Bienvenue chez moi ! Sur ce blog, je dis ce que je pense. Bonne visite...

Vous pouvez aussi explorer ma page auteur Amazon ou mon profil facebook et sa quinzaine de groupes associés (des outils à vocations spécifiques pour les auteurs, blogueurs, illustrateurs et prestataires du livre), où vous découvrirez l'actualité de mes ami(e)s : une enthousiasmante communauté de plus de 6 000 passionnés.

vendredi 13 novembre 2020

Pour votre santé, pensez librement !

 


Chers amis lecteurs ou auteurs,

Au fur et à mesure que la crise se prolonge, que les droits des citoyens sont bafoués, que s'impose une néocensure déguisée en bien-pensance, et tandis que d'autres menaces (sanitaires ou autres) s'amoncellent au-dessus de nos têtes, je suis partagée entre deux sentiments contradictoires.

• L'un, la sérénité que procure le fait de se consacrer à ce que l'on croit juste. J'ai été élevée avec pour seul dogme, pour seule religion, cette certitude : il faut toujours faire ce que l'on considère comme intègre et légitime, et si possible comme utile au-delà de soi.

• L'autre, l'impression d'urgence, d'indignation, d'impuissance que suscite l'évolution de la situation. Nous sommes nombreux à ressentir cela, hélas ! Mais que faire ? Je ne crois pas aux miracles, encore moins aux solutions immédiates et brutales. En revanche, je suis convaincue que réfléchir, se documenter, ouvrir son esprit aux différents angles de vue, se forger sa propre opinion sans se laisser formater par les idéologies et les intérêts que l'on voit à la manœuvre, puis s'efforcer de partager ses conclusions en toute humilité et transparence, représente l'un des moyens de sauvegarder sa paix intérieure.


De la réalité à la fiction

Toute ma vie, je me suis battue pour ce qui me semblait le mériter. Au hasard de mes incursions dans des domaines très divers, j'ai parfois tutoyé quelques sommets d'où l'on distinguait clairement les orages à venir. Aujourd'hui, ruinée donc libre, je garde l'avantage de connaître de l'intérieur les deux versants de la fortune, leurs faces cachées, leurs implications, tout en n'ayant plus rien à perdre.

Je n'ai d'autre conviction que le culte du bon sens et de la nuance, d'autre procédé que l'indépendance d'esprit et le goût de l'analyse, d'autre motivation que la volonté de n'être ni manipulée, ni instrumentalisée, et le désir de partager mes réflexions avec les personnes qui en ont envie.

Peut-être qu'à vos yeux aussi, réflexion et partage sont des raisons nécessaires et suffisantes pour se retrouver auteur libre, en train de ramer gaillardement sur l'indésphère. 


Ma petite contribution espiègle et défoulatoire

Depuis 2007, j'œuvre à l'écriture d'Élie et l'Apocalypse, une sorte de panorama du monde tel qu'il se présente et se prépare. L'actualité s'y projette sous forme d'anticipation, traitée sous l'angle de la fiction, mais seulement dans la mesure où cela doucit et réenchante la réalité, tout en la rendant accessible à toutes sortes de lecteurs.

J'y ai dévoilé par avance un certain nombre de problèmes : la technocratisation de la société et ses corollaires – virtualisation, sécurisation à outrance et privations de liberté ; la course folle vers un conflit entre religions et entre civilisations ; la perspective de la guerre de l'eau et de l'expansion des famines, entre autres catastrophes liées au réchauffement, à la pollution, à l'épuisement des ressources et au massacre du vivant ; les déviances de la science (initialement outil de lutte contre l'obscurantisme, elle est en partie devenue une nouvelle « religion » mondiale, incroyablement dogmatique et intolérante – sans parler des ravages du lobbying et de la corruption) ; les menaces sanitaires et les raisons complexes pour lesquelles le monde politique, oublieux de ses missions, travaille en sens contraire de l'intérêt général…


Écrire pour témoigner, résister, cultiver l'espoir

En filigrane d'EELA, je souligne sans relâche le danger des clivages idéologiques et l'exploitation cynique qui en est faite. Car là réside le problème fondamental : diviser pour régner est une stratégie efficace sur laquelle s'appuient en permanence les grands de ce monde, sciemment ou pas, avec des intentions louables ou coupables selon les circonstances.

À moins que l'éducation ne soit repensée de fond en comble, de façon à ce que (comme je le fais dire à Tom Leguet dans le volume 5 d'EELA) chaque être humain apprenne, dès son plus jeune âge, à vivre en paix avec lui-même et en harmonie avec les autres – autrement dit, tant que des gens de bonne volonté se déchireront parce qu'ils camperont sur leurs certitudes au lieu de s'unir sur des projets, nous seront ballottés de catastrophe en catastrophe au gré des erreurs ou des manipulations de nos dirigeants.


