Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi consulter ma page auteur Amazon ou explorer mon profil https://www.facebook.com/EBKoridwen et ses groupes associés, où vous découvrirez l'actualité de mes ami(e)s blogueurs littéraires, auteurs, illustrateurs, etc : une enthousiasmante communauté de plus de 4 000 passionnés du livre.

On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


vendredi 15 avril 2016

LE TORCHON BRÛLE !


Aujourd'hui, nous avons l'impression que le raz-de-marée de l'autoédition et de la blogosphère littéraire est un mouvement éternel et inarrêtable, parce qu'il se confond avec le numérique, promis à un avenir radieux ;
parce qu'il est soutenu par tous ceux : plateformes, prestataires de services et utilisateurs, qui en tirent profit ou avantage et le stimulent activement en retour ;
et parce que, tout simplement, on a envie d'y croire.
Mais les réalités ont pour triste habitude d'étouffer les rêves, et aussi bien l'autoédition que la blogo littéraire n'ont malheureusement aucune chance, en l'état actuel des choses, de changer le monde, même si elles peuvent – et doivent – contribuer à faire émerger de nouveaux modèles.
Et la réalité, c'est que cet élan si grisant est en train de se transformer en ghetto, sous l'étiquette duquel seront enfermés pêle-mêle des auteurs et des blogueurs aux objectifs très différents.
Je m'apprête à provoquer un tollé, mais ça m'est égal. Je suis mortelle, sûrement à beaucoup plus court terme que mes amis facebook (du moins, je l'espère pour eux). Je chéris les grandes communautés fraternelles, mais je ne recherche pas l'approbation à tout prix et je ne suis pas une fan de consensus mou.
Ceux qui songeraient déjà à me faire un procès en élitisme perdraient leur temps. L'élitisme, au sens d'un cénacle de privilégiés se faisant la courte-échelle et méprisant le reste du monde, on l'a déjà, hélas, dans l'édition traditionnelle et les cercles d'intellectuels parisiens. Alors, non, merci bien !
J'aime sans a priori quiconque est passionné de lecture et d'écriture. Je connais des centaines de blogueurs qui ne seront jamais critiques littéraires, mais dont la passion force le respect. J'ai une cousine dyslexique qui écrit avec une faute par mot des poèmes pétris de sensibilité. Et j'ai découvert cà et là, sous les épines d'une syntaxe hasardeuse, des textes que je considère personnellement comme des chefs-d’œuvres.

Tout le monde n'est pas, comme moi, amateur de figues de Barbarie, dont la chair délectable se dissimule sous des piquants. Moyennant quoi, notre monde indépendant, libre et fécond d'auteurs autoédités et de blogueurs littéraires, qui s'étend de façon exponentielle en nombre et en diversité, pour le meilleur et pour le pire, suscite actuellement une mauvaise opinion globale dans le reste du monde du livre : lecteurs exigeants, libraires, médias et bien sûr éditeurs, que tant d'entre vous rêvent de séduire (même si je me demande vraiment pourquoi).
Or, il est illusoire de vouloir entraîner tout le monde vers le haut pour améliorer notre image, certains n'en voyant pas du tout l'intérêt, ou tirant la couverture à eux, ou se rebellant par principe à l'idée de « l'élitisme » susdit ;
sans compter qu'il serait impossible d'aider tous les volontaires à améliorer leurs écrits ou leurs blogs, faute de moyens pour le faire (même si j'aimerais énormément qu'un système de parrainage y contribue).

