Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi explorer ma page auteur Amazon ou mon profil facebook et sa quinzaine de groupes associés (des outils à vocations spécifiques pour les auteurs, blogueurs, illustrateurs et prestataires du livre), où vous découvrirez l'actualité de mes ami(s) : une enthousiasmante communauté de plus de 6 000 passionnés.

mercredi 19 septembre 2012

Livre d'or :-)

En regardant l'excellente émission "Rêves et cris" sur Nolife tv, j'ai vu la présentation d'une intégrale de 1100 pages vendu « à bas prix, 21 et quelque euros ». Le présentateur souligne qu'un livre de cette épaisseur aurait pu valoir le double. Aaargh ! Élie et l'Apocalypse (qui « pèserait » le même nombre de pages en format classique) est vendu 9,99 €, et je trouve que c'est le bon prix par rapport aux ressources des lecteurs dans le contexte économique actuel. Sincèrement je me demande qui, de nos jours, est en mesure d'investir 40 € dans un roman ? Même 20 €, je trouve que c'est une dépense non négligeable, et ne parlons même pas de la situation des jeunes ! Imagine-t-on que les lecteurs vont s'offrir chaque mois « LE » livre unique supportable par leur budget ? Attention, je ne critique pas du tout ce que dit le présentateur : je remarque seulement une distorsion entre le prix de vente des livres (et il est vrai qu'un livre, ça coûte cher à imprimer, sans même parler de sa distribution) et les capacités d'achat des lecteurs. Il est vrai que quand on voit des salades à 3 € ou des cocas à 8 € dans Paris...

8 commentaires:

  1. C'est sur, ou des cafés à plus de 10 euros dans une grande ville Italienne et que tu dois aller jusqu'à payer ta place en achetant une boisson...
    C'est vrai que le prix du livre est extrêmement élevé, et Elie pas tellement !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je remercie l'éditeur d'avoir été sensible à mon argumentation. On lui conseillait plutôt un grand format, "plus sérieux". Mais mes enfants m'ont assez répété qu'ils ne peuvent acheter que des poche...

      Supprimer
    2. C'est sur ça a du en satisfaire certains ! Hélas il ne s'est pas tant vendu :( Je crois que ne pas être reconnu tant que ça en librairie ne convainc pas beaucoup de monde, c'est le défaut :(

      Supprimer
    3. Mon roman n'est pas du tout sorti en librairies, et c'est incontestablement un handicap.

      Supprimer
  2. Bonjour,
    Je tombe par hasard sur ce blog et, comme je fais partie de l'équipe de "Rêves-Et-Cris", je me permets de réagir. Une intégrale de 1000 à une vingtaine d'euros, ce n'est effectivement pas cher. Pour avoir longtemps travaillé dans l'édition (classique et universitaire, et non pas de fantasy), les coûts de fonctionnement d'une maison d'édition sont astronomiques:
    * Les coûts de fabrication papier, qui demeurent très élevés, et ce d'autant plus que les contraintes écologiques européennes font monter depuis quelques années le prix du papier.
    * Le salaire des employés.
    * Les charges diverses et variées (loyers, URSAFF, etc.)
    * L'équilibrage des coûts, un auteur "bankable" étant souvent utilisé pour financer la publication d'auteurs moins connus dont la rentabilité est loin d'être assurée.
    * Bien entendu, les droits d'auteur, déjà ridiculement bas (en moyenne, 10%-12% sur des grands formats, 7% sur les poches).

    Quand on considère que beaucoup d'auteurs ont choisi de quitter leur emploi pour se consacrer à leurs écrits, il faut qu'ils vendent un paquet de livres pour pouvoir vivre de leur plume !

    Alors, bien entendu, je reconnais que, pour le lecteur, le coût est élevé. Et j'approuve totalement la publication d'ouvrages à des coûts plus humbles. Mais 20 euros pour une intégrale de 1000 pages est une vraie bonne affaire.

    Je voudrais seulement signaler que les gens sont moins regardants sur les prix scandaleux des abonnements téléphoniques: je préfère personnellement m'achète 3 bouquins qu'un mois de communication pour 59,99 € ! Chacun son trip.

    Par ailleurs, s'il est encore disponible, comment se procurer ton ouvrage ?

    Merci d'avoir eu la patience de lire jusqu'au bout :)

    Joachim Pozzoli (herlequin94@gmail.com)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Joachim,

      J'espère que vous n'avez pas cru que cet article était une critique à votre encontre.

      Je connais suffisamment l'édition pour approuver votre démonstration à 100% ; l'édition d'un livre est en effet une opération coûteuse, et les maisons d'édition ont le plus grand mal à s'en sortir.

      Ce qui me navre, c'est qu'en ces temps de crise (et même avant, concernant les plus jeunes ou les moins bien lotis) le coût d'un livre, jamais assez élevé pour l'équilibre budgétaire de l'éditeur et la rémunération de l'auteur, l'est toujours trop pour la bourse des lecteurs.

      Certes, nous sommes prêts à tous les sacrifices pour satisfaire notre passion, et le gain de la filière livre est effectivement ridicule par rapport à ceux des opérateurs téléphoniques, par exemple... :-(

      Dans mon article, je compatis simplement à la difficulté de beaucoup de lecteurs. J'avais d'ailleurs choisi pour mon roman un éditeur résolu à en tenir compte.

      J'ajoute que malheureusement, on ne peut pas vraiment dire que les lecteurs jouent le jeu, car souvent, à qualité littéraire comparable, les publications coûteuses, à gros budget pub, les attireront davantage.

      Une situation sans coupables et sans issue, donc, mais que je déplorais en passant... :-)

      Pour répondre à votre dernière question, mon roman Élie et l'Apocalypse est vendu exclusivement sur http://elieapocalypse.fr/ (et cela vous donne raison, car en l'occurrence, prix bas = pas de vraie promotion...)

      Bien cordialement,

      Elen Brig Koridwen

      Supprimer
  3. Merci pour cette réponse ! Je ne sentais pas l'émission visée, mais je voulais juste rappeler à vos followers les complexités de l'édition littéraire (et encore, j'ai simplifié, je n'ai même pas évoqué les coûts de transports ou les marges des distributeurs !)
    Et le problème des auteurs qui choisissent de passer par une autre filière, c'est qu'ils perdent le plus souvent en crédibilité. Je n'évoquerais ici qu'une directrice de maison d'édition, également auteur, mais qui choisit de publier chez un confrère plutôt que chez elle, afin d'éloigner les critiques acerbes ou l'amalgame de l'auto-édition (encore plus mal vue !)
    Merci encore pour tout
    Cordialement

    Joachim Pozzoli

    RépondreSupprimer
  4. Entièrement d'accord avec vous !
    Merci à vous :-)

    Cordialement

    Elen Brig Koridwen

    RépondreSupprimer