Plaire ou déplaire, mais ne pas s'en faire

Évidemment, même romancé, mon tour d'horizon des failles actuelles et des drames à venir ne ravit pas tout le monde. On m'a déjà reproché de donner, à travers certains personnages, la parole à des idées divergentes, dérangeantes, à contre-courant, non « evidence-based », etc. Ce qui prouve combien il est difficile, de nos jours, de s'affranchir du carcan des idées préconçues et du politiquement ou scientifiquement correct, pour embrasser sans parti pris l'ensemble des points de vue. Tant pis : je persiste à trouver les démarches de conformité aveugle dangereusement contraires au respect d'autrui, au sens commun et à la recherche de vérité.

Dans un dénuement assumé qui me libère de la plupart des contingences matérielles (esclavage des temps modernes !), je n'ai plus, en dehors de l'attention due à mes proches, d'autre but que celui-ci : poursuivre mon travail de transmission à travers l'écriture d'EELA, dans les seules limites imposées par mon budget et mon état de santé. J'y consacrerai ma fin de vie aussi longtemps que j'en serai capable, et cela suffit à m'apporter tout le bonheur auquel j'aspire.

Et vous, amis auteurs, écrivez-vous dans un but comparable ? Quel est votre moteur, à quoi carburez-vous ? Dans quelle mesure l'écriture vous aide-t-elle à mieux supporter les conditions de vie actuelles ? Je suis tout ouïe…


Autopublication ou autoédition ?

Adepte d'une forme de lâcher-prise, je ne peux que vous y encourager si elle correspond à votre caractère : chercher à vendre toujours plus de livres est une démarche respectable, mais qui peut parfois générer plus de stress que de satisfactions.

Alors, comme je l'ai déjà dit : si vous n'avez qu'un maigre lectorat, ne culpabilisez pas, demandez-vous ce qui est le plus important, le plus gratifiant pour vous : écrire, ou consacrer du temps et de l'énergie à la promotion de vos ouvrages ?

Ce qui convient aux uns ne convient pas forcément aux autres, et il n'y a aucune honte à trouver que l'autopublication sérieuse (mettre en ligne un livre rédigé et présenté avec soin, puis le laisser vivre sa vie en communiquant de temps à autre) est plus simple à gérer que l'autoédition – au véritable sens du terme –, qui suppose un gros travail de marketing.

Le seul mauvais choix possible serait le non-respect des lecteurs. Or, j'ai beaucoup de plaisir à constater que les indés que je suis depuis quelques années ne cessent de progresser, d'affiner leur écriture, développer leurs thèmes, peaufiner la finition, et publient des livres qui ne feraient pas rougir un bon éditeur, loin de là. Certains, d'ailleurs, sont désormais édités : même si ce n'est pas un objectif en soi pour un trublion de mon espèce, qui a fait le chemin inverse, je m'en réjouis pour eux.


L'open source, une voie qui me tente.

Je m'interroge depuis le départ sur la possibilité de mettre en libre lecture l'intégralité d'Élie et l'Apocalypse. Jusqu'ici, j'ai utilisé la solution la plus simple : publier sur KDP (option « KDP Select », pour qu'au moins le premier Triskel soit proposé en continu dans les bibliothèques gratuites d'Amazon) et laisser la plateforme procéder à des promotions quand elle le souhaite (gratuité ou prix symbolique de 0,99 €).

La gratuité permanente supposerait que j'effectue toutes sortes de recherches sur les aspects techniques (format, sites de publication…) ou juridiques (pour protéger EELA de toute altération ou distorsion). Je n'aurai pas le temps de me pencher là-dessus si je veux pouvoir achever ma saga dans un délai raisonnable, et je n'ai pas les moyens de m'en remettre à des professionnels ; mais si quelqu'un parmi vous dispose des compétences nécessaires pour me guider dans cette démarche, qu'il ou elle n'hésite pas à me contacter.


Bon courage à toutes et à tous, prenez soin de vous et de vos proches, et vive l'indépendance d'esprit !


dimanche 18 octobre 2020

Covid : que pouvons-nous faire ?… Pas mal de choses !

 


Crédit photographique


Chers amis lecteurs et auteurs, 

Nous vivons une période éminemment difficile pour la plupart d'entre nous. Tout le monde n'aura pas la chance d'en sortir intact (sur le plan physique ou psychologique) et tout porte à croire que le monde, tel que nous l'avons connu, ne s'en sortira pas intact non plus.

Cette situation m'incite à partager deux billets d'orientation très différente.

