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dimanche 26 août 2018

Autoédition : sommes-nous honnêtes ?




Finalement, il se sera écoulé très peu de temps avant que je ne revienne partager avec vous une poignée de réflexions sur la condition d'auteur indépendant.

Il y a quelques jours, j'ai répondu à une critique très positive dans mon groupe secret en citant des défauts de style, importants à mes yeux, que j'avais relevés dans ce roman. C'était la toute première fois – mais, tout compte fait, peut-être pas la dernière – que je critiquais nommément l'œuvre d'un indé. J'ignorais que l'auteur avait été admise dans ce groupe ; du coup, je venais de la blesser en public, acte que j'ai toujours évité de commettre avec le plus grand soin.

Cet incident soulève plusieurs points intéressants.


Le serpent de mer : est-ce que le contenu prime sur la forme ?

Les critiques que j'ai émises sur le roman en question portaient sur la forme. Réécriveur pro, j'ai pour réflexe de déceler tout ce qui ne va pas, ça fait partie du métier. Je le répète, je trouve toujours très dommage de voir des indés prometteurs gâcher leur potentiel en publiant un roman qui aurait gagné à être travaillé davantage.

La forme permet, ou non, de faire passer  le contenu. C'est pourquoi elle revêt une importance cruciale.

Les indés, qui sont rarement des pros de la filière littéraire, ont tendance à transformer cette question en débat idéologique. Ce qui importe, entend-on, c'est ce que l'auteur avait à dire, pas la façon dont il s'y est pris.
Théoriquement, cet argument n'est pas aberrant.

Le fond, ça compte ! Je déplore moi-même de voir si peu de chroniques de mes romans soulever les « messages », disons, les points de discussion.

Par exemple, Didier Betmalle, dont j'aime beaucoup les chroniques bien écrites et bien senties, a publié récemment une fiche de lecture sur mon roman de jeunesse Propos d'homme à homme sans évoquer les questions qui m'importaient : la tolérance, la quête esthétique voire hédoniste en tant que recherche de sens, la nocivité potentielle des injonctions morales, le fait que notre salut n'est pas toujours là où nous nous l'imaginons et qu'il sourd parfois du destin une indicible ironie. J'en ai été d'autant plus frustrée que Didier a pour habitude d'aller au fond des choses.

J'ai souffert aussi de voir les commentateurs d'Une nuit très noire passer à côté des points qui m'importaient, notamment l'idée que, dans mon univers, la mort est un événement secondaire par rapport à l'essentiel : quelle personne on a été, comment l'on s'est comporté dans l'existence. Aucun lecteur n'a commenté l'aspect dystopique de À cause d'une chanson, ni l'ironie/la morale de cette histoire, à savoir : le concept de civilisation et les valeurs inhérentes sont éminemment relatifs. Nul n'a évoqué la question qui est au centre de Une proie sans défense : où s'arrête le droit à la survie ? Et, bien entendu, très peu se sont risqués à une réflexion sur l'émancipation des femmes musulmanes après la lecture de Spi.

J'ai tendance à penser que c'est surtout parce qu'en ces temps de bousculade, de stress et d'inévitable léthargie intellectuelle, la mode de la « lecture vide » (comme les calories du même nom ; j'en ai déjà parlé) accoutume les lecteurs, fussent-ils auteurs, à n'appréhender que la couche superficielle : l'intrigue, les émotions, les idées les plus communes. Nous y reviendrons plus loin.

Et puis, bien sûr, pour entrer à fond – c'est le cas de le dire – dans un livre, il faudrait lire peu et lentement. Tout nous incite à l'inverse : la masse des publications, les sollicitations permanentes, le désir de découvrir et commenter un maximum de nos pairs, et, pour les blogueurs, la nécessité de résorber leur PAL et/ou d'alimenter leur blog pour le rendre plus visible.

