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l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


dimanche 14 août 2016

"Il sera...", saga SF de Boris Tzaprenko : à découvrir !!


Début 2016, j'ai déniché par hasard, en faisant mon marché parmi les ebooks gratuits d'Amazon, "Il sera..." de Boris Tzaprenko. 

Cet auteur injustement méconnu, malgré un joli succès puisqu'il a déjà vendu plus de 20 000 exemplaires, offre en effet gracieusement ici et sur toutes les plateformes, le premier tome de sa saga (dont le 8e et dernier opus reste à paraître).

Je ne suis pas spécialement portée sur la SF, même si je me suis risquée dès 2007 dans l'anticipation avec "Élie et l'Apocalypse" ; mes références en ce domaine demeurent les incontournables Isaac Asimov et Theodore Sturgeon, difficiles à égaler. 

De plus, j'avoue que les couvertures de cette saga ne me disaient rien, bien qu'il faille saluer la performance de Tzaprenko, qui les réalise lui-même avec un savoir-faire technologique dont je suis indéniablement jalouse ! 

Mais l'univers de "Il sera..." a été une très, très bonne surprise. 

Comme pour d'autres auteurs, j'ai ensuite proposé à Boris Tzaprenko mon aide bénévole pour la chasse aux coquilles, et nous sommes devenus amis virtuels, d'autant plus que nous partageons un combat, celui contre le spécisme. 

J'avais dès le départ commenté tome après tome sur Amazon, mais sans publier ces commentaires sur mon blog. Puis j'ai laissé passer les mois, ayant entretemps collaboré aux corrections et au lancement d'un nouvel ouvrage du même auteur, "Le Visiteur" - autre livre de SF qui dénonce avec une grande humanité les conditions d'élevage et d'abattage des animaux de boucherie.

Mon récent petit AVC m'incite à moins remettre certaines choses au lendemain, alors je répare aujourd'hui cette lacune avant de chroniquer d'autres auteurs.

Découvrez "Il sera...", je vous le recommande !

Avertissement : je me suis attachée à spoiler le moins possible, mais peut-être préférerez-vous ne lire qu'après couples chroniques suivantes. 


Tome 1 L'Organisation

Brillant, je suis bluffée !

Fait exceptionnel ces temps-ci (heureusement pour moi :-), j'ai délaissé l'écriture pour m'immerger à plein temps dans cette saga, et j'en ressors épatée. 

Découvrir un auteur inconnu aussi brillant est une bien belle aventure ! Surtout que la couverture n'en laissait rien présager, ce qui est fort dommage.

Cette histoire originale, servie par une culture encyclopédique impressionnante, nous emporte dans un monde très bien décrit, 100% crédible.

Boris Tzaprenko joue savamment, c'est le cas de le dire, avec nos émotions ; dès le début, on frissonne d'attendrissement et de préoccupation pour l'étonnant C 12/5...

Avec un grand savoir-faire psychologique, l'auteur nous livre des personnages solides et tout en nuances.

Le suspense, mais aussi l'humour, sont omniprésents. J'ai souri (y compris devant des "inventions" communes à nos deux sagas - telle la mouche espion, amusante probabilité) ; j'ai ri : ah, les dérives langagières de ce monde futur ! Ou la confrontation, aussi cocasse qu'émouvante, entre deux enfants du "ghetto" et... non, je ne spoilerai pas !

J'ai tout aussi souvent applaudi l'écriture, truffée de trouvailles stylistiques, ce qui ne l'empêche pas d'être fluide. On peut d'ailleurs s'étonner que pour tant de lecteurs actuels, la fluidité semble primer sur la qualité du style. Ceux et celles qui voudraient "se vider la tête" n'apprécieront peut-être pas "Il sera...". On y "cerveaute" de bout en bout pour intégrer les indispensables explications technologiques, et il faut sans doute aimer cela pour trouver que cette lecture n'a rien de pénible, au contraire ! C'est un régal.

