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dimanche 22 décembre 2019

Autoédition : quelle chute pour vos romans ?







Chers amis auteurs, en attendant la republication du volume 5 d'Élie et l'Apocalypse dans une version révisée et augmentée (j'espérais vous l'offrir pour Noël, mais cette date sera malheureusement dépassée d'au moins une semaine), je vous propose aujourd'hui un petit billet pédagogique, comme au bon vieux temps. 😊 N'hésitez pas à partager si cela vous chante.




Ce n'est pas pour rien que, dans la plupart des maisons d'édition, on commence la lecture d'un manuscrit en parcourant son début et sa fin. Bien souvent, l'expérience tourne court dès ce stade. Car il s'agit là de l'alpha et l'omega de votre histoire : sans ces deux pôles, la construction dans son ensemble n'est ni solide, ni même pertinente.

Certes, le style entre en jeu, et je vous engage à le soigner tout particulièrement dans ces passages stratégiques ; mais le contenu compte aussi, car la structure même du roman doit à tout prix être étayée par un début captivant et une fin conçue avec soin.

Une fois ces bornes solidement plantées, ne serait-ce que dans votre tête, vous n'aurez plus qu'à tisser la toile narrative qui les reliera.

Certains auteurs préfèrent partir d'une vague idée, ou au contraire d'un détail précis, et dériver au fil de leur inspiration. Ce procédé n'est pas inintéressant dans un roman littéraire, mais il faut s'en garder dans les genres injustement dits « mineurs » : polar, thrillers, fantastique, etc, où une chute bien articulée fait partie des plaisirs escomptés par le lectorat.




Commençons par inventorier les « mauvaises chutes », celles qui estropient irrémédiablement le plus prometteur des ouvrages.

● La chute bâclée : elle donne l'impression que l'auteur, las de son propre travail, a voulu en finir quoi qu'il en coûte. Trop rapide, pas assez « pensée », souvent écrite à la va-vite, elle combine tous les défauts possibles. À proscrire impérativement, même si vous n'en pouvez plus ! Mieux vaut laisser dormir votre manuscrit, le temps de retrouver l'envie de mûrir une issue convenable.

● La chute illogique, invraisemblable ou tarabiscotée est très frustrante pour un lectorat un tant soit peu exigeant. Comme la précédente, elle donne une impression de bâclage, aggravé d'un manque de respect pour l'intelligence du lecteur.

● La chute prévisible, beaucoup trop fréquente, est une grande source de déception. L'un des plaisirs lorsqu'on lit de la fiction, c'est d'être étonné, épaté si possible. Pour remplir votre mission :
camouflez avec soin vos intentions finales ;
• ne distillez les indices qu'à doses subtiles ;
• truffez l'intrigue de vraies surprises et de rebondissements ;
• enfin, veillez à ce que vos personnages soient très nuancés plutôt que trop manichéens : ainsi, vous laisserez planer jusqu'au bout des doutes et des incertitudes.
• Par-dessus tout, adaptez le précieux conseil de Sun Tzu en ne sous-estimant jamais vos lecteurs.

● La chute « en queue de poisson », brutale et parfois acrobatique, laisse le plus souvent le lecteur insatisfait. L'auteur change brutalement la direction de son intrigue, voire, le ton de son écriture, pour dresser une conclusion rapide qui peut être très déroutante. Cette audace est à déconseiller : elle risque de produire un effet combiné de bâclage et d'invraisemblance. Pour le moins, elle donne à penser que l'auteur ne savait pas clairement où il voulait en venir. Au pire, elle suggère qu'il est sujet aux sautes d'humeur ou a pris son lectorat pour cobaye d'une expérience malencontreuse.

● La chute qui tire à la ligne. C'est exactement l'inverse : l'auteur n'en finit pas de conclure. Si vous ne savez pas encore où aller, décidez-vous. Si vous adorez vous épancher encore et encore, comme on s'écoute parler, forcez-vous à la concision ; vos romans y gagneront en dynamisme et en efficacité. Quoi qu'il en soit, n'abusez pas de la patience des lecteurs.