Le second analysera ce que nous subissons sous l'angle « que se passe-t-il et pourquoi ? ». J'aurais pu commencer par là, mais il me semble plus pressé de traiter en priorité l'aspect « que peut-on faire ? ».

Le présent billet ne va évidemment pas livrer de recettes miracle ; il concerne l'attitude que nous pouvons – ou pas – adopter dans ces cironstances de stress intense et de contraintes hors normes.

Sa rédaction m'a été inspirée en partie par le traumatisme psychique que vit un ami très cher depuis le début de cette crise.

Le drame de la Covid-19 * soumet les populations à un stress extrême.

Les conséquences sont multiples : dépression, colère, repli sur soi, culpabilité ou culpabilisation des autres, parfois un peu tout en même temps. Chacun réagit à sa façon et tout le monde n'est pas égal devant l'épreuve ; mais même un cas particulier de mon espèce, familier de la solitude et du confinement volontaires, habitué à la maladie et serein face à la perspective de la mort, enfin, convaincu que l'effondrement économique était en marche de toute manière, voit son existence chamboulée à certains égards.

Ce que je voulais vous dire aujourd'hui, mes amis, c'est ceci :


1) Ne paniquons pas.

Au cours de mon second billet, nous analyserons dans quelle mesure le traitement de cette crise est inutilement, nocivement anxiogène.

Ne nous faisons pas manipuler, utilisons notre esprit critique, documentons-nous au lieu de nous laisser imprégner par le catastrophisme hystérique des médias, et refusons de nous abandonner à la peur, aussi dangereuse pour la santé qu'un virus comme celui-là.

Nous ne sommes pas des moutons, nous avons le pouvoir de nous informer et de faire des choix. Restons humains au meilleur sens du terme, y compris en préservant notre libre-arbitre.


2) Ne nous laissons pas culpabiliser.

On fait peser sur nos épaules, agressivement et de façon disproportionnée, le poids d'une responsabilité qui devrait être choisie, éclairée et adaptée au danger réel.

Ayons un comportement altruiste vis-à-vis de la collectivité, prenons des précautions saines et normales (à commencer par un acte indispensable : se laver fréquemment les mains – au savon de préférence – et y habituer nos enfants), mais décidons en notre âme et conscience de ce qui est bon pour nous et pour nos proches.

En particulier, demandons-nous, et demandons-leur, s'il est juste et opportun de les tenir à distance « pour leur bien ». Certaines personnes très âgées ou souffrantes préféreraient peut-être mourir entourées d'amour que survivre plus ou moins longtemps dans la solitude et le désespoir. La vie en soi est, au fond, moins importante que la qualité de cette vie : ne le perdons pas de vue.


3) Ne culpabilisons pas les autres.

Je suis profondément navrée d'entendre certaines personnes de mon âge, ou au-delà, accuser « les jeunes » d'irresponsabilité.

Oui, certaines personnes se comportent comme si de rien n'était, et cela peut susciter de la colère. Mais, pour commencer, il y en a dans toutes les tranches d'âge – même si celles qui se sentent les plus exposées ont naturellement tendance à adopter et prôner les mesures sanitaires les plus rigoureuses.

Ensuite, demandons-nous si nous sommes compétents pour décider si telle ou telle personne se montre réellement « criminelle » en ne portant pas ou mal son masque, par exemple ; alors que l'efficacité de cette parade demeure l'objet d'une vive controverse et que les chiffres de la mortalité ne justifient plus, depuis bien des mois, que l'on soit obnubilé par le risque covid au point de se transformer en ayatollah de l'orthodoxie sanitaire. (À l'intention de ceux qui hurleraient déjà, je précise que je porte le masque, ne serait-ce que par solidarité).

Surtout, ne nous laissons pas entraîner dans le piège du conflit de générations. Les jeunes peuvent sembler insouciants, ils peuvent l'être effectivement, et certains sont sans doute incités à réagir à la pression en se rebellant contre les consignes. N'avons-nous pas eu plus ou moins les mêmes attitudes, à leur âge ?

Si nous faisons partie des seniors, n'oublions pas que les vingt-quarante ans portent sur leurs épaules le plus gros de l'activité économique. Ce sont ces « jeunes » actifs qui paient les retraites, entre autres. Ce sont eux, également, qui endurent le spectre du chômage et la hantise de devoir subsister dans un monde où la joie, la paix et l'espérance rétrécissent comme peau de chagrin.

Or, c'est notre génération et celles de nos ascendants qui ont fait preuve d'irresponsabilité, d'égoïsme, ou pour le moins, d'inconséquence et de manque de lucidité, jusqu'à léguer à la jeunesse d'aujourd'hui un monde hypermatérialiste, surpollué, déséquilibré, sous haute tension, avec des ressources en voie d'épuisement et des espèces en voie d'extinction.

