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dimanche 18 octobre 2020

Covid : que pouvons-nous faire ?… Pas mal de choses !

 


Crédit photographique


Chers amis lecteurs et auteurs, 

Nous vivons une période éminemment difficile pour la plupart d'entre nous. Tout le monde n'aura pas la chance d'en sortir intact (sur le plan physique ou psychologique) et tout porte à croire que le monde, tel que nous l'avons connu, ne s'en sortira pas intact non plus.

Cette situation m'incite à partager deux billets d'orientation très différente.

Le second analysera ce que nous subissons sous l'angle « que se passe-t-il et pourquoi ? ». J'aurais pu commencer par là, mais il me semble plus pressé de traiter en priorité l'aspect « que peut-on faire ? ».

Le présent billet ne va évidemment pas livrer de recettes miracle ; il concerne l'attitude que nous pouvons – ou pas – adopter dans ces cironstances de stress intense et de contraintes hors normes.

Sa rédaction m'a été inspirée en partie par le traumatisme psychique que vit un ami très cher depuis le début de cette crise.

Le drame de la Covid-19 * soumet les populations à un stress extrême.

Les conséquences sont multiples : dépression, colère, repli sur soi, culpabilité ou culpabilisation des autres, parfois un peu tout en même temps. Chacun réagit à sa façon et tout le monde n'est pas égal devant l'épreuve ; mais même un cas particulier de mon espèce, familier de la solitude et du confinement volontaires, habitué à la maladie et serein face à la perspective de la mort, enfin, convaincu que l'effondrement économique était en marche de toute manière, voit son existence chamboulée à certains égards.

Ce que je voulais vous dire aujourd'hui, mes amis, c'est ceci :


1) Ne paniquons pas.

Au cours de mon second billet, nous analyserons dans quelle mesure le traitement de cette crise est inutilement, nocivement anxiogène.

Ne nous faisons pas manipuler, utilisons notre esprit critique, documentons-nous au lieu de nous laisser imprégner par le catastrophisme hystérique des médias, et refusons de nous abandonner à la peur, aussi dangereuse pour la santé qu'un virus comme celui-là.

Nous ne sommes pas des moutons, nous avons le pouvoir de nous informer et de faire des choix. Restons humains au meilleur sens du terme, y compris en préservant notre libre-arbitre.


2) Ne nous laissons pas culpabiliser.

On fait peser sur nos épaules, agressivement et de façon disproportionnée, le poids d'une responsabilité qui devrait être choisie, éclairée et adaptée au danger réel.

Ayons un comportement altruiste vis-à-vis de la collectivité, prenons des précautions saines et normales (à commencer par un acte indispensable : se laver fréquemment les mains – au savon de préférence – et y habituer nos enfants), mais décidons en notre âme et conscience de ce qui est bon pour nous et pour nos proches.

En particulier, demandons-nous, et demandons-leur, s'il est juste et opportun de les tenir à distance « pour leur bien ». Certaines personnes très âgées ou souffrantes préféreraient peut-être mourir entourées d'amour que survivre plus ou moins longtemps dans la solitude et le désespoir. La vie en soi est, au fond, moins importante que la qualité de cette vie : ne le perdons pas de vue.


3) Ne culpabilisons pas les autres.

Je suis profondément navrée d'entendre certaines personnes de mon âge, ou au-delà, accuser « les jeunes » d'irresponsabilité.

Oui, certaines personnes se comportent comme si de rien n'était, et cela peut susciter de la colère. Mais, pour commencer, il y en a dans toutes les tranches d'âge – même si celles qui se sentent les plus exposées ont naturellement tendance à adopter et prôner les mesures sanitaires les plus rigoureuses.

Ensuite, demandons-nous si nous sommes compétents pour décider si telle ou telle personne se montre réellement « criminelle » en ne portant pas ou mal son masque, par exemple ; alors que l'efficacité de cette parade demeure l'objet d'une vive controverse et que les chiffres de la mortalité ne justifient plus, depuis bien des mois, que l'on soit obnubilé par le risque covid au point de se transformer en ayatollah de l'orthodoxie sanitaire. (À l'intention de ceux qui hurleraient déjà, je précise que je porte le masque, ne serait-ce que par solidarité).

Surtout, ne nous laissons pas entraîner dans le piège du conflit de générations. Les jeunes peuvent sembler insouciants, ils peuvent l'être effectivement, et certains sont sans doute incités à réagir à la pression en se rebellant contre les consignes. N'avons-nous pas eu plus ou moins les mêmes attitudes, à leur âge ?

Si nous faisons partie des seniors, n'oublions pas que les vingt-quarante ans portent sur leurs épaules le plus gros de l'activité économique. Ce sont ces « jeunes » actifs qui paient les retraites, entre autres. Ce sont eux, également, qui endurent le spectre du chômage et la hantise de devoir subsister dans un monde où la joie, la paix et l'espérance rétrécissent comme peau de chagrin.

Or, c'est notre génération et celles de nos ascendants qui ont fait preuve d'irresponsabilité, d'égoïsme, ou pour le moins, d'inconséquence et de manque de lucidité, jusqu'à léguer à la jeunesse d'aujourd'hui un monde hypermatérialiste, surpollué, déséquilibré, sous haute tension, avec des ressources en voie d'épuisement et des espèces en voie d'extinction.

Alors, ne faisons pas aux jeunes des reproches que nous mériterions tout autant, ainsi que nos parents et grand-parents bien-aimés. En vérité, nous n'avons guère de leçons à leur donner… hormis le genre d'enseignement qui viserait à leur transmettre, à défaut d'une planète en bon état, le précieux héritage d'un corpus de valeurs fondamentales – dont la tolérance et l'empathie, ainsi que la capacité à faire preuve de clairvoyance.


4) Relativisons (ou, si vous préférez, mettons en perspective).

À l'instar de toute épidémie, la covid-19 devient moins létale au fil du temps. D'ailleurs, s'il était légitime de s'inquiéter au départ, nous savons maintenant que cela n'a jamais été la peste noire, ni la grippe espagnole.

Comme l'influenza, comme d'autres coronavirus et quantité de virus, respiratoires ou non, le SARS-CoV-2 restera probablement parmi nous à l'état endémique ou sporadique. Sa virulence sera atténuée, elle l'est déjà dans une large mesure ; mais, bien sûr, il demeurera dangereux (ni plus, ni moins que des centaines d'autres maladies ou facteurs de risque), principalement pour les personnes en fin de vie et celles atteintes de certaines pathologies – les fameux facteurs de comorbidité : hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles respiratoires chroniques, insuffisance rénale ou hépatique, cancer, immunodépression, obésité morbide.

Stop à la psychose ! Il faut plus que jamais garder la tête froide et ne pas oublier de continuer à vivre, en se rappelant qu'en elle-même, la peur de mourir n'a jamais sauvé personne ; si l'on n'en contrôle pas l'intensité, si l'on ne s'en sert pas pour agir avec à-propos mais sans dramatiser, elle ne fait que gâcher l'existence.

On ne peut pas éviter la mort, elle fait partie de la vie. Cette vie, concentrons-nous plutôt sur le moyen d'en améliorer la qualité. J'espère ne choquer personne en ajoutant qu'on peut aussi améliorer la qualité de la mort… Tout le contraire de ce qui se passe à l'heure actuelle.


5) Agissons.

Alimentation saine, complémentation éventuelle (en priorité, faites doser votre vitamine D, surtout si vous êtes âgé : le lien entre carence et décès ou sévérité des cas est avéré), exercice bien dosé, sommeil suffisant, lutte contre le stress et les pollutions environnementales… Sans oublier le plus élémentaire, mais pas toujours le plus facile à mettre en œuvre : échanges affectifs et interactions sociales.

