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On m'a demandé ce que veut exprimer l'image ci-dessus. Réponse : le désir ardent – qui fonde l'art d'écrire – de rendre ses textes plus affûtés, plus rayonnants ;

l'amour de la littérature, le goût de l'atypisme, l'exigence vis-à-vis de soi-même… Mais par-dessus tout, je voudrais simplement être un peintre de la vie.


mercredi 27 septembre 2017

En littérature comme en amour…



En littérature comme en amour, le plus grand des plaisirs, c'est d'en donner à autrui. OK, cette affirmation n'engage que moi ; mais il me semble que nous sommes très nombreux à voir les choses de cette manière. Attention, cela n'empêche pas de prendre aussi du plaisir à recevoir en retour.

Certes, il y a des personnes vénales qui couchent par intérêt, pour l'argent ou pour un statut. Si, si, ça arrive ! 😁

Il y a aussi des égotiques habitués à trop recevoir, et qui croient avoir tout donné quand ils n'ont « fait que leur devoir, et bien petitement », comme disait une grande dame à laquelle je songe souvent.


N'allez surtout pas croire qu'en ce qui concerne les auteurs, j'ai la moindre inimitié envers l'une ou l'autre de ces catégories. Si j'ai choisi pour les décrire des raccourcis un peu provocateurs, c'est seulement parce que ça les rend plus facile à mémoriser.

Écrire pour vendre, c'est un choix professionnel tout à fait respectable. Va-t-on reprocher à un ébéniste ou à un artiste peintre de ne pas pratiquer l'art pour l'art ?… Il faut bien vivre !

Quant à l'ego, il est souvent puissant chez les auteurs en tant que corollaire d'une personnalité sortant de l'ordinaire ; il serait donc absurde de le leur reprocher.

Le seul problème, c'est lorsque ces deux tendances, parfois, conduisent à des comportements négligents :

• En voulant publier à la chaîne dans un but purement mercantile, certains auteurs « vénaux » n'ont pas le temps de peaufiner et se disent que peu importe, ça se vendra quand même. Un peu comme un député assez connu qui, dans l'avion l'emmenant rendre visite ses électeurs, confiait aux journalistes « je vais voir mes veaux », il y a des pisse-bouquin qui prennent les lecteurs pour… des bœufs. 

• Certains auteurs « égotiques », qui pondent des premiers jets auto-perçus comme des traits de génie, considèrent que remanier leur chef-d'œuvre attenterait à sa pureté originelle, à son élan spontané. 
En amour, ceux-là seraient de l'espèce qui ne se lave pas avant de passer à l'acte, parce que c'est tellement plus excitant quand ça sent le fauve… Comparaison répugnante, je vous l'accorde (en me hâtant de préciser que je n'ai jamais eu affaire à ce genre de spécimen 😱).

Heureusement, les individus à vocation vénale ou égotique ne représentent la norme ni en amour, ni en littérature. Chez les auteurs autoédités, de tels profils-là n'en sont pas moins très visibles, par contraste avec l'immense vivier des autres, les passionnés qui se donnent à fond sans vilaine arrière-pensée.


Si, en examinant à la manière d'un entomologiste ou d'un expert en faune sauvage celle qui peuple le grand marécage de l'autoédition, l'on voulait classer ces autres autoédités selon leurs motivations, voici ce que l'on pourrait obtenir, entre autres (suite à de nombreuses réactions, je précise que je ne prétend spas lister ici toutes les catégories d'auteurs, mais seulement illustrer le propos de ce billet) :


● Des auteurs « pour soi » : 

Ceux qui, au départ, écrivent pour eux-mêmes, comme on rédige un journal intime. Des onanistes littéraires, en quelque sorte : ceux-là pratiquent l'écriture pour l'hygiène, oserai-je dire.

Leur écriture peut être cathartique – représenter un processus de guérison. Il s'agit alors souvent d'un accouchement dans la douleur, et certains éditeurs se sont fait une spécialité de jouer les obstétriciens pour écrivains tourmentés.