Alors, ne faisons pas aux jeunes des reproches que nous mériterions tout autant, ainsi que nos parents et grand-parents bien-aimés. En vérité, nous n'avons guère de leçons à leur donner… hormis le genre d'enseignement qui viserait à leur transmettre, à défaut d'une planète en bon état, le précieux héritage d'un corpus de valeurs fondamentales – dont la tolérance et l'empathie, ainsi que la capacité à faire preuve de clairvoyance.


4) Relativisons (ou, si vous préférez, mettons en perspective).

À l'instar de toute épidémie, la covid-19 devient moins létale au fil du temps. D'ailleurs, s'il était légitime de s'inquiéter au départ, nous savons maintenant que cela n'a jamais été la peste noire, ni la grippe espagnole.

Comme l'influenza, comme d'autres coronavirus et quantité de virus, respiratoires ou non, le SARS-CoV-2 restera probablement parmi nous à l'état endémique ou sporadique. Sa virulence sera atténuée, elle l'est déjà dans une large mesure ; mais, bien sûr, il demeurera dangereux (ni plus, ni moins que des centaines d'autres maladies ou facteurs de risque), principalement pour les personnes en fin de vie et celles atteintes de certaines pathologies – les fameux facteurs de comorbidité : hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles respiratoires chroniques, insuffisance rénale ou hépatique, cancer, immunodépression, obésité morbide.

Stop à la psychose ! Il faut plus que jamais garder la tête froide et ne pas oublier de continuer à vivre, en se rappelant qu'en elle-même, la peur de mourir n'a jamais sauvé personne ; si l'on n'en contrôle pas l'intensité, si l'on ne s'en sert pas pour agir avec à-propos mais sans dramatiser, elle ne fait que gâcher l'existence.

On ne peut pas éviter la mort, elle fait partie de la vie. Cette vie, concentrons-nous plutôt sur le moyen d'en améliorer la qualité. J'espère ne choquer personne en ajoutant qu'on peut aussi améliorer la qualité de la mort… Tout le contraire de ce qui se passe à l'heure actuelle.


5) Agissons.

Alimentation saine, complémentation éventuelle (en priorité, faites doser votre vitamine D, surtout si vous êtes âgé : le lien entre carence et décès ou sévérité des cas est avéré), exercice bien dosé, sommeil suffisant, lutte contre le stress et les pollutions environnementales… Sans oublier le plus élémentaire, mais pas toujours le plus facile à mettre en œuvre : échanges affectifs et interactions sociales.

Les outils pour mieux faire, pour mieux prendre soin de nous et de nos proches, sont nombreux et à notre portée ! Il s'agit là de véritables leviers capables de changer, sinon le monde, du moins le nôtre et celui de notre entourage.

Dans ce domaine, nous avons réellement le pouvoir ; nous pouvons améliorer notre sort et celui des êtres que nous aimons.

C'est là que réside notre mission. Pas dans la soumission affolée à une propagande aux motivations très diverses mais non moins critiquables ; ni dans la stigmatisation des personnes qui, face aux défis représentés par cette crise, répondent par des comportements différents des nôtres.

Exister, ce n'est pas juger, ni même se juger. C'est analyser, comprendre, puis agir aussi positivement que possible.


6) Communiquons.

C'est dans ce domaine que nous autres, auteurs et lecteurs, pouvons avoir à jouer un rôle spécifique.

En ces temps d'isolement où tant de distance, de mesures imposées et de tensions séparent les personnes, nous avons des moyens de maintenir les liens, les densifier, corser leur saveur et augmenter leur pouvoir bienfaisant.

En tant qu'auteur, il est important de continuer à publier, non dans un esprit commercial, mais en tant que témoignage. Chacun de nous a quelque chose à dire, à raconter, à transmettre, ne serait-ce qu'à ses proches.

Attachons-nous à donner du sens à nos ouvrages, à y insérer assez de substance pour nourrir leurs lecteurs. Un livre doit offrir quelque chose de plus profond, de plus durable qu'un simple moment de loisir. La plupart d'entre nous font cela spontanément, bien sûr ! Il n'est pourtant pas inutile de les en remercier et de les encourager à poursuivre.

Gardons tous à l'esprit qu'écrire, c'est forger un maillon durable au sein d'une chaîne essentielle. Les êtres passent, les livres restent et continuent à s'adresser aux vivants. Il faut y songer, et donner toujours dans l'écriture le meilleur de nous-mêmes.

Le rôle de lecteur n'est pas moins important.

