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vendredi 15 juin 2018

Autoédition : une histoire de choix



Mes chers ami(e)s, aujourd'hui nous allons, sinon refaire le monde, du moins revisiter les figures imposées de la chronique et du conseil en écriture.
Sortir la tête du guidon en me libérant des tâches quotidiennes liées à mes nombreux groupes facebook m'a permis non seulement de me remettre à écrire, mais aussi de clarifier 2 projets qui n'étaient encore qu'embryonnaires dans ma tête. Grâce à cela, je tente maintenant une modeste révolution sauce Elen 😊 au niveau de ce blog, en inaugurant deux nouveau rendez-vous.


Chroniques : « Paroles d'auteurs ».

Je n'ai jamais caché ma frustration sur un point : n'étant pas critiques littéraires, les blogueurs ont pour vocation de partager leurs impressions de lecture, non de disséquer et commenter les écrits. On ne saurait le leur reprocher. Cependant, admettons-le : nous sommes en manque ! Les auteurs autoédités auraient grand besoin de retours détaillés (j'en parle ici, entre autres), mais ce n'est pas la norme et ne le sera sans doute jamais.

Par ailleurs, j'ai discerné le désappointement de mon amie Nila Kazar lorsque, en chroniquant Platonik, j'ai omis de faire état de ses références littéraires. Sans elle, je n'aurais pas songé à cette possible attente des auteurs nourris de lectures fondamentales, lesquelles pourraient aussi intéresser leurs lecteurs et d'autres auteurs.

Nous devons écrire pour nous-mêmes et non pour plaire, sauf à perdre notre âme, comme je l'ai exprimé par exemple dans ce billet.
Seulement, d'un autre côté, nous écrivons aussi dans l'espoir d'un accusé de réception. Ce dernier ne s'exprime pas au moyen d'un déferlement de commentaires dithyrambiques du genre « géniââl, j'ai adoré ! », ni par le fait de « cartonner » sur les plateformes de vente, mais par le constat que certains lecteurs nous ont devinés, perçus, qu'ils partagent nos pensées, nos émotions ; comprennent nos références, nos messages, nos approches.

La lecture de La signora Wilson, de Patrice Salsa (un petit roman particulièrement riche, truffé de références), a cristallisé mon sentiment qu'à défaut d'offrir à chaque auteur une critique littéraire en règle – c'est un métier en soi –, on peut au moins lui donner la parole pour qu'il exprime lui-même ses intentions et dévoile ses choix d'écriture, comme je l'avais fait ici, dans l'autoanalyse de mon Apéribook Une nuit très noire.

Il en sera désormais ainsi : je ne proposerai plus qu'un bref résumé de mes impressions, puis je laisserai l'auteur exprimer tout ce qu'il désire au sujet de son ouvrage.

Je pense que cela représenterait une triple opportunité :

● À l'auteur concerné, cela permettra de prendre la parole : acte libérateur, étant donné la solitude inhérente à cette activité.

 À ses lecteurs, cela procurera des pistes complémentaires et une vision plus approfondie de son travail.

 Aux autres auteurs, cela pourra donner l'occasion d'enrichir leur savoir-faire par l'étude de celui d'autrui.

 Aux blogueurs dans leur ensemble, cela pourra offrir l'opportunité de découvrir les dessous de l'écriture, ainsi que des aspects qu'ils n'envisagent peut-être pas lorsque, pris par l'histoire, ils dévorent un livre en suivant le fil de l'intrigue.

Ma première chronique dans cette nouvelle série « Paroles d'auteur » aura pour sujet La signora Wilson.


Billets pédagogiques : « Écriture, questions-réponses ».

Je ne renonce pas à publier des billets à thème sur le bien-écrire, puisqu'on les dit utiles ; mais je n'ai pas le goût des cours magistraux et je préfère, dans la même logique que pour les chroniques, proposer à l'avenir un travail interactif :

 Je vous livrerai un extrait de l'un de mes textes, inédit ou non.

 J'y joindrai quelques explications sur mes choix de formulation et/ou mes remaniements successifs.

 Celles et ceux d'entre vous qui le désirent pourront me demander à tout moment des éclaircissements supplémentaires, directement en commentaire du billet sur ce blog. Pour contribuer à des échanges aussi nourris que possible, pensez à interagir dès la publication.

J'espère que cette nouvelle approche amènera un débat plus vivant, plus diversifié et nous permettra d'aller plus loin dans l'étude des techniques d'écriture.

Je suis consternée lorsque je vois des auteurs confier qu'ils ont détesté les explications de texte pendant leur cursus scolaire. De toute évidence, certains enseignants n'ont pas su faire passer un message essentiel, surtout pour qui veut écrire et publier : le but de l'exercice, c'était d'apprendre comment s'exprimer au mieux, de manière à être compris et à délivrer efficacement ses messages.

Car il existe toujours mille façons de tourner une phrase, à l'écrit comme à l'oral, et toutes ne se valent pas… Être auteur ne consiste pas à raconter une histoire comme ça vient, mais à savoir communiquer avec le savoir-faire requis pour en faire ressentir aux lecteurs les moindres aspects, avec le plus de cohérence et d'intensité possible.

Voilà ce qu'est le style, quel qu'il soit ; c'est à cela qu'il sert. Et là réside la différence entre les écrivains qui ont marqué la littérature et les rédacteurs de fast books comme celui dont Cyril Godefroy, pionnier de la publication sur Kindle, s'est récemment ému. Au contraire de votre humble servante, cet auteur d'ouvrages techniques sur l'autoédition n'a pourtant pas pour vocation première la défense de la littérature.
Je le cite : « La conséquence ? Kindle = romance à deux balles avec trope milliardaire. » [Dans le sens présent, tiré du cinéma et non de la rhétorique, un trope est un code, un cliché scénaristique.]
Bravo, Cyril ! En effet, quand ce genre d'ouvrage caracole en tête des ventes, la boutique d'Amazon semble réduite à des ersatz de romans d'amour pour lectrices trop faciles à satisfaire… 

Bref ! Je ne veux pas dire que le style d'un auteur vaut mieux, dans l'absolu, que celui d'un autre (en dehors des cas extrêmes où cela saute aux yeux), mais que chaque auteur doit sans cesse choisir entre plusieurs voies, plusieurs formulations qui contribueront à déterminer la qualité du résultat final. Nous en reparlerons.

Le premier des billets « Écriture, questions-réponses » sera publié ce week-end.


Dans un cas comme dans l'autre, j'espère bien que vous ne pécherez pas par timidité 😉; que vous lâcherez tout ce que vous souhaitez dire dans « Paroles d'auteur » et poserez dans « Écriture, questions-réponses » toutes les questions qui vous sembleront pertinentes.

Excellente écriture ou lecture à toutes et à tous, et à très bientôt !