Les outils pour mieux faire, pour mieux prendre soin de nous et de nos proches, sont nombreux et à notre portée ! Il s'agit là de véritables leviers capables de changer, sinon le monde, du moins le nôtre et celui de notre entourage.

Dans ce domaine, nous avons réellement le pouvoir ; nous pouvons améliorer notre sort et celui des êtres que nous aimons.

C'est là que réside notre mission. Pas dans la soumission affolée à une propagande aux motivations très diverses mais non moins critiquables ; ni dans la stigmatisation des personnes qui, face aux défis représentés par cette crise, répondent par des comportements différents des nôtres.

Exister, ce n'est pas juger, ni même se juger. C'est analyser, comprendre, puis agir aussi positivement que possible.


6) Communiquons.

C'est dans ce domaine que nous autres, auteurs et lecteurs, pouvons avoir à jouer un rôle spécifique.

En ces temps d'isolement où tant de distance, de mesures imposées et de tensions séparent les personnes, nous avons des moyens de maintenir les liens, les densifier, corser leur saveur et augmenter leur pouvoir bienfaisant.

En tant qu'auteur, il est important de continuer à publier, non dans un esprit commercial, mais en tant que témoignage. Chacun de nous a quelque chose à dire, à raconter, à transmettre, ne serait-ce qu'à ses proches.

Attachons-nous à donner du sens à nos ouvrages, à y insérer assez de substance pour nourrir leurs lecteurs. Un livre doit offrir quelque chose de plus profond, de plus durable qu'un simple moment de loisir. La plupart d'entre nous font cela spontanément, bien sûr ! Il n'est pourtant pas inutile de les en remercier et de les encourager à poursuivre.

Gardons tous à l'esprit qu'écrire, c'est forger un maillon durable au sein d'une chaîne essentielle. Les êtres passent, les livres restent et continuent à s'adresser aux vivants. Il faut y songer, et donner toujours dans l'écriture le meilleur de nous-mêmes.

Le rôle de lecteur n'est pas moins important.

De même que les blogueurs littéraires font des comptes-rendus pour le plus grand bonheur de leurs suiveurs, chacun de nous peut aussi consacrer un peu de temps et d'énergie à échanger avec d'autres personnes (à commencer par sa famille, ses amis et ses collègues ; mais cela pourrait être aussi un petit voisin ou un inconnu isolé dans une maison de retraite) à propos des livres qu'il apprécie ou pas, qu'il est en train de lire ou a lus dans le passé.

Incitons à leur découverte, suscitons des commentaires, voire des débats. Racontons des histoires aux enfants, lisons-leur des contes et encourageons-les à lire.

Partageons l'amour des livres avec nos aînés, au besoin par téléphone et/ou par correspondance. Pourquoi ne pas remettre en vigueur un mode de communication immémorial : la relation épistolaire ? Au besoin, on peut recourir aux emails, aux sms ou aux vidéos. L'important, c'est que ce contact ne se limite pas aux banalités et à prendre des nouvelles, mais puisse amener à un échange approfondi de pensées, de ressentis, d'expériences, d'opinions, qui est le sel d'une relation. Pour cela, les livres sont un fabuleux vecteur.

Faisons de la lecture un moyen de renforcer la compréhension mutuelle, le partage, la qualité de communication ; ainsi bien sûr que la réflexion, l'ouverture, la connaissance…

Œuvrons au rapprochement et au seul enrichissement qui compte : celui du cœur et de l'esprit.


Courage à toutes et à tous, et merci d'être des passionnés sur une planète menacée de désenchantement !



* Désormais, il faut dire « la » et non « le », dans la mesure où l'acronyme « covid » signifie « coronarovirus disease » : cela se traduit par « maladie à coronavirus » et, en français, « maladie » est féminin. Ce choix rationnel aurait dû s'imposer dès le début, comme pour le FBI (bureau) et la CIA (agence). Mais tout le monde avait d'autres préoccupations que de s'interroger sur la forme appropriée : habitude a été prise, y compris par votre humble servante, de dire et écrire « le covid ». Dès lors, on aurait pu laisser l'usage l'emporter sur l'orthodoxie grammaticale, comme cela s'est produit très souvent dans notre langue conformément à « l'usage fait loi » des linguistes… Beaucoup d'observateurs soutiennent ce point de vue. Mais l'Académie français a tranché (du moins, son secrétaire, puisqu'il n'y a pas eu de réunion sur ce sujet). Dont acte.


mercredi 9 septembre 2020

EELA : un antidote à la bien-pensance… et autres plaies de notre époque

 



Chers ami(e)s,

Après quelques ennuis de santé, pour ne pas changer, je peux enfin commencer à publier le volume 6 – en trois étapes, comme d'habitude. Voici donc le Livre I, et le Livre II suivra très bientôt.

Avec l'ensemble du volume 6 s'achèvera le second Triskel de la saga, celui qui se penche au passage sur la politique et la géopolitique. Ces sujets-là ne vous passionnent pas ? Pour connaître les thèmes de mes 9 Triskels, voir ce billet. J'y rappelle qu'EELA se propose de faire un tour d'horizon des problèmes de notre époque (et des suivantes), domaine par domaine et sans oublier personne.

Et les problèmes, ça ne manque pas ! Ils sont même en train de prendre ma saga de vitesse, c'est dire.


Attention : ça va cogner, comme d'hab

Bien sûr, EELA est un divertissement, et j'espère bien que vous vous y amusez, que vous appréciez le suspense, l'humour ou l'ironie, etc, et que cela vous procure tout plein d'émotions.

C'est aussi un inventaire à la Prévert de tout ce qui ne va pas (je sais, la liste est longue, d'où la nécessité de 9 Triskels) et une joyeuse invitation à faire jouer notre sens critique, à doper notre résilience. Un problème bien identifié est à moitié résolu…

Je crois avoir déjà jeté pas mal de pavés dans la mare, parce que presque plus personne n'ose commenter cette saga. Pas parce qu'elle dérange, vu qu'elle continue à être lue et parfois notée ; mais peut-être parce que beaucoup hésiteraient à être associés à un ouvrage anti bien-pensance ? Peu importe : de toute façon je suis ascendant Saumon, ma fin de vie se passera à nager à contre-courant. 😊

Pour mettre tout le monde à l'aise (ou pas), je vais quand même rappeler avec délectation quelques grosses vérités qui pourraient fâcher encore plus.

Avant toute chose : j'écris par plaisir et conviction, alors qui m'aime me suive, ou plutôt, qui partage mes constats me lise ! Je n'en demande pas davantage.


Piqûre de rappel (c'est d'actualité)

Le monde va de plus en plus mal et je vais terriblement manquer d'originalité en pointant quatre causes principales :

• L'avidité, la cupidité, la vénalité, appelez ça comme vous voudrez ; bref, ce qui fait que :

1) au sommet, tout le monde s'entend pour grossir le troupeau des consommateurs – auxquels on serait prêt à inoculer n'importe quoi, pourvu que ça rapporte (ceci, dans tous les domaines, pas seulement celui qu'on pense),

2) ceux qui se trouvent en bas de la pyramide ne sont pas désintéressés pour autant : c'est la foire d'empoigne à tous les étages.

• La cruauté. Eh oui ! Elle est même très répandue, et pas uniquement dans une classe sociale, origine ou autre catégorie particulière, désolée.

