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mercredi 14 mars 2018

Juste une mise au point





Ce matin, entre ma pomme et mon verre de lait fermenté, je me suis dit qu'une petite mise au point s'imposait. Ne cherchez là aucune association d'idées, il n'y en a pas. 😁 Depuis longtemps, il me trottait dans l'esprit que mon comportement dans d'indésphère pouvait susciter quelques petits malentendus.

Ceux qui me suivent depuis longtemps ne l'ignorent pas : les malentendus sont ma bête noire – avec la connerie, mais pour cette dernière, il n'y a pas de remède : ses boulettes puantes vous assaillent de partout. Avec plus de constance que ces machines infernales, vous savez, conçues pour cracher des balles de tennis plus vite qu'on ne les renvoie (question de réglage, OK, mais un canon à connerie est inréglable par définition 😉). 

En revanche, un malentendu, on parvient assez souvent à le lever. Ça peut éviter de déboucher sur une situation d'incompréhension aggravée, source de conflits. Alors je suis devenue une obsédée du pourfendage de malentendus en tous genres. Notamment sur facebook, où j'ai conscience d'être la raseuse de service quand je commence à couper les cheveux en quatre pour être sûre de bien me faire comprendre dans les moindres cas de figure.

Comme je préfère parler d'écriture, un domaine où je peux rendre service, je vais faire aussi court que possible, quitte à être parfois brutale. Je vous préviens, ce sera long quand même !

Préambule : la plupart d'entre vous savent que je suis malade. Peu savent que je vis seule. Mes enfants sont loin et j'ai rendu sa liberté à mon oiseau rare il y a quelques mois, mon état me rendant incapable d'assumer une relationL'essentiel à mes yeux, c'est notre inoxydable complicité : nous continuons à avoir de longues conversations téléphoniques. Par ailleurs, j'ai des enfants merveilleux. Je ne me sens ni isolée, ni à plaindre. Quand on est pré-couic à mi-temps, il vaut parfois mieux simplifier sa vie à l'extrême ; je mène une existence quasi monacale, sans voiture, sans télé (mais avec des chats ! 😋) et j'ai trouvé là une sérénité tout à fait satisfaisante. Je crois bien que si je recouvrais soudain la santé et même la fortune, je ne changerais rien !

L'inconvénient, c'est que je dois tout assumer sans aide, et quand on est faiblard, c'est pas de la tarte. Il y a une contrepartie : on apprend à aller à l'essentiel. Du coup, quand j'écris mes billets ou converse sur facebook, ce n'est pas un luxe anodin d'oisive en pleine forme. Je le fais parce que c'est important à mes yeux. Seulement, il ne faut pas que l'on se méprenne sur mes motivations.

1) Je ne m'ennuie jamais. Il me faudrait des journées de 72 h pour venir à bout de mes petites corvées quotidiennes, aller à mes rendez-vous médicaux et écrire par-dessus le marché. Alors soyez certains que lorsque je vous consacre un temps déjà trop rare, ce n'est pas pour rompre ma solitude, mais parce que j'estime que vous en valez la peine.

2) J'aime les auteurs, et particulièrement les auteurs autoédités, méconnus à injuste titre. Quel que soit leur âge, leur sexe, et même leur talent. 😏 Je comprends leurs affres, je partage leurs doutes, je compatis à leurs déboires. Ils ne sont pas la seule catégorie d'être humains (ou non-humains) que j'apprécie, mais il se trouve que c'est dans ce milieu-là que je trempe depuis un certain temps, alors…

3) Je n'aime pas les indés au point d'aimer toujours leurs livres. C'est même rare. J'ai eu la chance d'être gavée d'excellents auteurs dans tous les genres. Du coup, je place très haut la barre de mes attentes ; pas cool, mais c'est ainsi. Peu d'intrigues sont assez originales pour m'intéresser, les fautes et les maladresses me rebutent d'emblée, les invraisemblances m'horripilent. 

