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jeudi 30 octobre 2014

Blogger, c'est la vie :-)





Non, je ne suis pas devenue schizophrène ! 

Blogger me rend folle par moments, c'est vrai.

D'un autre côté, bloguer, c'est aussi une foule de choses positives :

  • Un journal intime pas intime du tout
  • disons plutôt une bouteille à la mer
(bon, dans l'océan, où votre blog n'est qu'une goutte. Mais on positive, s'il vous plaît !)
  • la possibilité de rencontrer tout plein de gens passionnés
(s'ils vous trouvent dans l'océan par le plus grand des hasards. J'ai dit, on positive !!)
  • de nouer des dialogues
(enfin, si les autres ont le temps, bien sûr)
  • et de se faire des abonnés amis.




Car, n'en déplaise aux détracteurs du « virtuel », de même que l'on peut dire « la famille, la vie nous l'impose ; les amis, on les choisit », on peut dire aussi de nos jours :


Les amis réels, on les choisit parmi les gens que l'on rencontre dans notre vie de tous les jours. Ce qui limite pas mal les chances de rencontrer des gens qui partagent vraiment nos centres d'intérêt.

C'est vrai, quoi : quelle probabilité avons-nous de rencontrer au travail ou dans les rues de notre village :

  • des fondus de lecture,
  • écrivant eux-mêmes, ce serait encore mieux,
  • vivant à mi-temps dans une autre dimension (le Net),
  • partageant nos doutes, nos angoisses, nos espérances,
  • aimant les animaux (les autres, passez votre chemin !)
  • et, cerise sur le gâteau, militant à fond pour la promotion du lama à poil frisé en tant qu'animal de compagnie ? (rassurez-vous, ce n'est qu'un exemple).


Tandis que des amateurs de lamas à poil frisé, vous réussirez toujours à en trouver sur internet.

Et même s'ils vivent à Oulan-Bator (où les lamas sont rares, je l'admets), rien ne vous empêchera de devenir amis et d'avoir beaucoup d'enfants de commentaires.

Vive Blogger !


Une autre fois, je vous dirai pourquoi je le préfère à WordPress et consorts.

mardi 28 octobre 2014

Blogger me rend folle

Je dois devenir parano : il m'arrive de m'imaginer que Blogger prend un malin plaisir à me contrarier. Quelque modification que je fasse, je n'obtiens jamais la taille de caractères ou la couleur de fond que je voudrais. Ni même la police, parfois. Je devrais peut-être l'appeler. Ne faites pas attention, c'est une très mauvaise blague. Blogger me rend folle, vous dis-je...


Peut-être s'agit-il là des joies de l'informatique - joies à peine entrevues à vingt ans, lorsque j'étais analyste programmeur opérant en Cobol et en Gap II sur un dinosaure, un monstre antédiluvien quand on y songe aujourd'hui, et pourtant la star de l'époque : l'IBM 4341. J'ai trop vite obliqué vers d'autres aventures, et je me retrouve plus larguée qu'un Papou en Antarctique. Les plumes en moins. (Je les ai perdues en route, au sens propre comme figuré).



À présent qu'il s'agit de "déplacer mon blog vers un domaine personnalisé", je me sens nue comme au jour de ma naissance. J'ai bien cherché à appliquer les consignes, avec l'impression déprimante d'essayer de piloter un Rafale en m'aidant d'un manuel rédigé en cantonais. Crash assuré. (Pour être parfaitement honnête, il ne le serait pas moins avec un manuel en français).



Décidément, l'informatique a couru beaucoup plus vite que moi pendant ces trente dernières années. Nous avons toutes les deux pris du poids, mais je suis bien la seule que cela handicape ; qui de nous deux écrasera l'autre, la question ne se pose plus. Elle ne s'est jamais posée, d'ailleurs. La lutte était inégale : la déesse Infomatique galope aussi fougueusement que la biche aux pieds d'airin. Chez moi, le b de biche a largement  fait place au q. De quiche. Qu'est-ce que vous imaginiez ?... 



Ah bon, il n'y a pas que moi qui suis la cible des facéties de Blogger (ou de Wordpress, etc) ? Tiens donc. Les plateformes de publication seraient des serial killers, ou plutôt des sadiques qui vous séquestrent à vie entre leurs lignes de code, dans une version moderne des "sens interdits" de Devos. Je m'en doutais un peu, au fond, mais ça ne me déplaisait pas de me croire la seule victime. Syndrome de Stockholm, sans doute. 



Bon, ben, désolée : j'y retourne ! 


