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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


Invitations au voyage

jeudi 27 avril 2017

POUR NE PAS SE TROMPER : "près de" ou "prêt à" ?





Aujourd'hui, mes ami(e)s, nous allons voir de plus près, c'est le cas de le dire, deux expressions souvent confondues : prêt à et près de.


Je ne sais pas si, comme moi, vous avez déjà grincé des dents en lisant (ou entendant) cette faute qui résonne comme la roulette du dentiste : « Elle n'est pas prête de s'arrêter ».
Double aïe ! La bonne formulation, c'est « Elle n'est pas PRÈS DE s'arrêter ».
On pourrait dire à la rigueur « Elle n'est pas prête à s'arrêter » (même si le sens est différent, nous le verrons plus loin) mais en aucun cas « prête de », tonnerre de Brest !
Ça, c'est une formulation très vilaine, rigoureusement interdite. Souvenez-vous-en, mes ami(e)s, je vous en conjure. Jamais de « prêt/prête de », ou bien vous irez rôtir (de votre vivant, en plus) dans l'enfer des écrivains qui se prennent en plein ego des volées de commentaires acerbes sur Amazon. Chose à ne souhaiter à personne, même son pire ennemi.

Double faute, disions-nous.
Pourquoi ? Parce que la phrase « Elle n'est pas près de s'arrêter » veut exprimer que le moment où se produira l'action est éloigné, et non pas que le sujet est prêt à l'action.
Si l'on écrit prête de, il y a donc non seulement faute de syntaxe, mais faute de sens. Double rôtissage en perspective ! Vous comprenez que je sois prête à tout faire pour vous éviter ça.


Bon, si mes affreuses menaces ci-dessus ont été efficaces, vous n'écrirez plus jamais « prêt de », même sous la torture, jusqu'à la fin de votre vie.
Reste à savoir choisir entre « près de » et « prêt à ».
Facile.


« Près de » s'impose lorsqu'il est question de proximité dans le temps ou l'espace, comme dans :
Je ne suis pas près d'accepter.
Il n'est pas près de comprendre.
Elles ne sont pas près de se faire avoir.
Ou dans :
Je suis près du but.
Nous sommes arrivés près de chez moi.
Là, vous êtes très près de la faute.

Pour plus de certitude, il vous suffit de vérifier que « près de »  pourrait être remplacé par « loin de », comme dans :
Il est loin de comprendre
Je suis loin du but
etc.


« Prêt à » s'impose lorsqu'il s'agit de signifier que le sujet est à point pour agir. Il est question d'état approprié pour accomplir une action.
Pour plus de certitude, vérifiez si « prêt à » peut être remplacé par « prêt pour » :
Je ne suis pas prête à faire ce geste = prête pour ce geste.
Elle est prête à partir au bal = prête pour ce départ.
Il est prêt à réussir = prêt pour cette réussite.

Vous pouvez aussi remplacer « prêt à » par « préparé pour », « capable de », « disposé à », « décidé à » :
Ils sont prêts à tout = capables de tout.
Je suis prêt à vous suivre = disposé à le faire.
Nous sommes prêts au combat = décidés à nous battre.
Le char est prêt pour la parade = préparé pour


« Oui mais, me direz-vous avec un petit sourire en coin (si si, je vous imagine très bien), « Je ne suis pas prêt à faire ce geste », c'est aussi « Je suis loin de le faire », alors Elen, quand tu nous dis de remplacer par « loin de » pour déterminer quand il faut écrire « près de », ça ne sert à rien ! »
Comprenons-nous bien :
Si vous avez orthographié « près de » et que vous pouvez le remplacer par « loin de », c'est que votre phrase est correcte.
Pareil si vous avez orthographié « prêt à » et que vous pouvez le remplacer par « prêt pour », « capable de », « disposé à », « décidé à » ou « préparé pour ».
Maintenant, si vous vous demandez comment orthographier (« près de » ou « prêt à » ?), il faut vous interroger sur le sens de votre phrase, et je vous renvoie alors à la différenciation ci-dessus : soit il est question de proximité dans le temps et l'espace (près de), soit il est question d'état approprié pour passer à l'action (prêt à).



Comme vous êtes des petits futés, vous n'allez pas renoncer si facilement. Vous me lancerez donc avec un nouveau petit sourire en coin (et vous avez raison, sourire, c'est bon pour la santé) : « Tu es bien gentille, Elen, mais « Elle est près de craquer » (= elle est près du point de rupture), cela signifie aussi qu'elle 
s'apprête à craquer (= elle est prête pour le faire). Et vlan. Qu'est-ce que tu réponds à ça ? »
Vous n'avez pas tort en l'occurrence, et merci pour votre intervention si avisée : car c'est justement de cette proximité de sens qu'est née la confusion.
On peut dire indifféremment : « Elle est près de craquer » et « Elle est prête à craquer », parce que dans ce cas précis, le sujet est à la fois sur le point d'agir, très proche de l'action donc, et prêt – disposé – à l'accomplir.
Il y a ainsi des phrases où les deux formulations sont valides.