Bravo et merci, monsieur Tzaprenko ! On gagne vraiment à vous connaître.


Tome 2 Les Engrammes

Toujours aussi bluffant !

Dans ce 2e tome, Boris Tzaprenko nous éblouit une fois de plus : greffé sur une intrigue qui se complexifie avec astuce, un festival d'action, de suspense et d'humour nous emporte, palpitants, jusque sur la planète Mars.


La belle rouge et son satellite Phobos inspirent à l'auteur des descriptifs d'une force et d'une beauté que je qualifierai de cinématographiques, et la description de leur ballet céleste suscite en nous plus d'émotions qu'une parade amoureuse.

Je reviens sur l'histoire elle-même : une idée brillante - déjà exploitée en littérature, mais pas forcément avec plus d'inventivité - suscite à la fin du tome une cascade de rebondissements, jusqu'au coup de théâtre de la dernière page (préfiguré par d'infimes détails dès le tome 1, comme il se doit ; mais si en tant qu'écrivain, je suis portée à déceler les ressorts de la machine, les lecteurs, eux, auront leur content de surprise !).

Tout cela nous promet une suite aussi intéressante que mouvementée. Pour ma part, j'apprécie beaucoup ce genre de scénario facétieux, aux acrobaties impeccablement huilées. Les jeux de miroir et de passe-passe de Boris Tzaprenko sont un régal de logique pure, qui fait pétiller nos neurones ; on a vraiment l'impression de sortir de là plus intelligents !

Car en prime, des explications scientifiques, à la fois précises et très pédagogiques, viennent toujours pimenter l'histoire. Je suis très impressionnée par l'étendue des connaissances de monsieur Tzaprenko dans des domaines très divers : physique et chimie bien sûr, et jusqu'à des branches très pointues comme l'électronique et la réseautique, les nanosciences, la génétique, l'astronomie, la psychophysiologie, et j'en passe...

Décidément, chapeau bas !


Tome 3 Les Numanthropes

À couper le souffle...

Auteur de fantastique et d'anticipation plus immédiate, je reproche généralement à la SF un côté "froid" qui tend à m'en détourner, en dehors de quelques maîtres comme Theodore Sturgeon, dont le style poétique et la vision résolument positive réchauffent les histoires les plus dures.

Boris Tzaprenko, découvert par hasard, a été une fameuse surprise, et je craignais, je l'avoue, que le brillant début de sa saga ne fût qu'un feu de paille.

L'action de ce tome III démarre avec un rebondissement particulièrement brutal. Géantissimesque cruauté ! Dès la fin du premier chapitre, nous nous retrouvons assommés. Et avec un génie diabolique, l'auteur nous plonge d'emblée dans des abîmes de perplexité quant à la suite de l'histoire.

Mais très vite, il enclenche la surmultipliée (expression bien vieillotte pour de la SF aussi inspirée): nous voilà emportés dans des développements (presque) inattendus, où la science-fiction la plus pure, la plus rigoureusement argumentée, accouche d'un véritable fantasme ontologique, aussi stupéfiant que troublant.

Avec cette idée audacieuse (comme, d'ailleurs, avec toute l’œuvre de Tzaprenko), mille réflexions s'amorcent  : Peut-on passer outre notre propre finitude, et jusqu'où ? « Être », c'est quoi ? L'esprit, voire l'âme, nécessitent-ils un « contenant » de chair ? Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui, in fine, différenciera l'humain d'un programme informatique, si tant est que quelque chose les différencie encore ? Comment l'hypertechnologie peut-elle bouleverser toutes ces notions, nous entraîner dans une révolution auprès de laquelle toute l'histoire humaine n'apparaîtrait plus que comme un balbutiement préalable ?

J'adore la façon dont l'auteur jongle avec des éléments hétéroclites comme le solipsisme, ou encore le concept de Conscience Universelle ; et j'adore la synthèse fascinante que sa fiction nous en propose. Je n'aurais pas cru possible de mixer tant de notions ardues pour en faire une intrigue non seulement abordable par tout esprit un peu curieux, mais ludique à souhait !