• La bêtise. Là, c'est mathématique : plus le troupeau s'augmente, plus il contient de cons qui suivront le mouvement, quel qu'il soit. (Hou ! je suis méchante alors que tout le monde  mérite le respect, etc. 😆)

• La certitude de détenir la vérité, particulièrement dangereuse chez les gens intelligents. Mesdames et messieurs les zététiciens, sachez qu'il y a bien plus nuisible que la « pensée magique » pour l'avenir de l'humanité : il y a – quel que soit le milieu, toujours – le manque d'ouverture d'esprit, l'incapacité d'admettre l'opinion d'autrui, le refus d'accepter les nuances et, plus radical encore, le refus de ce qu'on ne comprend pas ou ne s'explique pas. Un peu de recul serait salutaire, mais il faut croire que le préjugés et le phénomène de meute sont plus rassurants.

Tout cela, ça fait qu'une bonne partie de l'humanité ne rêve que d'en découdre, soit pour « gagner » ou simplement s'en sortir, soit pour le plaisir, soit parce qu'elle se croit sur un ring, soit parce qu'elle n'a rien compris au film et tape là où on lui dit de taper.

Ce qui nous amène au point suivant.


Le répugnant – je pèse mes mots – sirop de la bien-pensance

Peut-être pour nous faire oublier qu'on va dans le mur, notre époque dégouline de bons sentiments officiels – pas forcément laïques, mais toujours obligatoires, comme l'école. Une école de bien-pensance où on dit ce qu'il faut penser et où on nous tape sur les doigts dès qu'on diverge un tant soit peu.

L'être humain est ainsi fait qu'il aime voir les choses en noir ou blanc. C'est son droit, mais de mon côté, je suis génériquement programmée pour distinguer les nuances. Alors :

• sectaires pressés de tout classer selon leurs critères réducteurs,

• adeptes du « haro sur le baudet » contre quiconque émet une opinion contraire à la leur ou à celle de leurs maîmaîtres,

• penseurs à courte vue (y compris ceux qui se sentent « bons » ou « supérieurs » parce qu'en conformité avec la pensée régnante),

passez votre chemin ! Mes livres ne vous plairont pas.


Encore une couche ?

Pour que les choses soient bien claires, j'insiste sur ce que j'ai déjà exposé sur Amazon : j'exècre particulièrement l'effet des dogmes sur la personnalité de leurs victimes (je ne parle pas, évidemment, des personnes posées et sensées, capables de recul et de tolérance. Mais, heu, comment dire ? Ce n'est pas la majorité, ça se saurait).

Par dogmes, j'entends la religion, l'idéologie et même la science : on le constate aujourd'hui, elle aussi rend fou et sectaire, ce qui est un comble…

Un dernier mot concernant l'idéologie, parce que j'ai constaté dans le milieu du livre, autoédité ou non, un taux particulièrement élevé de bien-pensance humaniste. Ce qui est louable en soi, mais encore faut-il savoir s'il s'agit de bonté personnelle ou d'un avatar moisi de la lutte des classes, style « il y a d'un côté les bons, de l'autre les méchants, et moâ, je ne me trompe pas d'adversaire : je sais qui doit être soutenu et qui doit être lynché, c'est dans le manuel »). Ce comportement-là, vous l'avez peut-être remarqué, m'énerve particulièrement.

Je tape assez souvent sur les idéologues de gauche, et pourtant j'ai des amis de tous les bords, marxistes inclus (eh oui). Nul n'est responsable de ses convictions, pas vrai ? J'aime les gens en tant que tels, nonobstant leurs idées. Mais j'ai vu trop de choses « sur le terrain », comme dirait Hubert Leguet, pour supporter les humanistes de canapé qui croient s'autojustifier en affichant une bienveillance niaiseuse et complètement hors-sol envers celles et ceux qu'ils identifient comme étant du bon côté de la barrière.

Alors, oui, je comprends qu'on ait besoin d'exister, on est tous malheureux, paumés, malades ou dépressifs, on va tous mourir, et la condition humaine c'est vraiment pas drôle. Mais nom d'un petit bonhomme, faut-il vraiment se valoriser en adoptant une bonne cause comme certains adoptent un chien ? 😠


Bref

Tout cela pour dire que, cher.e.s ami.e.s – comme l'écrit une « mouvance » qui, elle aussi, a vraiment du temps à perdre au lieu d'aller tenir la main des vieillard.e.s dans leurs mouroirs (ah oui c'est vrai, on n'a plus le droit) ou de faire les courses pour des affamé.e.s (d'accord, c'est plus facile de militer derrière son écran)…

… J'ai tendance à croire que certaines choses iraient un peu mieux si, au lieu de faire bêtement le jeu de nos Grands Manipulateurs, on se contentait de :

• respirer un grand coup,

• contempler le monde et les gens dans toutes leurs nuances et toutes leurs réalités (même celles qui blessent ou qui fâchent),

• arrêter de croire qu'on va changer le monde en perpétuant de vieilles batailles rangées,

• et aller faire un tour dans la nature en écoutant les quelques oiseaux qui nous restent.

En tout cas, c'est ce que je souhaite aux personnes que j'aime, dont vous faites partie. 💗


Bonne lecture et bonne écriture à toutes et à tous !




Une histoire de Triskels




Chers ami(e)s,

J'espère que chacun d'entre vous se porte bien malgré le climat actuel, sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Ne vous inquiétez pas : comme d'habitude et sur tous les sujets, dans EELA tout le monde en prend pour son grade, même si je ne nomme personne.

Venons-en à l'affaire du jour : j'ai rebaptisé les Intégrales « Triskels » – avec un seul « l » pour les démarquer un peu de la figure celtique, qui est généralement orthographiée triskell.

Vous me direz que quand on s'appelle Koridwen et qu'on écrit une saga dont l'épicentre est un château en Bretagne, on devrait y avoir pensé d'emblée. Eh bien non, comme vous le voyez !

Ce changement évitera que, malgré le descriptif, des lecteurs ne croient acquérir la totalité de la saga quand ils téléchargent les 3 premiers volumes. Ce n'est arrivé qu'une fois, mais la personne (l'un de mes amis auteurs sur facebook, hélas😢) a si peu apprécié que je préfère m'adapter.

Accessoirement, je trouve  que l'exemple de triskell ci-dessus illustre particulièrement bien un aspect d'EELA que je développerai dans mon billet suivant. Comme le remarquait Élie dans le premier Triskel de ma saga, il ressemble à une machine à donner des coups de pied au derrière… 😈

(Surtout, qu'aucun esprit tordu n'aille faire un rapprochement tendancieux avec un type bien précis de svastika, qui tourne d'ailleurs dans l'autre sens et a malheureusement jeté le discrédit sur ce symbole universel et millénaire.)

Je profite de l'occasion pour vous rappeler que l'ensemble du cycle comprendra 9 Triskels, et que nous n'en sommes qu'à la fin du numéro 2. Mais rassurez-vous, maintenant que l'univers du roman est bien posé, le rythme de parution commence à s'accélérer et chaque volume devient moins copieux.

Laissez-moi vous teaser un peu en vous révélant que le Volume 7 (et donc, le troisième Triskel) commencera par une bataille dans l'Envers, où Élie et ses compagnons affronteront les Auristes d'Éposthim Deville…

Ah, au fait : pour celles et ceux qui n'ont pas encore découvert EELA, le premier Triskel est en lecture gratuite depuis juin dernier (et jusqu'en décembre) si vous êtes abonnés à Amazon Prime.

À très bientôt pour la suite !




samedi 4 avril 2020

Covid-19 : infos vs désinformation




Je vous partage ici quelques infos possiblement utiles à propos du Covid-19.


