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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


mercredi 23 janvier 2013

Ras-le-bol aussi des postures vertueuses

À une charmante jeune femme qui, approuvant sur facebook mon statut concernant l'homophobie, a proclamé "faites l'amour, pas la guerre", j'ai répondu :
"Hélas il faut bien faire la guerre dans certains cas, l'angélisme forcé n'est pas une posture raisonnable (gardons en mémoire les conséquences des Accords de Munich...). Mais en tout cas, pas par idéologie ! Pas contre des gens qui ne font de mal à personne !"


Cet échange tombait bien, car j'avais l'intention de publier ce matin un autre coup de gueule. 

On voit fleurir çà et là de vertueuses protestations à propos d'un soldat français photographié au Mali avec, sur le visage, un foulard représentant une tête de mort.



Je ne me fatiguerai même pas à dire "oui, bien sûr, c'est de mauvais goût". 

Je me contenterai de demander à ces intellos en pantoufles, qui fustigent du fond de leur fauteuil un homme en train de combattre sous notre drapeau, s'ils ont jamais mis les pieds sur un champ de bataille. S'il leur est arrivé de voir des morts autrement qu'allongés bien proprement dans un cercueil. S'ils ont, à un moment quelconque de leur existence, eu si peur que seul un entraînement extrême aurait pu les empêcher de se faire dessus, ou de vomir à quatre pattes, ou de partir en courant.

Je sais bien entendu que la réponse est non.

Ce crâne de tissu, on l'entend d'ici grincer des dents. Parce qu'en dessous, il y a un homme qui n'a pas d'autre moyen d'expression - mais qui sait, lui, tout ce dont je viens de parler. Et qui doit vivre avec. Ou plutôt, essayer de survivre.  

Alors les beaux esprits qui le traînent dans la boue, je les prierai simplement de retourner à leurs petits jeux moralisateurs. 

Laissez donc ce soldat, contraint chaque jour à contempler la mort d'autrui et à frôler la sienne, faire un travail pour lequel la République française ne le paiera jamais assez.  

Quand on est jeune, soumis à cette insoutenable pression psychologique, on réagit comme on le peut : par la dérision, un brin de provoc, un clin d’œil à la Faucheuse qui regarde sans cesse par-dessus notre épaule. 

Vous, à la place de ce garçon, qu'auriez-vous fait ? 
Bien pire, peut-être...