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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


jeudi 22 novembre 2012

Haro sur "le système"

Moi qui ai beaucoup vécu sur le continent africain, je suis navrée de voir, dans notre beau pays, cracher si volontiers sur la démocratie - que tant d'autres nous envient parce que c'est tout de même le moins pire des régimes, sinon le meilleur.


Je refuse de me joindre au concert des imprécations contre "le système" : objectivement, je ne vois pas comment on parviendrait à le changer davantage que par des améliorations de-ci de-là, dont chacune exige une volonté et une énergie considérables. Car les défauts du "système" sont tout bonnement les défauts humains ; et il n'y a pas de système parfait, car l'être humain ne l'est pas... 



Cela n'empêche pas mon empathie pour les individus marginaux, victimes de l'ostracisme des systèmes quels qu'ils soient. Comme n'importe quel groupe humain, "le système" (c'est-à-dire nous tous en tant que société) rejette, méprise et craint quiconque échappe à ses critères ou se soustrait à ses règles. Simplement parce que l'individu différent est ressenti comme une menace pour la cohésion du groupe, pour la pérennité des règles, donc pour la survie de l'ensemble de la société. Je comprends ce processus, mais je ne l'accepte pas. Je le combats de toutes mes forces. 



Cependant il faut reconnaître qu'il n'y a qu'en démocratie que l'on peut combattre librement les imperfections du système. Alors soyons vigilants, militons pour nos convictions. Mais ne soyons pas ingrats. N'oublions ce qu'il en a coûté de luttes et de sacrifices pour qu'aujourd'hui, nous ayons le droit de critiquer sans frein notre propre système, et que chacun des crachats sur son visage débonnaire ne se paie pas au prix du sang.