Je ne suis pas une puriste pour autant, j'ai des goûts très éclectiques et je sais passer sur les scories quand le fond est bluffant ; simplement, si j'étais éditeur, je serais aussi sélective que les pires de ceux auxquels on reproche tant de l'être. 😈 La plupart du temps pour d'autres motifs et dans un autre sens, mais voilà.

4) Moyennant quoi, je ne lis plus guère, d'abord parce que ça me fait mal aux yeux – au sens propre. (Rassurez-vous, je ne lis pas davantage de livres édités). Je fais donc très peu de chroniques et ne promeus ouvertement que très peu de mes camarades. N'allez pas croire pour autant que si je n'ai jamais parlé de votre petit dernier, c'est parce qu'il m'a déplu ou m'a laissée de marbre ; il y a 99 % de chances pour que ce soit seulement parce que je n'ai pas ouvert l'extrait.

5) Toutefois, soyons honnêtes : 99 % des extraits que j'ai pris le temps de lire m'ont déplu ou laissée de marbre (j'exagère un peu, à peine). Je ne veux pas dire qu'ils sont mauvais, chacun ses goûts. Dans l'énorme masse des ouvrages autopubliés, un grand nombre, hélas, serait pourtant coupable de viol avec violences sur mes malheureux critères de qualité, d'après toutes les abominations auxquelles je me suis cabossée par hasard.

6) Tous les manuscrits ne sont pas publiables, tous les auteurs n'ont pas le désir de se remettre en question, mais je suis convaincue que bien des choses se révèlent perfectibles si l'on s'y emploie avec bonne volonté. Donc, même dans les cas qui m'ont pétrifiée d'horreur (non, quand même pas dans ceux-là… 😨), je pense que les auteurs peuvent et doivent croire qu'ils peuvent changer la donne et publier en fin de compte un ouvrage au moins correct.

7) C'est la raison pour laquelle je publie tant de billets didactiques sur ce blog. La SEULE raison. Héritière des gènes de trois générations d'enseignants, je crois que tout un chacun doit partager ses savoirs, quels qu'ils soient. Mon but est de transmettre, d'alerter, d'aider ; autrement dit, d'attirer l'attention des auteurs sur les éventuels défauts de leurs manuscrits et de leur procurer quelques outils. Je n'en tire ni orgueil ni satisfaction personnelle, je ne peux tout simplement pas m'en empêcher, cela relève du TOC (sinon, j'avoue que je m'abstiendrais, parce que cela me mange un temps fou).

8) Je ne pars pas du principe que je suis meilleure ou plus savante que les copains. Je n'ai rien à prouver, je ne me mesure à personne, la diversité me réjouit et je suis enchantée quand des commentaires sur mes billets apportent des nuances ou des aspects que j'avais omis. Avoir de la bouteille dans le monde du livre m'octroie assez de recul pour pester contre les donneurs de conseils incompétents, a fortiori quand ils sont payants, mais je pense que toute expérience et tout regard peut être utile et je ne considère pas les amateurs comme des ignares, mais comme des passionnés.

9) Je crois aussi que chaque auteur peut rencontrer son public, y compris ceux que, personnellement, je n'aurais aucun plaisir à lire. Je déplore la baisse de niveau pour des raisons sociétales, parce que je lui trouve de graves conséquences, mais cela ne signifie pas que je méprise quiconque ou que j'établis une hiérarchie. J'ai pour certains auteurs un regard particulièrement favorable, c'est vrai ; j'aimerais qu'ils trouvent enfin le lectorat que, selon moi, ils méritent ; ce faisant, je réagis tout bonnement comme un critique littéraire qui se plairait à voir ses livres préférés faire carrière.

10) À titre personnel, je suis hors course et cela me convient parfaitement. J'ai fait pas mal de choses dans ma vie, mais toujours pour des raisons liées au facteur humain, en fuyant toute forme de chaînes et sans jamais m'intéresser ni à l'argent, ni à la renommée, ni au pouvoir quel qu'il soit – choses qui sont source de beaucoup de contraintes et de peu de vrais agréments. Aujourd'hui, je suis pauvre et malade, mais encore plus délicieusement libre, et n'aimerais pas du tout sortir de mon trou ne serait-ce que pour une séance de dédicaces.