Remarque : je profite de ce débat pour attirer votre attention sur la différence de sens entre deux formes verbales qui ont pourtant la même racine : « s'apprêter » (qui implique une proximité de l'action dans le temps : « on va agir », littéralement « on se prépare en vue d'agir ») est très différent de « on est prêt à agir, préparé à agir » (notion d'état).
« Il est près de risquer sa vie » peut signifier aussi bien « il est en train de frôler la mort » que « il s'apprête à risquer sa vie ».
Dans le second cas, vous pouvez constater que « s'apprêter » signifie « être sur le point de » : on est toujours dans une notion de temps.
Pour exprimer la notion d'état (= il est décidé à risquer sa vie s'il le faut), il faudrait orthographier « prêt à ».

On finit avec quelques illustrations de fameuses différences de sens :
« Elle est près de se marier » (= elle va se marier bientôt) n'a rien à voir avec « Elle est prête à se marier » (= elle est mûre pour le mariage, comme on disait autrefois.)
« Il est près de gagner » signifie que la ligne d'arrivée est proche et que la victoire se profile (ou, au passé, « il était près de gagner » indique que cette victoire n'a tenu qu'à un fil).
Tandis que « Il est prêt à gagner » signifie qu'il est dans des conditions optimales pour gagner, ou décidé à gagner.


En cherchant d'autres exemples que les miens pour conclure, je viens de tomber sur cette innocente question sur le forum www.languefrançaise.net. Je ne la cite pas pour me moquer, mais pour montrer que la plus grande confusion règne sur ce sujet :

« L'adjectif "prêt" s'accord t-il [sic] en genre, dans la phrase suivante:
"Elle n'est pas prête d'y arriver" ou "Elle n'est pas prêt d'y arriver" ?
Je pense qu'il y a accord, mais j'ai un doute...
Par ailleurs, peut-on écrire "Elle n'est pas près d'y arriver", dans le sens "Elle est loin d'y arriver" ? »

Aïe ouille aïe ! Vous avez bien lu : concernant la version doublement incorrecte, l'auteur de la question n'a qu'un petit doute à propos de l'accord. Et s'il évoque l'expression correcte, c'est pour demander si elle est valide... Comme quoi, mieux vaut toujours avoir le courage de demander.

Conclusion : Le message n'est pas près de passer partout, et j'espère au moins que vous, mes ami(e)s, vous sentez maintenant prêts à faire plus aisément la différence. Je file, j'ai un paracétamol à prendre !

samedi 22 avril 2017

POUR NE PAS SE TROMPER : -é ou -er ?



Comme je sens que c'est une urgence, nous poursuivons la série sur les fautes les plus courantes avec cet autre dilemme : -é et -er ?

C'est une faute que l'on rencontre sans cesse sur facebook, et j'avoue que ça pique les yeux. On la rencontre aussi, hélas, dans beaucoup de livres auto-édités.


J'en profite pour donner en passant un petit conseil aux auteurs débutants : profitez des avantages du numérique ; ne vous précipitez pas pour publier des livres brochés. 

Je publie mes écrits sur Amazon depuis 2015, et si je m'abstiens encore de sauter le pas vers le format imprimé, c'est parce que je ne voudrais pas figer sur le papier, sinon couler dans le marbre ^^, les coquilles qui peuvent y subsister malgré mes relectures. 

J'ai pourtant un œil exercé, penserez-vous... Eh bien, ce n'est pas suffisant quand, comme moi, on se relit seul et publie toujours dans l'urgence (j'ai mes raisons, liées à mon état de santé, mais c'est un exemple à ne pas suivre). 

L'œil élude certaines coquilles – pas toujours les mêmes, d'ailleurs : d'où l'obligation de se relire à plusieurs reprises si l'on veut se donner toutes les chances de bien nettoyer son texte. 

L'exercice devra être effectué plusieurs fois à tête reposée, à intervalles assez grands pour avoir toujours un regard neuf ; et cela n'exonère pas de la mesure de prudence qui consiste à se faire si possible relire aussi par plusieurs tiers, expérimentés si ce n'est professionnels.


Pour en revenir au -é ou -er, il s'agit de choisir entre le participe passé et l'infinitif d'un verbe du premier groupe :

« Je suis arrivé », ou « je suis arriver » ?

Tout le monde n'a pas le bon réflexe. 
(Je rappelle qu'en matière d'orthographe, les bons réflexes ne sont pas innés ! À moins que l'on n'applique avec constance les leçons apprises à l'école – trop souvent oubliées, avouons-le –, ils deviennent acquis à force de lectures de qualité. Votre premier outil, auteurs débutants, c'est la lecture...)


