Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi consulter ma page auteur Amazon ou explorer mon profil https://www.facebook.com/editionsimaj et ses groupes associés, où vous découvrirez l'actualité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs, illustrateurs, etc : une enthousiasmante communauté de plus de 4 000 passionnés du livre.

On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


Invitations au voyage

mardi 28 juin 2016

Un peu plus près des étoiles ?



Je ne suis pas blogueuse littéraire, et j'admire d'ailleurs le travail des blog'litt qui parviennent à pondre, à un rythme stupéfiant, des chroniques construites et argumentées.

Mais je voulais tout de même publier mon avis, beaucoup plus succinct, sur le premier roman de fantasy mais-pas-que d'un jeune auteur que je suis via facebook depuis quelques années.





J'encourage vivement mes amis blog'litt, lecteurs, auteurs, à découvrir ce roman à l'occasion de la promo gratuite qu'offre l'auteur pour son lancement, et qui prendra effet ce soir, mardi 28 juin, à minuit (Dernière minute : il semble y avoir eu un bug Amazon, la promo sera repoussée, je vous tiens au courant sans faute).  
Vous ne serez pas déçus, et même, je compte bien que vous me serez reconnaissants ! ;-)

Car vous ne serez pas près d'oublier "Si loin du soleil". Et j'imagine déjà volontiers "un peu plus près des étoiles" cet auteur dont j'avais découvert les écrits il y a quelques années grâce à l'association de bêta-lectures et d'entraide que j'animais alors, certains d'entre vous s'en souviendront. 

Morgan of Glencoe avait été, avec Jean-Christophe Heckers, ma bonne surprise littéraire de fin 2012-début 2013, parachevée par une rencontre de ces deux talents au Salon du Livre de Paris alors que j'essayais de monter le projet "L'Effeuilleton". 


Le résumé : 

"Depuis des siècles, les Humains traitent les fées, créatures magiques dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. 
L’alliance du Royaume de France, de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman se partage désormais l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ces féroces aristocraties oppriment leurs peuples et écrasent dans le sang toute révolte, qu’elle soit humaine ou féerique. 

En choisissant les dangers de la liberté plutôt que la soumission aux règles de sa caste, la princesse Nekohaima Yuri va se forger ses propres valeurs et bientôt, mettra en péril la plus grande puissance du monde. 

Au cœur de cette métamorphose, une amitié très improbable…" 



Mon avis : 


Une princesse, des fées, un prince charmant, un bal, un autre bal, et toute la magie celtique... mais rien de ce à quoi l’on pourrait s’attendre, tant le premier roman de Morgan of Glencoe est original.
On plonge dans une dystopie cyber/steampunk résolument inclassable, où sont traités avec réalisme et précision aussi bien la violence (combats ou affrontements armés) qu'une situation sociale explosive.

L'univers est cohérent, surprenant, très vivant, les personnages attachants et nuancés.

Cette histoire formidable, une pure fiction mais engagée, emplie de chaleur humaine et d'une profonde sensibilité, nous fait vibrer d'émotions toujours plus fortes, de rebondissement en rebondissement.

Le final, époustouflant, laisse pantelant et suscite l'enthousiasme devant un si jeune talent.


Alors, est-ce que je recommande "Si loin du soleil" ? Oui, sans hésitation ! 
Vous le trouverez ICI
Régalez-vous !



dimanche 12 juin 2016

Continuer d'y croire, c'est sexy (paraît-il)