C'est en partie à cause de ma frustration que je ne cours pas après les commentaires : ils répondent trop rarement à mes attentes. Ce que j'espère toujours, c'est une réaction argumentée aux idées et au style qui les porte. Toute autre forme d'hommage est agréable, et je remercie sincèrement les lecteurs qui en prennent le temps, mais ce n'est pas ce à quoi j'aspire, ce dont je me nourris.

Tout livre un peu consistant a quelque chose à dire, indéniablement. L'important, à mon humble avis, c'est que ce quelque chose soit perçu, qu'il suscite un dialogue, voire un débat. Pas à partir de remarques du genre « je n'aime pas votre façon de mélanger science et ésotérisme », qui témoignent à la fois d'une erreur de casting (un livre fantastique ne se cantonne pas dans le réalisme) et d'une irrévocable divergence de vues (Élie et l'Apocalypse s'est ainsi attiré les foudres de quelques zététiciens) ; plutôt avec des questions qui ouvrent des voies, amènent auteur et lecteur un peu plus loin dans leurs réflexions.

De même, je déplore que la majorité des blogueurs littéraires se contentent d'évoquer l'histoire et les sentiments qu'elle leur inspire. Je ne critique pas leur démarche, ils font comme ils le sentent ; mais, encore une fois, cela prouve que le règne de la littérature industrielle porte ses fruits, et que, le plus souvent, ils ne font qu'avaler un ouvrage après l'autre, comme on gobe des bonbons.

Aujourd'hui, on ne vend plus aux lecteurs des idées voire des pensées fortes ou originales, des connaissances nouvelles, des fenêtres ouvertes sur d'autres perspectives, bref, un enrichissement de l'esprit ; on leur vend du loisir. Un roman, ce n'est plus que quelques heures d'évasion pendant lesquelles le lecteur suit ventre à terre la piste d'une intrigue – parfois même pas intelligente, ou ne serait-ce que vraisemblable. Ce n'est plus qu'un ticket pour un tour sur un manège : de la tension, des émotions, un pack de sensations faciles, comme le Cinéma Sentant dans Le meilleur des mondes.

Un mot résume ce concept : page turner, l'ouvrage qui vous pousse à tourner les pages en accéléré pour connaître la suite. C'est censé être un compliment…
Je dirais plutôt qu'un bon livre, c'est un page returner : l'œuvre sur laquelle on s'attardera, dans laquelle on se plaira à revenir en arrière pour goûter un bon mot, noter une information, remâcher une phrase qui vous a caressé l'âme, une description emplie d'esthétisme et de pertinence, une idée saisissante ou exprimée de façon remarquable ; l'œuvre que l'on relira en y découvrant toujours de nouvelles nuances, de nouvelles saveurs.

C'est cela, une « pépite » littéraire, pas simplement une intrigue qui vous a passionné, ou un livre dénué de fautes. Mais de tels livres se font si rares que le débat sur le fond et la forme s'en trouve vidé de sa substance.
Ramenons-le à quelques vérités de base :

● Le fond, ce n'est pas l'histoire, c'est ce que le lecteur en retire, non en termes de sensations immédiates, mais pour se grandir lui-même. Est-ce qu'un tour sur la grande roue a autant d'importance, de valeur en soi, qu'une année d'études ? Bien sûr que non. Un bon livre peut (doit, si possible) vous apporter votre lot d'émotions, mais il doit avant tout faire en sorte que vous soyez différent, si peu que ce soit, après l'avoir lu.

● La forme est très importante. Là, inutile de me répondre que c'est affaire de goût.

Au regard de chaque lecteur, oui, sans doute : rappelons-le une fois de plus, les uns aimeront le style de Proust, les autres celui de Céline, de Montesquieu, de Kundera. Il n'est pas question de dire que l'un est supérieur à l'autre.

En revanche, à l'échelle de la littérature dans son ensemble, il y a d'un côté les auteurs de grand talent, dont le discours est impeccable quel que soit leur style personnel, et les Nuls qui enfilent des poncifs ou ne parviennent pas à aligner deux phrases correctes. Entre les deux, une infinie variété d'auteurs plus ou moins talentueux ou plus ou moins maladroits.