La solution ? Très simple. Encore une fois, on va remplacer le verbe du premier groupe par un verbe d'un autre groupe :

« Je suis perdu » ou « Je suis perdre » ?

La réponse saute aux yeux.

La bonne orthographe dans l'exemple fourni n'est donc pas un infinitif (-er), mais un participe passé : -é. 
CQFD.


Comme la vie est bien faite ^^, ça marche aussi dans l'autre sens :

« Je vais dîner » ou « Je vais dîné » ?

Hop ! On tire de notre manche un verbe d'un autre groupe : 

« Je vais venir » ou « Je vais venu » ?

Et voilà, vous savez que cette fois il faut utiliser l'infinitif (-er). 


Voilà, j'ai presque l'impression de vous avoir fait perdre votre temps avec une démonstration aussi courte. Mais elle n'est évidente que pour ceux qui n'ont jamais à se poser cette question du « -é ou -er », ou qui connaissent déjà l'astuce. Quant aux autres, j'espère que ce petit rappel les tirera d'embarras.


P.S. : On m'avise après coup que la notion même d'infinitif tend à se perdre dans les limbes. Snif.

Bon, si vous ne vous souvenez plus de ce qu'est un infinitif, casez un verbe qui ne finit pas par le son 
« é » dans cette phrase:
Il est temps de... (venir, rire, prendre, cuire, vendre, etc).
La forme que prendra votre verbe, c'est l'infinitif. 

Vous pouvez maintenant l'utiliser pour remplacer un verbe du premier groupe, comme vu plus haut. 

Quant à l'infinitif des verbes du premier groupe (manger, râler, brûler, dicter, espérer, etc), c'est précisément celui qui vous pose des problèmes parce si vous ne le distinguez pas à l'oreille du participe passé.
Comment ? C'est quoi, un participe passé ? Misère !
Eh bien, c'est la forme que prend un verbe dans la phrase : Il a... (pris, cuit, vendu, mangé, brûlé, etc), ou dans la phrase : Il est... (venu, sorti, arrivé, etc).

À présent, pardonnez-moi, j'ai un peu la migraine. Je vais me coucher avec mes chats et une poche de glace sur la tête... :-)


Bon travail à toutes et à tous !

POUR NE PAS SE TROMPER : le verbe "s'avérer"



Comme les précédents, cet article se trouve désormais sur le site monbestseller.fr.

AUTO-RÉÉCRITURE : Ne pas trop en faire


Pendant que je suis en cure thermale, écrire devient une gageure. Heureusement, j'ai pris de l'avance dans mon feuilleton Toscan ; mes autres écrits devront attendre. Je profite de ce contremps pour vous livrer une brassée de billets sur l'orthographe et sur la réécriture : ensuite, ils se feront moins fréquents. 
Je vais donc publier ces articles très vite, sans avoir toujours le temps de me relire ; encore une fois, pardonnez-moi de probables coquilles, sur lesquelles je reviendrai à temps perdu.

On m'a demandé un article sur le point-virgule, et je m'exécuterai. Je publierai aussi un billet sur le tiret – rarement employé, et quel dommage ! Mais pour varier les plaisirs, je vais d'abord traiter un autre sujet, très différent :

Ne pas trop en faire.

Comme mon précédent billet, celui-ci est désormais publié par le site monbestseller.com à cette adresse.

vendredi 21 avril 2017

AUTO-RÉÉCRITURE : Circule, virgule !



Chers ami(e)s auteurs, suite à la publication par le site monbestseller.com de mes séries "Auto-réécriture" et "Pour ne pas se tromper", je vous propose de retrouver mon premier billet "Circule, virgule" à cette adresse.

vendredi 14 avril 2017

Chronique de "Triumvirat"



Voilà exactement, à mon sens, la plus grande vertu de l’autoédition : permettre à un ebook de ce genre de trouver ses lecteurs – et réciproquement, à des lecteurs de dénicher ce genre d’histoire. Jamais un ouvrage aussi peu conçu pour séduire les foules n’aurait passé la sélection d’un éditeur. En revanche, il ravira les amateurs de romans sortant de l’ordinaire.

Trimvirat m’a rappelé une saga dont je me suis régalée en 2016 : Il sera…, de l’astronome Boris Tzaprenko : un ouvrage plus grand public, très distrayant mais également virtuose, drôle, inventif : tout pour me plaire.

Ici, l’auteur n’a pas choisi la facilité. Un long début un peu aride est nécessaire à la compréhension du « Triumvirat », jeu pour le moins complexe, de son organisation mondiale (qui nous évoque tour à tour – quand ce n’est pas en même temps – les échecs, tous les jeux de stratégie connus, les grandes rencontres sportives internationales et les tournois de jeux en ligne… en beaucoup moins simple : belle créativité !), et enfin des enjeux en cours, que l’auteur nous laisse ensuite habilement perdre de vue.

