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mardi 17 mars 2020

Cons finis contre confinés





Comme je suis à peu près autant portée sur l'affiliation idéologique que sur la malbouffe industrielle, je parle assez rarement de politique sur ce blog ; mais ce à quoi l'on assiste depuis deux mois est trop effarant pour que je ne sois pas obligée de lâcher un peu de vapeur. On peut confiner les corps, mais l'indignation, faut que ça sorte !

Sous la IIIe et la IVe République, tant décriées depuis l'avènement de la Ve, on entendait encore des ténors politiques, quel que fût leur bord, s'exprimer à la tribune avec sincérité et efficience (efficience des actes subséquents, hein ! pas de l'enrobage. Tant qu'à me faire refiler un suppositoire, autant qu'il contienne le remède, pas seulement la glycérine).

À cette époque, il existait encore des hommes politiques visionnaires, capables de concevoir des projections à moyen et long terme pour tracer des lignes directrices et impulser à leur pays l'élan nécessaire pour les suivre.

Capables de discerner les enjeux majeurs et d'y faire face avec énergie, sans atermoiements ni calculs de bas étage.

Capables de créativité (sujet central : j'y reviendrai un de ces jours), c'est-à-dire d'imaginer d'autres méthodes, d'autres solutions, d'autres lendemains… ou, tout simplement, de se mettre à la place des autres.


D'accord, sous la IIIe il y eut Munich, entre autres piteux errements. Mais à côté des velléitaires, des lâches, et ne parlons pas des vendus, il y avait des hommes debout qui préconisaient d'autres choix qu'une temporisation foireuse.

L'ère de ces hommes-là semble révolue, hélas. La mixité promettait une bouffée d'air. Raté ! Où sont les hommes ou femmes politiques d'envergure, grands serviteurs de l'intérêt général et pas seulement de leurs carrières ? Les ténors d'aujourd'hui sont des politiciens. (J'ai hésité à mettre un h, comme certains l'ont osé dans un autre mot ; mais précisément, cet exemple me retient.)

La préoccupation de nos politiciens, disions-nous, n'est pas le bien commun, mais l'horizon des prochaines élections. Ils n'ont ni la vision d'avenir, ni le courage, ni le dévouement qui seraient nécessaires à l'aube d'une ère aussi mouvementée.

Leur domaine d'expertise n'est pas la gestion des affaires publiques (ou bien petitement, en technocrates imbus de leur caste), mais la communication.

Leurs discours ne sont plus destinés à tracer des voies audacieuses, à galvaniser, encourager, raffermir, rassembler les bonnes volontés et proposer de nouveaux défis pour répondre aux besoins et aux problèmes à venir.

Non, ils sont emplis de formules aussi creuses qu'alambiquées ; de poses « politiquement correctes » ; de demi-vérités ; de proclamations grandiloquentes qui n'engagent que ceux qui les prennent au pied de la lettre ; d'avancées timides et confuses destinées à ménager la chèvre et le chou ; de propos sans envergure, d'ailleurs soigneusement contredits dès la phrase suivante afin de n'engager leurs auteurs à rien.

Chaque mot, chaque accent est pesé pour faire effet sur le plan émotionnel et ne contenir aucun sens véritable. En un mot : ce sont de grands Maîtres de l'enfumage.


D'accord : les politiques, comme on dit, n'ont jamais été des anges. Mais il fut un temps où leur esprit avait des ailes.

À présent, ce sont des virtuoses de l'expression orale purement formelle, assistés par des experts retors, avec pour seul objectif de nous faire prendre encore un peu (allez, jusqu'au prochain scrutin… et au prochain…) des vessies pour des lanternes.

Vessies de porcs, comme l'a encore démontré une affaire récente, et lanternes qui n'éclairent pas plus loin du bout de leur nez.



Bon courage à toutes et à tous !





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