupart du temps, le grand public ne sait même pas que nous existons ; et qu’il a autant de chance de tomber par hasard sur Untel, perdu dans l’énorme masse des publications, que de le pêcher à la ligne si Untel était une sardine dans l’océan.
Pas non plus aux blogueurs : même ceux qui, loués soient-ils, s’intéressent aux indés, nous lisent en vertu du principe : « un livre gratuit contre une chronique ». Ils n’achètent pas, donc (sauf pour soutenir un auteur de temps à autre, merci à eux).
Non : comme Éphraïm et Mordechaï, nous faisons nos affaires en vase clos. Surtout que de nos jours, la plupart des lecteurs et des blogueurs écrivent aussi…
Résultat ? Sur facebook, nous échangeons majoritairement entre auteurs. Nous faisons notre promotion dans des groupes d’autres auteurs indés, et de même que nous nous intéressons à ce qu’ils écrivent, ce sont eux en priorité qui achètent, lisent, et souvent commentent, nos ouvrages.
Alors, comme la petite affaire de nos deux marchands d’art, les choses peuvent tourner ainsi pendant longtemps. Mais est-ce vraiment ce que nous cherchons ? Ou, en dehors du plaisir certain de découvrir nos amis auteurs, avons-nous pour objectif naturel d’aller à la rencontre des lecteurs ?
Si c’est le cas, nous ne sommes pas sur la bonne voie.



Comme je le disais, aussi agréable qu’il soit de nous entrelire les uns les autres (dit comme ça, cela fait un peu pratique sexuelle scabreuse, désolée), sur facebook nous tournons en rond, même si le vivier d’auteurs-lecteurs, et donc acheteurs, semble s’étendre de façon exponentielle.
De plus, au risque d’être très désagréable, je vais soulever une pénible vérité : ces lectures croisées, si tant est qu’on en trouve le loisir (moi, je ne demanderais que cela, mais les journées ne sont pas extensibles…), prennent sur un temps qui devrait normalement être consacré à l’écriture. Rien que l’inévitable promotion/communication mange déjà la moitié de notre vie d’auteurs !
Je soupçonne d’ailleurs les auteurs si acharnés à trouver un éditeur, d’aspirer, entre autres motivations, à pouvoir enfin ne faire que cela : écrire, tandis que papa éditeur se débrouillerait pour leur trouver des lecteurs.
Sacré paradoxe, vous ne trouvez pas, que de rêver de s’enchaîner pour avoir enfin l’illusion d’être libre !
Bref, moi, j’adore communiquer, mais il faut bien avouer que du coup, à part remanier de vieux manuscrits, je n’ai pas pu écrire plus de quelques pages en 6 mois. Et si je rencontre ce problème, combien êtes-vous, mes amis, à le rencontrer aussi ?


Mais où et comment trouver des lecteurs purs et durs, si j’ose dire ?
Sur Amazon, cela ne peut être que par un hasard qui confine à la loterie.
J’ai fait l’expérience de présenter un roman assez littéraire, dont le sujet est une histoire d’amour, avec une couverture très Harlequin. Résultat, il s’est trouvé propulsé dans le top 100 dès l’issue de la promotion gratuite KDP Select. Il y est resté moins d’un mois, ce qui n’est pas le Pérou.
Et quand on regarde le top 100, on comprend pourquoi : les « littératures » sentimentale et érotique sont très largement majoritaires, accompagnées de quelques comédies ou romans dits « feel good ». Ces genres ont leur public, qui n’est pas du tout celui des lecteurs de romans « littéraires ».
Et si les amateurs de SF, de fantasy ou autres genres pointus ont le réflexe de se diriger vers les top 100 spécialisés, les amateurs de romans littéraires doivent aller pêcher leurs lectures parmi près de cent mille ebooks Kindle.
D’où les conseils que l’on vous donne : écrire ce qui se vend en masse, ou ce qui correspond à une « niche » porteuse.
Oui, mais si vous, vous écrivez du roman au sens large ? Ou pire, du roman littéraire, autrement dit, soyons honnêtes, quasi illisible, ou du moins pénible à lire, aux yeux de la majorité des lecteurs actuels, habitués à la « malbouffe » de la production littéraire industrielle ?