J’avoue avoir pensé que Bouffanges, concepteur d’un jeu qui n’avait pas trouvé éditeur, s’en consolait en faisant de son invention le sujet d’un roman. N’est-ce pas exactement ce que j’ai fait en créant Au bonheur des dames, experts en délices à partir d’une idée que, je l’avoue, j’aurais aimé mettre en œuvre il y a dix ans ?… :-)

Les lecteurs qui auront passé l’étape d’initiation se laisseront séduire par une intrigue érudite, émaillée de clins d’œil. Certains jeux de mots, tel l’Apple « iScube », m’ont bien amusée (j'avais moi-même osé l'iTem dans ma saga Élie et l'Apocalypse). J’apprécie l’humour dans un livre quel que soit son genre, et ne dédaigne pas les « blagounettes », comme dit ma fille. D’autres références sont plus sophistiquées, d’autres encore ne parleront qu’à des initiés dont je ne suis pas.

La description à l’acide des noces sulfureuses entre les médias et un sport à la fois élitiste et populaire vaut son pesant de moutarde. De même, le rappel constant que « Tout le monde ment », comme disait le Dr House (et bien d’autres ; mais ce génie solitaire est plus approprié ici). Enfin, presque tout le monde ment ! Car, ô suprise, il y a aussi quelques Candide dans le décor.

Le raffinement des références latines est un plus, ainsi que les notes, passionnantes et généreusement documentées. Des illustrations nous aident à mieux comprendre le jeu, merci à l’auteur pour ce bonus, parce qu’insérer des images sur KDP est un vrai casse-tête.

Enfin, l’alternance de multiples modes narratifs (choix trop rare) ajoute un regain d’intérêt et permet de varier les plaisirs autant que les points de vue. Raffinement suprême, l’idéogramme d’une pièce du jeu orne – et symbolise… – chaque « chapitre » du livre « Autopsie d’une trahison » qui, de loin en loin, appporte sa petite pierre en racontant après coup le déroulement de cette affaire. Oui, l’auteur s’est bien amusé ! Very clever.

J’ai aimé le fait que le héros soit un maths addict, comme la petite Élisabeth d'Élie et l’Apocalypse. Exactement le genre de choix que l’édition tradi sanctionne habituellement : « un mathématicien, non mais ! qui cela peut-il bien intéresser ?… ». Alors forcément, le courage de l’auteur représente à mes yeux une vertu supplémentaire. Et je salue cette galerie d'individus brillants, atypiques voire déjantés, dont la psychologie délicieusement machiavélique fait accessoirement du roman un vrai traité de stratégie sociale, mais fera fuir à toutes jambes les lecteurs soucieux de s'identifier aux personnages.

En prime, même si Jacques Leroux n’est pas menacé de mort, très vite on le voit s’engager dans des décisions qui ne peuvent que mener à des catastrophes. Comme dans les romans d’aventure les plus addictifs, on a envie de lui crier « Mais arrête, bon sang, tu ne vois pas que ça va mal finir ? ».

Certains mystères sont décryptables assez vite, comme l’identité du mystérieux Quercus, du moins pour d'autres auteurs, qui savent comment on balade gentiment les lecteurs tout en s’offrant le luxe provocateur de leur servir des évidences sur un plateau. ;-)

L'intrigue générale est de très belle tenue. Bluffer les lecteurs de bout en bout, c’est l’un des arts que doit savoir pratiquer un auteur de romans à suspens. Mission accomplie avec brio sur ce point : l’auteur nous offre un final étincelant, succession de « surprises logiques » vraiment très satisfaisantes pour l’esprit. Bravo !

Enfin, la petite note douce-amère finale, que l’on sentait venir, n’en est pas moins une conclusion satisfaisante – de celles qui, en laissant planer des "si..., mais...", prolongent le goût d'un livre dans nos mémoires.

Toutes ces qualités cumulées font passer cul sec les nombreuses coquilles, fautes, etc. On en trouve d’ailleurs pléthore dans les romans autoédités, parfois même parmi les meilleurs, et cela ne gêne pas tout le monde.
(Je m’exprime souvent à ce sujet, parce que cela amène certains « experts » à railler l’autoédition sans discernement : ils ont grand tort, mais je reconnais qu’en général, les fautes me font souffrir autant qu’eux. « Élitisme » que je me fais pardonner, ou pas, en corrigeant beaucoup à titre bénévole. Sérieusement, les fautes dans un bon livre, c’est trop dommage !)