.Je n’ai pas oublié que je vous avais promis la suite de ma série d’articles sur l’édition, mais mon programme a été pas mal désorganisé par le succès inattendu de Zone franche et de Propos d’homme à homme, respectivement sur Amazon et monBestSeller. Du coup, je me suis livrée à de petites expériences de promotion de mes livres sur facebook, et j’en partagerai très prochainement les résultats.
AVERTISSEMENT : Aujourd’hui, je m’apprête aussi à aborder ce sujet complètement tabou : les ventes de nos livres.
Auteurs, mes frères et sœurs, en ce jour particulier de l’an de grâce 2016, reconnaissons solennellement que même les plus désintéressés d’entre nous (je n’en fais qu’à moitié partie, ayant un ado à nourrir) ont besoin de vendre leurs ouvrages, ne serait-ce que pour rencontrer de nouveaux lecteurs.
Je dis bien : vendre, sachant qu’un préjugé tenace donne à penser que livre gratuit = mauvais livre. C’est absurde, mais c’est ainsi.
Bon, il y a peut-être des auteurs qui n’écrivent que pour eux-mêmes, mais alors pourquoi publient-ils ?…
Conclusion qui fait mal : un auteur doit vendre sa soupe ; c’est son job, sinon sa raison d’être – laquelle, nous sommes bien d’accord, est d’écrire.


Permettez-moi, pour commencer, de vous raconter une histoire juive que j’ai toujours trouvée non seulement drôle, mais très pertinente. Et particulièrement dans notre cas.


« Éphraïm et Morchechaï sont deux marchands d’art qui possèdent chacun une petite galerie plutôt miteuse dans une ruelle de Brooklyn.
Un jour, alors qu’ils se promènent ensemble, Éphraïm remarque un tableau dans une vitrine. Il entre en coup de vent, s’enquiert du prix, qui est de cent dollars, sort un billet de sa poche et fait emballer le tableau.
Lorsqu’ils repartent tous les deux, Éphraïm tout content portant sous le bras son acquisition, Mordechaï se perd en conjectures : « Je connais bien Éphraïm ; il écorcherait une puce pour avoir sa peau, et voilà qu’il crache cent dollars sans même discuter le prix, pour un tableau que je n’avais même pas remarqué ! Pour que ce vieux filou ait fait une chose pareille, l’œuvre doit valoir au moins mille dollars ! »
Après mûre réflexion, il se décide : « Écoute, Éphraïm, ce tableau que tu viens d’acheter… Il me plaît, à moi aussi ; je le verrais bien dans mon salon. Je t’en propose cinq cents dollars ».
Éphraïm hésite, puis finit par accepter. Mordechaï sort son chéquier et signe un chèque de 500 $ à l’ordre de son ami.
Mais à peine le tableau a-t-il changé de mains qu’Éphraïm se met à gamberger : « Je suis complètement fou, pourquoi ai-je accepté ? Si Mordechaï, qui vendrait sa grand-mère pour dix dollars, vient de m’en offrir cinq cents, c’est qu’il sait une chose que j’ignore. En réalité, cette petite croûte doit avoir beaucoup de valeur. Sûrement cinq mille dollars, au moins ! »
Quelques jours plus tard, Éphraïm se présente donc chez son ami et lui propose de lui racheter son tableau pour deux mille cinq cents dollars. Mordechaï accepte, et Éphraïm repart avec le tableau.
Bien entendu, Mordechaï ne tarde pas à se dire : « Ma parole, je me viens de me faire avoir ! Si Éphraïm m’a racheté ce tableau 2 500 $ avec autant d’empressement, c’est qu’il en vaut au moins 25 000 ! »
Et ainsi de suite…
Cinq ans plus tard, Éphraïm et Mordechaï se retrouvent au cours d’un cocktail que donne le premier à l’occasion d’un vernissage dans sa somptueuse galerie de la cinquième avenue.
- Hé, Mordechaï, notre tableau que je t’ai vendu la semaine dernière pour trente millions de dollars… Je t’en propose soixante millions.
Et là, Mordechaï dit :
- Non. Désolé, mon ami, mais cette fois, j’ai décidé de le garder pour ma villa de Beverly Hills.
Alors Éphraïm devient tout pâle et s’écrie :
- Mais tu es fou ! De quoi allons-nous vivre à présent, toi et moi ? »


