Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi consulter ma page auteur Amazon ou explorer mon profil https://www.facebook.com/EBKoridwen et ses groupes associés, où vous découvrirez l'actualité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs, illustrateurs, etc : une enthousiasmante communauté de plus de 4 000 passionnés du livre.

On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


samedi 6 décembre 2014

Car j'écris pour chacun de vous




Pour moi, Élie et l'Apocalypse a été - et continue d'être - une aventure peu banale.

Comme je l'ai déjà raconté sur mon blog, j'ai commencé cette saga en 2007, en transcrivant un rêve hors du commun.
Je peux dire aujourd'hui, même si cela m'étonne toujours, qu'écrire le tome 1 m'a sauvé la vie.


Ma situation était alors désespérée, à tel point que j'ai rédigé cette histoire comme une sorte de testament à l'intention de mes enfants.

La vie est précieuse, fugace, terriblement vulnérable.  
Alors je voulais leur démontrer qu'elle est aussi un formidable défi - parfois difficile, douloureux, parfois presque insurmontable, mais un défi qui vaut toujours la peine d'être relevé.
Je voulais souligner que chaque vie mérite d'être protégée, comme une petite flamme tremblante où se serait réfugiée toute la chaleur du monde.

L'avenir nous paraît aujourd'hui plus incertain que jamais.
Alors je voulais enseigner à mes enfants le respect de la Nature et des innombrables espèces qui cohabitent avec nous.
Je voulais leur démontrer la nécessité d'utiliser le progrès, non plus de manière irresponsable, mais comme un ascenseur conduisant à la fois au mieux-vivre de chaque individu et à la préservation de notre magnifique planète.





Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre, les conflits sont de plus en plus inévitables. Alors je voulais rappeler que planter des arbres n'est pas le seul enjeu du futur ; qu'il nous faudra aussi songer à planter de la tolérance, de l'ouverture d'esprit, de la solidarité.

Pour finir, je voulais leur faire ressentir la vie. Comme la lumière est tissée des nuances de l'arc-en-ciel, la vie se compose de toute une palette d'émotions : la joie, l'amour, l'émerveillement, le désespoir, le courage...
Alors je voulais aider mes enfants à être tendres avec eux-mêmes, tendres avec autrui, mais forts face aux épreuves - et même face à la mort, le jour venu, dans très longtemps, puisque la mort aussi fait partie de la vie.

Pour leur dire tout cela et bien plus encore, j'ai choisi de plonger une petite héroïne dans un grand conte fantastique. Comme mes enfants avaient entre dix ans et plus de vingt, j'ai voulu écrire un roman abordable sous plusieurs angles, afin que chaque âge y trouve son compte, de 15 à 95 ans.





Si vous m'avez lue jusqu'ici, c'est que comme moi, vous appréciez follement la vie, vous louez chaque jour le miracle de sa diversité ; c'est qu'il y a en vous aussi un petit grain de fantaisie qui ne demande qu'à fleurir, et en même temps, une petite ombre triste que devinent trop peu de gens.

C'est pourquoi j'espère vous retrouver très bientôt dans mon univers.  En 2012, une chroniqueuse littéraire a dit qu'Élie et l'Apocalypse avait été écrit pour elle. Oui, et pour chacun d'entre vous. 

dimanche 2 novembre 2014

À découvrir d'urgence !

Voici le lien vers une billet d'une jeune blogueuse en galère. Je suis ses écrits depuis un certain temps, et je la trouve plus que douée. Son texte vous choquera peut-être, mais j'espère que non ; j'espère que vous y lirez l'émotion pure, la sincérité, le talent - y compris celui, qui n'est pas le moindre, de cracher d'un jet de clavier des vérités qui nous frappent en plein visage. Leonous rappelle à certains fondamentaux. Elle mérite notre soutien, j'oserai dire qu'elle en a besoin. Quand on froid chez soi, au moins qu'on ait chaud au cœur... Alors mes ami(e)s, je vous demande en insistant vraiment, comme je n'insisterais pas pour moi-même, de bien vouloir prendre le temps de poster un commentaire pour l'encourager.
Merci d'avance !

Musique !


J'ai le plaisir de vous présenter le thème musical composé spécialement pour Élie et l'Apocalypse par deux jeunes musiciens que je trouve très doués. 