En fin de compte, ce Trimvirat m’a offert d’excellents moments, au point de me détourner toute une journée de l’écriture ; et même, beaucoup plus grave, des ebooks d’amis auteurs entassés – les ebooks, pas les auteurs ^^ – dans ma Pile à Lire depuis plus d’un an, et que je viens de trahir pour un parfait inconnu.

Tout ce que j’ai à dire pour ma défense, c’est que dans mon immense fatigue je peine à rester verrouillée sur une histoire, quels que soient son intérêt ou son niveau littéraire ; il me faut le piment d’un atypisme hors normes, ou d’un style rare comme celui de Bonbon, dont pourtant le thème m’a déplu. Hier, en panne d’inspiration, j’ai ouvert ma liseuse, feuilleté au hasard le début de Trimvirat… et m’y suis engluée jusqu’au bout.

Qu’en sera-t-il pour vous-même, mes ami(e)s ? Eh bien, si vous aimez le défi éditorial que constitue un univers complexe, décidé à cavaler en dehors des sentiers rebattus du roman à succès ; si votre esprit rebelle aime à se sentir entraîné dans une « private joke » qui laissera de marbre la majorité des lecteurs Amazon ; si la richesse et l’exactitude documentaire font vos délices au lieu de vous rebuter ; si vous attendez d’un livre qu’il vous ouvre tout grand le sac à malices d’un auteur futé et même retors… alors vous allez adorer Triumvirat.


P.S. : Enchantée, monsieur Bouffanges, d’apprendre que je ne suis pas seule à avoir trouvé soporifique le suricônisé 2001, Odyssée de l’espace.

mercredi 12 avril 2017

Éditeurs, néoéditeurs... États d'âme.




Comme je ne peux pas résister à une occasion d'ouvrir ma grande g... pour me faire des ennemis, j'ai réagi en commentaire en tombant sur cet article pas du tout récent, mais qui a le mérite de poser un problème avec mesure et sans parti-pris.

Je ne cesse de l'écrire (et mes billets à ce sujet ont parfois déplu) : si l'on choisit de s'autopublier, n'est-ce pas pour... rester libre ? :-) 

Voilà longtemps que je prédis la multiplication des offres de services aux auteurs indépendants, y compris de la part de l'édition ; laquelle, pour des raisons économiques, sera bien obligée de se reconvertir au moins en partie. 

Dans ces conditions, qu'apportent les néoéditeurs en tous genres qui chassent l'auteur parmi les autoédités ? 


● Si la seule différence  entre les néoéditeurs et un éditeur tradi, c'est d'accepter tout le monde sans aucun tri sur des critères de qualité et (forcément !) sans garantir aucune vente derrière, je ne vois pas trop où est l'intérêt.

L'avantage, au moins, d'un éditeur tradi sérieux, c'est qu'une fois qu'il a décidé de publier votre livre, il a les moyens d'en vendre un peu.  


● Si la seule différence entre les néoéditeurs et un simple prestataire de services, c'est de capter une partie des droits de leurs clients lorsque par chance ils "cartonnent", quel est l'intérêt pour les auteurs ? 

Attention, je n'insinue pas que c'est le cas de Librinova, étudié dans l'article en question : je remarque qu'être à la fois prestataire de services et éditeur ou agent, c'est un peu vouloir le beurre et l'argent du beurre, et qu'on se rapproche alors bigrement de la notion d'édition à compte d'auteur évoquée dans cet article.


La question qui tue, c'est peut-être : est-ce que bon nombre d'auteurs ne s'autoéditent pas uniquement pour contourner les filtres de l'édition tradi ? 

Je crois que nous connaissons tous la réponse. 


● Si ce contournement vise à publier des ouvrages atypiques, qui peinent à entrer dans le cadre très formaté des publications de l'édition tradi ; 
ou simplement à s'éclater en toute liberté en prenant soi-même toutes les décisions (thèmes, forme littéraire, couverture, promotion, etc), 
alors les auteurs concernés seront, comme moi, parfaitement heureux de leur sort. 


● Si en revanche, le contournement ne vise qu'à éviter de se faire boycotter pour cause de fautes, maladresses stylistiques, manque d'originalité, incohérences dans l'intrigue ou autres péchés de débutant, provisoires ou non, qui envoient immanquablement un manuscrit au panier dans l'édition tradi, 
alors l'aventure de l'autoédition peut conduire à beaucoup de frustrations, car éliminer les obstacles devant un cheval ne fait pas de lui un compétiteur performant, et tôt ou tard il se retrouvera devant un obstacle bien plus redoutable : l'avis des lecteurs. (oui, je suis sous l'influence de Toscan, mon feuilleton équestre ^^)

Bien sûr, on aura beau jeu de me répondre que le niveau d'exigence des lecteurs a beaucoup baissé, et que l'on voit des livres consternants à tous points de vue se faire acclamer et se vendre comme des petits pains.