D’où ma proposition de rassembler les auteurs un peu « atypiques », ceux qui font de la littérature pas-trop-grand-public, ceux qui pratiquent le multigenres (non, ce n’est pas non plus une orientation sexuelle), ceux qui mériteraient d’être en tête de gondole pour servir de figure de proue à toute la littérature autoéditée, qui, n’en soyons pas vexés, aurait bien besoin d’être revalorisée dans l’esprit du grand public, des blogueurs, des médias et de la grande édition.
Parce que, jusqu’à présent, qu’est-ce que nous sommes, à part un grand vivier inorganisé, ou plutôt, organisé autour de quelques pôles non coordonnés ; un vivier où les éditeurs pêchent parfois quand ça les arrange, qui impressionne par son nombre, mais qui suscite beaucoup plus de critiques que de louanges ?

Qu’il existe de nombreuses initiatives intéressantes, méritantes, dynamiques, n’empêche pas d’essayer AUSSI une action globale, à la fois plus généraliste et plus pointue.
Et ce n’est pas parce que je me bats pour cette idée que ce serait « mon » action ; ce serait celle de tout le monde, d’où sa force.
Je me (ré)explique : une vitrine qui ne rassemblerait que « la crème des indés », comme il se doit pour une vitrine, mais qui les rassemblerait tous, et que l’on pourrait promouvoir collectivement avec une énorme force de frappe.
Parce que, disons, 500, ou 1 000 auteurs, ou davantage, faisant la promotion d’un site unique, où tous les lecteurs francophones pourraient venir faire leur marché en étant sûrs de ne pas avoir à trier parmi des milliers d’ouvrages, cela serait forcément plus efficace que 500, 1 000 auteurs ou davantage faisant leur promotion chacun dans son coin.
Et que l’on ne me dise pas que déterminer qui pourra ou non figurer dans cette vitrine représente un problème éthique ou pratique !
Nous sommes tous capables de déterminer presque au premier regard si un ebook écorche les yeux, donne envie de demander à son auteur s’il l’a écrit entre deux trips à l’acide tout en faisant ses courses au supermarché, ou encore, endort le lecteur mieux qu’une triple dose de somnifères – bref, NE PEUT PAS être utilisé pour promouvoir la littérature indé dans son ensemble ; ou si, au contraire, il le peut.
Je ne vais pas revenir sur le serpent de mer de l’élitisme, ni sur les pinaillages idéologico-égotiques qui nous poussent à refuser toute idée d’un tri, ni sur la frilosité qui incite à laisser les choses en l’état, parce que jusqu’à présent ça allait bien comme ça, et que l’on craint de ne pas être parmi les « élus » si les « trieurs » ne jouaient pas le jeu loyalement.

Voilà, c’était ma réflexion du jour, enfin d’il y a déjà quelques semaines : depuis début mai je corrige pour des amis auteurs, alors je suis encore plus surbookée que d’habitude.:-)
La prochaine fois, je publierai justement à ce propos : comment doit-on corriger son manuscrit, dans quel but, avec quels impératifs ?…


Excellente fin de week-end à toutes et à tous !

vendredi 13 mai 2016

Vous avez dit "critique" ?


Je viens de lire sur le site monBestSeller un article qui traite in extenso une thématique complexe : les commentaires des lecteurs.
Une seule phrase me semble mériter un surcroît de développement :
« Attendre d’un commentaire qu’il soit professionnel, c’est vouloir reproduire un système auquel justement les auteurs veulent échapper. »


Tout d'abord, ce n'est pas à la critique professionnelle en tant que telle que les auteurs indépendants souhaitent se soustraire, mais à un système en partie dévoyé.

Aujourd'hui les critiques sont rarement des experts en littérature, mais des journalistes spécialisés – souvent auteurs eux-mêmes, ce qui, quelle que soit leur bonne volonté, rend leur vision plus ou moins partiale.

De plus, notre époque futile et mercantile contraint beaucoup d'entre eux à flatter les vedettes – auteurs-vedette ou célébrités tout court –, et à plaire au public en surfant sur les modes.

Sans compter que les grands groupes d'édition font la loi de mille manières.
Pas seulement parce que, en payant des espaces publicitaires dans les médias, ils tordent indirectement le bras aux journalistes pour qu'on leur renvoie l'ascenseur.
Ni forcément en « achetant » des articles louangeurs, bien que cela existe (tout s'est vu : proposition d'animer des conférences, invitations dans de grands restaurants, offres de voyages ou même de galante compagnie, sans même parler des enveloppes – eh oui, une bonne critique peut valoir de l'or pour l'éditeur d'un best-seller potentiel...)
En fait, le plus fréquent reste le jeu d'influences, la pression relationnelle. Car soyons lucides : tout ce petit monde gagne sa vie ensemble, se rend aux mêmes soirées, déjeune ensemble, couche ensemble bien souvent ; alors, autant que faire se peut, l'on évite de s'égratigner mutuellement !


