Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi consulter ma page auteur Amazon ou explorer mon profil https://www.facebook.com/EBKoridwen et ses groupes associés, où vous découvrirez l'actualité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs, illustrateurs, etc : une enthousiasmante communauté de plus de 4 000 passionnés du livre.

On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


samedi 9 mars 2013

Plaidoyer pour les marges "scandaleuses" des grands éditeurs


J'ai suivi récemment l'affaire d'un écrivain connu qui reprochait à l'un de ses éditeurs de ne pas lui verser un plus gros pourcentage sur la vente des formats numériques.

J'ai le plus grand respect pour le travail de cette dame, et loin de moi l'idée de la critiquer en tant qu'auteur.

Je comprends aussi très bien que tout auteur fait le calcul suivant :

« Un e-book est vendu moins cher que le format papier, mais souvent la différence n'est pas énorme. Or l'éditeur n'a à payer ni facture d'imprimeur, ni frais de diffusion du livre. Donc il gagne beaucoup plus. Alors pourquoi est-ce que moi, auteur, je ne toucherais pas davantage ?... »

Certes, l'éditeur fait plus de marge sur les ebooks que sur les livres imprimés. Bien qu'il faille tout de même rappeler le coût financier des paiement en ligne, la commission élevée versée aux plates-formes de vente, et le fait que les éditeurs anticipent avec raison une possible remontée de taux de TVA de 5,5 à 19,6%, si nous nous faisons retoquer par l'Europe à ce sujet.

Le schéma ci-après montre bien que contrairement à ce que s'imaginent beaucoup d'auteurs, l'éditeur n'est pas, dans la chaîne du livre, celui qui vit le plus grassement de leur dur travail. Surtout quand on songe au personnel qu'implique son activité, de la réception des manuscrits aux attachés de presse !


http://www.lexpress.fr/culture/livre/ce-que-gagnent-les-ecrivains_859800.html


Et puis, faut-il rappeler aussi que la vocation d'une maison d'édition, comme de toute entreprise commerciale, est de faire une marge suffisante pour assurer la poursuite de son activité ? Hé oui, c'est trivial, mais ainsi va le monde...

Or, une bonne partie de l'activité d'un éditeur consiste à prendre le risque de lancer des auteurs inconnus.
S'il ne joue pas assez le jeu, s'il privilégie des auteurs vedettes, ou ces people dont le nom garantit un best-seller, on le lui reproche à bon droit : l'émergence de nouveaux talents, donc la diversité de l'offre culturelle, dépendent entièrement de la vocation de découvreurs de nos éditeurs tant décriés.

Autrement dit, si augmenter la rémunération de ses auteurs vedettes réduit trop la marge de l'éditeur, c'est bien simple : il ne prendra plus - ou prendra beaucoup moins - le risque de publier des non-vedettes.

Alors l'affaire se résume à ceci :
Veut-on défendre les intérêts financiers des vedettes en question (déjà millionnaires pour certaines), ou les chances de « percer » en littérature pour quantité d'inconnus méritants ?

En ce qui me concerne, je prends sans hésiter, sur ce point particulier, le parti des grands éditeurs. Pourvu qu'ils poursuivent avec assiduité leur œuvre de chercheurs de perles littéraires...

Cela, c'est aux lecteurs qu'il appartient d'y veiller - en votant avec leur porte-monnaie en faveur des nouveaux talents, plutôt que de ne céder qu'à l'appel des best-sellers ultra médiatisés. 

Et sur ce point, je suis optimiste : la blogosphère littéraire, chère à mon cœur, remplit parfaitement la fonction de trouble-fête, en permettant la promotion d'une multitude de jeunes auteurs presque à égalité avec les poids-lourds de la littérature !