11) Lors de mes débuts en tant qu'indé, j'ai pratiqué une forme suraiguë de promotion de mes ouvrages, autant par curiosité des méthodes et de leurs résultats que pour boucler mes fins de mois, plus que dures à cette époque. Je suis bien soulagée d'en avoir fini avec cette phase de découverte. Depuis l'an dernier, je ne fais plus de promos, je me contente d'annoncer sur page et profil facebook les (rares) sorties de mes livres. Je ne sollicite pas de chroniques non plus. Cela ne veut pas dire que je n'encourage pas les auteurs à faire l'un et l'autre si cela leur rapporte des lecteurs.

12) Si vous lisez mes livres, j'en suis flattée et reconnaissante, comme tous les auteurs. Et même particulièrement ravie. Parce qu'il faut bien beurrer ses tartines (néanmoins, mes besoins étant de plus en plus limités, la situation actuelle me suffit) et, par-dessus tout, parce que les échanges avec mes lecteurs sont pour moi un plaisir inégalé (cela dit, la plupart n'ont guère de temps à y consacrer, je m'y suis résignée). Je vous en conjure, ne me lisez pas dans l'espoir d'être payé de retour : ce serait probablement peine perdue, à mon profond regret.


Voici maintenant le plus épineux dans la petite mise au point qui s'imposait :


● Je ne publie pas d'articles dédiés aux auteurs et parfois aux blogueurs pour me mettre en avant et /ou trouver de nouveaux lecteurs. Encore une fois, si vous aimez mes livres, bienvenue à vous ! Mais ne vous croyez pas obligés de me lire si vous n'en avez pas envie. Je comprendrai très bien. Pis je tiens à n'être lue (ou pas) que pour de bonnes raisons. 😊


● Je ne cherche pas non plus à lire à titre gratuit, selon le principe d'échange en vigueur sur la blogosphère. Je ne suis plus une lectrice compulsive et seuls les livres qui me captivent peuvent espérer passer avant mes autres activités. Quand je lis un autre auteur, c'est surtout pour lui rendre service, soit en lui donnant mon avis, soit en aidant à faire connaître son travail. Il m'est agréable de le faire, bien entendu, mais il est rare que j'aie la disponibilité et l'énergie nécessaires pour lire uniquement par plaisir.


● Bien sûr, je pourrais écrire moins d'articles et lire davantage mes petits camarades.

Les lectures croisées, avec chroniques ou commentaires en sortie, sont devenues un mode d'entraide très répandu. À première vue, c'est naturel, puique tous les auteurs sont aussi des lecteurs et qu'à l'inverse, de plus en plus de lecteurs écrivent.

J'ai conscience de faire partie des rares indés qui se soustraient à cet usage. 😟Non par égoïsme ou négligence, mais du fait d'une décision mûrement réfléchie.

▪ D'abord, il s'agit d'une pratique qui exige du temps et de fraîcheur d'esprit : deux choses dont, je le répète, je ne suis jamais sûre de disposer, encore moins de façon régulière.

▪ Si je pratiquais ledit système, je ne vois pas  au nom de quoi je lirais les uns et pas les autres. Toute personne qui me lit serait en droit d'attendre une réciprocité, et même toute personne qui me proposerait cet échange de bons procédés.

Or, même pour une personne en pleine santé, il est matériellement impossible de passer son temps à cela : les adeptes de la lecture croisée conviennent donc en général de ne le faire que selon leur bon vouloir. Résultat, lorsqu'on voit qui commente qui, on sait tout de suite que, soit ces personnes n'aiment pas les livres des autres auteurs, soit elles pratiquent le soutien mutuel, parfois au sein d'un groupe restreint d'auteurs amis ou alliés.

C'est une pratique tout à fait compréhensible, et je me refuse à porter un jugement sur des indés bien forcés d'élargir leur lectorat et qui n'ont guère d'autres moyens. Mais dans l'absolu, il faut avouer que cette méthode rappelle un peu l'entente illicite entre entreprises, dans la mesure où elle risque de léser le lecteur-consommateur puisque dans de telles conditions, quelque précaution que l'on prenne, les avis pourront difficilement ne pas être favorables.