Alors, est-ce que cela vous plaît ?



Pensez à laisser un petit commentaire pour les encourager ! Merci pour eux.

samedi 1 novembre 2014

AUTEURS EN LIBERTÉ







Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de l'auto-édition.
Beaucoup d'auteurs, dont certains d'entre vous, j'imagine, y recourent à force de frustration, ou parce qu'ils se sentent découragés d'avance. Trop souvent, ils en éprouvent un peu de honte. Ils ont tort. Pas de s'auto-éditer, bien sûr ; tort d'en avoir honte. Tort de se croire sous-valorisés parce qu'ils sont leur propre maître.


Voilà des années que je clame à tous les échos que grâce au numérique, l'autoédition, c'est l'avenir. J'avais donné des chiffres il y a à peu près un an : en 2011 aux USA, il y avait 2,3 fois plus d'auteurs auto-édités que d'auteurs publiés par un éditeur. Les stats 2014 ci-dessous (extraites d'un article que je vous recommande : http://emmanuelguillot.over-blog.com/2014/02/les-chiffres-de-ventes-%C3%A9tourdissants-d-amazon.com.html) montrent que sur Amazon, l'auto-publication (en bleu) représente 47% du revenu des auteurs. L'avenir, vous dis-je !...





N'allez pas croire que je tiens ce discours parce que j'ai une dent contre les maisons d'édition. Je reconnais leur rôle, je respecte leur travail, je prends même leur défense quand on les accuse de prospérer aux dépens des auteurs. En plus, je serais malvenue de me plaindre du système : j'ai adoré mon expérience avec les éditions IMAJ. Surtout, je suis la foldingue, l'ingrate, l'outrecuidante qui avait précédemment refusé deux offres de Robert Laffont pour deux romans différents. Et là, il y a de quoi avoir honte, ne serait-ce que vis-à-vis de ceux qui rêveraient d'une telle aubaine.



J'avoue m'être dit après coup que j'étais une grande malade. Mais aujourd'hui, je ne regrette rien. J'aime trop ma liberté et ma tranquillité d'esprit. J'ai envie de faire comme je veux, même à une échelle lilliputienne ; et échanger tranquillement avec un petit groupe de lecteurs m'est plus agréable que de devoir assumer une promo médiatique en règle. Ce qui, je vous l'assure, est un marathon aussi épuisant que de vendre vos livres vous-même. En plus, un auteur auto-édité doit coiffer tant de casquettes que c'est une galère, d'accord, mais c'est aussi le plus passionnant des challenges.

Ce n'est pas moi !


Alors ce que je voulais dire aux nombreux auteurs parmi vous, c'est : n'ayez aucun complexe. De nos jours, un auteur auto-édité n'est pas un auteur raté, comme on le disait méchamment naguère. De même qu'un blogueur littéraire n'est pas un critique au rabais. La preuve : les uns et les autres sont à présent courtisés par le « grand monde » du livre. Au contraire, soyez fiers de vous. Vous êtes libres. Vous êtes audacieux. Vous faites ce qui vous plaît, vous le faites comme vous le sentez. Le succès sera peut-être au rendez-vous, peut-être pas. Mais quoi qu'il en soit, vous aurez vécu là une bien belle aventure...


jeudi 30 octobre 2014

Blogger, c'est la vie :-)





Non, je ne suis pas devenue schizophrène ! 

Blogger me rend folle par moments, c'est vrai.

D'un autre côté, bloguer, c'est aussi une foule de choses positives :

  • Un journal intime pas intime du tout
  • disons plutôt une bouteille à la mer
(bon, dans l'océan, où votre blog n'est qu'une goutte. Mais on positive, s'il vous plaît !)
  • la possibilité de rencontrer tout plein de gens passionnés
(s'ils vous trouvent dans l'océan par le plus grand des hasards. J'ai dit, on positive !!)
  • de nouer des dialogues
(enfin, si les autres ont le temps, bien sûr)
  • et de se faire des abonnés amis.




Car, n'en déplaise aux détracteurs du « virtuel », de même que l'on peut dire « la famille, la vie nous l'impose ; les amis, on les choisit », on peut dire aussi de nos jours :


Les amis réels, on les choisit parmi les gens que l'on rencontre dans notre vie de tous les jours. Ce qui limite pas mal les chances de rencontrer des gens qui partagent vraiment nos centres d'intérêt.