En filigrane de toute la saga jusqu'ici (et au-delà, à coup sûr), se développe une autre question, plus urgente étant donné l'essor exponentiel de la Science : aurons-nous à redouter nos « copies », clones biologiques et, plus tard, numérisations des contenus du cerveau ? Cette perspective ringardise les scénarios de SF où l'homme affronte des robots - vision classique quoique de plus en plus crédible -, pour nous projeter encore plus loin dans le temps, vers un stade de l'Évolution en quelque sorte terminal, en tout cas à la fois beaucoup plus exaltant et infiniment plus angoissant.

Décidément, Boris Tzaprenko mériterait de devenir un Éternel !


Tome IV Symbiose

Toujours plus loin...

Aucun doute, Boris Tzaprenko trouve le moyen de nous étonner d'un tome à l'autre, changeant de lieux et même de thèmes avec un grand savoir-faire.


Dans le tome III, l'auteur gérait avec maestria de complexes histoires « bio vs virtuel ».

Le thème classique, à la fois tragique et cocasse, du héros qui, en se débattant pour rattraper une faute, les aggrave et les multiplie dans ses tentatives de reprendre le contrôle de son existence, était illustré d'une manière qui renouvelle le genre.

Même si l'on devinait où conduisait l'histoire du « Spart bébé », tout l'épisode n'en était pas moins jubilatoire.

Un aspect particulièrement dramatique était également riche de sens : la glissade d'un personnage vers le « péché » du surhomme dématérialisé, une transposition originale du « péché » de la Connaissance.

Puis, dans la même logique mais de façon plus ludique, moins inquiétante, l'on suivait les aventures de deux couples d' « Adam et Eve » numériques plongés dans deux contextes très différents.

Le second couple nous faisait découvrir, après le Monde des Monstres, un jeu virtuel aussi coloré que palpitant que l'on aimerait voir restitué sur grand écran (en attendant un vrai jeu en immersion...), les univers de Mondamousse, mélange d'Alice au Pays des Merveilles, des Voyages de Gulliver et des contes philosophiques de Voltaire.

Le tome IV explore, quant à lui, le thème des intelligences extra-terrestres. Dire que ce thème est fort bien amené serait un euphémisme.

Non seulement la subtile gradation de l'intrigue au cours des tomes précédents nous conduit en douceur dans cette direction, suscitant même notre attente ;
mais la montée s'opère si progressivement au cours du tome, avec tant de détours par l'action, l'aventure et encore le conte philosophique, que bien que conscients d'aller vers une évidence, conscients aussi qu'il s'agit d'un sujet archi-classique en SF, l'on tombe sous le charme des méandres parcourus pour en arriver là.

Et à la toute fin, alors même que l'on a cru voir les mondes sombrer dans le chaos, que l'histoire prend une tournure sombre et presque prémonitoire, Tzaprenko révèle plus que jamais son humanité, sa sensibilité d'auteur, et nous offre une conclusion généreuse, profondément optimiste, où l'on devine qu'il a investi sans retenue, quoique sans illusions, sa propre vision de l'existence.

Je sens déjà que pour moi, cette saga aura été en quelque sorte « le Son de Vouzzz » : un chant à nul autre pareil, utilisant en virtuose toute la gamme des émotions, et investi de pouvoirs pour le moins étranges...

Une lecture qui, vraiment, ne laisse pas indifférent.


Tome 5 Les Ovoïdes

Éthique des civilisations

Fidèle à son habitude de nous surprendre de tome en tome, l'auteur nous offre cette fois-ci une amusante et pertinente variation du célèbre livre, puis film "La planète des singes".


En l'occurrence, les singes sont des œufs ;-) ou plutôt des créatures ovoïdes très en avance sur les humains de leur monde.
Normal, puisque nous poursuivons notre exploration de « Symbiose » et notre réflexion sur l'intelligence extra-terrestre.