L'échange de lectures + commentaires comporte donc d'énormes risques de tourner à l'échange d'avis complaisants, même si l'on n'en avait pas l'intention : il est pénible de sacquer un auteur qui vient de vous encenser ou pourrait s'apprêter à le faire. 

Pour le moins, cet exercice entraîne des risques de déceptions, voire de rancœurs et de brouille. Les auteurs sont hypersensibles, donc facilement blessés, c'est bien naturel. Autant de raisons pour que je sois opposée aux lectures croisées, à titre personnel bien sûr : chacun fait ce qu'il veut et encore une fois, je ne porte aucun jugement.

▪ De mon côté, je me sens incapable de tresser des louanges à quelqu'un, même s'il m'est très sympathique, simplement parce que nous serions engagés dans une démarche d'échange de lectures + commentaires, qui s'apparente immanquablement à un échange de bons services. (En revanche, quand je dis du bien d'un livre, c'est que je le pense.)

Je me sens encore plus incapable, dans ce contexte précis d'échange, de répondre à un avis positif par un avis défavorable. Il n'y a qu'à voir les difficultés que rencontrent les blogueurs dans le simple cas d'échange livre contre chronique : bien souvent, si la chronique est négative, l'auteur se sent lésé…

Je préfère donc m'abstenir. 

▪ Je vais même plus loin en ne partageant sur facebook que des promos de livres que j'ai lus et aimés : je ne peux pas décemment avoir l'air de recommander des ouvrages dont j'ignore le contenu ou, dans le pire des cas, que je trouve illisibles. Tout cela me place en marge des alliances d'auteurs qui structurent l'indésphère, mais tant pis.

Pour ne pas léser les auteurs que je n'ai pas eu le temps de lire ou dont le livre ne m'a pas séduite, mais que je trouve sympathiques ou qui ont besoin d'un coup de pouce, je partage leurs promotions dans mes groupes conçus à cet effet : Mon point de partage, Auteurs, faites comme chez vous (tous deux ouverts à l'autopromotion), Les auteurs parlent des auteurs (où aucune promo personnelle n'est admise), Likons-nous les uns les autres (même règle, on n'y parle pas de soi). Je réserve le partage sur mon profil aux livres que j'ai lus – au moins en partie – et appréciés. 

▪ Du coup, j'ai bien conscience de ne pas renvoyer l'ascenseur comme on pourrait s'y attendre, et j'ai compris que cela avait blessé certains auteurs lorsque j'ai constaté qu'ils ne commentaient plus mes livres et ne partageaient plus mes publications. J'en suis attristée, mais je ne peux pas me déjuger en allant à rebours de mes convictions et en jouant un jeu non sincère.


● Si quelqu'un tient à me soumettre son manuscrit, comme le font spontanément pas mal d'auteurs (inutile de me proposer un format papier, le numérique me suffit), j'essaie d'au moins en lire le début, mais je ne peux rien promettre.

Supposons que ce soit votre cas.

▪ De grâce, abstenez-vous si vous n'êtes pas sûrs que votre bébé est proprement rédigé et sort de l'ordinaire. Je sais, c'est difficile à apprécier. Essayez quand même, cela vous épargnera d'avoir de la peine et cela m'évitera de vous en faire bien malgré moi.

▪ Si je suis séduite, je lirai jusqu'au bout et je vous dirai s'il y a encore des scories, mais je n'en ferai pas un relevé détaillé. Je l'ai fait pour beaucoup d'auteurs au début, j'ai même offert des corrections et jusqu'à des réécritures complètes ; l'une d'elles a été payée de tant d'ingratitude que cela m'en aurait fait passer le goût même si je pétais encore la forme. 

Je ne peux pas non plus m'engager à faire une chronique.