Le but est de tendre vers le talent maximum ; tout débat sur la relativité des appréciations ne fait que donner des excuses à la médiocrité et dissuader des auteurs prometteurs de donner leur maximum.

En littérature comme dans l'art en général, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Pour commencer, je le répète, faire partie des « élus » n'a rien à voir avec la notoriété ou le nombre de ventes. L'auteur ambitieux au sens noble du terme doit se pénétrer de l'idée qu'il doit viser l'excellence, et rien d'autre. Le succès viendra peut-être, peut-être pas ; mais ne vaut-il pas mieux un lecteur qui sortira ébranlé de la lecture de votre livre, que des millions qui engloutissent du nanar comme de la pâtée pour chats ? Si vous optez pour le second destin, vous ne serez jamais un écrivain – juste un faiseur de livres. Je ne critique pas ce métier-là (respectable comme tout choix de vie), uniquement la confusion que l'on se plaît à entretenir.

Avoir la possibilité de s'autopublier n'implique donc pas le fait, ni même le droit, d'être « élu » ; seulement celui d'être potentiellement visible. Rien n'est automatique, tout doit se gagner. Il faut décider si l'on est là pour arrondir ses fins de mois, pour faire reluire son ego, ou pour être candidat au dépassement de soi et briguer une petite place parmi ceux qui ont quelque légitimité en tant qu'auteurs.

Et c'est là que la critique devient un outil stratégique.


Est-ce que critiquer, c'est mal ?

Les auteurs indés vivent très mal la critique. La personne dont je parlais au début de ce billet a réagi avec beaucoup d'élégance, mais n'a pu s'empêcher de dire qu'elle s'attendait à ce que son sujet dérange et l'assumait sans problème. Mauvaise réponse. Ce n'était pas le sujet qui me dérangeait, je ne suis pas allée assez loin pour en juger ; c'était le style, qui m'en a dissuadée – et c'est justement le cœur de notre propos. Dire « Je savais que l'histoire ne plairait pas, j'assume », désolée, c'est une réaction dictée par l'orgueil (lequel n'a rien de critiquable en soi) et une manière d'esquiver sa responsabilité d'auteur. Nous ne sommes pas là pour jouer les poètes maudits, mais pour prouver que nos ebooks méritent d'être téléchargés.

Pardonnez-moi, mes ami(e)s : quelque part, nous sommes tous des paons. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, nous aimerions assez être couverts de compliments à longueur de temps. La critique, un acte utile – voire, salvateur – est toujours mal vécue en autoédition.
Pourquoi ?

● Les indés sont en grande majorité des amateurs, au sens qu'ils écrivent par goût, le plus souvent sans en vivre. C'est un loisir, un plaisir ; la souffrance n'est pas censée faire partie de l'expérience.

● Dans l'indésphère, il y a pas de critique institutionnelle. Ce que les auteurs accepteraient humblement d'un éditeur ou d'un critique littéraire, ils le vivent mal venant d'un « simple » lecteur ou d'un autre auteur, même quand ce dernier est un pro issu de l'édition (cas moins rare qu'on ne le croit, je vous préviens).

● L'indésphère se caractérise par une atmosphère officielle de camaraderie décontractée, très agréable à vivre, mais  qui éloigne insidieusement ses auteurs des voies de la vraie professionnalisation – en termes de qualité, j'entends.

● Découragés par le nombre de daubes immondes en circulation et sachant à quel point eux-mêmes sont assoiffés de compliments – c'est bien normal –, les indés ont tendance à gratifier de véritables dithyrambes les livres qu'ils trouvent bien mieux écrits que la moyenne. Peut-être mieux écrits que les leurs, pour certains ? Lorsque cela arrive, cela ne doit pas entraver pour autant le devoir de critique constructive. L'humilité est de mise en tant qu'auteur, pas quand on endosse le rôle de lecteur ; l'adage « la critique est aisée, mais l'art est difficile » ne fait qu'augmenter une tolérance malsaine aux ouvrages ratés, sous le prétexte qu'ils ont coûté beaucoup d'efforts et que la perfection n'existe pas.