Prière








« Ô Nature Toute-Puissante, fais que les hommes, ces hérétiques, renoncent à leurs crimes contre la Terre, retrouvent leur conscience et reviennent à Toi ! »





dimanche 19 octobre 2014

Un pour tous et tous pour un !

Je découvre cet article avec 2 ans 1/2 de retard, mais pas tout à fait après la bataille, hélas. 


Je parle de celle qui déchire encore le monde du livre, dont certains acteurs vivent très mal la façon dont le numérique est en train de rebattre les cartes. 



Une bataille des ego, des prés carrés, une énième démonstration de l'inépuisable énergie avec laquelle, nous autres pauvres humains, nous nous pourrissons la vie au lieu de nous serrer les coudes.



Ce n'est pas du tout ce dont nous parle, très joliment, cet article :



Cependant, entre autres thèmes intéressants, il nous rappelle que désormais, nos lecteurs sont le plus souvent d'autres auteurs.



Tous lecteurs, tous auteurs. (Et tous blogueurs, en prime). La conception même de notre petit univers est à réinventer.



Il faudra oublier les clichés de l'écrivain dans sa tour d'ivoire, ou de l'écrivain-diva jaloux de ses petits copains. Apprendre une fois pour toutes un nouveau mode de fonctionnement : celui du soutien mutuel, du partage, de la solidarité, de la cause commune, et autres expressions qui fleurent bon les Trois Mousquetaires, si vous voyez ce que je veux dire.

(Pour ceux qui ne voient pas, se reporter au titre. ;-) 


En bref : le dieu Livre pour tous, et chacun reconnaîtra les autres !



Pour ma part, je remercie la révolution numérique de nous avoir ouvert les portes de ce monde-là...



À l'Auberge du Chat qui Danse





samedi 18 octobre 2014

EELA change de peau

Avis aux fans d'Élie et l'Apocalypse : EELA change de peau ! Ou plutôt de chair. Disons les deux, et ça fera le compte .
Non seulement, comme je vous l'avais annoncé il y a quelques mois, le tome 1 va être publié en trois volumes et sous de nouvelles couvertures (avec des extraits de vos chroniques, amis blogueurs) ;
non seulement ce sera en version papier ET en numérique pour tous les types de supports (à ce propos, je suis à l'écoute des conseils avisés de ceux d'entre vous qui ont triomphé des arcanes de l'ebook  et je les en remercie par avance) ;

mais en prime, j'ai enfin surmonté les années noires de ma déconstruction, je suis un auteur indépendant, libre comme l'air, et je suis en train de tout réécrire entièrement, tel que j'aurais aimé pouvoir l'écrire dès le départ.
Ce tome 1 nouvelle version sera beaucoup plus... et moins... enfin, vous verrez. 
Je crois que ce sera une bonne surprise, y compris pour ceux qui avaient eu du mal à entrer dans l'histoire (et je les comprends).
Beaucoup d'entre vous avaient aimé le contenu, mais j'ai toujours trouvé que la forme n'était pas à la hauteur de ce que j'aurais voulu offrir à mes lecteurs - seulement à cette époque, je n'étais pas en état de faire autrement.
Bref je vous posterai un extrait avant publication, et vous serez juges, mes ami(e)s !
Enfin, tout ceci n'empêchera pas la prochaine sortie du tome 2 première partie, autrement dit du volume 4...
Et pour couronner le tout, on va essayer de vraiment s'amuser ensemble, de faire des choses intéressantes, et je vous associerai à toutes les nouvelles expériences que j'ai envie de tenter.
A bientôt, donc !
Elen Brig Koridwen



Requiem pour un projet... qui ressuscitera peut-être !