▪ Si vous n'avez aucune nouvelle de moi, ne m'en veuillez pas et n'allez surtout pas en conclure que votre livre est nul. La plupart du temps, cela voudra seulement dire qu'il n'entre pas dans mes critères, auquel cas la lecture n'est plus un agrément mais un service – que je rends volontiers, comme je l'ai dit, mais seulement dans la mesure de ma disponibilité, c'est normal.

▪ Dans ce cas-là, je n'aurai probablement pas le temps de vous faire un retour. Donner un avis sur un livre qui ne vous a pas captivé, cela demande du temps et de la tranquillité, deux choses qui sont souvent au-dessus de mes moyens.

▪ Parfois, quand je n'aime pas du tout le livre et que je crois l'affaire irrémédiable (cela arrive), il est vrai que je préfère garder le silence. Mais, encore une fois, mon silence n'équivaut pas systématiquement à un jugement négatif, très loin de là ! Il peut aussi signifier que je suis hospitalisée, que je reçois mes enfants, ou plus banalement, que je suis en période d'écriture. Dans ces cas-là, désolée, plus rien n'existe.

▪ Je donne un avis assez détaillé lorsque j'en ai le loisir au fil de ma lecture. Contrairement à ce que je conseille aux blogueurs, je ne donne pas d'avis à froid parce que j'ai rarement le temps de prendre des notes et que je suis souvent trop fatiguée pour le faire. Quand je suis en forme et devant mon ordi (= pas dans une salle d'attente ou en pleine nuit), j'annote en direct ; dans ces cas-là, mes remarques s'accompagnent d'explications et d'exemples de remaniement. Mais je souffre de toute une collection de symptômes et il arrive souvent que je sois trop mal fichue pour pouvoir formuler un avis détaillé : ceux pour qui je l'ai fait savent que c'est un gros travail qui exige du temps et beaucoup de concentration.

▪ Désolée si je ne lis pas la totalité du manuscrit ; cela m'obligerait à laisser tomber d'autres auteurs pendant des jours, voire des semaines. (Encore plus navrée si le point fort de votre roman, c'est une intrigue de qualité que l'on ne peut apprécier sans l'avoir suivie du début à la fin…) Sauf quand un livre me captive – auquel cas je prends sur mon sommeil – ou lorsque j'ai une relation d'amitié particulièrement forte avec un auteur, je ne trouve jamais le temps d'aller jusqu'au bout, quelque désir que j'en aie. Cela m'obligerait à négliger mon propre travail, et j'ai des obligations prioritaires envers mes lecteurs. Mais ne vous en faites pas, quelques pages me suffisent pour cerner le style, à défaut de l'intrigue, et faire des observations constructives le cas échéant.

Au risque de déplaire, je préfère avouer que si j'avais du temps de reste, je le consacrerais avant tout à l'écriture de mes romans. 

Pour mes billets, c'est plus facile : je les rédige en quelques heures quand des rendez-vous médicaux m'empêchent de consacrer la journée à mes manuscrits – j'ai horreur de m'arrêter en plein élan, j'imagine qu'il en est de même pour vous ! –, puis je réponds aux commentaires pendant mes repas ou mes soins. 

Il y a aussi un autre facteur : en publiant un billet, j'espère aider plein d'auteurs, au lieu d'un seul si je lis son livre… Et pendant le temps que je mets à lire un livre, ben je peux écrire plusieurs billets. Eh oui. C'est affreusement pragmatique, mais il faut faire des choix, et j'assume.


Voilà, mes amis. Je préfère que les choses soient claires, afin de ne décevoir ou vexer personne, de ne pas donner de faux espoirs et surtout, d'éviter qu'un auteur puisse s'imaginer que je néglige son livre parce que je le trouve mauvais.

Étant désormais des vôtres, je me soucie de chacun de vous ; l'autoédition est ma troisième famille, et même quand leurs livres ne me parlent pas, je suis de tout cœur avec ses auteurs dans chacune de leurs multiples tâches. Parachever un ouvrage et le faire connaître est une aventure passionnante, mais éreintante et pavée de nombreux écueils. À toutes et à tous, je souhaite bonne chance.