Tant mieux, dans la mesure où il est très bien que chaque auteur trouve son public, et inversement, chaque lecteur le type d'ouvrage qui lui plaît. 
C'est pour cette raison précise que j'appelle sans trêve à la création d'une plateforme (de vente ou de redirection, peu importe) avec un moteur de recherche permettant aux lecteurs d'accéder très finement à ce qu'ils voudraient dénicher dans la masse des publications. 

Tant mieux, donc. Mais ! (car il y a un mais...) il serait bien qu'un moyen permette aussi aux lecteurs exigeants d'accéder à la littérature autoéditée de niveau "édition tradi".
Un moteur tel que mentionné ci-dessus ferait l'affaire. Sauf qu'il nécessite une évaluation préalable des ouvrages par des volontaires impartiaux, à la demande des auteurs intéressés, et c'est là que je me suis fait crucifier. "Bouh, l'élitiste !" :-)


Le statut d'autoédité devient encore moins cool lorsque, non contents d'être des auteurs libres, les auteurs de livres qui sont en deçà du niveau d'exigence de l'édition tradi marinent dans l'espérance de pouvoir proclamer enfin, un jour béni entre tous : "Je suis un auteur édité".

Fondée sur un complexe que nous devrions  tous combattre avec ardeur, l'espérance en question me semble assez répandue, et c'est sur ce terreau fécond que prospèrent les néoéditeurs. 

Pour le meilleur, peut-être, dans certains cas. Si des prestataires sérieux sont capables d'aider des auteurs à s'améliorer, puis de distribuer leurs livres en leur permettant de se vendre, youpi !

Pour le pire, si cela conduit à la prolifération de "prédateurs" (formule employée dans l'article précité). Lesquels, comme l'a fait et le fait encore l'édition à compte d'auteur, ne songent qu'à exploiter des auteurs en quête de visibilité.

Et là, mes ami(e)s, danger !... 

Donc, auteurs débutants, un conseil : avant de laisser vos plumes aux anges de la néoédition, assurez-vous que leurs intentions sont pures, et qu'ils ont vraiment les moyens de vous porter au firmament. 




dimanche 9 avril 2017

POURQUOI JE PUBLIE DES TEXTES COURTS




Celles et ceux qui me suivent depuis un certain temps m'ont vue débarquer sur Amazon avec un gros pavé : l'Intégrale 1 de ma saga SF/fantastique Élie et l'Apocalypse, plus de 800 pages.

Ensuite, j'ai publié dans la foulée mes romans de jeunesse, dont Autant en emporte le chergui, qui pèse tout de même ses 500 et quelques pages.

Et bien sûr, je continue à vous proposer la suite d'Élie et l'Apocalypse, même si, à raison d'environ 400 pages par volume avec beaucoup de recherches documentaires, cela ne va pas très vite. 

Alors, pourquoi me suis-je à présent spécialisée dans les publications courtes voire très courtes (entre 10 et 50 pages) : Apéribooks et feuilletons ?

Eh bien, pour de multiples raisons, que je vous livre ici comme elles me viennent.


Faciliter la tâche des chroniqueurs.

Blogueurs et auteurs-chroniqueurs ont des PAL (Piles À Lire) si vertigineuses que bien souvent, les délais pour rendre un avis sur un roman de taille moyenne atteignent, voire dépassent 6 mois.

Or, nous autres auteurs, c'est dès la parution qu'on a besoin d'avis, que ce soit pour rectifier le tir ou pour faire connaître son livre !

Alors une « petite bouchée gourmande », comme dit la blogueuse Cali Marion Carlier (Le Calidoscope), ça peut se caser pendant les transports, lors d'une pause, dans une salle d'attente ou avant de s'endormir les soirs de grosse fatigue. 

Aussitôt eu, aussitôt lu. Et tout le monde y gagne : 
les chroniqueurs (et hop, un livre de moins !) ; 
les auteurs, qui obtiennent un retour ultrarapide sur leur travail ; 
et les lecteurs, qui n'ont pas besoin d'attendre pour avoir l'avis de la blogo sur une nouvelle parution.


Maintenir l'intérêt des lecteurs.

C'est la suite logique du point précédent. Si vous proposez une histoire très longue, vous constaterez qu'en dehors de vos « fans », beaucoup de lecteurs se demanderont quand et où caser cette copieuse lecture.

À moins de disposer de beaucoup de loisirs, ils liront par petits bouts, le soir, le weekend... avec cet inconvénient : devoir, à chaque fois, s'extirper de l'ambiance du livre et s'y replonger. Ou alors, et nous avons tous connu ça, ils devront passer des nuits blanches !