Chers ami(e)s,
J'ai beaucoup de choses à vous dire, aussi pardonnez-moi la longueur de cette publication.
Depuis quelque temps, je me suis faite plus rare et j'ai cessé de communiquer.
Moi qui aimais tant partager avec vous tout ce que, au fil de facebook, je trouvais beau, drôle, émouvant, utile ou empli de sens, je n'ai même plus été fichue de venir tous les jours vous souhaiter vos anniversaires.
Ce n'est pas pour prétendre avoir des excuses, mais bien pour bien vous faire sentir que je ne suis pas blasée, que je ne vous trouve pas vos publications moins intéressantes ni vos combats moins dignes d'intérêt, que je dirai aujourd'hui quelques mots des miens.
Toute mon existence a été rythmée par la maladie, même si je m'estime très favorisée par rapport à certains d'entre vous. Je ne suis pas en danger de mort. J'ai même pu connaître cinq décennies d'aventures inouïes, passionnantes, sur un wagonnet de montagnes russes !.
À côté de cela, ce fut aussi une vie de luttes épiques pour ma subsistance et celle de mes proches, en plus d'une succession de drames qui m'ont pas mal abattue (mais là encore, je ne suis pas la plus à plaindre).
Tout cela n'est pas terminé, toutefois je le surmonte peu à peu, et je vis mon handicap au quotidien en essayant de reconstruire un équilibre qui soit, au moins, propice à l'écriture.
Aujourd'hui, je voulais vous dire principalement deux choses :
J'ai dû abandonner, avec toujours l'espoir de trouver quelqu'un pour le reprendre, le projet associatif de maison d'édition auquel certains d'entre vous ont collaboré avec enthousiasme, ce dont je les remercie du fond du cœur.
Nous n'étions pas assez nombreux, chacun d'entre vous a sa vie, ses obligations, et je n'étais plus en mesure de porter cela seule, comme je l'ai fait dans le passé pour d'autres innovations.
J'ai songé un moment à lancer le projet sur un site de crowdfunding, mais cela n'aurait pas résolu la difficulté de trouver suffisamment de bénévoles avec les compétences requises.
Nous ne sommes donc pas une maison d'édition, même en devenir (sauf miracle, et il est vrai que j'en ai vécu quelques-uns...) ; désolée pour ceux qui nous ont rejoints pour ce motif. J'espère qu'ils trouveront d'autres motifs de se plaire parmi nous !
De même pour le projet de maison d'auteurs que, moi qui suis sans domicile depuis une demi-douzaine d'années, j'ai porté de toutes mes forces.
Parce qu'il me semblait d'autant plus important que ceux d'entre vous qui ont besoin d'un havre, d'une pause pour écrire en toute quiétude, se voient proposer ce sanctuaire.
Parce que j'avais envie d'aider directement certains d'entre vous, victimes de situations particulièrement dramatiques.
Le premier embryon de cet expérience a échoué, à la fois pour des raisons matérielles et parce qu'il est toujours difficile de faire cohabiter des êtres qui ont souffert.
À ce propos, j'aimerais vous faire part d'une petite « leçon de l'expérience » qui, je l'espère, aidera les plus meurtris d'entre vous dans cette grande aventure houleuse que sont les rapports avec nos semblables :
Quand vous vous sentez injustement agressé, quand la colère et le chagrin vous envahissent, rappelez-vous que l'autre humain, en face, endure lui aussi la douleur de vivre, et qu'en vous agressant il se croit en train de se défendre..
Pour en revenir à cette page :
Elle demeurera, je l'espère, un grand rendez-vous amical pour les passionnés de lecture et d'écriture.
J'invite ceux d'entre vous qui voudraient l'animer, à y poster et y partager tout ce qui leur semblera intéressant pour les amoureux du livre, auteurs, blogueurs, lecteurs ; à l'exception naturellement de leur promo personnelle, vous comprenez bien pourquoi. (Et si je viens à supprimer une publication, ne vous en offensez pas : ce sera simplement qu'elle m'aura semblé contraire à l'esprit de neutralité, ou non pertinente, ou encore, dépourvue d'intérêt général).
J'espère aussi que les groupes que j'ai créés du temps des Editions IMAJ, « Dernière nouvelles de vos blogs », « Nos amis auteurs » et « Nos amis illustrateurs », continueront à vous aider à partager votre passion et à faire connaître vos œuvres.
Je suis très fière de voir ce que vous en avez fait, et j'espère que le dynamisme de ces petites communautés les rendra toujours plus vivantes et intéressantes.
N'oubliez pas notre cri de ralliement : Vivre livres !
Un petit mot pour mes lecteurs : vous aussi, j'ai eu l'air de vous abandonner, et c'est vrai que mes tribulations personnelles m'ont éloignée de mon ordinateur.
Ce n'est plus le cas.

J'ai toujours eu le sentiment que le tome 1 d'Élie et l'Apocalypse ne vous méritait pas, que je devrais mieux faire. En 2012, une critique sur la blogosphère avait déclenché une énorme polémique et m'avait beaucoup blessée. Il n'empêche que lorsqu'il y a critique, il y a forcément quelque chose à améliorer ! Or je n'étais pas du tout satisfaite de mon style, reflet d'une longue période particulièrement chaotique. (En confidence, je n'en serai jamais complètement satisfaite. 