De même que les blogueurs littéraires font des comptes-rendus pour le plus grand bonheur de leurs suiveurs, chacun de nous peut aussi consacrer un peu de temps et d'énergie à échanger avec d'autres personnes (à commencer par sa famille, ses amis et ses collègues ; mais cela pourrait être aussi un petit voisin ou un inconnu isolé dans une maison de retraite) à propos des livres qu'il apprécie ou pas, qu'il est en train de lire ou a lus dans le passé.

Incitons à leur découverte, suscitons des commentaires, voire des débats. Racontons des histoires aux enfants, lisons-leur des contes et encourageons-les à lire.

Partageons l'amour des livres avec nos aînés, au besoin par téléphone et/ou par correspondance. Pourquoi ne pas remettre en vigueur un mode de communication immémorial : la relation épistolaire ? Au besoin, on peut recourir aux emails, aux sms ou aux vidéos. L'important, c'est que ce contact ne se limite pas aux banalités et à prendre des nouvelles, mais puisse amener à un échange approfondi de pensées, de ressentis, d'expériences, d'opinions, qui est le sel d'une relation. Pour cela, les livres sont un fabuleux vecteur.

Faisons de la lecture un moyen de renforcer la compréhension mutuelle, le partage, la qualité de communication ; ainsi bien sûr que la réflexion, l'ouverture, la connaissance…

Œuvrons au rapprochement et au seul enrichissement qui compte : celui du cœur et de l'esprit.


Courage à toutes et à tous, et merci d'être des passionnés sur une planète menacée de désenchantement !



* Désormais, il faut dire « la » et non « le », dans la mesure où l'acronyme « covid » signifie « coronarovirus disease » : cela se traduit par « maladie à coronavirus » et, en français, « maladie » est féminin. Ce choix rationnel aurait dû s'imposer dès le début, comme pour le FBI (bureau) et la CIA (agence). Mais tout le monde avait d'autres préoccupations que de s'interroger sur la forme appropriée : habitude a été prise, y compris par votre humble servante, de dire et écrire « le covid ». Dès lors, on aurait pu laisser l'usage l'emporter sur l'orthodoxie grammaticale, comme cela s'est produit très souvent dans notre langue conformément à « l'usage fait loi » des linguistes… Beaucoup d'observateurs soutiennent ce point de vue. Mais l'Académie français a tranché (du moins, son secrétaire, puisqu'il n'y a pas eu de réunion sur ce sujet). Dont acte.


mercredi 9 septembre 2020

EELA : un antidote à la bien-pensance… et autres plaies de notre époque

 



Chers ami(e)s,

Après quelques ennuis de santé, pour ne pas changer, je peux enfin commencer à publier le volume 6 – en trois étapes, comme d'habitude. Voici donc le Livre I, et le Livre II suivra très bientôt.

Avec l'ensemble du volume 6 s'achèvera le second Triskel de la saga, celui qui se penche au passage sur la politique et la géopolitique. Ces sujets-là ne vous passionnent pas ? Pour connaître les thèmes de mes 9 Triskels, voir ce billet. J'y rappelle qu'EELA se propose de faire un tour d'horizon des problèmes de notre époque (et des suivantes), domaine par domaine et sans oublier personne.

Et les problèmes, ça ne manque pas ! Ils sont même en train de prendre ma saga de vitesse, c'est dire.


Attention : ça va cogner, comme d'hab

Bien sûr, EELA est un divertissement, et j'espère bien que vous vous y amusez, que vous appréciez le suspense, l'humour ou l'ironie, etc, et que cela vous procure tout plein d'émotions.

C'est aussi un inventaire à la Prévert de tout ce qui ne va pas (je sais, la liste est longue, d'où la nécessité de 9 Triskels) et une joyeuse invitation à faire jouer notre sens critique, à doper notre résilience. Un problème bien identifié est à moitié résolu…

Je crois avoir déjà jeté pas mal de pavés dans la mare, parce que presque plus personne n'ose commenter cette saga. Pas parce qu'elle dérange, vu qu'elle continue à être lue et parfois notée ; mais peut-être parce que beaucoup hésiteraient à être associés à un ouvrage anti bien-pensance ? Peu importe : de toute façon je suis ascendant Saumon, ma fin de vie se passera à nager à contre-courant. 😊

Pour mettre tout le monde à l'aise (ou pas), je vais quand même rappeler avec délectation quelques grosses vérités qui pourraient fâcher encore plus.

Avant toute chose : j'écris par plaisir et conviction, alors qui m'aime me suive, ou plutôt, qui partage mes constats me lise ! Je n'en demande pas davantage.