● La « non-fin », ou absence de chute sous quelque forme que ce soit, est la plus frustrante pour le lecteur : sans jeu de mots, il reste sur sa faim. Le texte s'interrompt de façon abrupte ou, au contraire, s'étire jusqu'à l'extinction sans aboutir à une conclusion dans les règles. Même très soignée, cette option est à proscrire dans les romans autres que purement littéraires, où elle demeure un pari risqué ; la réserver au cadre d'une prose très intellectuelle, dont certains amateurs férus de pédanterie interpréteront sans doute ce procédé cavalier comme un pied-de-nez aux usages. Songez alors à bétonner la supercherie à chacune de vos apparitions publiques, via un style vestimentaire saugrenu et des manières insolentes. 😂


À présent, les chutes réussies :

● La fin ouverte, à ne pas confondre avec la non-fin. C'est l'auberge espagnole version littérature : le lecteur y trouvera surtout ce qu'il aura apporté lui-même. À loisir, il pourra imaginer la fin qui lui convient… ou pas, s'il préfère les délicieuses tortures de l'incertitude. Cette chute a l'avantage de l'impliquer, de stimuler sa propre créativité, de le laisser trancher à son gré certaines situations, mais pourrait désappointer celles et ceux qui se comportent en spectateurs passifs.

● La chute complètement bouclée. Celle-ci clôt l'intrigue en résolvant tous les problèmes ou énigmes en suspens, et en veillant à ne pas laisser subsister trop de doutes ni de questions. Elle constitue une conclusion très satisfaisante pour l'esprit ; en général, elle comble les lecteurs et procure à l'auteur un agréable sentiment de devoir accompli. Elle s'impose dans les romans à suspense, comme les polars.

● La chute en feu d'artifice : c'est la même chose concernant les récits à plusieurs intrigues, qui doivent toutes être bouclées à la fin du livre. Il vous faudra un bon sens du rythme et de la narration pour mettre à feu chaque élément de ce bouquet au moment optimal, sans nuire à aucun des autres. Vous aurez besoin de plus de pages, voire de chapitres, que pour une chute à un seul coup. Attention à bien hiérarchiser les différentes conclusions pour produire un effet crescendo qui soutiendra l'intérêt du lecteur et s'achèvera en point d'orgue.

● La chute annoncée rappelle à première vue la chute prévisible ; elle n'a pourtant rien à voir. En l'occurrence, on ne prétend pas surprendre le lecteur avec la chute elle-même, mais lui faire apprécier le chemin parcouru.
Il y a deux façons de traiter l'affaire.
• La première, et la plus banale, consiste à présenter l'histoire de telle sorte que l'issue apparaisse comme inéluctable : l'attention des lecteurs se porte alors exclusivement sur la progression vers ce point final.
• La seconde, plus raffinée, consiste à commencer par exposer la fin, puis à opérer un flash back pour expliquer comment on en est arrivé là. Il peut ne s'agir au départ que d'une fin partielle ; on ajoute alors en dernière minute une conclusion ultime plus ou moins inattendue (procédé très employé dans les films et les séries : voir par exemple Damages).
Quelle que soit l'approche choisie, il est crucial que tout le voyage soit extrêmement bien ficelé, car c'est sur son ensemble, et non sur le choc des dernières pages, que le lecteur fondera son jugement.

● La chute cyclique, façon « éternel retour », ramène l'intrigue à son point de départ ou introduit une forme de recommencement. Conduit avec maîtrise, ce choix très tactique peut procurer une belle impression de profondeur, de logique intrinsèque. Il convient aux sagas familiales, aux drames, parfois aux romances teintées de nostalgie.

● La chute panoramique : l'histoire s'achève par un vaste balayage de la situation et des principaux personnages. Comme la précédente, cette chute donne de la perspective, un sentiment de logique et d'accomplissement, tout en faisant souffler le vent du large. Attention à ce que l'exercice ne tourne pas à l'inventaire ! Les différents éléments devront être, soit imbriqués en cascade comme dans la chute en feu d'artifice, soit présentés comme un tableau d'ensemble. Justesse et légèreté d'écriture s'imposent.

● La chute dite cliffhanger (« pendu au bord de la falaise »). Plus ou moins dramatique, elle abandonne le ou les héros dans une situation d'insoutenable suspense. En dehors des fins de chapitres ou de parties, cette issue haletante est à réserver aux romans en plusieurs volumes. Elle implique que l'on publie la suite sans trop tarder, sous peine de provoquer chez vos lecteurs une telle frustration que cela pourrait vous exposer à des représailles. 😁

● La chute à pic, ou chute « coup de poing »: elle a pour but d'estomaquer le lecteur, de lui couper le souffle. Il est indispensable d'avoir ménagé la surprise avec un maximum d'adresse, et de clore l'intrigue de façon aussi brève que percutante. Convient très bien aux thrillers et aux nouvelles.