Bref, tout le monde oublie que l'on ne cesse jamais de s'améliorer ; que s'améliorer, c'est écouter les remarques, même vexantes ; et que pour aider autrui à le faire, il faut lui signaler les points améliorables. C'est d'une importance considérable (plus important encore que d'encourager les auteurs, oserai-je dire) dans un milieu qui ne peut compter ni sur l'œil averti des pros de l'édition – je parle bien sûr de vrais éditeurs, en raréfaction –, ni sur celui de critiques reconnus et pertinents. 

Lorsque quelqu'un se lance dans l'écriture, il est supposé s'accrocher suffisamment pour persister dans cette voie (qu'il publie ou non ; cela n'a rien à voir). S'il se décourage parce que les compliments sont trop rares, de toute façon il ne serait pas allé loin. L'écriture est un travail ingrat, le travail d'une vie.

On ne naît pas auteur. Certes, l'existence n'est pas facile, les sollicitations et les contraintes se multiplient de nos jours, et il est tentant de jeter l'éponge par découragement ou à cause d'un trop-plein de blessures d'ego. C'est la dure loi de la réussite – encore une fois, je ne parle pas de réussite matérielle, de nombre de ventes, de succès, mais seulement de qualité de travail.

Ce n'est pas une raison pour maintenir sous respiration artificielle, à grand renfort de compliments, les auteurs qui feraient beaucoup mieux de revoir leur copie. Au contraire, plus ils ont de talent en germe, plus il faudrait les secouer (tout en leur disant qu'ils ont du potentiel, cela va de soi) ; les extraire des torpeurs de la facilité, les obliger à donner le meilleur d'eux-mêmes. Ça, c'est le travail d'un éditeur à l'ancienne, comme il en existe encore quelques-uns. Cela n'existe pas dans l'indésphère, et c'est bien dommage.


La mollesse des critiques (fondées) est une plaie collective.

Les indés ont-ils envie de compromettre leur propre réputation, de risquer de s'attirer en retour des inimitiés et des commentaires négatifs, pour le seul plaisir d'aider d'autres auteurs à progresser ? Bien sûr que non. Certains, j'imagine, sont même très contents de voir qu'ils n'ont guère de concurrence en termes de qualité.
Mais en laissant les choses continuer ainsi, contrairement à leur impression, ils ne rendent service à personne, y compris eux-mêmes.

C'est précisément pourquoi j'ai critiqué assez vertement le livre évoqué plus haut, que portaient aux nues des auteurs que j'estime, dont Fred Soulier. Parce que nous ne devons pas nous comporter en lecteurs frustrés, à ce point exaspérés de tomber sur pléthore de livres infects, que nous sommes tentés de saluer tout ce qui émerge de la boue – en omettant d'y relever ce qui est dommage. 
Je sais, nous nous sentons obligés à l'indulgence ! Grosse erreur.

Le drame de l'indésphère, nous le savons, c'est sa réputation de médiocrité, de pathétique refuge pour ratés de l'édition. Nous ne tordrons pas le cou à cette injustice en scandant que cela ne reflète pas la réalité, mais en élevant méthodiquement le niveau général, ou du moins celui de la « crème ».

Amis indés qui ne faites pas partie des autoédités indignes, vous qui avez du talent et aimeriez trouver ou mériter votre public, dites-vous bien que les lecteurs exigeants, ceux qui attendent une certaine qualité de fond et de forme, ne viendront jamais faire leur marché parmi vous ; les grands médias ne s'intéresseront jamais à vos ouvrages ; les libraires ne les accueilleront pas dans leurs rayons (au-delà des problèmes liés au système de diffusion-distribution, qui relèvent d'un autre débat)… si le niveau de la production indépendante ne s'élève pas sensiblement.