Si vous publiez une suite, c'est encore pire. Les lecteurs vont devoir l'attendre pendant toute une année (rarement moins, souvent davantage). Grosse frustration. Et dur dur de se réapproprier un univers après en être resté éloigné si longtemps... 
L'expérience d'Élie et l'Apocalypse, énorme chantier qui dure depuis 2007, m'a sensibilisée à ce problème que représentent les séries pour les lecteurs.

Conséquence logique, ils sont de plus en plus nombreux à déclarer qu'ils évitent d'emblée les romans en plusieurs tomes. À moins d'être sûrs d'avoir l'audience d'un George R. R. Martins, les auteurs feraient bien d'en tenir compte.

Ce n'est pas pour rien que la plupart des grands écrivains ont été feuilletonnistes : ils publiaient dans des journaux, à un rythme hebdomadaire voire quotidien. L'intérêt du public restait stimulé sur le long terme, sans overdose – et à l'inverse, sans risque de les oublier.


Soutenir sa motivation en tant qu'auteur.

Se lancer dans un roman-fleuve, c'est bien beau, mais on part sur du long, parfois du très long terme ; surtout qu'à l'écriture proprement dite il faudra ajouter le temps des corrections et des bêta-lectures. Le risque de découragement est proportionnel à la durée de l'aventure.

En plus, ce qui nous motive, ce sont les interactions avec nos lecteurs. À moins d'avoir publié précédemment un best-seller, on risque de se retrouver coupé du monde pendant notre long travail. 
Non seulement on manquera parfois de courage, mais aussi de stimulation, car bien souvent l'on enrichit son imaginaire au fil des échanges.

Écrire plus court, c'est publier plus souvent, interagir en permanence, bref rester actif, créatif, mobilisé et présent auprès des lecteurs.


Varier les plaisirs.

Avantage supplémentaire, cela permet aussi de varier les plaisirs en passant plus rapidement d'un ouvrage à l'autre, voire d'un genre à l'autre. 

Pas de routine, pas d'émoussement de l'inspiration, on peut explorer tous les terrains de jeu possibles et en faire profiter nos lecteurs. En avant, toute !

D'accord, la pratique du feuilleton n'est pas dénuée de contraintes ; mais il est toujours moins difficile de s'atteler à un épisode d'une dizaine de pages qu'à un roman. Alors si vous êtes sujet à l'angoisse de la page blanche, écrivez plutôt des textes courts, vous m'en direz... des nouvelles. :-)


Promouvoir un juste rapport qualité-prix.

Voilà longtemps que je me bats pour que les indés ne se croient pas obligés de se brader. 0,99 €, prix plancher sur Amazon, pour un roman de 2 ou 300 pages, c'est dévaloriser le travail d'un auteur qui y a mis tout son cœur, son savoir-faire, et y a consacré des centaines voire des milliers d'heures.

De plus, proposer son ouvrage à bas prix ou gratuitement, comme le font beaucoup d'auteurs dont la seule ambition est de rencontrer leurs lecteurs (je l'ai fait aussi au début, je vous l'avoue), c'est hélas pénalisant, car bien des lecteurs ont à l'esprit l'amalgame « pas cher = pas bon ».

Certes, les livres publiés par éditeur sont souvent trop chers pour les petits budgets. Alors publier des textes courts, mais très soignés (toujours ce concept de « bouchée gourmande ») me paraît un bon compromis pour respecter à la fois les lecteurs et les auteurs.

Au départ, un ami auteur m'a mise en garde contre la tendance des lecteurs à évaluer plutôt un livre en fonction du rapport prix-nombre de pages. Je constate néanmoins que jusqu'ici, un seul lecteur (auteur aussi) a fait savoir qu'il trouvait mon texte trop court pour le prix.

Du « bon » plutôt que du « long », si cela devenait courant, cela arrangerait tout le monde, compacterait les budgets lecture, et accréditerait l'idée que les textes autoédités ont eux aussi de la valeur.



S'adapter aux nouveaux modes de lecture.


Il n'y a pas que les blogueurs littéraires qui lisent de plus en plus dans les transports ou pendant leurs pauses. C'est le cas des lecteurs en général, et ils le font de plus en plus sur liseuse, tablette ou smartphone, outils avec lesquels il est pénible de parcourir un pavé de bout en bout. 

Je suis convaincue que les modes de lecture rapide, feuilletons ou nouvelles, vont devenir majoritaires dans l'avenir. Nous sommes à l'ère du zapping, ne l'oublions pas... 


Alors, répondre à ce besoin constitue, à mon sens, un enjeu d'avenir pour l'indésphère, capable de plus vite s'adapter aux nouvelles tendances que l'édition traditionnelle.

Un mois et demi après la publication de cet article, j'ai trouvé la confirmation de mes certitudes dans cet article.

Il y est dit que le feuilleton, en particulier, a un beau renouveau en perspective, comme je l'avais écrit en conclusion ci-dessous. 
Je n'en ai jamais douté : en 2012, j'avais même créé le projet d'un site dédié à la lecture sous forme d'épisodes.






