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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


jeudi 20 septembre 2012

Baroud d'honneur

Rien à dire de pétillant ce matin, après avoir passé une partie de la nuit à méditer sur la cruauté de l'existence (pas la mienne - donc là je suis vraiment touchée, et impuissante, ce qui m'enrage). 
Alors je vous poste ce poème de jeunesse extrait des tréfonds de mes disques durs, et qui sera tout à fait dans l'ambiance. 
Bon, c'est très noir, mais ne vous y fiez pas : il n'y a qu'au fond de la piscine qu'on peut donner un coup de talon pour remonter. C'est ce que j'ai fait, à l'époque...




Puisque seuls au long du chemin qui monte droit vers notre nuit,
arc-boutés, Sisyphes transis, sur le chaos de l’existence,
nous nous acharnons à hisser ce sombre présent de naissance
jusqu’au point futile entre tous où nous basculons vers l’oubli,

la vie, non-lieu qui nous absout du crime absurde d’espérance,
effaçant la faute et l’auteur sous le linceul de sa merci,
ne manquez pas pour l’honorer, o vous mes frères d’indifférence,
de marcher vers votre néant avec le sourire des ravis !

Car qu’aurons-nous jamais été, hormis cet effort d’élégance,
ce parti pris très cabotin d’applaudir à la comédie ?
Pourquoi notre vaine échappée, sans cet espiègle trait d’esprit :
relever chaque heure de cigüe par des transports de connivence ?