Encourager nos camarades talentueux, leur dire que nous pensons qu'ils ont du potentiel, c'est indispensable. Mais porter aux nues un livre encore entaché de nombreux défauts, cela joue contre l'auteur et contre toute l'indésphère.

Il ne suffit plus de dire tout haut que beaucoup de livres autopubliés auraient mieux fait de ne pas l'être. Cette bataille-là est gagnée ; on ne se fait plus voler dans les plumes à ce sujet. Tout le monde a compris, même ceux que cela dérange, que « tout se vaut » est une ânerie et qu'il faut se garder de confondre, sous la même étiquette « liberté de publier », Engrossée par les tentacules et les romans de Nila Kazar ou autres auteurs sérieux. (Non parce qu'ils ont des lectorats différents : ça, c'est du trompe-l'œil, un argument de mauvaise foi. Simplement parce qu'ils ne sont pas comparables en termes de qualité.)

Ce qu'il faut à présent, c'est aider un maximum d'auteurs à poursuivre leur travail d'amélioration. Et cela ne se fera pas avec des compliments distribués à l'étourdie, pour leur faire plaisir, pour se faire plaisir ou par espoir de réciprocité. Cela se fera en disant la vérité aux auteurs prometteurs. En privé, de préférence, comme je l'ai toujours fait ; mais s'il faut le faire publiquement pour secouer le cocotier, s'il nous faut endosser le rôle ingrat de critiques littéraires pour apporter aux indés de talent ce qui leur manque : des remarques pertinentes, constructives, sans détours ni concessions diplomatiques, eh bien, pourquoi pas ?

Attention, il ne faudra pas se tromper d'auteurs en distribuant les critiques. Il ne sert à rien de pondre des chroniques détaillant toutes les horreurs ou toute la médiocrité contenus dans des ouvrages qui ne devraient même pas être publiés.

D'abord, on y passerait son temps, et en pure perte. 
Ensuite, je maintiens que la liberté de s'autopublier est une bonne chose. Pourvu que l'on ne prétende pas tout mettre dans le même sac, il est très bien que n'importe quoi puisse voir le jour. Chacun a le droit de s'exprimer. Certaines personnes peineront toujours à maîtriser l'écrit, ou sont dyslexiques, et n'en sont pas moins fondées à communiquer par ce biais si elles le souhaitent.
Face à un livre écrit avec les pieds, le silence suffit, ou une phrase sans aigreur ni méchanceté qui catalogue clairement l'ouvrage à l'intention du public.

Ce qu'il faut, en définitive, c'est établir une distinction dans les esprits (c'est en bonne voie) et dans les faits, entre la libre publication, chose louable en soi, et la bonne littérature, qui relève d'une autre dimension.

La seconde étape est plus compliquée que la précédente, mais un jour viendra où seront mis en place des moyens de trier les livres autoédités d'après leur qualité littéraire. Tout système, quel qu'il soit, est voué à s'organiser, à affirmer sa légitimité en mettant en vitrine le meilleur de sa production ; l'autoédition ne fera pas exception. Même si les auteurs sans talent ni sérieux, beaucoup plus nombreux, y sont hostiles, les autres feront ce qu'ils ont à faire.

En attendant, soyons honnêtes : ne louangeons pas nos petits camarades par calcul, par crainte ou par faiblesse – ni même dans un élan sincère de reconnaissance face à un livre qui tient à peu près la route, bravo !…
Consentons l'effort de décortiquer nos lectures et de faire savoir à l'auteur ce qui nous a semblé parfait, ce qu'il pourrait améliorer. Il en tiendra compte ou non, notre avis sera utile ou non, peu importe ; nous lui aurons procuré des pistes de travail possibles.

Cet effort de sincérité pourrait porter de très beaux fruits. Songeons-y, dans l'intérêt d'autrui comme vis-à-vis de nous-mêmes.

Excellente lecture et écriture à toutes et à tous !