Enfin, un petit critère technique tout bête...

qui ne vaut sans doute que pour le vieux machin que je suis : j'ai pris l'habitude de publier sur KDP (Amazon) en format .html, très facile à mettre en œuvre à partir d'un fichier open document.

Le problème, c'est que dans le cas d'un long ouvrage, les lecteurs doivent pouvoir naviguer grâce aux repères que constituent les chapitres dans la table des matière analogique. 
Or, cette table n'est pas générée à partir du format html ; pour cela, il faut insérer sur KDP du format ePub ou .mobi. Cela nécessite de passer par divers outils de conversion et de vérification. 
Et moi, je n'ai pas assez de pratique dans ce domaine pour faire cela vite et sans prise de tête.

Avec un texte court, la table des matières n'est pas aussi indispensable, alors je publie en .html comme je l'ai toujours fait : en deux clics, mon fichier est sur KDP, et j'évite de perdre du temps et de stresser sottement. Voilà, je l'ai dit !


Publier tant que je le peux encore.

Ça aussi, c'est un critère très personnel : avec ma petite santé, je ne sais jamais si j'arriverai à publier tous mes fonds de tiroir et mes nouveaux manuscrits en cours d'écriture.

Alors en publiant des histoires courtes, faciles à boucler sans bâcler, ou en découpant mes plus gros ouvrages inédits en épisodes de feuilleton, je peux avancer plus vite et sans me sentir trop dépassée par cette vaste entreprise.


Oui mais...

Vous m'objecterez, avec raison, que des ebooks vendus 0,99 € n'ouvrent pas droit aux offres éclair Amazon, véritable Graal pour les auteurs.

J'entends déjà les couplets contre le géant américain. Moi aussi j'aimerais bien que nous disposions d'autre solutions, je me suis beaucoup battue pour cela, mais soyons réalistes : à l'heure actuelle, il n'y a qu'Amazon pour nous offrir l'occasion d'une réelle visibilité. Alors se priver de cette opportunité, bien sûr, ça donne à réfléchir.

Pour moi, la solution est simple : je publie des formats courts (Apéribooks ou épisodes), et le moment venu, je les réunirai en intégrales : ce n'est pas nouveau, Chris Simon, par exemple, est une habituée de cet exercice sur Kindle.

J'ajouterai des bonus inédits pour le plaisir de mes lecteurs, et les intégrales leur seront proposées en lecture gratuite via les abonnements Amazon, pour ne pas désavantager ceux qui auront déjà téléchargé les épisodes.
Pour cela, je devrai inscrire ces intégrales à KDP Select, ce qui empêche de les proposer sur d'autres plateformes. Contrainte mineure à mes yeux.

L'intégrale me ramènera dans les clous du prix initial exigé pour les offres éclair : « Et voilà », comme dirait The Mentalist en français dans le texte.

J'en profiterai pour proposer aussi une version papier : ayant publié suffisamment pour satisfaire mes lecteurs et faire baisser ma PAP (Pile À Publier), je pourrai me consacrer à la mise en page soigneuse d'un fichier pour impression
Sans devoir bâcler ma tâche (par exemple, j'essaie de respecter scrupuleusement les règles de césure, ce que ne font pas les traitements de texte) ; ni avoir l'impression de l'accomplir au détriment de l'écriture et de la publication numérique. Que du bonheur...


Pour finir, la question du prix...

Quand j'ai lancé la formule Apéribook, un ou deux auteurs ont prédit que le prix serait un obstacle.

Sur Amazon, le prix minimum est de 0,99 €, impossible d'aller en dessous ; et les auteurs en question pensaient que les lecteurs trouveraient ce tarif excessif pour quelques dizaines de pages. 
J'avais alors répondu à leurs craintes dans le billet : Un auteur doit-il se brader ?

Aujourd'hui, d'autres indés se sont mis aux formats courts, et je pense que la question n'a plus lieu de se poser. De mon côté, à part un commentaire assassin laissé par un auteur sur deux de mes ouvrages, je n'ai enregistré aucune réaction négative quant au rapport prix/quantité.



Chers ami(e)s auteurs, j'espère que ce bref tour d'horizon vous aura apporté quelque chose d'utile. Je suis d'ailleurs convaincue que la résurgence du format feuilleton, qui a tant fait pour la popularisation des auteurs classiques, fera beaucoup, dans l'avenir, pour la reconnaissance des auteurs autoédités. 
Chers ami(e)s blog'litt, vous êtes déjà nombreux à m'avoir signifié que ce format court vous arrange : j'en suis très heureuse. Après tout, si on lit ou écrit, c'est en grande partie pour cela : communiquer par livre interposé, dans l'espérance d'une mutuelle satisfaction.