Piqûre de rappel (c'est d'actualité)

Le monde va de plus en plus mal et je vais terriblement manquer d'originalité en pointant quatre causes principales :

• L'avidité, la cupidité, la vénalité, appelez ça comme vous voudrez ; bref, ce qui fait que :

1) au sommet, tout le monde s'entend pour grossir le troupeau des consommateurs – auxquels on serait prêt à inoculer n'importe quoi, pourvu que ça rapporte (ceci, dans tous les domaines, pas seulement celui qu'on pense),

2) ceux qui se trouvent en bas de la pyramide ne sont pas désintéressés pour autant : c'est la foire d'empoigne à tous les étages.

• La cruauté. Eh oui ! Elle est même très répandue, et pas uniquement dans une classe sociale, origine ou autre catégorie particulière, désolée.

• La bêtise. Là, c'est mathématique : plus le troupeau s'augmente, plus il contient de cons qui suivront le mouvement, quel qu'il soit. (Hou ! je suis méchante alors que tout le monde  mérite le respect, etc. 😆)

• La certitude de détenir la vérité, particulièrement dangereuse chez les gens intelligents. Mesdames et messieurs les zététiciens, sachez qu'il y a bien plus nuisible que la « pensée magique » pour l'avenir de l'humanité : il y a – quel que soit le milieu, toujours – le manque d'ouverture d'esprit, l'incapacité d'admettre l'opinion d'autrui, le refus d'accepter les nuances et, plus radical encore, le refus de ce qu'on ne comprend pas ou ne s'explique pas. Un peu de recul serait salutaire, mais il faut croire que le préjugés et le phénomène de meute sont plus rassurants.

Tout cela, ça fait qu'une bonne partie de l'humanité ne rêve que d'en découdre, soit pour « gagner » ou simplement s'en sortir, soit pour le plaisir, soit parce qu'elle se croit sur un ring, soit parce qu'elle n'a rien compris au film et tape là où on lui dit de taper.

Ce qui nous amène au point suivant.


Le répugnant – je pèse mes mots – sirop de la bien-pensance

Peut-être pour nous faire oublier qu'on va dans le mur, notre époque dégouline de bons sentiments officiels – pas forcément laïques, mais toujours obligatoires, comme l'école. Une école de bien-pensance où on dit ce qu'il faut penser et où on nous tape sur les doigts dès qu'on diverge un tant soit peu.

L'être humain est ainsi fait qu'il aime voir les choses en noir ou blanc. C'est son droit, mais de mon côté, je suis génériquement programmée pour distinguer les nuances. Alors :

• sectaires pressés de tout classer selon leurs critères réducteurs,

• adeptes du « haro sur le baudet » contre quiconque émet une opinion contraire à la leur ou à celle de leurs maîmaîtres,

• penseurs à courte vue (y compris ceux qui se sentent « bons » ou « supérieurs » parce qu'en conformité avec la pensée régnante),

passez votre chemin ! Mes livres ne vous plairont pas.


Encore une couche ?

Pour que les choses soient bien claires, j'insiste sur ce que j'ai déjà exposé sur Amazon : j'exècre particulièrement l'effet des dogmes sur la personnalité de leurs victimes (je ne parle pas, évidemment, des personnes posées et sensées, capables de recul et de tolérance. Mais, heu, comment dire ? Ce n'est pas la majorité, ça se saurait).

Par dogmes, j'entends la religion, l'idéologie et même la science : on le constate aujourd'hui, elle aussi rend fou et sectaire, ce qui est un comble…

Un dernier mot concernant l'idéologie, parce que j'ai constaté dans le milieu du livre, autoédité ou non, un taux particulièrement élevé de bien-pensance humaniste. Ce qui est louable en soi, mais encore faut-il savoir s'il s'agit de bonté personnelle ou d'un avatar moisi de la lutte des classes, style « il y a d'un côté les bons, de l'autre les méchants, et moâ, je ne me trompe pas d'adversaire : je sais qui doit être soutenu et qui doit être lynché, c'est dans le manuel »). Ce comportement-là, vous l'avez peut-être remarqué, m'énerve particulièrement.

Je tape assez souvent sur les idéologues de gauche, et pourtant j'ai des amis de tous les bords, marxistes inclus (eh oui). Nul n'est responsable de ses convictions, pas vrai ? J'aime les gens en tant que tels, nonobstant leurs idées. Mais j'ai vu trop de choses « sur le terrain », comme dirait Hubert Leguet, pour supporter les humanistes de canapé qui croient s'autojustifier en affichant une bienveillance niaiseuse et complètement hors-sol envers celles et ceux qu'ils identifient comme étant du bon côté de la barrière.