C'est vrai, quoi : quelle probabilité avons-nous de rencontrer au travail ou dans les rues de notre village :

  • des fondus de lecture,
  • écrivant eux-mêmes, ce serait encore mieux,
  • vivant à mi-temps dans une autre dimension (le Net),
  • partageant nos doutes, nos angoisses, nos espérances,
  • aimant les animaux (les autres, passez votre chemin !)
  • et, cerise sur le gâteau, militant à fond pour la promotion du lama à poil frisé en tant qu'animal de compagnie ? (rassurez-vous, ce n'est qu'un exemple).


Tandis que des amateurs de lamas à poil frisé, vous réussirez toujours à en trouver sur internet.

Et même s'ils vivent à Oulan-Bator (où les lamas sont rares, je l'admets), rien ne vous empêchera de devenir amis et d'avoir beaucoup d'enfants de commentaires.

Vive Blogger !


Une autre fois, je vous dirai pourquoi je le préfère à WordPress et consorts.

mardi 28 octobre 2014

Blogger me rend folle

Je dois devenir parano : il m'arrive de m'imaginer que Blogger prend un malin plaisir à me contrarier. Quelque modification que je fasse, je n'obtiens jamais la taille de caractères ou la couleur de fond que je voudrais. Ni même la police, parfois. Je devrais peut-être l'appeler. Ne faites pas attention, c'est une très mauvaise blague. Blogger me rend folle, vous dis-je...


Peut-être s'agit-il là des joies de l'informatique - joies à peine entrevues à vingt ans, lorsque j'étais analyste programmeur opérant en Cobol et en Gap II sur un dinosaure, un monstre antédiluvien quand on y songe aujourd'hui, et pourtant la star de l'époque : l'IBM 4341. J'ai trop vite obliqué vers d'autres aventures, et je me retrouve plus larguée qu'un Papou en Antarctique. Les plumes en moins. (Je les ai perdues en route, au sens propre comme figuré).



À présent qu'il s'agit de "déplacer mon blog vers un domaine personnalisé", je me sens nue comme au jour de ma naissance. J'ai bien cherché à appliquer les consignes, avec l'impression déprimante d'essayer de piloter un Rafale en m'aidant d'un manuel rédigé en cantonais. Crash assuré. (Pour être parfaitement honnête, il ne le serait pas moins avec un manuel en français).



Décidément, l'informatique a couru beaucoup plus vite que moi pendant ces trente dernières années. Nous avons toutes les deux pris du poids, mais je suis bien la seule que cela handicape ; qui de nous deux écrasera l'autre, la question ne se pose plus. Elle ne s'est jamais posée, d'ailleurs. La lutte était inégale : la déesse Infomatique galope aussi fougueusement que la biche aux pieds d'airin. Chez moi, le b de biche a largement  fait place au q. De quiche. Qu'est-ce que vous imaginiez ?... 



Ah bon, il n'y a pas que moi qui suis la cible des facéties de Blogger (ou de Wordpress, etc) ? Tiens donc. Les plateformes de publication seraient des serial killers, ou plutôt des sadiques qui vous séquestrent à vie entre leurs lignes de code, dans une version moderne des "sens interdits" de Devos. Je m'en doutais un peu, au fond, mais ça ne me déplaisait pas de me croire la seule victime. Syndrome de Stockholm, sans doute. 



Bon, ben, désolée : j'y retourne ! 


Prière








« Ô Nature Toute-Puissante, fais que les hommes, ces hérétiques, renoncent à leurs crimes contre la Terre, retrouvent leur conscience et reviennent à Toi ! »





dimanche 19 octobre 2014

Un pour tous et tous pour un !

Je découvre cet article avec 2 ans 1/2 de retard, mais pas tout à fait après la bataille, hélas. 


Je parle de celle qui déchire encore le monde du livre, dont certains acteurs vivent très mal la façon dont le numérique est en train de rebattre les cartes. 



Une bataille des ego, des prés carrés, une énième démonstration de l'inépuisable énergie avec laquelle, nous autres pauvres humains, nous nous pourrissons la vie au lieu de nous serrer les coudes.