Plus généralement, l'écriture pour soi vise ni plus ni moins qu'une satisfaction personnelle. Oui, un peu comme Brigitte Bardot quand elle n'avait « besoin de personne »… La Harley Davidson de ces auteurs-là, c'est la déesse de l'inspiration (Koridwen chez les Celtes, au hasard. Holà, holà ! n'en profitez pas pour sauter à des conclusions licencieuses) qu'ils chevauchent avec fougue et hardiesse à travers les vastes plaines de leur imaginaire. Si ces quelques mots vous inspirent le désir irrésitible d'enfiler votre cuir et de faire rugir la machine, vous appartenez sans doute à cette catégorie.

Donc, les auteurs qui écrivent pour eux se donnent du plaisir tout seuls du simple fait d'écrire ; une fois le manuscrit parvenu à conclusion, ils peuvent très bien l'oublier au fond d'un tiroir et passer à autre chose.


● Des auteurs qui écrivent pour communiquer

Ceux-là ont besoin de partager, de procurer du bonheur à un public réceptif. Chaque mot est une caresse adressée au lecteur ; chaque phrase, une musique qui espère le faire vibrer. En guise d'accroche marketing, « Viens là, que je te fasse du bien » est leur invitation à la valse, leur cri d'amour dans le désert.

Bon, pas vraiment dans le désert, car ce n'est pas pour autant un plaisir à sens unique. Car bien sûr, qui donne reçoit. Pas forcément en abondance (1 à 2 % de commentaires sur Amazon en moyenne, c'est bien peu), ni toujours avec justice (on pense aux commentaires méchants laissés par des lecteurs si agressifs que, parfois, l'on se demande si ce ne sont pas… des auteurs ! 😉). Mais ce qui compte, je pense que vous serez d'accord avec moi, c'est la précieuse minorité qui vous soutient avec chaleur.


Entre ces deux pôles un peu caricaturaux, il existe naturellement une infinité de nuances, ou d'évolutions possibles. Je ne citerai ici que celles qui entrent dans le cadre de mon propos :


● L'auteur « pour soi » peut se métamorphoser en auteur autoédité.

Après avoir écrit sans intention de communiquer, il se décide à publier – soit à l'intention d'un cercle restreint, soit parce qu'il se dit qu'après tout, son manuscrit intéressera peut-être des inconnus.

Lorsque cet auteur ne sait pas comment mettre son ouvrage sous une forme adéquate, le résultat peut piquer les yeux, et c'est bien dommage : l'une des vertus de l'autoédition, je ne le répèterai jamais assez, c'est que tout le monde peut s'exprimer publiquement sans passer par le filtre d'un éditeur qui décide ce qui est, ou non, digne d'être publié ou apte à s'insérer dans ses collections. S'autoéditer, cela évite d'être blackboulé à cause de la tendance de l'édition à pratiquer un formatage commercial, ou une sélection endogamique, en clair : priorité au copinage.

Cependant, bien souvent, une mise au propre (corrections et mise en forme) ne serait pas du luxe, sans parler de conseils techniques ou d'un coaching si cet autoédité « non prémédité » se pique au jeu et décide de rééditer l'expérience.

Par « ce ne serait pas du luxe », je veux dire qu'on aimerait voir se réduire le nombre de publications terriblement inabouties, pour l'excellente raison qu'elles font du tort à leurs auteurs et à l'image globale de l'autoédition.

La mise au propre reste toutefois du luxe en termes d'accessibilité : ces services sont rarement gratuits, quoique l'entraide existe – c'est une autre grande vertu de l'autoédition. Et quand bien même ils le seraient, les auteurs débutants ne se rendent pas toujours compte que leurs textes pourraient, ou devraient, être améliorés. Raisons pour lesquelles je m'évertue à publier des articles pour attirer leur attention sur ce problème, ou à créer des structures, notamment des groupes facebook d'entraide, pour leur faciliter la tâche.


● Le cas le plus fréquent, c'est l'auteur « mixte » : il écrit comme pour lui-même, mais sans jamais perdre de vue qu'il sera lu par des tiers. 

Démarche quelque peu schizophrène, je vous l'accorde. Mais qui prétend que les auteurs sont des gens comme tout le monde ? Si tant de grands poètes et de grands romanciers ont éclos parmi les fous (ou individus définis comme tels par une société normative et dénuée d'imagination), ce n'est peut-être pas un pur hasard.