J’espère que vous avez apprécié le sel de cette histoire. Parce que, désolée de remuer le couteau dans la plaie, mais elle me fait irrésistiblement penser à notre situation, à nous autres auteurs indépendants.
En effet, à qui vendons-nous nos livres, pauvres de nous ?
Rarement à des lecteurs, sauf dans le cas des pionniers qui ont fidélisé un lectorat depuis belle lurette, ou de quelques heureux élus qui se sont fait remarquer sur Amazon.
Rarement à des lecteurs, donc, pour l’excellente raison que la plupart du temps, le grand public ne sait même pas que nous existons ; et qu’il a autant de chance de tomber par hasard sur Untel, perdu dans l’énorme masse des publications, que de le pêcher à la ligne si Untel était une sardine dans l’océan.
Pas non plus aux blogueurs : même ceux qui, loués soient-ils, s’intéressent aux indés, nous lisent en vertu du principe : « un livre gratuit contre une chronique ». Ils n’achètent pas, donc (sauf pour soutenir un auteur de temps à autre, merci à eux).
Non : comme Éphraïm et Mordechaï, nous faisons nos affaires en vase clos. Surtout que de nos jours, la plupart des lecteurs et des blogueurs écrivent aussi…
Résultat ? Sur facebook, nous échangeons majoritairement entre auteurs. Nous faisons notre promotion dans des groupes d’autres auteurs indés, et de même que nous nous intéressons à ce qu’ils écrivent, ce sont eux en priorité qui achètent, lisent, et souvent commentent, nos ouvrages.
Alors, comme la petite affaire de nos deux marchands d’art, les choses peuvent tourner ainsi pendant longtemps. Mais est-ce vraiment ce que nous cherchons ? Ou, en dehors du plaisir certain de découvrir nos amis auteurs, avons-nous pour objectif naturel d’aller à la rencontre des lecteurs ?
Si c’est le cas, nous ne sommes pas sur la bonne voie.



Comme je le disais, aussi agréable qu’il soit de nous entrelire les uns les autres (dit comme ça, cela fait un peu pratique sexuelle scabreuse, désolée), sur facebook nous tournons en rond, même si le vivier d’auteurs-lecteurs, et donc acheteurs, semble s’étendre de façon exponentielle.
De plus, au risque d’être très désagréable, je vais soulever une pénible vérité : ces lectures croisées, si tant est qu’on en trouve le loisir (moi, je ne demanderais que cela, mais les journées ne sont pas extensibles…), prennent sur un temps qui devrait normalement être consacré à l’écriture. Rien que l’inévitable promotion/communication mange déjà la moitié de notre vie d’auteurs !
Je soupçonne d’ailleurs les auteurs si acharnés à trouver un éditeur, d’aspirer, entre autres motivations, à pouvoir enfin ne faire que cela : écrire, tandis que papa éditeur se débrouillerait pour leur trouver des lecteurs.
Sacré paradoxe, vous ne trouvez pas, que de rêver de s’enchaîner pour avoir enfin l’illusion d’être libre !
Bref, moi, j’adore communiquer, mais il faut bien avouer que du coup, à part remanier de vieux manuscrits, je n’ai pas pu écrire plus de quelques pages en 6 mois. Et si je rencontre ce problème, combien êtes-vous, mes amis, à le rencontrer aussi ?