Ce n'est pas du tout ce dont nous parle, très joliment, cet article :



Cependant, entre autres thèmes intéressants, il nous rappelle que désormais, nos lecteurs sont le plus souvent d'autres auteurs.



Tous lecteurs, tous auteurs. (Et tous blogueurs, en prime). La conception même de notre petit univers est à réinventer.



Il faudra oublier les clichés de l'écrivain dans sa tour d'ivoire, ou de l'écrivain-diva jaloux de ses petits copains. Apprendre une fois pour toutes un nouveau mode de fonctionnement : celui du soutien mutuel, du partage, de la solidarité, de la cause commune, et autres expressions qui fleurent bon les Trois Mousquetaires, si vous voyez ce que je veux dire.

(Pour ceux qui ne voient pas, se reporter au titre. ;-) 


En bref : le dieu Livre pour tous, et chacun reconnaîtra les autres !



Pour ma part, je remercie la révolution numérique de nous avoir ouvert les portes de ce monde-là...



À l'Auberge du Chat qui Danse





samedi 18 octobre 2014

EELA change de peau

Avis aux fans d'Élie et l'Apocalypse : EELA change de peau ! Ou plutôt de chair. Disons les deux, et ça fera le compte .
Non seulement, comme je vous l'avais annoncé il y a quelques mois, le tome 1 va être publié en trois volumes et sous de nouvelles couvertures (avec des extraits de vos chroniques, amis blogueurs) ;
non seulement ce sera en version papier ET en numérique pour tous les types de supports (à ce propos, je suis à l'écoute des conseils avisés de ceux d'entre vous qui ont triomphé des arcanes de l'ebook  et je les en remercie par avance) ;

mais en prime, j'ai enfin surmonté les années noires de ma déconstruction, je suis un auteur indépendant, libre comme l'air, et je suis en train de tout réécrire entièrement, tel que j'aurais aimé pouvoir l'écrire dès le départ.
Ce tome 1 nouvelle version sera beaucoup plus... et moins... enfin, vous verrez. 
Je crois que ce sera une bonne surprise, y compris pour ceux qui avaient eu du mal à entrer dans l'histoire (et je les comprends).
Beaucoup d'entre vous avaient aimé le contenu, mais j'ai toujours trouvé que la forme n'était pas à la hauteur de ce que j'aurais voulu offrir à mes lecteurs - seulement à cette époque, je n'étais pas en état de faire autrement.
Bref je vous posterai un extrait avant publication, et vous serez juges, mes ami(e)s !
Enfin, tout ceci n'empêchera pas la prochaine sortie du tome 2 première partie, autrement dit du volume 4...
Et pour couronner le tout, on va essayer de vraiment s'amuser ensemble, de faire des choses intéressantes, et je vous associerai à toutes les nouvelles expériences que j'ai envie de tenter.
A bientôt, donc !
Elen Brig Koridwen



Requiem pour un projet... qui ressuscitera peut-être !