En plus de poursuivre l'écriture de la saga, je suis donc en train de remanier ce premier tome - rapidement, mais il le fallait. C'est une nouvelle version plus vivante, moins minimaliste, plus "grand public" (ce que je ne trouve pas réducteur, au contraire), que je vous proposerai dès que possible en trois parties distinctes, comme je vous l'avais annoncé il y a quelques mois. Le "pavé" se sera transformé en trois "pavillons" où, je l'espère, vous séjournerez avec plaisir.
Pour finir, une nouvelle qui réjouira ceux d'entre vous qui avaient dû, et à raison, trouver calamiteux le précédent essai de vidéo de présentation pour EELA :
une vidéo digne de ce nom est en cours de réalisation, avec une bande son spécialement composée à titre gracieux par de talentueux jeunes musiciens auxquels je rendrai, le moment venu, l'hommage qu'ils méritent !
En attendant, merci à tous de votre soutien, de votre fidélité, de vos encouragements.
Je ne vous le dis jamais assez, mais je vous aime !
Elen Brig Koridwen

Mon épitaphe

Il y a quelque temps, j'ai écrit mon épitaphe.


Je compte bien qu'elle ne servira pas avant plusieurs décennies. 

Néanmoins, je suis une femme prévoyante avec un grain de folie, donc cela m'a paru une bonne idée de prendre les devants ; ne serait-ce que pour éviter qu'une personne bien intentionnée ne fasse graver sur ma tombe quelque hommage conventionnel où je ne me reconnaîtrais pas.  


Vous trouverez sans doute ces vers très noirs. 

J'ai beaucoup donné dans la poésie noire, en ma jeunesse : entre 10 et 20 ans (voir l'article précédent), c'est presque un passage obligatoire, un genre de rite initiatique. On apprend à souffrir pour apprendre à vivre. Je ne dis pas que c'est bien, attention ! J'en ai vraiment bavé - comme, sans doute, pas mal d'entre vous. 


Ce que je voulais dire, c'est que la lucidité, si elle conduit à écrire des vers pessimistes, ne rend pas forcément grincheux. :-) Elle n'empêche pas l'optimisme de tous les jours, la belle humeur et un dynamisme à tout crin. J'espère que c'est le cas pour vous également, parce que justement la vie est courte, et qu'il serait dommage de ne pas profiter de ces précieux instants. 



Voici donc ce que je voudrais voir (enfin, façon de parler) gravé sur ma dernière demeure. Je compte sur les plus jeunes d'entre vous pour y veiller ! ;-)




À mon tour, je disparais
sous les sombres arches du Temps.
Mes pas s'effacent, ma voix se tait,
enfin s'éteignent mes tourments.

Plus de feintes indifférences,
d'efforts, de luttes, d'alarmes ;
je peux déposer les armes.

Adieu, solitude et souffrances !
Adieu conscience, morne veille
dans le charnier de mes pareils...

Libre de ne plus me navrer
en étant témoin de leurs transes
par le chant triste de mes stances,

j'oublie mon humanité
et me dilue sans regrets

dans ce luxe : l'inexistence. 


vendredi 17 octobre 2014

Le temps joue pour nous !

Bonjour à tous et à toutes !


Aujourd'hui, je vais me contredire formellement. Hé oui.

Tant qu'à faire, je vais contredire la devise qui figure sur mon blog : « Écrivain militemps car il joue contre nous ».

En fait, avec le temps :-) j'ai fini par estimer qu'il joue plutôt POUR nous.

Il nous apporte la sérénité, et ce package d'outils sans prix que l'on appelle l'expérience.

D'accord, il nous enlève l'indomptable énergie de la jeunesse.

Mais je vous assure que l'énergie de la maturité... même quand on glisse doucement vers notre date de péremption..., ce n'est pas mal non plus.

Je suis la preuve vivante (pour longtemps encore, je l'espère) que l'on peut être une cinquantenaire ménopausée :-D  et même chroniquement malade, et avoir une pêche d'enfer.

Et quand je vois les tourments de ma pauvre jeune héroïne (largement inspirés des miens et peut-être aussi des vôtres, entre 10 et 20 ans), je me dis que je suis très contente de ne plus être dans « l'âge d'or » de mon enfance, mais d'avoir négocié le virage vers « l'âge vermeil ». ;-)

Alors régalez-vous des fruits de l'expérience !
C'est pour votre plus grand bonheur qu'ils tombent de l'Arbre de Vie.

EBK


PS : Pour ceux qui ne pourraient pas décrypter, la symbolique de l'Arbre de Vie est le thème conducteur de ma saga Élie et l'Apocalypse.