Cela dit, aucun auteur ne cracherait sur une critique professionnelle s'il pouvait en décrocher une...
L'idéal serait sans doute de recevoir à fois des avis « pro » et des « retours lecteurs ».

Si les auteurs recueillent avidement l'opinion des lecteurs, c'est pour trois raisons :

La première est cynique mais inévitable : les bons commentaires attirent de nouveaux lecteurs.

La deuxième est, disons, affective : ce contact direct, qui parfois devient échange, est pour la plupart d'entre nous l'aboutissement le plus grisant de l'acte d'écrire, véritable « bouteille à la mer » espérant être débouchée et susciter une réponse.

La troisième est pragmatique et relève du « métier » d'auteur : les retours lecteurs permettent de réaliser comment un ouvrage est perçu. Ce qui est toujours instructif, et permet même à certains auteurs d'ajuster leur production littéraire aux attentes du public.


Nous touchons là une vérité assez rarement évoquée : si tant d'auteurs rêvent de trouver un éditeur, c'est non seulement pour bénéficier d'une promotion et être distribués en librairie, mais, en amont de cela, pour être accompagnés par des spécialistes qui sachent les aider à accoucher d'une œuvre accomplie (que ce soit en termes de qualité littéraire ou d'adaptation à « la demande du marché »).

Les coachs littéraires se multiplient, certes ; et je parie que les éditeurs en viendront à vendre ce genre d'accompagnement, de même que beaucoup d'imprimeurs ou de plateformes proposent aujourd'hui aux indés des services de publication. Malheureusement, tous les auteurs ne peuvent pas s'offrir des prestations payantes.

Or un auteur débutant ne peut guère espérer progresser dans son « art d'écrire » grâce aux commentaires des lecteurs, ni même aux chroniques des blogueurs, qui dans bien des cas n'ont aucune compétence littéraire particulière : comme ils le proclament avec raison, le rôle des blogueurs n'est pas de jouer les critiques confirmés, mais de donner leur avis d'amateurs passionnés, indépendants, non rémunérés, sur des lectures qu'ils choisissent en toute liberté. À prendre ou à laisser. On prend, et avec reconnaissance ! 


Résumons: un besoin de critiques et de cadrages gratuits, donc accessibles à tous, mais affûtés, se fait cruellement sentir.

Pas uniquement afin d'aider chaque auteur indépendant à donner le meilleur de lui-même, comme le ferait, du moins en théorie, un éditeur. (Comme d'autres écrivains le font sans doute de leur côté, j'aide et « coache » gratuitement une poignée d'auteurs ; seulement, pour que cette pratique soit efficace, il faudrait qu'elle se généralise).

Mais aussi et surtout afin de promouvoir, par des critiques à la fois pertinentes et impartiales, la production littéraire des innombrables auteurs de talent encore inconnus du grand public, que j'ai entrepris de recenser dans le groupe Les auteurs différents

Comme je ne cesse de le répéter au risque de vous lasser, ce dernier objectif est vital pour l'avenir de l'édition indépendante, que l'establishment se plaît à mépriser dans son ensemble. Il l'est également pour les auteurs de la micro-édition, que leurs éditeurs n'ont pas les moyens de mettre en lumière autant qu'ils le voudraient.


Alors, où trouver ces critiques de qualité ?

Il existe des « pro » et des « semi-pro » parmi les blogueurs littéraires, et j'ai entrepris de les recenser aussi, mais c'est un travail de longue haleine ; d'autant plus qu'au contraire des auteurs, dont beaucoup trouvent avantage à être présents dans de nombreux groupes, les blogueurs doivent être démarchés un par un.

(Je profite de l'occasion pour les inviter cordialement à s'inscrire dans le groupe Les blogueurs difficiles  dans le sens de « exigeants »  dont les membres seront présentés sur un site-vitrine en cours de conception, aux côtés de ceux du groupe Les auteurs différents.)

De leur côté, des auteurs expérimentés, comme ceux de L'ebookivore que je cite souvent en exemple, ont entrepris de chroniquer leurs pairs ; avec grand mérite, car c'est une activité délicate et dévoreuse de temps. Nous devons les soutenir et les aider à obtenir l'audience que mérite leur travail.

Tôt ou tard, si nous voulons que toutes ces initiatives portent pleinement leurs fruits, il faudra les organiser et les centraliser à une échelle qui soit visible par le grand public. 
Nous y avons un intérêt général, qui justifiera de dépasser nos différences et nos divergences éventuelles pour faire œuvre commune.




vendredi 15 avril 2016

LE TORCHON BRÛLE !


