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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


jeudi 20 septembre 2012

Toujours le droit d'expression


La déclaration de Véronique Genest fait beaucoup de bruit. Je crois sa phrase maladroite plutôt qu'hostile, et je déplore le lynchage qui s'ensuit. Le droit d'expression est une thérapie pour bien des maux de la société. Et au vu de l'actualité, je redoute un retour à la censure morale. 

Comme je le décrivais dans mon roman, on s'achemine insidieusement vers l'interdiction d'exprimer n'importe quelle idée politiquement incorrecte. La première étape, c'est la stigmatisation à cor et à cri d'opinions jugées malvenues. Cela s'accompagne déjà, dans certains cas, d'une répression pénale. Tout cela, on le comprend, soulage et rassure les victimes. Au prix de quels risques de dérive ?

Face aux propos sectaires visant femmes, homosexuels, juifs, musulmans, Noirs, handicapés, personnes en surpoids ou autres gens « différents », je monte toujours au créneau. Au mieux, je tente une démarche pédagogique : la peur et même la haine découlent souvent de la méconnaissance ; il faut contre-argumenter. L'intolérance vraie mérite quant à elle l'indignation et le mépris. 

Je suis bien placée pour savoir ce que la misogynie fait endurer à une femme. Humiliation et impuissance mêlées inspirent du désespoir, de la colère. Pourtant, je n'aimerais pas qu'un homme aille en prison pour m'avoir accablée d'insultes sexistes. En aucun cas je ne voudrais qu'on bâillonne les fauteurs d'opinions scandaleuses - ne serait-ce que parce que c'est le plus sûr moyen de les rendre influents. 

Rappelons-nous la belle phrase attribuée (à tort) à Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire ». 
Un beau contre-feu à l'intolérance.