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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


Invitations au voyage

samedi 16 janvier 2016

Blogueurs-auteurs : du rififi chez les "amateurs"...

L'article de Sophie Adriansen que j'ai commenté dernièrement,
est en train de susciter un vif débat, 
de même que l'article d'Alan Spade intitulé « La liste noire des blogs qui ne vous chroniqueront pas" :

Je n'avais moi-même vu dans cette liste qu'une manière, conçue dans l'urgence, d'informer les auteurs autoédités des blogs qu'il serait inutile et même inconvenant de solliciter. 

Si Alan Spade critique sévèrement Sophie Adriansen, et si le terme de "liste noire" est provocateur, la liste elle-même ne se présente pas comme une liste de "mauvais blogueurs", mais seulement une liste de blogueurs qui ne lisent pas les autoédités. 
Alan Spade signale d'ailleurs les "accueils sympa" et conclut en évoquant la rédaction d'une liste "positive" de blogueurs qui acceptent de chroniquer les autoédités - ce que je trouve effectivement une meilleure idée, à terme...

Comme je vois beaucoup de colère et d'incompréhension fleurir de part et d'autre, je tiens à préciser quelques points, en tant que personne qui, comme chacun le sait, soutient depuis longtemps aussi bien les blogueurs littéraires que les auteurs indépendants :

Tout d'abord, sur le groupe d'autoédités où a été publiée la liste d'Alan Spade, les auteurs ont longuement souligné le problème de qualité des textes autoédités, et le fait que certains auteurs abusent effectivement de la patience des blogueurs, auquel un hommage a été rendu.

Ce n'est que secondairement que Sophie Adriansen a été critiquée pour ses propos blessants ; plusieurs auteurs l'avaient d'ailleurs spontanément soutenue avant de relire son article.

Car ce que l'on reproche à cette dame, ce n'est pas de manifester publiquement son exaspération (encore qu'il eût été moins polémique d'indiquer sur son blog « désolée, je ne lis pas les autoédités »), mais de se montrer méprisante :

- en partageant le fameux "test" qui ridiculise les autoédités ; 

- avec ses petites phrases assassines : si l'on est autoédité, "il s'agit de prendre ses responsabilités", "que l'on ne s'impose à personne"... 

- avec la reproduction publique, fort peu charitable, d'une demande - maladroite, certes, mais qui lui avait été adressée en privé par cet auteur ! 

- et enfin, à travers un passage que personnellement, je trouve odieux : 
"Sans compter les messages qui implorent, s’il vous plaît, de me donner ma chance, moi que les médias boudent parce que je suis auto édité, moi à qui les maisons d’édition n’ont même pas daigné répondre, moi qui ai vécu des choses suffisamment difficiles pour ne pas que s’y ajoute le silence autour de leur récit, toi qui as un blog et, peut-être, le pouvoir d’enfin faire exister mon livre. Qui peut croire que la pitié est une incitation à la lecture ?" 

Là, Sophie Adriansen piétine simplement l'auteur en tant qu'être humain, dans ce qu'il a de plus vulnérable, de plus touchant. C'est pourquoi je suis moi aussi montée au créneau !

Malheureusement, des propos blessants entraînent des réactions épidermiques, et tout cela fait boule de neige. 
J'espère que les esprits s'apaiseront rapidement.

Une grande partie de l'institution littéraire - éditeurs, critiques et autres "professionnels" - se plaît encore à mépriser les auteurs indépendants et les blogueurs littéraires. 
Forts de ce point commun, ces "amateurs", souvent fort talentueux, devraient se sentir incités à se serrer les coudes...