Confinement

C'est parti pour des mois, au moins pour une partie de la population, sauf si la lâcheté politique ordinaire et quelques puissants intérêts faisaient faire marche arrière aux décideurs.

Ne vous fiez à aucune statistique officielle et ne perdez pas de vue que la pandémie peut très bien reflamber après la fin, même partielle, du confinement. C'est en fait ce que redoutent beaucoup d'infectiologues. Ne baissez pas votre garde, dans votre intérêt et ceux de la communauté.

Vous ne prendrez jamais trop de précautions pour sortir de chez vous comme pour y rentrer. Le virus est à peu près partout en France.
Ne sortez que masqué et ganté : on vous serine le contraire parce qu'il n'y a pas d'équipements pour tout le monde, mais mieux vaut un foulard en double épaisseur et des gants de vaisselle que rien du tout.
Après être resté en suspension dans l'air, le virus se dépose sur les vêtements et sur le sol, autrement dit les semelles. Une décontamination très soigneuse, des pieds à la tête, est de rigueur.
Attention aussi aux colis qui pénètrent chez vous.
J'ai détaillé
 dans un billet antérieur quelques conseils qui pouvaient alors paraître excessifs, et pourtant…

Par une cruelle ironie du sort, je m'apprêtais cette année à évoquer une pandémie : le déclencheur de la Grande Récession si souvent mentionnée dans les volumes précédents d'Élie et l'Apocalypse. La réalité, en rendant ce projet presque indécent, m'en a coupé l'intention ; mais prévoir l'écriture de cet épisode m'avait entraînée à étudier en détail les protocoles de sécurité, aidée par des informateurs de premier plan. Si je vous en parle, mes amis, c'est parce que vous êtes à peu près toutes et tous auteurs ou lecteurs. Alors, servez-vous de votre imagination ! Concevez, sans rien omettre, toutes les mesures que vous pourriez adopter pour faire barrage à un virus, comme si vous alliez les décrire dans un livre. Il ne vous restera plus qu'à les mettre scrupuleusement en œuvre.


Nos amours les animaux

Gardez vos chats enfermés ! Ils peuvent vous ramener le Covid-19 sous leurs pattes ou sur leurs poils, où le virus perdure avec prédilection. Et si vous êtes porteur sain, comme à peu près les 2/3 de la population, ils pourraient contaminer tout le quartier et mettront particulièrement en danger les personnes âgées qui les auront caressés. Si vous avez un balcon ou une terrasse, les clore en tendant du filet de volière, léger et peu coûteux, est une solution rapide.

Quand vous sortez votre chien pour ses besoins, ne craignez pas le ridicule : équipez-le de petits chaussons spéciaux ou de simples chaussettes (décontaminés, pour ne pas contribuer à infecter autrui), et lavez-le entièrement au retour. Certes, à la longue et même avec un shampoing adapté, sa peau n'appréciera pas ; mais mieux vaut ne pas prendre de risques.

Et par pitié, ramassez ses déjections dans la rue… Si vous êtes en appartement avec un chien de très petite taille, c'est peut-être le moment de l'accoutumer au bac à litière, surtout si vous vivez seul(e) : songez que si vous tombiez malade, même sans gravité, vous ne pourriez peut-être plus le sortir… Cette éducation est moins ardue qu'on ne le croit.

Il est évidemment exclu de laver ses animaux avec de la javel ou autres produits désinfectants, comme l'ont fait quelques sous-équipés du bulbe !!! Ben oui, désolée : tout le monde ne devrait pas être autorisé à avoir la responsabilité d'un animal. 



Coagulation

Il semble que des troubles de la coagulation (D-dimères élevées : pour faire simple, le sang tend à former des caillots) sont associés aux formes aiguës du virus et seraient donc possiblement un facteur aggravant. J'ai peut-être eu beaucoup de chance d'être sous anti-vitamine K à vie à cause d'un déficit en protéine S, donc d'avoir un sang « fluide »…

Cela ne signifie évidemment PAS qu'il faudrait se supplémenter en anticoagulants !!! Ces traitements comportent de gros risques d'hémorragies potentiellement mortelles et sont très délicats à équilibrer, même sous contrôle médical.

Si je vous fournis cette info, c'est parce que celles et ceux dont le sang a tendance à coaguler trop facilement doivent sans doute se garer du virus avec des précautions accrues. Vous ignorez si c'est votre cas ? Vous pouvez toujours en parler avec votre médecin traitant. Quoi qu'il en soit, restez confinés et respectez les consignes les plus paranoïaques pour sortir de chez vous et à votre retour.



Zinc

Il semble aussi que les formes graves de Covid-19 soient associées à une carence en zinc. C'est logique, quand on y pense. La carence en zinc est connue pour provoquer l'anosmie et l'agueusie (perte d'odorat et de goût), symptômes signalés par beaucoup de covidés au stade de l'aggravation. Et le zinc participe aux réactions du système immunitaire quand il contre-attaque face à une infection, ce qui doit contribuer à épuiser les réserves.

Les végétariens qui consomment beaucoup de phytates (anti-nutriments présents notamment dans les céréales et les légumineuses) et pas de viande (riche en zinc) sont exposés à la carence ; on peut leur conseiller de traiter leurs aliments chargés en phytates pour les en débarrasser, par exemple par trempage, et d'envisager une supplémentation.

Les patients diabétiques, hypertendus, cancéreux, atteints de troubles rénaux, etc, et bien sûr les personnes âgées, soit les catégories les plus touchées par le virus, sont également exposés à la carence en zinc.

Parmi les compléments alimentaires qui peuvent être utiles en prévention du Covid-19, le shiitaké, champignon immunostimulant, est particulièrement riche en zinc.

Attention, les besoins journaliers sont proches de la dose limite de sécurité et il y a des précautions à prendre pour éviter les interactions. Renseignez-vous attentivement et demandez conseil à votre médecin.


Et les traitements, alors ?

Le débat qui fait rage sur l'hydroxycholoroquine, associée ou non à l'azithromycine, devrait suffire à éclairer quiconque lit entre les lignes.

Nous assistons, et c'est bien triste, à une vaste opération de désinformation sur fond de conflits d'intérêts. Attention, ce terme ne signifie pas que les intérêts d'un camp s'opposent à ceux d'un autre, mais que l'un des deux « roule » pour une certaine industrie pharmaceutique.

Imaginez l'ampleur des dégâts quand motivations politiques, corruption, clientélisme, affairisme et système de chasses gardées se donnent la main pour enfumer tout un pays. Une telle collusion relève plus ou moins de la routine (on la pare du nom ronflant de « raison d'État », quand bien même elle n'obéit qu'à celle d'une caste de profiteurs). Mais opérée avec tant de culot et avec pour conséquence pareil massacre… c'est simple, il y a eu un seul précédent dans l'histoire de la Ve.

Le scandale sanitaire du Covid-19 a d'ailleurs commencé dès janvier, quand le pouvoir a fait la sourde oreille aux avertissements des spécialistes qui réclamaient des mesures : fermeture des frontières et confinement préventif, achat de masques et autres équipements, développement de tests pour un dépistage à grande échelle, adaptation des services de réanimation à un probable déferlement – que toutes ces précautions eussent sans doute permis d'éviter. On n'a rien voulu faire, et voilà le résultat… largement camouflé, d'ailleurs.