L'inversion des rôles entre les deux espèces donnait déjà fort à penser dans La planète des singes.
Elle permet ici une prise de conscience éthique bien plus aboutie.

En effet, la perception de l'animal a énormément progressé, et c'est heureux, depuis la fin des années 60.
C'est donc un débat on ne peut plus actuel qui est mis sous les projecteurs : jusqu'à quel point avons-nous le droit de disposer des créatures jugées "inférieures" ? Et d'ailleurs, les critères d'après lesquels sont évalués leurs niveaux d'intelligence et de sensibilité, ne sont-ils pas terriblement subjectifs ?

L'engagement de Boris Tzaprenko en faveur de la cause animale, décelable dès le début du tome 1, est ici plus vibrant que jamais, et si nous tremblons pour les deux héros fourvoyés dans cette galère, c'est non sans rougir en parallèle pour tout ce que nous, espèce humaine, faisons subir aux animaux.

La toute fin, qui opère un retour vers de la SF ultra-futuriste, nous promet une suite passionnante.
Et comme Bartol, aussi sympa soit-il par ailleurs, m'agace davantage de tome en tome, il est fort réjouissant d'imaginer sa nouvelle confrontation avec un « interlocuteur » qui le dépasse.

Vite, le tome 6 !


Tome 6 Face au Soleil

Toujours plus haut !

Après un hommage à Pierre Boulle dans le tome précédent, Boris Tzaprenko adresse ici un clin d'œil appuyé à un autre Maître de la SF, Isaac Asimov, grand inspirateur s'il en fut.


À titre d'indice préliminaire, l'on apprend que l'un des RPRV de Quader s'appelle Daneel. ;-) Puis l'on réalise que le « personnage » chargé de guider nos héros vers une autre existence évoque irrésistiblement le robot R. Daneel Olivaw, qui « pilote » les humains dans Terre et Fondation.

L'apparition d'un nouveau personnage, que je trouve très réjouissant, donne un nouveau souffle à la saga, et son échange avec Sandrila Robatiny aux deux tiers du tome marque le grand retour de l'un des thèmes majeurs de la saga : l'idée, génial hybride entre la SF la plus aboutie et le concept de conscience universelle, d'un « esprit global de l'humanité », sorte de grand « Tout » composé de consciences virtualisées.

Cette idée fascinante a certes déjà été explorée - j'avoue la titiller moi-même -, mais comme toujours, la « Tzaprenko touch » ;-) nous en offre une version particulièrement séduisante et bien étayée.

Sur le plan de l'action, nous quittons l'ambiance « conte philosophique » qui prédominait dans les deux tomes précédents, pour revenir au récit épique : deux de nos héros, bientôt rejoints par deux autres, se retrouvent sur la planète Mercure, à vivre une succession d'aventures haletantes "face au soleil"...

Merci à l'auteur, ce soit dit en passant, de nous offrir avec cette saga passionnante une visite plus vraie que nature (euh, enfin on l'imagine !) des hauts lieux du système solaire.
Aussi instructive que poétique, cette balade multiplanétaire est un véritable bonus, puisque nous cumulons les plaisirs de la fiction et de la documentation : mélange qui me séduit aussi bien en tant que lectrice qu'en tant qu'auteur de « real fantasy » (terme qui n'engage que mon ancien éditeur ^^).

Puis un nouveau rebondissement dramatique, auquel on peine d'abord à croire (non, il n'a pas encore osé... mais si !!!) nous renvoie alors comme une balle dans les rets habilement tissés de la réflexion ontologique.

Nous revoilà donc replongés dans des interrogations métaphysiques assez vertigineuses, quoique toujours ludiques : qu'est-ce que l'être ? comment peut-il survivre à la matière ? et le peut-il sans cesser, précisément, d'être lui-même ?...
Cette fois, un pas supplémentaire est franchi, et des pistes se dessinent...