Chers ami(e)s,
J'ai beaucoup de choses à vous dire, aussi pardonnez-moi la longueur de cette publication.
Depuis quelque temps, je me suis faite plus rare et j'ai cessé de communiquer.
Moi qui aimais tant partager avec vous tout ce que, au fil de facebook, je trouvais beau, drôle, émouvant, utile ou empli de sens, je n'ai même plus été fichue de venir tous les jours vous souhaiter vos anniversaires.
Ce n'est pas pour prétendre avoir des excuses, mais bien pour bien vous faire sentir que je ne suis pas blasée, que je ne vous trouve pas vos publications moins intéressantes ni vos combats moins dignes d'intérêt, que je dirai aujourd'hui quelques mots des miens.
Toute mon existence a été rythmée par la maladie, même si je m'estime très favorisée par rapport à certains d'entre vous. Je ne suis pas en danger de mort. J'ai même pu connaître cinq décennies d'aventures inouïes, passionnantes, sur un wagonnet de montagnes russes !.
À côté de cela, ce fut aussi une vie de luttes épiques pour ma subsistance et celle de mes proches, en plus d'une succession de drames qui m'ont pas mal abattue (mais là encore, je ne suis pas la plus à plaindre).
Tout cela n'est pas terminé, toutefois je le surmonte peu à peu, et je vis mon handicap au quotidien en essayant de reconstruire un équilibre qui soit, au moins, propice à l'écriture.
Aujourd'hui, je voulais vous dire principalement deux choses :
J'ai dû abandonner, avec toujours l'espoir de trouver quelqu'un pour le reprendre, le projet associatif de maison d'édition auquel certains d'entre vous ont collaboré avec enthousiasme, ce dont je les remercie du fond du cœur.
Nous n'étions pas assez nombreux, chacun d'entre vous a sa vie, ses obligations, et je n'étais plus en mesure de porter cela seule, comme je l'ai fait dans le passé pour d'autres innovations.
J'ai songé un moment à lancer le projet sur un site de crowdfunding, mais cela n'aurait pas résolu la difficulté de trouver suffisamment de bénévoles avec les compétences requises.
Nous ne sommes donc pas une maison d'édition, même en devenir (sauf miracle, et il est vrai que j'en ai vécu quelques-uns...) ; désolée pour ceux qui nous ont rejoints pour ce motif. J'espère qu'ils trouveront d'autres motifs de se plaire parmi nous !
De même pour le projet de maison d'auteurs que, moi qui suis sans domicile depuis une demi-douzaine d'années, j'ai porté de toutes mes forces.
Parce qu'il me semblait d'autant plus important que ceux d'entre vous qui ont besoin d'un havre, d'une pause pour écrire en toute quiétude, se voient proposer ce sanctuaire.
Parce que j'avais envie d'aider directement certains d'entre vous, victimes de situations particulièrement dramatiques.
Le premier embryon de cet expérience a échoué, à la fois pour des raisons matérielles et parce qu'il est toujours difficile de faire cohabiter des êtres qui ont souffert.
À ce propos, j'aimerais vous faire part d'une petite « leçon de l'expérience » qui, je l'espère, aidera les plus meurtris d'entre vous dans cette grande aventure houleuse que sont les rapports avec nos semblables :
Quand vous vous sentez injustement agressé, quand la colère et le chagrin vous envahissent, rappelez-vous que l'autre humain, en face, endure lui aussi la douleur de vivre, et qu'en vous agressant il se croit en train de se défendre..
Pour en revenir à cette page :
Elle demeurera, je l'espère, un grand rendez-vous amical pour les passionnés de lecture et d'écriture.
J'invite ceux d'entre vous qui voudraient l'animer, à y poster et y partager tout ce qui leur semblera intéressant pour les amoureux du livre, auteurs, blogueurs, lecteurs ; à l'exception naturellement de leur promo personnelle, vous comprenez bien pourquoi. (Et si je viens à supprimer une publication, ne vous en offensez pas : ce sera simplement qu'elle m'aura semblé contraire à l'esprit de neutralité, ou non pertinente, ou encore, dépourvue d'intérêt général).
J'espère aussi que les groupes que j'ai créés du temps des Editions IMAJ, « Dernière nouvelles de vos blogs », « Nos amis auteurs » et « Nos amis illustrateurs », continueront à vous aider à partager votre passion et à faire connaître vos œuvres.
Je suis très fière de voir ce que vous en avez fait, et j'espère que le dynamisme de ces petites communautés les rendra toujours plus vivantes et intéressantes.
N'oubliez pas notre cri de ralliement : Vivre livres !
Un petit mot pour mes lecteurs : vous aussi, j'ai eu l'air de vous abandonner, et c'est vrai que mes tribulations personnelles m'ont éloignée de mon ordinateur.
Ce n'est plus le cas.

J'ai toujours eu le sentiment que le tome 1 d'Élie et l'Apocalypse ne vous méritait pas, que je devrais mieux faire. En 2012, une critique sur la blogosphère avait déclenché une énorme polémique et m'avait beaucoup blessée. Il n'empêche que lorsqu'il y a critique, il y a forcément quelque chose à améliorer ! Or je n'étais pas du tout satisfaite de mon style, reflet d'une longue période particulièrement chaotique. (En confidence, je n'en serai jamais complètement satisfaite. 