Allez, je vous partage à titre d'illustration une petite carte d'il y a 5 jours. Comparez d'un coup d'œil le nombre de cas chez nous et chez nos voisins, en tenant compte évidemment de la population et/ou la superficie du territoire. Ou bien le Covid est géré en France de main de maître (et les soignants qui se plaignent sont des ingrats), ou les autres pays s'y prennent vraiment comme des manches, ou encore, nos chiffres sont distillés, comment dire, à reculons… Je vous laisse deviner.




Inutile d'en dire davantage : les langues commencent à se délier et vous accéderez sans peine à des infos significatives. Comme beaucoup d'observateurs, j'espère de tout cœur que cette affaire aura des suites judiciaires.

Concernant l'affaire de l'hydroxychloroquine, ce qui m'attriste profondément, c'est que les acteurs malintentionnés de cette parodie de principe de précaution aient réussi à enrôler des scientophiles de bonne volonté. Abusés par la personnalité de certains intervenants et emportés par un zèle tout à fait louable, ces intervenants manipulés en arrivent à crier haro sur des médecins compétents qui ne songent qu'à faire leur métier : sauver des vies, et ce, dans une situation d'extrême urgence.

Si je n'ai guère d'affinités pour la zététique, c'est précisément à cause de la tendance au fanatisme qu'elle porte en germe, comme toutes les idéologies. Car c'en est une, avec ses dogmes définitifs, son désir d'imposer au monde entier sa foi purificatrice et sa tendance à excommunier – plutôt que de prêter attention à la vision d'autrui, d'accepter d'entendre d'autres arguments. Je viens d'employer un champ sémantique qui évoque la religion ; mais l'athéisme militant serait plus voisin de la zététique, dans la mesure où tous deux prétendent arracher l'humanité à l'obscurantisme, à l'irrationnel et, pour ce faire, basculent facilement dans une intolérance sans bornes, plus passionnelle qu'avisée.

De mon côté, je crois que rien, aucune croyance, aucune certitude, ne méritent que l'on pense avoir raison par principe et que l'on veuille imposer aux autres sa vision du monde, y compris quand elle est evidence-based, c'est-à-dire basée sur des preuves scientifiques.
L'être humain fonde son équilibre intérieur sur des concepts qui n'ont pas besoin d'être fondés pour lui être bénéfiques (les convictions religieuses en font partie, je le souligne et pourtant, je suis non-croyante). Tout n'est que nuances, angles de vue, diversité des regards. J'ai foncièrement horreur des diktats, même lancés au nom de la raison ; ainsi que des tentatives de conversion forcée, quel que soit le domaine. Vivre et laisser vivre chacun – dans la limite des lois raisonnables, bien entendu –, voilà mon credo.

Or, dans cette situation critique où l'on ne dispose d'aucune autre solution généralisable sans délai et à bas coût, l'enjeu est ni plus ni moins de laisser agir pour empêcher de mourir.

Car en l'occurrence, il ne s'agit pas d'encadrer la sortie d'un nouveau médicament pour préserver ses futurs consommateurs d'effets secondaires encore méconnus (une mission que nos grands donneurs de leçons de méthodologie ont toujours fort mal remplie, ne l'oublions pas… Et pour cause !).

Il s'agit de discréditer un traitement bien maîtrisé, disponible et très économique, au profit de molécules qui ne sont pas encore au point, dont on ne connaît pas tous les effets dommageables, mais qui rapporteront très gros à leur fabricant.

Un mot sur le fameux essai randomisé en double aveugle de l'INSERM, procédure qui consistera purement et simplement à utiliser des malades comme cobayes ; les victimes restées sur le carreau servant à définir a posteriori ce qui fonctionne le mieux – ou le moins mal. En théorie.

Ce qu'il faut rappeler, c'est que l'hydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine (d'abord exclue de l'essai, devinez pourquoi), est efficace en début de maladie mais, on le sait depuis le départ, n'a aucune chance d'inverser la situation au stade aigu. On condamne donc d'avance une partie des cobayes, dans le seul but de discréditer la solution préconisée et mise en place par l'Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille.

Par-dessus tout, une pandémie n'est vraiment pas le moment approprié pour brandir le principe de précaution, au point de freiner l'administration d'un médicament qui semble avoir déjà sauvé pas mal de vies de par le monde. Le risque de torsades de pointe est maîtrisable avec les précautions d'usage. Et si le traitement échouait, même dans une majorité de cas, on aurait tout de même sauvé ses autres bénéficiaires. Sans compter que des patients plus vite guéris, c'est un coup porté à la propagation de l'épidémie.

Petit rappel : qu'a-t-on à proposer à la place dudit traitement, dans l'immédiat ? Heu… rien du tout. Une partie de roulette russe : quand on est atteint, ça se passe bien… ou pas.

Bien entendu, vous ne ferez pas comme les deux pauvres Américains pas très futés qui se sont empoisonnés en avalant un produit pour aquariums contenant de la chloroquine… 
Mais reconnaissons en passant que le meilleur moyen pour qu'il y ait d'autres victimes de ce genre, serait de continuer à empêcher les gens d'accéder à un traitement dans le cadre médical.

In fine, il ne faudrait pas oublier que la vocation du corps médical est de soigner et de sauver des vies. Certains s'y prennent fort bien sans qu'on leur dicte leur conduite, et je me suis laissé dire qu'on meurt moins à Marseille qu'ailleurs par les temps qui courent. Que les experts en chambre (ou plutôt en antichambres, ou encore en cabinets) cessent donc d'imposer leur tutelle douteuse et tout sauf désintéressée aux spécialistes de terrain notoirement compétents : au mieux, c'est déplacé ; au pire, c'est criminel.

Une petite comparaison qui détendra l'atmosphère ? Imaginons qu'un général ayant passé sa vie à pantoufler dans des bureaux comme conseiller militaire, loin des champs de bataille mais englué, de gré ou de force, dans un environnement voué aux manœuvres politiciennes, se mêle soudain, en pleine guerre – ce n'est pas moi qui ai choisi cette image – d'expliquer aux gradés montés au front comment ils doivent utiliser un drone, ou même une bonne vieille colonne blindée. Ha, ha, ha.
(Eh oui, pour ceux qui sont encore emplis d'illusions : à haute altitude, les experts sont rarement choisis sur l'étendue et la fraîcheur de leurs compétences, encore moins sur leur sagesse et leur impartialité, mais plutôt par copinage, affinités politiques, clientélisme ou pire encore.)

La leçon à tirer de cette affaire, c'est que le rôle d'un gouvernement n'est pas d'atermoyer en pleine pandémie plutôt que de laisser les équipes médicales compétentes accomplir leur mission.

C'est de tout faire pour protéger la population et les soignants, c'est-à-dire de prendre au plus tôt toutes les décisions requises pour que les équipements nécessaires et les traitements éventuels soient pleinement mis à disposition, sous la responsabilité de ceux qui sont le plus à même de décider comment il faut en faire usage (ce qui n'exclut pas le contrôle, bien entendu).


Bon courage à toutes et à tous, restez vigilants et prenez le plus grand soin de vous et des vôtres !




vendredi 3 avril 2020

Covid et règlements de comptes


« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »
(Isaac Newton)





L'affaire qui oppose une partie des autorités médicales avec le Pr Raoult et son équipe (car la personnalité polémique de cet infectiologue, ainsi que son conflit personnel avec l'époux d'Agnès Buzyn, ancien directeur de l'INSERM, tendent à faire oublier que Raoult n'est pas un dangereux électron libre, mais un médecin expérimenté entouré de confrères expérimentés) m'a amenée à débattre sur facebook avec l'un des auteurs indés pour lesquels j'ai le plus d'estime et d'amitié.