La fin de ce tome, qui est aussi un début puisqu'il s'achève par un départ, nous laisse un seul regret : ce sixième opus nous rapproche encore du dernier !
Boris Tzaprenko aurait pourtant, de toute évidence, encore tant de choses à nous dire...


Tome 7 Vers le nouveau monde

Histoire d'être

Être ou ne pas être, être virtuel, être multiple, être immortel...


Dans ce tome, prévu pour être l'avant-dernier, nous renouons pleinement avec le fil conducteur de la saga : la question de l'homme ou de la femme du futur. S'agira-t-il d'un cyborg, d'une conscience numérisée donc 100% virtuelle, d'un super-cerveau pouvant piloter à distance une multitude de corps ?

Un peu de tout cela, nous dit Boris Tzaprenko. Et « tout cela » conduit, bien sûr, à une perspective qui fait rêver (ou pas) : la fin de la maladie, des blessures irréversibles, de la sénescence... et in fine, c'est le cas de le dire, l'immortalité.

Depuis le premier opus, l'auteur a pris soin de demeurer dans les limites de la hard science-fiction, en ne nous proposant que des situations très argumentées sur le plan scientifique, sinon totalement plausibles. Malgré la forte coloration ontologique de son propos, il n'évoque donc pas ouvertement la conscience, mais la mémoire, sujet moins hasardeux.

ATTENTION, SPOILER pour ceux qui n'ont pas lu les précédents tomes :

Extractables, stockables, transférables, réinjectables, les fameux engrammes (empreinte biologique, donc « physique », de la mémoire), combinés à la maîtrise d'une réplication accélérée des corps par le clonage, permettent dans ce futur assez lointain la multiplication de l'être originel.

Résultat : des performances humaines extrêmes telles qu'une capacité de multiprésence - autrement dit, d'ubiquité - largement développée dans ce nouveau tome, et une capacité de « résurrection » : en réalité, l'abandon d'un corps définitivement compromis au profit d'un clone, dont la mémoire a été actualisée en permanence pour que l'être originel se survive sans interruption apparente.
Il est donc bien question de conscience, sinon « d'âme » - si l'on définit cette dernière comme un principal vital immatériel ou virtuel où siégerait la conscience, le corps n'étant alors qu'un véhicule.

L'on peut évidemment considérer que l'amalgame entre mémoire et conscience est un peu hardi. Armé d'une culture scientifique impressionnante, l'auteur n'a pas éludé cet écueil, bien au contraire ; tout au long de sa saga, les interrogations des personnages ont fait écho aux nôtres, et le lecteur a fini par convenir qu'un clone arrivé au même stade de maturation que son « original », et pourvu de la même bibliothèque mémorielle, est en effet la même personne, donc la même conscience...

Comme si souvent lors des grands bonds en avant de l'humanité, l'incroyable escalade de la « technologie » qui pourrait nous rendre tous éternels, est impulsée dans cette histoire passionnante par une personnalité curieuse jusqu'à la déraison, assoiffée d'explorer toutes les folles possibilités qui lui sont offertes... Jusqu'à peut-être se perdre elle-même, se dira-t-on !

Au-delà des péripéties, toujours aussi hautes en couleurs et en émotions, auxquelles sont à nouveau confrontés les personnages - presque tous réunis pour l'occasion -, nous sommes donc, dans le tome 7, plus suspendus que jamais à cette autre aventure, infiniment plus vertigineuse.

Il fallait bien du talent pour brosser une toile de fond à la hauteur d'un tel morceau de bravoure. Or l'intrigue générale ne démérite pas un instant, car comme il en a coutume, l'auteur se plaît à entremêler plusieurs propos, plusieurs problématiques ; comme celle, fort intéressante du point de vue éthique, de ces « colons » humains en route, ou plutôt en vol pour une autre planète, et dont certains ne songent qu'à soumettre la nature qui les entoure dans le vaisseau Symbiose, et à s'affronter pour dominer leur futur monde. Réitérant ainsi les péchés de l'humanité, hélas éternels, eux aussi...

Encore une fois, vivement la suite !