En plus de poursuivre l'écriture de la saga, je suis donc en train de remanier ce premier tome - rapidement, mais il le fallait. C'est une nouvelle version plus vivante, moins minimaliste, plus "grand public" (ce que je ne trouve pas réducteur, au contraire), que je vous proposerai dès que possible en trois parties distinctes, comme je vous l'avais annoncé il y a quelques mois. Le "pavé" se sera transformé en trois "pavillons" où, je l'espère, vous séjournerez avec plaisir.
Pour finir, une nouvelle qui réjouira ceux d'entre vous qui avaient dû, et à raison, trouver calamiteux le précédent essai de vidéo de présentation pour EELA :
une vidéo digne de ce nom est en cours de réalisation, avec une bande son spécialement composée à titre gracieux par de talentueux jeunes musiciens auxquels je rendrai, le moment venu, l'hommage qu'ils méritent !
En attendant, merci à tous de votre soutien, de votre fidélité, de vos encouragements.
Je ne vous le dis jamais assez, mais je vous aime !
Elen Brig Koridwen

Mon épitaphe

Il y a quelque temps, j'ai écrit mon épitaphe.


Je compte bien qu'elle ne servira pas avant plusieurs décennies. 

Néanmoins, je suis une femme prévoyante avec un grain de folie, donc cela m'a paru une bonne idée de prendre les devants ; ne serait-ce que pour éviter qu'une personne bien intentionnée ne fasse graver sur ma tombe quelque hommage conventionnel où je ne me reconnaîtrais pas.  


Vous trouverez sans doute ces vers très noirs. 

J'ai beaucoup donné dans la poésie noire, en ma jeunesse : entre 10 et 20 ans (voir l'article précédent), c'est presque un passage obligatoire, un genre de rite initiatique. On apprend à souffrir pour apprendre à vivre. Je ne dis pas que c'est bien, attention ! J'en ai vraiment bavé - comme, sans doute, pas mal d'entre vous. 


Ce que je voulais dire, c'est que la lucidité, si elle conduit à écrire des vers pessimistes, ne rend pas forcément grincheux. :-) Elle n'empêche pas l'optimisme de tous les jours, la belle humeur et un dynamisme à tout crin. J'espère que c'est le cas pour vous également, parce que justement la vie est courte, et qu'il serait dommage de ne pas profiter de ces précieux instants. 



Voici donc ce que je voudrais voir (enfin, façon de parler) gravé sur ma dernière demeure. Je compte sur les plus jeunes d'entre vous pour y veiller ! ;-)




À mon tour, je disparais
sous les sombres arches du Temps.
Mes pas s'effacent, ma voix se tait,
enfin s'éteignent mes tourments.

Plus de feintes indifférences,
d'efforts, de luttes, d'alarmes ;
je peux déposer les armes.

Adieu, solitude et souffrances !
Adieu conscience, morne veille
dans le charnier de mes pareils...

Libre de ne plus me navrer
en étant témoin de leurs transes
par le chant triste de mes stances,

j'oublie mon humanité
et me dilue sans regrets

dans ce luxe : l'inexistence. 


vendredi 17 octobre 2014

Le temps joue pour nous !

Bonjour à tous et à toutes !


Aujourd'hui, je vais me contredire formellement. Hé oui.

Tant qu'à faire, je vais contredire la devise qui figure sur mon blog : « Écrivain militemps car il joue contre nous ».

En fait, avec le temps :-) j'ai fini par estimer qu'il joue plutôt POUR nous.

Il nous apporte la sérénité, et ce package d'outils sans prix que l'on appelle l'expérience.

D'accord, il nous enlève l'indomptable énergie de la jeunesse.

Mais je vous assure que l'énergie de la maturité... même quand on glisse doucement vers notre date de péremption..., ce n'est pas mal non plus.

Je suis la preuve vivante (pour longtemps encore, je l'espère) que l'on peut être une cinquantenaire ménopausée :-D  et même chroniquement malade, et avoir une pêche d'enfer.

Et quand je vois les tourments de ma pauvre jeune héroïne (largement inspirés des miens et peut-être aussi des vôtres, entre 10 et 20 ans), je me dis que je suis très contente de ne plus être dans « l'âge d'or » de mon enfance, mais d'avoir négocié le virage vers « l'âge vermeil ». ;-)

Alors régalez-vous des fruits de l'expérience !
C'est pour votre plus grand bonheur qu'ils tombent de l'Arbre de Vie.