Nous ne sommes pas tombés d'accord, probablement parce que la polémique elle-même, telle que répercutée par les médias, a pris la résonance suivante : « peut-on faire n'importe quoi dans le domaine médical ? » Question à laquelle, évidemment, les gens sérieux ne peuvent répondre que « non ! ».

Peu avant notre échange, j'avais découvert le point de vue d'un anthropologue genevois, Jean-Dominique Michel. Je ne serais peut-être pas d'accord avec lui dans tous les domaines, mais j'apprécie son discours empli à la fois de franchise et de bon sens. Il appelle un chat un chat, j'aime ça. Et il n'argumente pas ex cathedra : il cite de nombreuses sources patentées.

C'est un fin connaisseur du monde médical, mais aussi un esprit ouvert qui, en tant qu'anthropologue, ne rejette pas a priori les approches non-médicales. Une telle attitude le disqualifie forcément aux yeux des scientistes purs et durs. Et pourtant, elle ne fait que rappeler une réalité psychologique incontestable : l'impact de l'esprit sur le corps.

Les médecins pensent volontiers que l'on peut être malade parce qu'on croit l'être : c'est l'aspect psychosomatique de la maladie. Le corps médical qualifie volontiers toutes sortes de désordres de « psychosomatiques », assez souvent sans chercher plus loin. C'est parfois fondé, parfois non ; il arrive que cela retarde le diagnostic, comme tant de malades de Lyme (enfin, des pathologies à tiques) peuvent en témoigner.

Pourquoi, à l'inverse, les mêmes médecins ne reconnaissent-ils pas le pouvoir de guérison « psychosomatique » de certaines démarches non médicales ? Si cela fonctionne dans un sens (l'esprit peut rendre le corps malade en l'absence, au moins au départ, d'une véritable pathologie), alors cela fonctionne forcément dans l'autre. Lorsque le fait de croire que tel ou tel rite ou poudre de perlimpinpin – non dangereuse, bien entendu – permet à l'esprit de trouver des ressources pour aider le corps à guérir, où est le mal ?

J'avais abordé le sujet il y a quelques années dans ce billet. Aïe, je sens que mon ami Nicolas va lever les yeux au ciel. Pourtant, je pourrais raconter quantité d'expériences personnelles dans ce domaine auxquelles moi-même, élevée dans une famille hyper-rationnelle qui comptait même quelques savants, j'ai eu peine à croire…

Je respecte les scientistes purs et durs : leur volonté de clarté, de logique, de méthode est tout à fait louable. Mais la chasse à l'obscurantisme peut parfois conduire à une perte d'humanité, ou du moins, à perdre de vue l'aspect humain des problèmes. C'est manifestement l'une des dérives qui préoccupent Jean-Dominique Michel (l'autre étant la corruption).

Je comprends ô combien la chasse aux opinions d'experts autoproclamés qui désinforment à coups de bêtise, d'ignorance et de désir de se faire mousser, ou dans un but lucratif.
Mais des hommes de bonne volonté, intelligents, cultivés, bien informés, doivent pouvoir faire valoir leur regard ou leur approche sans que l'on s'acharne sur eux parce que leur point de vue contrarie la norme. N'oublions pas que cette norme peut être tyrannique et fautive çà ou là. L'obscurantisme se niche, me semble-t-il, dans la volonté de faire taire les voix divergentes plutôt que dans les argumentaires non-conformistes si promptement cloués au pilori.

Les deux articles que je vais maintenant partager avec vous n'abordent pas la question sulfureuse des médecines non conventionnelles, mais les péchés de la médecine au sens noble du terme – celle qui s'est donné pour mission d'améliorer notre santé ou, le cas échéant, de nous sauver la vie.

Fonctionne-t-elle toujours bien ? La réponse est non, on s'en doute.

Pourrait-on l'améliorer ? Oui, c'est plus que probable, mais certainement pas en s'acharnant sur ceux qui ont le courage de pointer les problèmes.

J-D Michel balance sans langue de bois les travers du système médical (pas seulement le nôtre, d'ailleurs). Mais, entre nous, qui les ignorait encore ?…

Il rappelle aussi, sur les missions de la médecine, un certain nombre d'évidences qui me semblent fondamentales.

Je vous laisse découvrir cet article qui fait une excellente synthèse des diverses problématiques ; puis, éventuellement, approfondir la question dans celui-ci, que j'ai déjà partagé sur facebook mais qui est beaucoup plus touffu et détaillé, donc moins digeste.
Personnellement, je n'ai pas vu dans tout cela une polémique corrosive, mais une raison d'espérer que les choses iront en s'améliorant.


Bon confinement à toutes et à tous ! Car, oui, il faut essayer de le vivre le mieux possible : sur cela, au moins, nous avons prise.

Des infectiologues plus ou moins censurés annoncent que nous ne sortirons pas de la crise avant octobre, à moins que toute la population ne soit testée, puis que le déconfinement ne s'effectue qu'en fonction des risques de ré-expansion du virus, et en équipant chaque personne de masques afin de limiter au maximum la contagion. Sans compter qu'on parle déjà du Covid-21.

À l'heure actuelle, une telle organisation reste utopique vu que 1) on n'a pas le matériel qu'il faudrait, tests et masques 2) depuis le tout début, les autorités rechignent à annoncer la couleur pour ne pas affoler leur bon peuple, qui pourrait même être tenté de leur demander des comptes ; c'est la politique du compte-gouttes.

Bref, cela implique encore, pendant les mois à venir, des milliers d'autres malades, d'autres décès, sans parler de conséquences économiques dramatiques à court et moyen terme.

Mais il y a aussi d'autres aspects de cette crise, qu'il serait triste de négliger. Le confinement permet de se retrouver – seul face à soi-même, en couple ou en famille. Il offre l'occasion de réapprendre à vivre avec simplicité, hors de la spirale consumériste et de la course folle à… (quoi, en fait ?…) qui ont profondément détraqué, dénaturé nos sociétés. De réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons vraiment. De nous donner une chance de changer les choses ; à notre humble niveau, avec nos proches, ou au-delà : en envisageant d'autres façons de voir le monde et, pourquoi pas, de le faire fonctionner.

Celui dans lequel nous avons vécu donnait l'illusion d'être sûr, alors que la sécurité absolue n'existe pas ; il procurait une impression de stabilité, alors rien n'est jamais acquis et que tout peut basculer à chaque instant. Il nous étourdissait à force de vitesse, de loisirs, de tentations de toutes sortes, de culte du superficiel et de l'instantané.

Cette fuite en avant nous a éloignés des réalités profondes, transformés en marionnettes s'agitant dans un décor de plus en plus envahissant, mais de moins en moins réel ; un décor planétaire, prétendant nous interconnecter à grande échelle mais glorifiant de plus en plus l'individualisme ; un trompe-l'œil aussi manipulateur que tapageur ; un environnement désincarné, désincarnant.

Alors que tout ce qui compte, au fond, c'est ce que nous sommes et ce que nous transmettons.

Le monde aliénant duquel nous sommes temporairement mis en marge par le Covid-19, nous ne le changerons pas d'un coup de baguette magique, mais nous pourrions l'améliorer à force de prises de conscience et de changements de comportements. A minima, nous pouvons toujours nous améliorer nous-mêmes.

Vivre, aimer, goûter ce que l'on a, ne pas languir après ce qui nous manque, cela sonne comme des maximes un peu niaises à la Paulo Coelho. Il n'est pourtant question que du retour souhaitable au calme et à l'autosuffisance. Par ce dernier mot, j'entends que nous pouvons cultiver notre bien-être – au sens fort du terme : se bien comporter, être en paix avec soi et les autres – comme on cultive un petit potager (ou un pied de tomates cerises sur son balcon) ; et nous repaître de l'un comme de ce que nous procure l'autre.

