Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi explorer ma page auteur Amazon ou mon profil facebook et sa quinzaine de groupes associés (des outils à vocations spécifiques pour les auteurs, blogueurs, illustrateurs et prestataires du livre), où vous découvrirez l'actualité de mes ami(s) : une enthousiasmante communauté de plus de 6 000 passionnés.

mercredi 23 janvier 2013

Ras-le-bol aussi des postures vertueuses

À une charmante jeune femme qui, approuvant sur facebook mon statut concernant l'homophobie, a proclamé "faites l'amour, pas la guerre", j'ai répondu :
"Hélas il faut bien faire la guerre dans certains cas, l'angélisme forcé n'est pas une posture raisonnable (gardons en mémoire les conséquences des Accords de Munich...). Mais en tout cas, pas par idéologie ! Pas contre des gens qui ne font de mal à personne !"


Cet échange tombait bien, car j'avais l'intention de publier ce matin un autre coup de gueule. 

On voit fleurir çà et là de vertueuses protestations à propos d'un soldat français photographié au Mali avec, sur le visage, un foulard représentant une tête de mort.



Je ne me fatiguerai même pas à dire "oui, bien sûr, c'est de mauvais goût". 

Je me contenterai de demander à ces intellos en pantoufles, qui fustigent du fond de leur fauteuil un homme en train de combattre sous notre drapeau, s'ils ont jamais mis les pieds sur un champ de bataille. S'il leur est arrivé de voir des morts autrement qu'allongés bien proprement dans un cercueil. S'ils ont, à un moment quelconque de leur existence, eu si peur que seul un entraînement extrême aurait pu les empêcher de se faire dessus, ou de vomir à quatre pattes, ou de partir en courant.

Je sais bien entendu que la réponse est non.

Ce crâne de tissu, on l'entend d'ici grincer des dents. Parce qu'en dessous, il y a un homme qui n'a pas d'autre moyen d'expression - mais qui sait, lui, tout ce dont je viens de parler. Et qui doit vivre avec. Ou plutôt, essayer de survivre.  

Alors les beaux esprits qui le traînent dans la boue, je les prierai simplement de retourner à leurs petits jeux moralisateurs. 

Laissez donc ce soldat, contraint chaque jour à contempler la mort d'autrui et à frôler la sienne, faire un travail pour lequel la République française ne le paiera jamais assez.  

Quand on est jeune, soumis à cette insoutenable pression psychologique, on réagit comme on le peut : par la dérision, un brin de provoc, un clin d’œil à la Faucheuse qui regarde sans cesse par-dessus notre épaule. 

Vous, à la place de ce garçon, qu'auriez-vous fait ? 
Bien pire, peut-être... 


4 commentaires:

  1. Je pense surtout que l'on est dans une époque de puritanisme, où les gens ont totalement oublié que la chasse aux sorcières était fini depuis longtemps. Cependant, fort à moi de penser, que la France dégénère totalement. On a perdu le droit d'expression au profit de ce "Cachez ce sein que je ne saurais voir".

    RépondreSupprimer
  2. Nous sommes dans l'ère du politiquement correct, et tout ce qui est supposé choquer provoque des réactions effarouchées qui frisent souvent le ridicule.

    RépondreSupprimer
  3. Je partage totalement votre commentaire chère Elen.
    Qui sont tous ces individus chaudement assis dans leur fauteuil alors que ce soldat, lui, affronte la mort avec ces compagnons ?
    Se sont ils intéressés, ces mêmes individus, de savoir si ce soldat est toujours en vie, blessé dans sa chair ou dans sa tête, s'il a vu partir l'un de ses compagnons d'arme ?
    non, le monde tourne à l'envers et s'offusque d'un bout de tissu tout en se moquant du sort et de la vie de celui qui le porte.
    Semper Fidelis

    RépondreSupprimer
  4. Hélas Mael, l'art de la posture a remplacé celui de la droiture...

    RépondreSupprimer