L'auteur mixte est parfois un auteur qui, tout en puisant sans lésiner dans son vécu et ses sentiments, prend en compte les attentes et les besoins des lecteurs, par penchant naturel ou parce qu'il sait cette précaution indispensable.

À l'inverse, même si un auteur part d'une démarche commerciale (tel genre ou thème pour cibler tel public…), son livre n'en sera pas moins, la plupart du temps, le fruit d'une immersion dans son vécu, ses émotions, son subconscient.

Tout roman à succès naît de cette intimité, de cette plongée intime, normalement étrangère aux rédacteurs d'ouvrages pratiques ou de manuels scolaires ; mais à condition, bien sûr, qu'il soit aussi bien écrit et bien présenté.


En combinant investissement personnel et souci des lecteurs, un auteur « mixte » est porté à donner le meilleur de lui-même.

Loin de compter sur une histoire originale ou à la mode, il demeure attentif à fournir un travail de qualité sur le plan du style et de l'orthographe, à soigner ses intrigues et ses personnages, à se montrer clair et explicite, à anticiper les contresens ou les malentendus en se rappelant que le lecteur ne peut pas toujours percevoir nos habiles sous-entendus et deviner nos subtiles intentions. 😋

Lorsque l'auteur s'enlise au cours de sa mission, c'est parce qu'il débute en écriture ; ou simplement parce que, sauf rarissime exception, tout auteur a besoin de recourir à un bon éditeur ou un bon correcteur pour parachever son ouvrage ; ou pour d'autres raisons encore – qui, toutes, rappellent à nos âmes exigeantes que la perfection n'est pas de ce monde.

L'auteur débutant ou trop isolé qui publie malgré lui un livre inabouti en sera si navré qu'il serait bien cruel de l'accabler ! Et l'on peut parier que les erreurs qu'il aura commises ne le seront pas deux fois. À force de travail, la grenouille pourra devenir, non un bœuf, mais un prince de l'écriture, comme j'en ai vu éclore quelques-uns sur l'indésphère.


C'est ce genre d'auteurs que j'aide à tour de bras et en faveur desquels je n'ai cessé de mener ou soutenir divers projets et actions, depuis l'association L'Écurie Littéraire en 2012 jusqu'à des réécritures ou corrections gratuites, en passant par mes groupes facebook d'aide ou de promotion, sans compter le projet de fédération et de site-vitrine initié avec Alexy Soulberry.

Ah ! N'oublions pas mes articles, pomme de discorde avec certains auteurs indépendants.

Car parmi ces articles, il n'y a pas que des billets pédagogiques d'aide aux auteurs. Il y a aussi, et cela m'a valu quelques réactions hostiles, des harangues assez énergiques pour alerter la communauté sur le nombre d'ouvrages bâclés qui polluent – je pèse mes mots – l'autoédition.

Permettez-moi d'insister pour enfin clore ce pénible malentendu : les auteurs que je vise dans ces critiques, ce sont avant tout des bâcleurs impénitents à vocation « vénale » ou « égotique ».

Parce que les bâcleurs de ces deux catégories assument intrépidement leur négligence ; et ça donne très envie de distribuer des baffes labels, ne serait-ce que pour empêcher les auteurs plus perfectionnistes de se retrouver dans le même sac.


Mes articles polémiques s'adressent aussi, mais seulement pour les inciter à réviser leur mode opérationnel, aux bâcleurs « non prémédités » qui, au départ, pensaient n'écrire que pour eux et ont fini par publier à l'état brut ou presque, faute d'expérience ou de ressources.


En résumé, quand je déplore un manque de qualité littéraire dans l'énorme production autoéditée, je ne cherche évidemment pas à complexer les auteurs qui font de leur mieux, ceux qui sont déjà malheureux d'avoir trébuché çà et là ; nous trébuchons tous, et aucun ouvrage n'est impeccable, jamais.

Je m'adresse à ceux que je vois s'exprimer sur le Net avec arrogance ou inconscience ; ceux avec lesquels j'ai déjà argumenté ou vu argumenter, toujours en vain ; ceux qui soutiennent mordicus que l'esprit même de l'autoédition, c'est le droit de publier ce que bon leur semble, même sous une forme presque illisible ; ceux qui se prennent pour Mel Gibson dans Braveheart et déclament « LIIIBEERTÉÉÉ ! » en versant leur sang leur daube indigeste sur le public hébété.