Alors je vous souhaite non seulement de rester en bonne santé (ou de la recouvrer si possible), mais aussi de mettre à profit cette pause forcée pour vous offrir le seul luxe qui soit : prendre le temps nécessaire pour aller à votre propre rencontre – et cela vous rapprochera aussi des êtres auxquels vous tenez.

Prenez soin de vous et de vos proches, savourez pleinement et sans arrières-pensées la vie qui vous est impartie. N'est-ce pas cela, l'essentiel ?…

Amicales pensées.





lundi 23 mars 2020

Je suis covidée, mais je me soigne




Chers ami(e)s,

Ça y est, je suis atteinte par le Covid-19. Comme quoi on ne prend jamais assez de précautions… surtout quand, à l'extérieur, d'autres en prennent encore moins, voire pas du tout ! Les protestataires qui contestent les mesures de confinement sont tout bonnement des irresponsables.

Je ne vous écris pas ce billet pour vous donner de mes nouvelles, mais pour essayer d'aider celles et ceux qui pourraient se retrouver dans le même cas. Soyons clairs : le nombre de victimes du Covid-19 dépasse déjà la capacité d'accueil. Les malades s'entassent dans les couloirs. Il n'y a pas assez de respirateurs pour tous ceux qui en auraient besoin. Les soignants doivent faire des choix, au détriment des personnes les plus âgées ou en mauvaise santé générale… Eh oui, nous en sommes là, et cela, on le savait depuis le tout début.

Bref, si l'on est atteint, il faut tout faire pour éviter autant que possible d'en arriver au stade qui exige l'hospitalisation.

Bien que décriée par les autorités de santé (pour des raisons plus ou moins admissibles dans lesquelles je n'entrerai pas), la naturopathie peut être d'une aide précieuse.

Depuis qu'elle m'a permis de guérir d'un Lyme chronique – plus précisément, d'une maladie vectorielle à tiques, stade 3 –, j'ai en permanence une grosse réserve de produits naturels : huiles essentielles et ressources cataloguées comme compléments alimentaires.

En effet, on ne terrasse pas définitivement une MVT : on ne fait que diminuer suffisamment la charge virale pour que le système immunitaire puisse la contenir. Il faut donc reprendre le traitement si la maladie ressurgit suite à un stress, une opération, une maladie… 

Je vais vous parler plus loin des produits qui entrent dans ce traitement – du moins, dans le mien : pour ce qui est du Covid-19, cela pourrait vous intéresser.

[Aux sceptiques qui réfutent encore l'existence du « Lyme chronique », je précise que j'ai cumulé depuis mon enfance des dizaines de piqûres de tiques ; que j'ai développé au moins un érythème migrant (peut-être plusieurs : cela a commencé trop jeune pour que je m'en souvienne) ; que j'avais des symptômes caractéristiques : épuisement, douleurs musculaires et articulaires migrantes, céphalées, graves atteintes neurologiques : troubles du sommeil paroxystiques, arythmie, vertiges, marche ébrieuse (non, petits plaisantins, je ne bois pas une goutte d'alcool), problèmes oculaires, paresthésies diverses et variées, lymphopénie et autres dysfonctionnements ; que j'ai réagi positivement à l'antibiothérapie d'épreuve (avec une réaction de Jarish-Herxheimer si violente que l'on a dû renoncer au traitement antibiotique) ; et enfin, que les symptômes ont régressé peu à peu au cours du traitement « naturel » – auquel je ne croyais pas du tout – pour finalement disparaître.]

Ce soit dit en passant, je voue à mon « lyme-doctor » une reconnaissance éternelle : il m'a tout simplement sauvé la vie – alors que mon médecin de ville, prenant pour de l'angoisse ou de la dépression (et quand on me connaît, ça ferait rire un chien !) mon insistance à vouloir comprendre ce qui m'arrivait, m'avait prescrit le pack fatal : antidépresseurs, statines, Levothyrox et IPP. Heureusement que j'ai fait de la résistance… 

Dans le cadre de la MVT, le lyme-doctor m'avait fait prendre l'habitude de tenir un journal des symptômes. Cela m'a permis ces derniers jours de recenser ceux possiblement dus au Covid-19 et, surtout, de déterminer le jour 1 de leur apparition.
Je l'ai gardée, dans la mesure où je cumule encore plusieurs pathologies (on ne peut pas gagner sur tous les tableaux : le traitement anti-lyme a flingué mon microbiote et je multiplie les cystites, ce qui pose de sérieux problèmes car mes reins sont déjà très abîmés).
Donc, je note tout, et heureusement.



Revenons au Covid-19. Comme j'avais pris toutes les précautions possibles (masque, gants, isolement relatif), je n'ai pas fait particulièrement attention aux premières alertes : courbatures, mal de gorge et petite toux d'irritation. J'ai cru que c'était dû à l'intensification de mon exercice quotidien, cumulée avec un petit refroidissement. Mais peu à peu, s'est installée une fatigue qui dépassait ce que j'avais connu, même avec la MVT. La toux a persisté de façon intermittente, parfois incoercible, quoique toujours modérée. Je dormais tout le temps, j'avais mal à la tête et l'impression de fonctionner au ralenti. L'impression, aussi, d'avoir de la fièvre sans en avoir (mais depuis la MVT, j'ai une température très basse, entre 34° et 36°. 37°, pour moi, c'est presque un pic fébrile…). Je sais maintenant que tous ces symptômes, même légers, doivent être considérés comme des signes d'alerte pour ledit coronavirus.


Il y a 3 jours, j'ai enfin compris ce qui m'arrivait. (Peut-être qu'en fait, jusque là, je ne voulais pas. Sans verser dans la psychose et vous tâter du matin au soir – c'est très mauvais pour la santé –, ne faites pas la même erreur.)

J'ai aussitôt mis en place un « traitement de cheval » avec ce dont je disposais :

– échinacée : plante adaptogène et immunostimulante, dose maximum en 3 prises/jour
– mélange shiitaké-reishi-maïtaké, également adaptogène et immunotimulant : dose max en 1 prise/jour en dehors des repas
– propolis (top qualité et concentrée) : dose max, soit 2 gtes/jour dans mon cas, en une prise
– cardère : plante anti-virale rendue célèbre par les traitements contre Lyme et que je n'ai trouvée que sous forme de teinture-mère – ah ben si, elle est là, la goutte d'alcool !… J'en prends 20 gouttes 3 fois par jour (au lieu de 2 prises pour la MVT).

[Ajout postérieur :
Il est important de souligner qu'il est prudent cesser tout traitement immunostimulant (plantes ou HE) au cas où apparaîtraient des signes de Covid-19, en particulier la dyspnée (essoufflement). 

En effet, il a été établi que les lésions pulmonaires pourraient découler, non pas uniquement des dégâts dus au virus lui-même à l'intérieur des cellules, mais aussi, dans de nombreux cas, à l'inflammation provoquée par le système immunitaire lors de sa contre-attaque, alors même que la charge virale serait en régression, voire très faible.
Autrement dit, le bénéfice escompté d'une stimulation du système immunitaire pour lutter contre le virus pourrait être largement contrebalancé par le risque lié aux conséquences inflammatoires de cette stimulation.
Il convient donc de doper son système immunitaire en amont, et non une fois la maladie déclarée.
Dès que j'ai eu connaissance de cette information, j'ai donc stoppé les compléments réputés immunostimulants et continué à me supplémenter en propolis (dont il faut toujours vérifier si l'on n'y est pas allergique) et en cardère, ainsi qu'avec les compléments alimentaires listés ci-après.]

