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lundi 27 janvier 2020

Lutter ne peut attendre






Bonjour mes ami(e)s !

Signe des temps, le monde devient de plus en plus approximatif. Une nouvelle preuve en est donnée par le titre du dernier James Bond : « No time to die », traduit en français par « Mourir peut attendre ».

Or, « no time to die » signifie « pas le temps de mourir » (idée tout aussi intéressante, soit dit en passant, et qui évoque bien le rythme effréné des aventures bondesques)…

… Formulation à ne pas confondre avec « [it's] not time to die », littéralement « il n'est pas temps de mourir » = « ce n'est pas le moment de mourir », que l'on pourrait en effet traduire par « mourir peut attendre », plus élégant.

Certains ne verront pas la différence. CQFD. 😥

Vous, vous me direz peut-être que cela n'a strictement aucune importance. « Elen, tu charries : l'Australie crame, rien ne va plus, on s'en contrefout du titre de ce nanar ! »

Je comprends ô combien votre réaction, mais une petite musique triste au fond de ma tête répète que si tout part en vrille, c'est en partie parce que chacun devient expéditif, négligent, se désintéresse des détails, n'y n'accorde plus assez d'importance. « Le diable se niche dans les détails », vous connaissez l'expression.

D'ailleurs, la manière de s'exprimer est-elle vraiment un détail ? Je ne le crois pas, parce que sur une planète en voie de saturation, communiquer avec ses semblables (et a fortiori avec ses différents, si j'ose dire) va, me semble-t-il, devenir un enjeu primordial. Et les injonctions moralisatrices sur le « vivre-ensemble » ne feront pas de miracles : il faudra, avant tout, réussir à se comprendre.

Alors je suis peut-être ridicule en petit pompier du langage, mais je pense que nous, auteurs, avons le devoir de lutter de notre mieux contre le désastre en cours.

Excellente journée à toutes et à tous !