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dimanche 27 janvier 2013

La distribution-diffusion, profiteurs ou partenaires indispensables ?

Suite à la discussion d'hier à la table ronde organisée par Serge Léonard, je voulais revenir sur un point que nous n'avons pas pu aborder à fond : la marge des distributeurs. C'est un vaste sujet qui aurait mérité plus de temps, mais qui était hors propos par rapport au thème de la table ronde. 

Dans la grande majorité des cas, on a affaire à des diffuseurs-distributeurs, deux activités confondues dans le monde anglo-saxon sous le même terme de "distribution". 
En France, l'aspect distribution concerne la gestion logistique des stocks (transport et manutention) et l'aspect diffusion concerne l'aspect commercial et promotionnel, autrement dit le fait de "placer" les livres auprès des libraires.

Dans le fameux pourcentage de 50 à 60% qui va aux diffuseurs-distributeurs, il y a en fait les 30 à 36% en moyenne destiné aux libraires. 

La distribution en soi est une activité physique lourde (stockage et livraison d'énormes quantités de livres) qui a un coût tout sauf virtuel. Quant à la diffusion, elle représente une gestion comptable complexe, du fait notamment du système des retours (les livres invendus en librairie sont récupérés et retournés à l'éditeur, ou plus exactement dans les stocks du distributeur, qui les conserve jusqu'à revente ou pilonnage). 

Si la diffusion-distribution était une activité si rentable que cela, les éditeurs en auraient gardé le contrôle, au lieu de la confier à d'autres entreprises. 

Je ne trouve donc pas qu'il y ait lieu de s'offusquer du montant versé aux distributeurs. Ils rendent un service inestimable, sans lequel nos livres n'arriveraient pas en librairie !

Cependant, il est clair que l'e-book court-circuite totalement la distribution (l'aspect logistique) sous sa forme actuelle. 
Sauf si la filière livre invente de nouveaux modèles économiques, cette activité va probablement décliner, voire disparaître à plus ou moins long terme... 

5 commentaires:

  1. Pardon d'intervenir sur cette article qui est pour le moins censé quand on parle des petits diffuseurs-distributeurs qui ne sont pas si nombreux que cela. Il faut mettre en évidence le fait que les principaux diffuseurs-distributeurs appartiennent à Gallimard, Flammarion, Hachette et Volumen (qui appartient lui à Dilicom). Il faut mettre en évidence que pour accéder à une diffusion-distribution nationale de qualité, il faut finir chez l'un d'eux. Il n'y a pas trente-six solutions et il faut être réaliste sur le sujet. Cependant de telles entreprises ne sont pas folles d'offrir sa chance à de petites maisons d'éditions qui risqueraient de leur amoindrir leur revenu annuel !
    De l'autre, il faut mettre en avant le fait que les libraires par soucis financiers et de facilité, préférera directement traiter avec les grands diffuseurs-distributeurs que les petites ! Car les livres des grands ont une notoriété dû au nom de la maison d'éditions, qu'ils soient mauvais ou non. C'est la réalité du marché.

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  2. Exact. Qu'on le veuille ou non, nous vivons dans un monde où la rentabilité détermine beaucoup de choix. Effectivement les libraires préfèrent avoir affaire à des grandes structures réputées sérieuses et efficaces, de même que les éditeurs, qu'ils l'avouent ou non, préfèrent avoir affaire à des auteurs déjà célèbres ;-)
    Ce qui n'empêche que les grands distributeurs-diffuseurs, comme les petits (rares en effet) ont d'importants coûts de fonctionnement. Pour les auteurs, il y a un choix stratégique à faire. ce sera l'objet de mon prochain article...

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  3. Je ne dénigre pas le fait qu'il existe des coûts considérables dans le domaine de la diffusions-distributions. C'est pour cela que d'une certaine manière je suis une partisane du livre numérique. Je n'aime guère le terme : Cyber book. Cependant il faudra bien faire avec avec le temps je pense. Le Cyber book résout pas mal de soucis existant à l'heure actuelle pour les petites maisons d'éditions.
    Pourtant je suis d'avis que le souci du monde littéraire est multiple que l'on ne veut ou pas, malheureusement.

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  4. Le seul modèle qui me paraisse sensé, en compatibilité avec une survie des distributeurs (allons, les petits d'abord, les gros ensuite), c'est l'impression à la demande: le gâchis des livres mis au pilon, le coût qu'occasionnent des tirages fixes trop importants, imposent qu'on abandonne des pratiques qui n'ont plus lieu d'être.

    Certains ne veulent plus entendre parler que du numérique, pour se débarrasser une fois pour toute d'un certain nombre d'intermédiaires considérés comme parasites. Il est vrai que l'auteur est souvent le plus mal loti dans la chaîne. Mais c'est souvent vouloir détruire le système et ne proposer aucune structure alternative solide (au passage, on s'est passé des distributeurs, mais on a dans l'idée d'éliminer les éditeurs et les libraires; mauvais calcul où la littérature aurait beaucoup à perdre).

    Entre statu-quo et extrémisme pro-numérique, il y a de nombreuses possibilités à explorer, et une nécessité pour tous de s'adapter à une situation nouvelle encore mouvante. Je militerais volontiers pour que tout livre connaisse un devenir duel, numérique et physique. Reste à trouver comment articuler sainement tout ça...

    (Et sur ce, je vais paisiblement attendre le prochain article.)

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  5. Je suis entièrement d'accord avec vous ! Je pense que les éditeurs vont peu à peu devenir des sortes d'agents littéraires, justement parce que leurs compétences sont essentielles. Quant aux libraires, ils sont un maillon précieux, à préserver absolument.
    Notre projet innovant de publication prend en compte la nécessité de la double publication papier/numérique, ainsi que d'autres paramètres. C'est une réponse à l'ensemble de la problématique actuelle, mais je suis persuadée qu'il y en éclora d'autres.

    Cordialement,

    Elen

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