Alors, oui, je comprends qu'on ait besoin d'exister, on est tous malheureux, paumés, malades ou dépressifs, on va tous mourir, et la condition humaine c'est vraiment pas drôle. Mais nom d'un petit bonhomme, faut-il vraiment se valoriser en adoptant une bonne cause comme certains adoptent un chien ? 😠


Bref

Tout cela pour dire que, cher.e.s ami.e.s – comme l'écrit une « mouvance » qui, elle aussi, a vraiment du temps à perdre au lieu d'aller tenir la main des vieillard.e.s dans leurs mouroirs (ah oui c'est vrai, on n'a plus le droit) ou de faire les courses pour des affamé.e.s (d'accord, c'est plus facile de militer derrière son écran)…

… J'ai tendance à croire que certaines choses iraient un peu mieux si, au lieu de faire bêtement le jeu de nos Grands Manipulateurs, on se contentait de :

• respirer un grand coup,

• contempler le monde et les gens dans toutes leurs nuances et toutes leurs réalités (même celles qui blessent ou qui fâchent),

• arrêter de croire qu'on va changer le monde en perpétuant de vieilles batailles rangées,

• et aller faire un tour dans la nature en écoutant les quelques oiseaux qui nous restent.

En tout cas, c'est ce que je souhaite aux personnes que j'aime, dont vous faites partie. 💗


Bonne lecture et bonne écriture à toutes et à tous !




Une histoire de Triskels




Chers ami(e)s,

J'espère que chacun d'entre vous se porte bien malgré le climat actuel, sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Ne vous inquiétez pas : comme d'habitude et sur tous les sujets, dans EELA tout le monde en prend pour son grade, même si je ne nomme personne.

Venons-en à l'affaire du jour : j'ai rebaptisé les Intégrales « Triskels » – avec un seul « l » pour les démarquer un peu de la figure celtique, qui est généralement orthographiée triskell.

Vous me direz que quand on s'appelle Koridwen et qu'on écrit une saga dont l'épicentre est un château en Bretagne, on devrait y avoir pensé d'emblée. Eh bien non, comme vous le voyez !

Ce changement évitera que, malgré le descriptif, des lecteurs ne croient acquérir la totalité de la saga quand ils téléchargent les 3 premiers volumes. Ce n'est arrivé qu'une fois, mais la personne (l'un de mes amis auteurs sur facebook, hélas😢) a si peu apprécié que je préfère m'adapter.

Accessoirement, je trouve  que l'exemple de triskell ci-dessus illustre particulièrement bien un aspect d'EELA que je développerai dans mon billet suivant. Comme le remarquait Élie dans le premier Triskel de ma saga, il ressemble à une machine à donner des coups de pied au derrière… 😈

(Surtout, qu'aucun esprit tordu n'aille faire un rapprochement tendancieux avec un type bien précis de svastika, qui tourne d'ailleurs dans l'autre sens et a malheureusement jeté le discrédit sur ce symbole universel et millénaire.)

Je profite de l'occasion pour vous rappeler que l'ensemble du cycle comprendra 9 Triskels, et que nous n'en sommes qu'à la fin du numéro 2. Mais rassurez-vous, maintenant que l'univers du roman est bien posé, le rythme de parution commence à s'accélérer et chaque volume devient moins copieux.

Laissez-moi vous teaser un peu en vous révélant que le Volume 7 (et donc, le troisième Triskel) commencera par une bataille dans l'Envers, où Élie et ses compagnons affronteront les Auristes d'Éposthim Deville…

Ah, au fait : pour celles et ceux qui n'ont pas encore découvert EELA, le premier Triskel est en lecture gratuite depuis juin dernier (et jusqu'en décembre) si vous êtes abonnés à Amazon Prime.

À très bientôt pour la suite !




mardi 17 mars 2020

Cons finis contre confinés





Comme je suis à peu près autant portée sur l'affiliation idéologique que sur la malbouffe industrielle, je parle assez rarement de politique sur ce blog ; mais ce à quoi l'on assiste depuis deux mois est trop effarant pour que je ne sois pas obligée de lâcher un peu de vapeur. On peut confiner les corps, mais l'indignation, faut que ça sorte !

Sous la IIIe et la IVe République, tant décriées depuis l'avènement de la Ve, on entendait encore des ténors politiques, quel que fût leur bord, s'exprimer à la tribune avec sincérité et efficience (efficience des actes subséquents, hein ! pas de l'enrobage. Tant qu'à me faire refiler un suppositoire, autant qu'il contienne le remède, pas seulement la glycérine).

À cette époque, il existait encore des hommes politiques visionnaires, capables de concevoir des projections à moyen et long terme pour tracer des lignes directrices et impulser à leur pays l'élan nécessaire pour les suivre.