EBK


PS : Pour ceux qui ne pourraient pas décrypter, la symbolique de l'Arbre de Vie est le thème conducteur de ma saga Élie et l'Apocalypse.

vendredi 18 avril 2014

Pourquoi tant de haine ?

Entre autres motivations (telles que distraire les lecteurs, tout simplement), ma saga Élie et l'Apocalypse est un plaidoyer pour la tolérance, y compris en faveur de ceux qui croient en des phénomènes non prouvés scientifiquement. 

Après tout, les religions relèvent aussi de ce domaine, et l'on tourne rarement en dérision les personnes qui ont la foi comme on le fait avec ceux qui croient au paranormal. 

Nul ne devrait avoir à justifier ce qu'il croit : l'important, c'est que l'être humain a besoin de croire en quelque chose, et que cela lui fait du bien. 

Il faut respecter cela et rester humble, car les progrès même de la science prouvent qu'elle ne maîtrise pas encore tout.

N'empêche qu'il y a deux ans, un sceptique particulièrement zélé, prenant mon livre au premier degré - et oubliant qu'une fiction fantastique n'a, par définition, pas besoin d'avancer des preuves -, en avait fait une critique si haineuse que j'étais restée sans voix.

Cet épisode m'a désolée, comme une preuve de plus que l'intolérance aux idées d'autrui est le plus répandu des maux. 

Je ne résiste donc pas à vous communiquer en tant qu'antidote le lien ci-dessous : il réconcilie respect et raison, qui ne devraient jamais être opposés... 

En substance, une foule de scientifiques sérieux (listés en bas du document) plaident pour que l'on étudie l'inexplicable avec rigueur et sérénité, au lieu de hurler au charlatanisme dès qu'il est question de phénomènes inexpliqués. 
Les charlatans existent, hélas, mais c'est un autre sujet... 

lundi 17 février 2014

Tous à poil ou tous en main ?


Ma réaction à propos d'un article sur "Tous à poil !"

« Les idées creuses, la faiblesse d'inspiration, l'indigence culturelle, les clichés narratifs, la paresse intellectuelle, le travail bâclé, la laideur et la vulgarité, font partie des rencontres possibles et fréquentes dans les pages de la littérature de jeunesse »
Et alors ? On rencontre aussi cela dans la vie de tous les jours, depuis les idées creuses jusqu'aux pensées les plus laides et les plus insanes. C'est la (peu) glorieuse incertitude de l'humain. 

Je ne nie pas non plus que la littérature jeunesse et les manuels scolaires puissent être un terrain de grandes manœuvres politiques. 
Et alors ? À chacun de nous d'apprendre, et d'apprendre à ses élèves ou enfants, à décrypter les intentions, et à ne se laisser influencer qu'en connaissance de cause. C'est ainsi que l'on forme des citoyens éclairés.

Ce qui me dérange dans cet article, comme dans l'ensemble du tapage autour de « Tous à poil ! » (livre sans intérêt à mes yeux), c'est qu'il présuppose exactement l'inverse.
On y perçoit en filigrane l'idée trop répandue qu'on ne peut pas faire confiance aux lecteurs – en l'occurrence, aux enseignants et aux parents – pour choisir de lire ou de faire lire un ouvrage, ou pour aider un enfant à lire en prenant le recul parfois nécessaire ; l'idée qu'il faut absolument, sous peine de laisser la société courir étourdiment vers d'insondables catastrophes, protéger le bon peuple de lui-même, guider ses moindres décisions, lui tenir constamment la main.

Cette dérive est à l’œuvre partout, dans tous les domaines. Dormez tranquilles, bonnes gens, on veille sur vous. On vous épargnera tout tâtonnement, erreur, déception – et du même coup, toute découverte heureuse, expérience inattendue. Vous ne mangerez ni ne lirez plus que des produits dûment approuvés par Ceux Qui Savent. Et tant pis pour vous si vous n'êtes pas d'accord avec eux : c'est signe, sans aucun doute, que vous êtes « une mauvaise machine », comme dans la phrase-culte de Midnight Express : un être qui pense par lui-même au lieu de souhaiter que l'on pense pour lui.

Moi, c'est dans cette situation-là, privée de mon libre- arbitre, que je me sentirais vraiment « à poil »...