Ceci, en plus de mon cocktail quotidien de compléments alimentaires :

– vit D3 en complémentation systématique (le Zyma D est très bon marché et tout à fait adéquat : voir avec votre pharmacien. À priori, pas de risque de surdosage avec 4 gouttes/jour, surtout si vous n'êtes plus très jeune et vous exposez peu au soleil. Consultez en cas de doute.)
– magnésium (attention, choisissez une formule de qualité).
resvératrol de renouée du Japon, un autre champion anti-Lyme, puissant anti-oxydant et qui selon certaines études sérieuses, protégerait aussi les reins. J'ai trouvé cette info sur je ne sais plus quel site officiel, la société française de néphrologie ou autre, et le fait est que mon DFG est remonté de 34 à 62 – chose proprement incroyable, surtout dans l'état où sont mes parenchymes rénaux. J'en prends 400 mg 2 fois par jour.
– vit C liposomale (mais il y a d'autres formules à forte assimilation), 1 c à café/jour en 2 prises
– glutamine, bonne pour le microbiote entre autres utilités (donc, pour l'immunité).
– chardon-marie, un protecteur du foie.

J'ai surtout remis en service l'un des éléments fondamentaux du traitement anti-Lyme, un mélange à parts égales d'huiles essentielles :

– HE ravintsara (antivirale et recommandée par les médecins naturopathes dans le cadre du Covid-19)
– HE tea-tree (idem)
HE palmarosa
– huile végétale.

J'aurais utilisé seulement les 2 premières, et à l'état pur, si le mélange n'avait pas déjà été préparé. À défaut, je l'utilise de la façon suivante : 20 gouttes sur les avant-bras, 3 fois/jour. J'ai conscience que c'est beaucoup, mais je ne veux pas prendre de risque, et j'ajusterai au besoin. Cela dit, certains praticiens les recommandent parfois à doses extrêmement élevées : voir ici, par exemple.

Après l'application, je respire profondément dans mes mains pour inhaler directement les HE. Et je dois dire que l'effet est quasi magique : ma toux s'éteint durablement. Elle finit toujours par revenir, mais j'ai passé la nuit dernière sans tousser du tout, et aujourd'hui je ne tousse quasiment plus.
Inhaler ainsi les HE (pourtant diluées, dans mon cas) brûle un peu les fosses nasales au bout de quelques inspirations : je m'arrête dès que cela survient. Si vous en avez chez vous à l'état pur, il conviendra d'être plus prudent, bien que le ravintsara et le tea-tree soient considérées comme très sûres.

À part cela, je me nourris de façon optimale, exclusivement bio, non transformé et local (enfin, tant que j'ai des réserves), avec beaucoup de légumes, très peu de glucides même « lents », de bons lipides (huile d'olive et de colza première pression à froid, noix, graines oléagineuses…), des myrtilles et autres baies, du citron (jamais dans une boisson chaude, la vit C est très fragile ; et je mange aussi les membranes collées à la peau, très riches en nutriments), de la levure fraîche riche en vitamines du groupe B et des aliments fermentés qui chouchoutent le microbiote.
Tout cela constitue aussi un régime idéal pour se préserver d'Alzheimer et autres dégénérescences cérébrales. Lesquelles frappent de plus en plus tôt, semble-t-il ; sans doute en grande partie à cause de la malbouffe…

Dans mon thé vert, je mets de l'écorce de citron bio hachée (pour le goût) et des lamelles de gingembre frais. Idem dans mes tisanes de romarin de l'après-midi, excellentes pour la santé. Je sucre ces boissons à la stévia, un édulcorant naturel sans effet sur la glycémie ; en fait, j'emploie à l'état pur son principe actif, le rebaudioside A, qui serait également actif contre Lyme.
En cette période d'infection, je prends aussi du miel, mais à part (1 cuillère à café/jour).

Enfin, je fais des exercices de cohérence cardiaque, de la méditation, du qi gong et autres techniques bénéfiques.

Voilà.

Ces quelques indications ne sont évidemment pas un conseil d'ordre médical et ne vous dispensent pas de consulter (mais les médecins ont d'autres chats à fouetter, les malheureux ! Rendons-leur hommage du fond du cœur : ils paient un lourd tribut en ce moment, de même que tout le personnel infirmier, les ambulanciers, les aides-soignants, etc, les vétérinaires et psychiatres qui sont mobilisés aussi, les forces de l'ordre : 10 000 policiers atteints par le virus…).

Le but de ce billet est seulement de vous rendre service ; si vous avez à la maison l'un ou l'autre des produits naturels indiqués plus haut, ils pourraient peut-être vous aider à atténuer vos maux au cas où vous seriez touchés aussi.

Demain, ce sera le 7e jour à partir de mes tout premiers symptômes. Une aggravation est possible à partir de ce stade, semble-t-il. Je verrai bien.

Là, je commence à être vannée et j'ai mal à la tête : je vais dormir un peu.
Bon courage à tous et à toutes, soyez prudents et responsables : un porteur sain qui se balade sans précaution fait courir à ceux qu'il croise un risque de contamination potentiellement mortelle.

À ce propos, dernières recommandations pour vous protéger et/ou protéger les autres :

Au moins 40 % de la population française est contaminée (porteurs sains inclus) ; et on en attend jusqu'à 60 % – dans l'hypothèse d'un respect optimal du confinement.
Les particules virales sont partout ; elles survivent au moins 12 h sur les surfaces métalliques et, a fortiori, poreuses (tissus…). Elles restent en suspension dans l'air au moins 1/2 h et jusqu'à 3 h.

Si les autorités nous ont seriné que les masques sont inutiles, c'était seulement pour ne pas avoir à expliquer qu'il n'y en a pas assez pour tout le monde, soignants inclus. Il faut porter au moins un foulard assez épais sur le nez et la bouche, si possible imprégné d'HE antivirales, et le laver à chaud dès notre retour (pas de cycle court) ou l'enfermer à l'écart pendant au moins une journée.
De la même façon, porter des gants, quitte à ressortir les gants d'hiver ou de ski.
Laisser les chaussures dehors, ou désinfecter au moins les semelles et mettre aussi ces chaussures en quarantaine au moins une journée avant de les réutiliser.
Même chose pour les vêtements.
Désinfecter toutes les poignées de porte, boutons de digicode, etc, qu'on aura touchés en rentrant.
Au retour des courses, défaire les emballages avec des gants et les jeter ; désinfecter les boîtes, sachets, barquettes ou bocaux, au moins à l'eau bien chaude et au savon. Laver soigneusement les fruits et légumes. Le tout avec masque (ou foulard) et gants (ou lavage des mains immédiat, soigneux, à l'eau chaude + savon). 
Et bien sûr, ne rien toucher tant que l'on est à l'extérieur : c'est le moment ou jamais de payer sans contact, de n'utiliser aucun automate à mains nues et de monter à pied plutôt qu'en ascenseur, si on ne loge pas trop haut ! Prévoir des morceaux de sac plastique ou de mouchoirs jetables pour tout ce qu'on est obligé de toucher quand même : poignées, portes à pousser, etc. Toutes ces précautions ne sont pas du luxe, croyez-moi…


Je pense bien à vous, mes ami(e)s, et vous espère en bonne santé ainsi que tous vos proches. Prenez soin de vous !