J'oserai donc une conclusion qui va faire sauter beaucoup d'entre vous au plafond : je ne crois pas qu'il faille s'acharner à tout enfermer ensemble dans les ghettos de l'autoédition et de la blogo littéraire, sans aucune espèce de différenciation ; autrement dit, qu'il faille mélanger les torchons et les serviettes.
Vite, je m'explique avant d'être lynchée :
Les torchons, ce sont les auteurs exigeants envers eux-mêmes qui, en proposant des textes à la fois talentueux et aboutis, ne cessent d'essuyer les plâtres de l'autoédition. Et essuient du même coup les crachats du monde du livre, puisque, perdus dans la masse, ils se trouvent dévalués avec elle par les méprisants évoqués plus haut.
Or, ces auteurs sont nos éclaireurs, nos héraults, ceux qui pourraient, au bénéfice de tous, faire changer d'avis les méprisants. Parce que lorsqu'un journaliste, éditeur ou libraire pêche l'une de ces perles étiquetées « autoédition », c'est une chance supplémentaire pour qu'il accepte de jeter un regard moins définitif sur les figues de Barbarie.
Les torchons, ce sont aussi les blogueurs qui « torchent » inlassablement des chroniques impeccables, pertinentes, originales, et qui par leur rigueur, leur compétence, n'ont rien à envier à un critique littéraire institutionnel.
Les serviettes, ce sont les auteurs et blogueurs amateurs, au sens noble du terme : ceux qui partent en écriture ou en lecture comme à un joyeux pique-nique, semant sur le Net des textes résolument inaboutis, au destin aussi fragile que celui de mouchoirs en papier - mais qui sont nécessaires et même précieux, parce que pouvoir jeter ses émotions sur le papier, fût-il numérique, tout être humain en a besoin : c'est une passion viscérale, un exutoire, une thérapie, un exercice de vie, parfois de survie - et, de mon point de vue forcément partial, la plus belle façon de communiquer entre mortels.
Alors, si nous voulons que cette multitude puisse continuer à s'exprimer, à communiquer, à produire une prose libertaire et décomplexée, évitons de condamner au ghetto tout le système de l'autoédition et de la blogo littéraire. Ce serait envoyer dans le mur nos espoirs de changer le monde.
Envoyons plutôt les torchons au feu en les mettant en évidence, en les utilisant comme étendards, au lieu de les laisser sombrer, avec ou sans espoir de repêchage, dans la grande lessive de l'anonymat.

Voilà pourquoi, mes ami(e)s, au lieu de travailler à ma prochaine publication sur Amazon, j'ai créé ce matin deux groupes facebook supplémentaires : 
LES BLOGUEURS DIFFICILES : il est ici 
LES AUTEURS DIFFÉRENTS : il est là
Ces groupes seront cogérés par plusieurs administrateurs, au cas où je ne serais plus en état de m'en occuper.

N'importe qui pourra adhérer à l'un ou à l'autre, pourvu qu'il/elle soit blogueur littéraire ou auteur autoédité ;
que ses chroniques/ouvrages, quel que soit leur genre, soient aboutis (correctement écrits et présentés) ;
qu'il/elle ait un objectif d'excellence (non, ce n'est pas élitiste ! il s'agit simplement d'exigence envers soi-même) ;
et, concernant les blogueurs littéraires, qu'il/elle soit en quête de lectures peu banales. 
Car, comme en matière d'écrits, un zeste d'originalité, voire de transgression sera le bienvenu, au même titre que le classicisme le plus pur.

Enfin, les auteurs qui ne maîtrisent pas encore complètement leur prose ou sa mise en forme, mais sont désireux de s'améliorer, seront les bienvenus si un membre du groupe est disposé à les parrainer, éventuellement les aider à s'améliorer ; et à la condition de ne pas y faire la promo de leurs ouvrages avant que ceux-ci ne soient parvenus à l'état d'achèvement.
De même pour les blogueurs/blogueuses qui n'auront pas encore parachevé leur blog. 

Que tous ceux et celles qui se retrouveront dans ces définitions s'unissent, s'entraident, s'épanouissent au sein des deux groupes, hors de tout intérêt matériel ou manifestation d'ego.

Juste afin d'essayer de changer leur propre monde. Pour commencer.


samedi 2 avril 2016

Cette fois, c'est à propos de mon Propos...


"Ebook gratuit. Roman de Elen Brig Koridwen 'Propos d'homme à homme': Lire gratuitement Le Livre le + « post Sagan » de la semaine ! Roman - Propos d'homme à homme de Elen Brig Koridwen"


Merci à MonBestSeller de s'intéresser à "Propos d'homme à homme", mon roman sur fond d'espionnage qui se déroule dans les milieux LGBT, avec le Maroc pour décor principal.

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