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mardi 15 janvier 2013

Éloge des micro-éditeurs

Je viens de lire une énième critique de la micro-édition, visant en l'occurrence l'édition par pré-ventes. 
Certes, ce système est odieux quand un auteur naïf le découvre trop tard, après avoir paraphé un contrat conçu pour rester obscur sans le concours d'un avocat. Mais est-il toujours odieux ? Pas sûr. 
J'ai donc répondu ceci :


Auteur moi-même, je suis très regardante sur le sort fait aux auteurs. Notamment quand leur contrat n'est pas respecté, quand on leur a promis monts et merveilles et qu'ils s'aperçoivent qu'ils ne seront diffusés nulle part. Certains auteurs peuvent témoigner que je les soutiens dans leur combat contre les arnaqueurs. 



Mais les micro-éditeurs en général, même s'ils n'ont pas les moyens d'une vraie diffusion, ne méritent pas toute la mauvaise publicité qui leur est faite.  Et ceux qui pratiquent la pré-vente ont parfois leur utilité. 



Imaginons un auteur amateur qui a écrit les mémoires de son grand-père, collectionneur de capsules d'Evian. Il y en a davantage que l'on ne croit (des écrivains qui ciblent un public très limité, pas des collectionneurs susdits...)

Celui-ci n'a aucune chance d'être publié par un éditeur "sérieux", mais à quoi bon l'être ? L'auteur n'ambitionne pas de révolutionner la littérature avec son ouvrage. Il compte en faire profiter sa famille, généralement enthousiaste, et le cercle très restreint des collectionneurs de capsules d'Evian, qu'il se chargera lui-même d'avertir de la publication de son opuscule.

Dans ce cas, la publication avec pré-ventes, par une petite maison qui sera ravie de l'avoir dans son écurie, est parfaitement adaptée. Les auteurs qui ambitionnent une diffusion plus efficace sont libres d'aller sonner à la porte des maisons plus renommées. 


Concentrons-nous sur la chasse aux menteurs et aux escrocs, plutôt que de nous acharner sur la micro-édition, activité déjà fragile.

Elle a le mérite de donner leur chance à des micro-auteurs qui sans elle, n'en auraient aucune... Et de participer, ainsi, au maintien d'une diversité littéraire que de leur côté, les grands éditeurs et leur grande diffusion auraient déjà éradiquée depuis longtemps !  

2 commentaires:

  1. Je crois que la critique ne visait pas les micro-éditeurs. L'éditeur (abrégé en quatre lettres) mentionné n'est pas franchement micro, et tend à rejoindre une petite poignée d'entreprises florissantes qui se goinfrent sur le dos de leurs auteurs sans fournir le travail qu'on serait en droit d'attendre (ou laissent les auteurs tout faire à leur place, sauf encaisser les bénéfices).

    La prévente a sinon toute légitimité. Il en va même de la parution de certains ouvrages, et de la survie du micro-éditeur. Dans certains cas elle suffira pour la diffusion de l'ouvrage selon les vœux de l'auteur.

    En revanche, quand on a une assise financière déjà bien confortable, venir réclamer des auteurs une liste de correspondants à contacter pour les inciter à acheter l'ouvrage, ne signifie souvent que deux choses: 1) on ne vendra rien sauf dans un cadre très restreint (l'entourage), 2) car l'éditeur ne fera aucun autre effort promotionnel. Alors on se retrouve avec un livre mort-né, dont les droits cédés peuvent être difficiles voire impossibles à récupérer.

    Ce genre de pratique constatée chez certains laisse croire qu'il s'agit systématiquement d'une volonté de plumer le faisan tout vif et d'en rester là. Or des éditeurs ont besoin de passer par là, pour voir aboutir un projet en lequel ils croient. Ils sont plus qu'estimables, ils sont nécessaires. Les autres ne le sont certainement pas. Hélas, eux vivent très bien.

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  2. Absolument d'accord, Jean-Christophe ! Raison de plus pour que chacun prenne soin d'éviter l'amalgame.

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