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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


Invitations au voyage

samedi 2 janvier 2016

Likez-vous les uns les autres





Bon, eh bien... une année de plus ! :-)
Mon ancien éditeur disait « une de moins. » Pas très gai...

Cela dit, le monde n'est pas vraiment gai par les temps qui courent. Qui courent à notre perte, si ça continue.
Parce que...


Sur notre Terre merveilleuse où l'Homme, trop content de lui, a depuis longtemps oublié de révérer mère Nature,
il dévaste une splendeur immémoriale pour édifier des villes toujours plus grandes où s'entassent des gens malheureux, ou cultiver des champs toujours plus vastes qui servent le profit mais n'assurent plus la subsistance de tous.
Il défie des forces qui le dépassent, et pour son propre malheur, le sol gronde et se soulève, les eaux déferlent, les déserts s'étendent, tandis que forêts et océans se vident de leurs populations originelles.

L'on oublie qu'il n'y a pas de progrès sans racines,
et qu'aucun humain n'est assez grand, assez puissant pour se croire plus indispensable qu'un arbre.


Dans nos sociétés d'abondance où quoi que l'on prétende, la pauvreté recule vaille que vaille, où les siècles de noire misère, d'obscurantisme et de terreur sombrent peu à peu dans l'oubli,
l'essentiel est perdu de vue.
Au lieu de regarder autour de nous, de reconnaître et d'aimer la bonté comme une fleur précieuse et rare, au lieu de butiner les douceurs du partage et de l'affection, nous sombrons dans la méfiance, l'isolement, l'indifférence.
L'on entend dire que l'argent, le pouvoir et le sexe régissent le monde, comme s'il suffisait d'être pauvre, anonyme et sans désir pour être un doux innocent paré de toutes les vertus.

L'on oublie que ce n'est pas le statut qui fait l'homme, mais la nature humaine,
que celle-ci ne tend que trop à être égocentrique, mesquine, avide ou belliqueuse, 
mais que nous avons tous le choix de suivre ou non ces sinistres penchants.


Dans nos sociétés si préoccupées de bien-pensance qu'elles veulent modeler les pensées, museler leurs moindres déviances,
l'on ne pense pourtant pas assez bien, pas assez juste pour que s'ouvrent toutes les consciences, ni même que s'ouvrent tous les yeux.
Alors que prospère un énorme commerce visant les animaux de compagnie,
combien d'innombrables « bêtes », sauvages ou familières, sont encore chassées, égorgées, battues, torturées, ou tout bonnement traitées comme des objets sans conscience ?
Et comment peut-on supporter d'entendre dire que dénoncer l'odieuse violence dont elles sont victimes, ce serait faire injure à l'être humain, se détourner de ses maux ?

L'on oublie que quiconque est incapable de compassion à l'égard de nos petits frères d'infortune, est incapable de compassion à l'égard de sa propre espèce.


Dans nos sociétés hyper-connectées, mais où jamais la solitude n'a été aussi absolue,
tout le monde poste à tours de bras sur son mur.
Mais ces murs sont si hauts que l'on n'aperçoit plus guère ceux que l'on appelle ses « amis », et que l'on oublie bien souvent d'aimer ce qu'ils postent eux-mêmes.
Bien sûr, chacun de nous croupit plus ou moins dans la douleur, assourdi par ses propres cris, aveuglé par ses propres larmes, hanté par ses propres quêtes.

C'est pourquoi l'on oublie si facilement qu'il n'y a pas pas de vie sans échange, de consolation sans amour, de réussite sans partage, et que toute existence est vide si elle fait abstraction des autres, même involontairement.


Alors, en ce premier jour d'une année de plus, d'une année de moins,

Pour le moins, je vous en prie, likez-vous les uns les autres. 

N'oublions pas que nous tous, les êtres vivants, connaissons la souffrance de venir au monde, assaillis par le froid, le bruit, la peur. De lutter tout au long d'une vie - et ô combien cette lutte est dure !... Enfin, d'affronter tôt ou tard, inéluctablement seul, la grande injustice de la mort.

N'oublions donc plus jamais, jamais aucun des autres : notre prochain, notre semblable, notre compagnon de misère... 
et réchauffons-nous ensemble à la flamme commune de la Vie.



Meilleure année à vous tous !