Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


samedi 12 août 2017

On ne peut pas tout faire




Mes ami(e)s, ce soir je vais vous poser une question bizarre : 

Êtes-vous sûrs de vouloir chercher des lecteurs ? 😋


En l'occurrence, je rebondis sur une proposition de débat postée sur facebook, dans mon groupe de discussions Le salon littéraire. (Merci à Pauline Becker pour cette bonne idée).

Le point de départ était le partage d'un article qui donne des conseils sur les méthodes de promotion – conseils très judicieux, d'ailleurs : ce sont ceux que dispensent tous les indés qui ont réussi.

Toutefois, je ne me sens pas du tout en phase avec la recommandation suivante : 
« Mettez en place un système de promotion avant de publier, et non l'inverse. »

De mon côté, je fais exactement le contraire : je publie à tour de bras. Pour le reste, on verra plus tard.

Car, permettez-moi de poser la question : que voulons-nous, nous autres auteurs ?

En ce qui me concerne, j'ai fait un choix : j'ai trop de manuscrits dans mes tiroirs, trop d'épisodes de feuilletons à publier, trop d'idées à mettre en chantier, sans compter ma saga Élie et l'Apocalypse à achever.

La vérité, c'est que l'on ne peut pas tout faire.


J'ai choisi de faire le minimum en matière de promotion de mes livres. Et je fais ce qui représente ma priorité : j'écris.

J'écris mes propres livres quand j'en trouve le temps : c'est ma passion.
J'écris pour d'autres auteurs, c'est un métier que j'aime.
J'écris des articles didactiques pour rendre service, et j'aime ça aussi.

Avec tout cela, je ne trouve même pas le temps de mettre en format imprimé mes ebooks publiés depuis 2015 ; alors comment trouverais-je celui de battre la campagne pour séduire des lecteurs ?

On peut ne pas partager ma façon de voir les choses. Je comprends très bien que l'on ait besoin de quelques lecteurs à titre d'encouragement. Mais les blogueurs littéraires et les groupes facebook sont là pour cela, ainsi que les bêta-lecteurs. Les auteurs se lisent et se soutiennent aussi entre eux. Il y a donc plusieurs moyens d'obtenir des retours, de ne pas moisir dans l'isolement.

Ce que je pense, c'est que l'écriture passe avant les ventes. C'est d'ailleurs la logique même. Les auteurs qui sont restés dans l'histoire de la littérature l'ont fait grâce à la qualité d'un ouvrage ou de toute une œuvre, pas grâce à des stratégies de marketing. D'accord, certains se démenaient comme des beaux diables, mais à une époque où la concurrence était infiniment moins nombreuse.

Aujourd'hui, un auteur autoédité (ou édité, d'ailleurs, quoique ces derniers aient moins de handicaps à surmonter) est une goutte d'eau dans l'océan.

La vérité, c'est que l'on ne peut pas tout faire. (bis)


Si vous êtes débutant, n'espérez pas pondre d'emblée un best-seller. Pour atteindre ce but – et très peu d'auteurs y parviennent –, il faut avant tout perfectionner son écriture, acquérir de l'expérience.

La plus formidable stratégie de promotion ne fera pas aimer votre livre s'il n'est pas assez bon. Si vous réussissez à en vendre un certain nombre et que les lecteurs sont déçus, vous aurez gâché toutes vos chances.

Aussi, ne mettez pas la charrue avant les bœufs. Exercez-vous jusqu'à avoir le sentiment que vous maîtrisez l'écriture. Ensuite, écrivez un livre et peaufinez-le avant publication. Demandez des avis et retouchez votre travail si besoin est. Après seulement, vous pourrez envisager d'en faire la promotion.

Si vous êtes déjà à l'aise et sûr de votre plume, songez à vous constituer une petite collection d'ouvrages. Car une fois entré dans la phase de promotion, vous n'aurez pas forcément le temps de continuer à écrire dans d'aussi bonnes conditions. La promo, je le répète, c'est chronophage et énergivore. C'est pour cette raison que l'édition indépendante constitue un vrai métier ; il faut porter plusieurs casquettes. C'est difficile, surtout si l'on est un auteur « littéraire » – spécialité qui exige un travail approfondi sur chaque ouvrage.

La vérité, c'est que l'on ne peut pas tout faire. (ter)


L'avantage de l'autoédition, c'est que vos livres ne vont pas passer quelques semaines seulement en librairie : ils resteront à jamais disponibles sur leur plateforme de publication. Il sera toujours temps d'effectuer du « battage » le moment venu – sauf, bien entendu, si votre ouvrage colle à l'actualité et risque de ne plus intéresser personne après coup.

Je suis consciente qu'il est très dur, pour un auteur, d'écrire un livre et de ne pas se mettre immédiatement en quête de lecteurs, en espérant avoir le plaisir de nombreux retours.

Mais d'abord, seraient-ils si nombreux que cela ? En autoédition, les lecteurs se gagnent sur des années. Au début, il peut être plus efficace de solliciter des chroniques de blogueurs littéraires ou l'avis de ses amis auteurs. Parfois, si vous êtes actif dans la communauté, les uns et les autres viennent à vous tout seuls ou presque. 

Et puis, qu'est-ce qui compte : satisfaire pleinement vos lecteurs, de telle façon qu'ils enchaîneront avec un autre de vos livres déjà publiés ? Ou leur donner moyennement satisfaction, puis qu'ils doivent attendre un an votre prochaine publication ?

Et dites-moi, qu'est-ce qui est important pour vous : laisser derrière vous des écrits de valeur ? Ou bien vous acharner à vendre une production littéraire limitée en nombre ou en qualité à cause d'un manque de temps et de concentration ? 

Moi, j'ai fait mon choix : le service minimum en matière de promotion. Parce que…

La vérité, c'est que l'on ne peut pas tout faire. Ainsi soit-il.


Bien sûr, il y a des auteurs qui réussissent les deux : écrire et promouvoir. Bravo à eux ! Pour moi, ce sont de véritables extra-terrestres.
Peut-être sont-ils moins isolés que je ne le suis ? Quand on se débrouille seul, il faudrait être Shiva pour s'en sortir sur tous les fronts. 

Quant à vous, vous ferez comme vous l'entendrez. L'écriture est une passion, il faut la vivre dans la joie, sans se forcer. Et précisément, la promotion n'est guère notre activité de prédilection… Alors, ne vous sentez pas obligé de vendre ou d'essayer de vendre. Vous ne devez rien à personne (c'est l'un des charmes de l'autoédition : pas d'éditeur pour vous mordiller les jarrets comme un chien de berger) ; et tout ce que vous vous devez à vous-même, c'est de publier des ouvrages aussi accomplis que possible. 

Au fond, vous êtes là pour écrire, n'est-ce pas ?


Pour finir, mes ami(e)s, je m'amuserai à parodier Francis Bacon :

"Écrivez, écrivez, il en restera toujours quelque chose." 

À bon entendeur, salut ! 😉