Mais où et comment trouver des lecteurs purs et durs, si j’ose dire ?
Sur Amazon, cela ne peut être que par un hasard qui confine à la loterie.
J’ai fait l’expérience de présenter un roman assez littéraire, dont le sujet est une histoire d’amour, avec une couverture très Harlequin. Résultat, il s’est trouvé propulsé dans le top 100 dès l’issue de la promotion gratuite KDP Select. Il y est resté moins d’un mois, ce qui n’est pas le Pérou.
Et quand on regarde le top 100, on comprend pourquoi : les « littératures » sentimentale et érotique sont très largement majoritaires, accompagnées de quelques comédies ou romans dits « feel good ». Ces genres ont leur public, qui n’est pas du tout celui des lecteurs de romans « littéraires ».
Et si les amateurs de SF, de fantasy ou autres genres pointus ont le réflexe de se diriger vers les top 100 spécialisés, les amateurs de romans littéraires doivent aller pêcher leurs lectures parmi près de cent mille ebooks Kindle.
D’où les conseils que l’on vous donne : écrire ce qui se vend en masse, ou ce qui correspond à une « niche » porteuse.
Oui, mais si vous, vous écrivez du roman au sens large ? Ou pire, du roman littéraire, autrement dit, soyons honnêtes, quasi illisible, ou du moins pénible à lire, aux yeux de la majorité des lecteurs actuels, habitués à la « malbouffe » de la production littéraire industrielle ?


D’où ma proposition de rassembler les auteurs un peu « atypiques », ceux qui font de la littérature pas-trop-grand-public, ceux qui pratiquent le multigenres (non, ce n’est pas non plus une orientation sexuelle), ceux qui mériteraient d’être en tête de gondole pour servir de figure de proue à toute la littérature autoéditée, qui, n’en soyons pas vexés, aurait bien besoin d’être revalorisée dans l’esprit du grand public, des blogueurs, des médias et de la grande édition.
Parce que, jusqu’à présent, qu’est-ce que nous sommes, à part un grand vivier inorganisé, ou plutôt, organisé autour de quelques pôles non coordonnés ; un vivier où les éditeurs pêchent parfois quand ça les arrange, qui impressionne par son nombre, mais qui suscite beaucoup plus de critiques que de louanges ?

Qu’il existe de nombreuses initiatives intéressantes, méritantes, dynamiques, n’empêche pas d’essayer AUSSI une action globale, à la fois plus généraliste et plus pointue.
Et ce n’est pas parce que je me bats pour cette idée que ce serait « mon » action ; ce serait celle de tout le monde, d’où sa force.
Je me (ré)explique : une vitrine qui ne rassemblerait que « la crème des indés », comme il se doit pour une vitrine, mais qui les rassemblerait tous, et que l’on pourrait promouvoir collectivement avec une énorme force de frappe.
Parce que, disons, 500, ou 1 000 auteurs, ou davantage, faisant la promotion d’un site unique, où tous les lecteurs francophones pourraient venir faire leur marché en étant sûrs de ne pas avoir à trier parmi des milliers d’ouvrages, cela serait forcément plus efficace que 500, 1 000 auteurs ou davantage faisant leur promotion chacun dans son coin.
Et que l’on ne me dise pas que déterminer qui pourra ou non figurer dans cette vitrine représente un problème éthique ou pratique !
Nous sommes tous capables de déterminer presque au premier regard si un ebook écorche les yeux, donne envie de demander à son auteur s’il l’a écrit entre deux trips à l’acide tout en faisant ses courses au supermarché, ou encore, endort le lecteur mieux qu’une triple dose de somnifères – bref, NE PEUT PAS être utilisé pour promouvoir la littérature indé dans son ensemble ; ou si, au contraire, il le peut.
Je ne vais pas revenir sur le serpent de mer de l’élitisme, ni sur les pinaillages idéologico-égotiques qui nous poussent à refuser toute idée d’un tri, ni sur la frilosité qui incite à laisser les choses en l’état, parce que jusqu’à présent ça allait bien comme ça, et que l’on craint de ne pas être parmi les « élus » si les « trieurs » ne jouaient pas le jeu loyalement.

Voilà, c’était ma réflexion du jour, enfin d’il y a déjà quelques semaines : depuis début mai je corrige pour des amis auteurs, alors je suis encore plus surbookée que d’habitude.:-)
La prochaine fois, je publierai justement à ce propos : comment doit-on corriger son manuscrit, dans quel but, avec quels impératifs ?…


Excellente fin de week-end à toutes et à tous !