Aujourd'hui, nous avons l'impression que le raz-de-marée de l'autoédition et de la blogosphère littéraire est un mouvement éternel et inarrêtable, parce qu'il se confond avec le numérique, promis à un avenir radieux ;
parce qu'il est soutenu par tous ceux : plateformes, prestataires de services et utilisateurs, qui en tirent profit ou avantage et le stimulent activement en retour ;
et parce que, tout simplement, on a envie d'y croire.
Mais les réalités ont pour triste habitude d'étouffer les rêves, et aussi bien l'autoédition que la blogo littéraire n'ont malheureusement aucune chance, en l'état actuel des choses, de changer le monde, même si elles peuvent – et doivent – contribuer à faire émerger de nouveaux modèles.
Et la réalité, c'est que cet élan si grisant est en train de se transformer en ghetto, sous l'étiquette duquel seront enfermés pêle-mêle des auteurs et des blogueurs aux objectifs très différents.
Je m'apprête à provoquer un tollé, mais ça m'est égal. Je suis mortelle, sûrement à beaucoup plus court terme que mes amis facebook (du moins, je l'espère pour eux). Je chéris les grandes communautés fraternelles, mais je ne recherche pas l'approbation à tout prix et je ne suis pas une fan de consensus mou.
Ceux qui songeraient déjà à me faire un procès en élitisme perdraient leur temps. L'élitisme, au sens d'un cénacle de privilégiés se faisant la courte-échelle et méprisant le reste du monde, on l'a déjà, hélas, dans l'édition traditionnelle et les cercles d'intellectuels parisiens. Alors, non, merci bien !
J'aime sans a priori quiconque est passionné de lecture et d'écriture. Je connais des centaines de blogueurs qui ne seront jamais critiques littéraires, mais dont la passion force le respect. J'ai une cousine dyslexique qui écrit avec une faute par mot des poèmes pétris de sensibilité. Et j'ai découvert cà et là, sous les épines d'une syntaxe hasardeuse, des textes que je considère personnellement comme des chefs-d’œuvres.

Tout le monde n'est pas, comme moi, amateur de figues de Barbarie, dont la chair délectable se dissimule sous des piquants. Moyennant quoi, notre monde indépendant, libre et fécond d'auteurs autoédités et de blogueurs littéraires, qui s'étend de façon exponentielle en nombre et en diversité, pour le meilleur et pour le pire, suscite actuellement une mauvaise opinion globale dans le reste du monde du livre : lecteurs exigeants, libraires, médias et bien sûr éditeurs, que tant d'entre vous rêvent de séduire (même si je me demande vraiment pourquoi).
Or, il est illusoire de vouloir entraîner tout le monde vers le haut pour améliorer notre image, certains n'en voyant pas du tout l'intérêt, ou tirant la couverture à eux, ou se rebellant par principe à l'idée de « l'élitisme » susdit ;
sans compter qu'il serait impossible d'aider tous les volontaires à améliorer leurs écrits ou leurs blogs, faute de moyens pour le faire (même si j'aimerais énormément qu'un système de parrainage y contribue).

J'oserai donc une conclusion qui va faire sauter beaucoup d'entre vous au plafond : je ne crois pas qu'il faille s'acharner à tout enfermer ensemble dans les ghettos de l'autoédition et de la blogo littéraire, sans aucune espèce de différenciation ; autrement dit, qu'il faille mélanger les torchons et les serviettes.
Vite, je m'explique avant d'être lynchée :
Les torchons, ce sont les auteurs exigeants envers eux-mêmes qui, en proposant des textes à la fois talentueux et aboutis, ne cessent d'essuyer les plâtres de l'autoédition. Et essuient du même coup les crachats du monde du livre, puisque, perdus dans la masse, ils se trouvent dévalués avec elle par les méprisants évoqués plus haut.
Or, ces auteurs sont nos éclaireurs, nos héraults, ceux qui pourraient, au bénéfice de tous, faire changer d'avis les méprisants. Parce que lorsqu'un journaliste, éditeur ou libraire pêche l'une de ces perles étiquetées « autoédition », c'est une chance supplémentaire pour qu'il accepte de jeter un regard moins définitif sur les figues de Barbarie.
Les torchons, ce sont aussi les blogueurs qui « torchent » inlassablement des chroniques impeccables, pertinentes, originales, et qui par leur rigueur, leur compétence, n'ont rien à envier à un critique littéraire institutionnel.
Les serviettes, ce sont les auteurs et blogueurs amateurs, au sens noble du terme : ceux qui partent en écriture ou en lecture comme à un joyeux pique-nique, semant sur le Net des textes résolument inaboutis, au destin aussi fragile que celui de mouchoirs en papier - mais qui sont nécessaires et même précieux, parce que pouvoir jeter ses émotions sur le papier, fût-il numérique, tout être humain en a besoin : c'est une passion viscérale, un exutoire, une thérapie, un exercice de vie, parfois de survie - et, de mon point de vue forcément partial, la plus belle façon de communiquer entre mortels.
Alors, si nous voulons que cette multitude puisse continuer à s'exprimer, à communiquer, à produire une prose libertaire et décomplexée, évitons de condamner au ghetto tout le système de l'autoédition et de la blogo littéraire. Ce serait envoyer dans le mur nos espoirs de changer le monde.
Envoyons plutôt les torchons au feu en les mettant en évidence, en les utilisant comme étendards, au lieu de les laisser sombrer, avec ou sans espoir de repêchage, dans la grande lessive de l'anonymat.