● La chute virtuose : malicieuse et parfaitement préparée, elle se veut bluffante tout en étant réglée comme une horloge. L'auteur nous aura menés en bateau de bout en bout : on se dit après coup « mais bien sûr !… » À la relecture, le lecteur se plaît à relever les détails glissés avec astuce pour l'égarer ou pour faire avancer l'intrigue sans en avoir l'air. Le plus souvent, il s'agit aussi d'une fin bouclée, et le polar représente l'exemple-type de cette formule.

● Comment finir sans mentionner les romans à choix multiples, qui proposent aux lecteurs plusieurs scénarios ?
Dans les formes classiques de publication : livre imprimé ou ebook ordinaire, les différentes chutes (deux, le plus souvent) sont présentées à la suite, comme dans ma nouvelle À cause d'une chanson.
Il y a aussi les livres-jeux du genre « livre dont vous êtes le héros », précurseurs du jeu de rôles papier.
Une formule encore plus immersive incarne, à mon humble avis, tout ou partie de l'avenir de la littérature : publiés sur des supports permettant une totale interactivité (CD-ROM ou web), ces arborescences narratives impliquent le lecteur de bout en bout et lui offrent d'innombrables possibilités, parfois follement novatrices, de vivre et de conclure l'histoire. Voir, par exemple, cet article.

En conclusion :

Le début d'une œuvre de fiction est généralement travaillé avec amour ; en revanche, il n'est pas rare que sa fin pèche plus ou moins gravement. Parmi toutes les causes possibles, la fatigue et le découragement sont fréquents… mais faciles à éviter avec de bonnes résolutions.

● Repoussez la tentation des chutes trop faciles : donnez-vous un peu de mal et faites preuve d'originalité.

Ne vous payez jamais la tête des lecteurs en poussant très haut le feu d'une intrigue prometteuse, pour ensuite la faire avorter misérablement.

● Les « dead line » (dates limites) sont à proscrire en matière d'écriture. Il est important de travailler quand on est en forme, l'esprit clair, sans impatience ni nécessité d'en finir.

● Prenez tout votre temps pour consolider votre intrigue de bout en bout avant de devoir la conclure. Vérifiez sa vraisemblance et la manière dont elle est traitée au fil de votre histoire : bien-fondé, cohérence, habileté…

● Si vous perdez la foi en cours de route, oubliez quelque temps votre manuscrit ; vous aurez de grandes chances d'y revenir empli d'une fougue renouvelée et d'idées toutes fraîches.

● Dans le pire des cas, renoncez plutôt que de bâcler.

● Soumettez toujours votre travail à des bêta-lecteurs expérimentés, et n'hésitez pas à le remettre intégralement à plat s'ils émettent des critiques majeures.

● N'oubliez jamais qu'a priori, vous ne visez pas votre plaisir personnel, mais celui de vos futurs lecteurs.
Des élucubrations qui vous emplissent d'orgueil, des fantaisies qui vous font pouffer tout seul ne « parleront » peut-être pas du tout à d'autres que vous-même.
Si vous y tenez mordicus, mais que les bêta-lecteurs persistent à vous mettre en garde, envisagez sérieusement de ne pas publier. Écrire pour soi est un hobby plaisant, alors pourquoi ne pas l'envisager, après tout ? Vous serez affranchi de toute obligation envers un lectorat qui ne partagerait pas vos vues.
En revanche, s'obstiner à passer en force constitue une faute que l'on paiera au prix fort, en encaissant des critiques d'autant plus blessantes qu'elles seront, somme toutes, méritées.
N'en déplaise aux génies autoproclamés, écrire est davantage un métier qu'un art… Restons humbles et gardons-nous de prétendre, au nom d'un talent présumé, imposer aux lecteurs des prouesses indigestes.


Excellent travail d'écriture à toutes et à tous ! Merci de m'avoir lue. Je vous souhaite d'heureuses fêtes. 💝




mardi 8 octobre 2019

AVERTISSEMENT À PROPOS DU VOL. 5 D'ÉLIE ET L'APOCALYPSE



Chers lecteurs,

J'ai voulu respecter à tout prix la date de sortie annoncée. Ce fut une erreur : j'étais souffrante et le résultat n'est pas conforme à ce que je veux vous offrir. J'en suis désolée et vous présente mes excuses.

Je retire le volume 5 de la vente afin de pouvoir publier, après révision, la version que vous méritez. Si Amazon n'accepte pas de remplacer gratuitement les exemplaires déjà vendus, je m'engage à vous fournir un bon d'achat de la nouvelle version contre preuve d'achat de la précédente.

Merci de votre compréhension.