Capables de discerner les enjeux majeurs et d'y faire face avec énergie, sans atermoiements ni calculs de bas étage.

Capables de créativité (sujet central : j'y reviendrai un de ces jours), c'est-à-dire d'imaginer d'autres méthodes, d'autres solutions, d'autres lendemains… ou, tout simplement, de se mettre à la place des autres.


D'accord, sous la IIIe il y eut Munich, entre autres piteux errements. Mais à côté des velléitaires, des lâches, et ne parlons pas des vendus, il y avait des hommes debout qui préconisaient d'autres choix qu'une temporisation foireuse.

L'ère de ces hommes-là semble révolue, hélas. La mixité promettait une bouffée d'air. Raté ! Où sont les hommes ou femmes politiques d'envergure, grands serviteurs de l'intérêt général et pas seulement de leurs carrières ? Les ténors d'aujourd'hui sont des politiciens. (J'ai hésité à ajouter un h, comme certains l'ont osé dans un autre mot ; mais précisément, cet exemple me retient.)

La préoccupation de nos politiciens, disions-nous, n'est pas le bien commun, mais l'horizon des prochaines élections. Ils n'ont ni la vision d'avenir, ni le courage, ni le dévouement qui seraient nécessaires à l'aube d'une ère aussi mouvementée.

Leur domaine d'expertise n'est pas la gestion des affaires publiques (ou alors, bien petitement, en technocrates imbus de leur caste), mais la communication.

Leurs discours ne sont plus destinés à tracer des voies audacieuses, à galvaniser, encourager, raffermir, rassembler les bonnes volontés et proposer de nouveaux défis pour répondre aux besoins et aux problèmes à venir.

Non, ils sont emplis de formules aussi creuses qu'alambiquées ; de poses « politiquement correctes » ; de demi-vérités ; de proclamations grandiloquentes qui n'engagent que ceux qui les prennent au pied de la lettre ; d'avancées timides et confuses destinées à ménager la chèvre et le chou ; de propos sans envergure, d'ailleurs soigneusement contredits dès la phrase suivante afin de n'engager leurs auteurs à rien.

Chaque mot, chaque accent est pesé pour faire effet sur le plan émotionnel et ne contenir aucun sens véritable. En un mot : ce sont de grands Maîtres de l'enfumage.


D'accord : les politiques, comme on dit, n'ont jamais été des anges. Mais il fut un temps où leur esprit avait des ailes.

À présent, ce sont des virtuoses de l'expression orale purement formelle, assistés par des experts retors, avec pour seul objectif de nous faire prendre encore un peu (allez, jusqu'au prochain scrutin… et au prochain…) des vessies pour des lanternes.

Vessies de porcs, comme l'a encore démontré une affaire récente, et lanternes qui n'éclairent pas plus loin du bout de leur nez.



Bon courage à toutes et à tous !





lundi 27 janvier 2020

Lutter ne peut attendre






Bonjour mes ami(e)s !

Signe des temps, le monde devient de plus en plus approximatif. Une nouvelle preuve en est donnée par le titre du dernier James Bond : « No time to die », traduit en français par « Mourir peut attendre ».

Or, « no time to die » signifie « pas le temps de mourir » (idée tout aussi intéressante, soit dit en passant, et qui évoque bien le rythme effréné des aventures bondesques)…

… Formulation à ne pas confondre avec « [it's] not time to die », littéralement « il n'est pas temps de mourir » = « ce n'est pas le moment de mourir », que l'on pourrait en effet traduire par « mourir peut attendre », plus élégant.

Certains ne verront pas la différence. CQFD. 😥

Vous, vous me direz peut-être que cela n'a strictement aucune importance. « Elen, tu charries : l'Australie crame, rien ne va plus, on s'en contrefout du titre de ce nanar ! »

Je comprends ô combien votre réaction, mais une petite musique triste au fond de ma tête répète que si tout part en vrille, c'est en partie parce que chacun devient expéditif, négligent, se désintéresse des détails, n'y n'accorde plus assez d'importance. « Le diable se niche dans les détails », vous connaissez l'expression.

D'ailleurs, la manière de s'exprimer est-elle vraiment un détail ? Je ne le crois pas, parce que sur une planète en voie de saturation, communiquer avec ses semblables (et a fortiori avec ses différents, si j'ose dire) va, me semble-t-il, devenir un enjeu primordial. Et les injonctions moralisatrices sur le « vivre-ensemble » ne feront pas de miracles : il faudra, avant tout, réussir à se comprendre.

Alors je suis peut-être ridicule en petit pompier du langage, mais je pense que nous, auteurs, avons le devoir de lutter de notre mieux contre le désastre en cours.

Excellente journée à toutes et à tous !