Autrement dit, je critique, ou veux faire réfléchir, tous ceux qui zappent complètement la satisfaction des lecteurs.


Les bâcleurs « vénaux » ou « égotiques » sont impossibles à raisonner. Hélas, les raisonnements tordus qu'ils répandent pour se justifier (relayés par des auteurs tout à fait sérieux qui les soutiennent par principe, c'est navrant…) contaminent parfois les auteurs débutants ; lesquels se voient ainsi encouragés à faire l'économie du labeur préalable à la publication – appelé non sans raison « travail éditorial » – que les auteurs plus aguerris regardent comme indispensable.

En matière d'arguments pourris pour justifier la publication bâclée, on lit vraiment n'importe quelle salade. Voici un petit florilège :


« Prôner la qualité, c'est être un affreux élitiste. »

Oups, les auteurs de cet argument-ci diraient plutôt « parler de », parce qu'en employant le verbe « prôner », ils se sentiraient devenus, eux aussi, d'affreux élitistes.

C'est bien connu, aux yeux d'une certaine caste démagogue à outrance, toute allusion à la qualité littéraire, tout éloge du style ou de l'orthographe, sont des crachats subversifs sur la statue du Bon Peuple ; lequel, nous a expliqué Jean-Jacques Rousseau, pour être bon doit être « sauvage », c'est-à-dire ignorant.

Comme exemple de littérature anti-élitiste, je vous conseille de lire (enfin, essayez toujours…) Christine Angot, chef d'escadrille d'une cercle de pseudo-intellectuels spécialisés en écrivomissures que, très délibérément, ils dégobillent à hauteur de caniveau. Le joyeux marigot germanopratin en compte quelques autres du même tonneau, quoique moins emblématiques.

Ne nous attardons plus sur la fable de « l'élitisme » : cet argument révolte les humanistes de mon espèce, convaincus qu'au contraire, une culture de qualité est source d'émancipation.


« De toute façon, la qualité, c'est subjectif. »

Ben voyons ! Cet argument particulièrement vicieux (et très employé) prétend nous faire confondre « valeur » et « qualité ».

Oh, certes, il serait très subjectif de classer des ouvrages du « meilleur » au « moins bon », car le résultat dépendrait des préférences et de la formation de chaque lecteur : l'un place Voyage au bout de la Nuit au firmament de la littérature, un autre ne jure que par À la recherche du temps perdu, qu'un troisième aura rejeté dès la première page ; et ainsi de suite. En l'occurrence, il est question de valeur, que chacun jauge selon ses propres critères.

En revanche, c'est avec un large consensus que les lecteurs (du moins, les lecteurs un peu avertis – cf paragraphe suivant) cloueront au pilori un livre bourré de fautes grossières, d'invraisemblances, de contresens, de platitudes, de clichés, d'erreurs psychologiques… et mal présenté par-dessus le marché. Or, c'est de cela qu'il est question quand on parle de qualité.


« De toute façon, on trouve aussi des fautes dans les livres publiés par éditeur. »

Pour commencer, il ne faut pas confondre l'édition sérieuse (grandes maisons ou petits éditeurs passionnés) avec la foultitude de pseudo-éditeurs soit cupides, soit bien intentionnés mais plus ou moins incompétents, qui captent vos droits et/ou vos sous en échange d'un service éditorial indigent, voire inexistant : pas de corrections (ou mauvaises), pas de mise en page de qualité pro, pas d'aide à la publication, pas de diffusion/distribution, pas de promotion.

Même les livres publiés par la grande édition peuvent receler des coquilles, bien entendu. C'est même de plus en plus fréquent à mesure que, dans ce secteur en crise, fondent les budgets consacrés à la correction. N'empêche : les lecteurs sont sûrs de trouver, dans ce que publie l'édition sérieuse, des ouvrages offrant un minimum de qualité sur ce plan-là.