Elen

jeudi 29 août 2019

Élie et l'Apocalypse, nouveau concept


ÉLIE ET L'APOCALYPSE, 

UN NOUVEAU CONCEPT À PARTIR DU VOL. 5 

(Parution le 27 septembre 2019)



Chers amis lecteurs, une nouveauté apparaîtra sous forme de supplément gratuit dans le prochain opus de la saga, le volume 5 composé du Livre I déjà publié "Nœuds de vipères", du Livre II déjà publié "L'Oracle vaudou" et du Livre III en cours d'achèvement "Synergies".

Pour mémoire :

Afin que vous n'ayez pas à patienter trop longtemps, EELA est publié Livre par Livre, puis ceux-ci sont regroupés en Volumes (3 Livres), eux-mêmes rassemblés en Intégrales (3 Volumes consacrés à une même intrigue principale, une même région du monde, une même étape dans la maturation de l'héroïne, un même symbole ésotérique et une même thématique sous-jacente).




DES DÉBATS QUI DIVISENT POUR MIEUX RAPPROCHER 

Les Controverses sont des débats à thème entre les personnages d’EELA.

Des sujets polémiques, voire politiquement incorrects, ont déjà été présentés sous différents angles de vue dans les volumes précédents.
À partir du Volume 5, ces débats feront l’objet d’un traitement inédit.

Objectif : vous offrir la possibilité d’enrichir, si vous le souhaitez, votre expérience de lecture.
Élie et l’Apocalypse est à la fois un roman d’aventures et un conte philosophique qui aborde sans parti-pris de nombreux domaines de réflexion.
Pour approfondir peu à peu les différents aspects de l'univers d'Élie – un monde "parallèle" au nôtre qui a évolué différemment à partir de 2012 –, un thème est abordé en filigrane de chaque Intégrale (soit 3 Volumes)

de façon documentaire, à travers l’enseignement reçu par Élisabeth,

●ou de façon contradictoire, sous forme de discussions parfois orageuses.

Ces thématiques ont 2 objectifs : vous permettre  de "vivre" en direct la formation d'Élie, et vous faire découvrir un monde réaliste (quoique fantastique), aussi dense et complexe que celui dans lequel nous vivons.
Les bases étant déjà posées, et compte tenu de l’étendue de la saga, les Volumes seront beaucoup plus compacts à compter du Vol. 6.

Dès à présent, les débats ou exposés non indispensables à l’intrigue sont extraits du corps du récit afin de l’alléger et de ne pas nuire au suspens.

Comme ils participent tout de même à l’évolution des personnages, ils seront joints à chaque Volume en tant que suppléments gratuits.
Il est envisagé d’appliquer le même traitement aux Volumes 1 à 4 au cours d 'une mise à jour ultérieure.
En résumé

● Des récits resserrés, plus dynamiques

● Des suppléments proposés en fin de Volume :

  • débats : « Controverse de (lieu de la discussion) »

  • digressions documentaires : « Fenêtre sur (sujet concerné) ».


RAPPEL DES 9 THÈMES CENTRAUX DE LA SAGA


Intégrale 1 « Les trois Sages » (Vol. 1 à 3)
Thématique « Mille et une fois » : l’infinie diversité des croyances (religions, ésotérisme)

Intégrale 2 « Rendez-vous au Paradis » (Vol. 4 à 6)
Thématique « Sur le terrain » : géopolitique, des principes aux réalités (pouvoirs politiques et financiers, Renseignement, ONG)

Intégrale 3 « L’Alliance » (Vol. 7 à 9)
Thématique « L’heure des choix » : gérer la planète (économie vs écologie)

Intégrale 4 « Partout et à jamais »
Thématique « Le visible et l’indicible » : croire ce qu’on voit, ou croire ce qu’on ressent ? (sciences et médecine vs arts, philosophies et parasciences)
Intégrale 5 « Le grand mensonge »
Thématique « Chiens de bergers » : peut-on concevoir une société sans leaders ? (institutions vs libertés individuelles)
Intégrale 6 « La Nuit de Métal »
Thématique « Tout ou rien » : modes de vie, modes de survie (hypertechnologie vs Minimalisme et retour à la nature)
Intégrale 7 « Le sermon sur le volcan »
Thématique « Un atome dans l’Univers » : l’humain, nombril du monde ? (humanisme anthropocentrique vs compassion universelle)

Intégrale 8 « Les Rituels interdits »
Thématique « Apprendre à être » : Ceux Qui Savent et Ceux qui Peuvent, de la compétition au vivre ensemble (connaissance vs quête de sens)
Intégrale 9 « Jugement dernier »
Thématique « On n’en mourra pas » : et si la peur de la mort ne faisait que tuer la vie ?


Excellente lecture à toutes et à tous…