Voilà pourquoi, mes ami(e)s, au lieu de travailler à ma prochaine publication sur Amazon, j'ai créé ce matin deux groupes facebook supplémentaires : 
LES BLOGUEURS DIFFICILES : il est ici 
LES AUTEURS DIFFÉRENTS : il est là
Ces groupes seront cogérés par plusieurs administrateurs, au cas où je ne serais plus en état de m'en occuper.

N'importe qui pourra adhérer à l'un ou à l'autre, pourvu qu'il/elle soit blogueur littéraire ou auteur autoédité ;
que ses chroniques/ouvrages, quel que soit leur genre, soient aboutis (correctement écrits et présentés) ;
qu'il/elle ait un objectif d'excellence (non, ce n'est pas élitiste ! il s'agit simplement d'exigence envers soi-même) ;
et, concernant les blogueurs littéraires, qu'il/elle soit en quête de lectures peu banales. 
Car, comme en matière d'écrits, un zeste d'originalité, voire de transgression sera le bienvenu, au même titre que le classicisme le plus pur.

Enfin, les auteurs qui ne maîtrisent pas encore complètement leur prose ou sa mise en forme, mais sont désireux de s'améliorer, seront les bienvenus si un membre du groupe est disposé à les parrainer, éventuellement les aider à s'améliorer ; et à la condition de ne pas y faire la promo de leurs ouvrages avant que ceux-ci ne soient parvenus à l'état d'achèvement.
De même pour les blogueurs/blogueuses qui n'auront pas encore parachevé leur blog. 

Que tous ceux et celles qui se retrouveront dans ces définitions s'unissent, s'entraident, s'épanouissent au sein des deux groupes, hors de tout intérêt matériel ou manifestation d'ego.

Juste afin d'essayer de changer leur propre monde. Pour commencer.


samedi 2 avril 2016

Cette fois, c'est à propos de mon Propos...


"Ebook gratuit. Roman de Elen Brig Koridwen 'Propos d'homme à homme': Lire gratuitement Le Livre le + « post Sagan » de la semaine ! Roman - Propos d'homme à homme de Elen Brig Koridwen"


Merci à MonBestSeller de s'intéresser à "Propos d'homme à homme", mon roman sur fond d'espionnage qui se déroule dans les milieux LGBT, avec le Maroc pour décor principal.

Propos d'homme à homme sur Amazon




mercredi 30 mars 2016

"Du cinéma dans l'édition", une histoire qui décoiffe !



À l'invitation de MonBestSeller, je vous dévoile comme promis mon expérience incroyable mais vraie avec les éditions Robert Laffont en 1995 à propos de "Zone franche". 
Coincés s'abstenir...


Ma tribune sur MBS


mercredi 23 mars 2016

GRATUIT JUSQU'À CE SOIR, MINUIT !


Mon "roman à l'eau de vie" Zone franche, une romance + suspense + aventures, est en téléchargement gratuit sur Amazon jusqu'à ce soir en suivant ce lien

Profitez-en ! Vous devriez prendre plaisir à le découvrir, car en dehors de sa cavalcade inattendue dans le Top, il semble beaucoup plaire aux lecteurs, sur facebook pour le moment (Ah, mon royaume pour un commentaire sur Amazon !) 

Alors partagez, si vous le voulez bien... 
Vous m'aiderez à me faire de nouveaux lecteurs, qui sont ma nourriture, mon carburant, mon oxygène !

Et puis Zone franche, c'est l'un de mes petits trublions, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il avait fait des vagues chez Robert Laffont. Une histoire croustillante que vous aurez bientôt l'occasion de lire...

Un grand merci à toutes et à tous, chers amis, pour votre précieux soutien !