Quant à l'intérêt du contenu, c'est un autre débat ; mais si l'édition n'est pas irréprochable en la matière, l'autoédition ferait bien, là encore, de loucher sur son propre cas. Parce qu'une usine à daube de format industriel n'a rien à envier, en termes de pollution littéraire, à des milliers d'autoéditeurs qui saloperaient du frichti bas de gamme dans leur cuisine (surtout que l'usine vendra plus cher, donc fera moins de dégâts sur les lecteurs les plus vulnérables). Et le fait de bâcler ça chez soi, en « amateur », ne confère à ces fumistes aucune noblesse intrinsèque : ils ne font que se foutre du monde avec les moyens du bord. 


« De toute façon, les lecteurs ne voient pas la différence. »

Aïe. Cette fois, je dois avouer que les négligents marquent un point. Et ce point-là me fait très mal ! Car en effet, par suite d'une formation, disons incomplète, une partie du lectorat ne fait pas la différence entre une phrase correcte et une brochette de fautes énormes, ne discerne pas les absurdités les plus grossières dans une intrigue, ou encore avale, comme un canard sa pâtée, de pleines bétonnières de lieux communs.

Ce sont des lecteurs extrémistes issus de cette frange-là qui, frustrés de ne pas eu leur ration de boue (restons polis) laissent sur les ouvrages un peu « littéraires » des commentaires vengeurs du style « Cé nule, on conprant rien. »

Ce n'est pas de leur faute – sans jeu de mots – et je ne juge personne : on appréhende un texte en fonction de ses précédentes expériences de lecture. Raison pour laquelle je m'inquiète tant de voir une marée de textes gravement inaboutis, mais gratuits ou à bas prix donc consommables en masse, déferler sur le grand public par le biais de l'autoédition et de la pseudo-édition.

Par chance, la majorité des lecteurs est encore sensible à une prose soignée. En choisissant de ne pas en tenir compte, les adeptes de la publication bâclée pèchent gravement par mépris de leur clientèle.


Contrairement aux apparences, cette petite revue de leurs arguments malhonnêtes n'avait pas du tout pour but de vous précipiter le moral dans les chaussettes.

Laissons les auteurs désireux de se faire marchands de soupe vendre ce qu'ils pourront, que ce soit pour encaisser des royalties imméritées ou pour se faire mousser en répandant comme… enfin, vous m'avez comprise – leurs premiers jets si inspirés que toute correction orthographique leur semblerait tarir cette substantifique moelle.

Occupons-nous plutôt des autres, ceux qui voudraient bien mais ne peuvent point, comme chantait Annie Cordy ; et passons aux solutions.

Voilà longtemps que je gamberge sur le sujet et que je fais ce que je peux de toutes les manières possibles. Autant faire pipi sur un incendie de forêt (même si en matière d'incontinence, je fus dans mon enfance une championne olympique, comme le savent les lecteurs d'Autant en emporte le chergui 😉).

Le projet de Fédération des auteurs indépendants ayant échoué, faute de consensus, suite à une farouche petite guerre anti-qualité, je me suis finalement résolue, au terme d'une très longue rumination sur ce que cela va me coûter en termes de temps et d'énergie (mais en littérature comme en amour, on ne lésine pas !), à mettre en place une solution moins ambitieuse : réactiver l'association L'Écurie Littéraire – à travers laquelle, en 2012-2013, je m'employais avec une petite équipe enthousiasmante à brancher des auteurs sur des correcteurs bénévoles et des bêta-lecteurs.

L'association nouvelle formule se verra attribuer des missions beaucoup plus diversifiées qu'à l'origine, de manière à organiser l'aide aux auteurs sous des formes encore plus performantes et beaucoup plus viables. Je vous promets quelques surprises…

Une nouvelle équipe restreinte est déjà formée. Toutes les autres bonnes volontés seront les bienvenues : je contacterai certains d'entre vous individuellement. Mais il est trop tôt pour aborder ce volet-là, et selon ma très mauvaise habitude, cet article est déjà dix fois trop long. L'important, c'est que le projet est en cours de réalisation ; je reviendrai vers vous avec des détails dès que possible.

En attendant, ami(e)s auteurs, blogueurs, lecteurs et autres passionnés, profitez bien du beau temps et de votre écriture/lecture en cours !