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samedi 4 avril 2020

Covid-19 : infos vs désinformation




Je vous partage ici quelques infos possiblement utiles à propos du Covid-19.


Confinement

C'est parti pour des mois, au moins pour une partie de la population, sauf si la lâcheté politique ordinaire et quelques puissants intérêts faisaient faire marche arrière aux décideurs.

Ne vous fiez à aucune statistique officielle et ne perdez pas de vue que la pandémie peut très bien reflamber après la fin, même partielle, du confinement. C'est en fait ce que redoutent beaucoup d'infectiologues. Ne baissez pas votre garde, dans votre intérêt et ceux de la communauté.

Vous ne prendrez jamais trop de précautions pour sortir de chez vous comme pour y rentrer. Le virus est à peu près partout en France.
Ne sortez que masqué et ganté : on vous serine le contraire parce qu'il n'y a pas d'équipements pour tout le monde, mais mieux vaut un foulard en double épaisseur et des gants de vaisselle que rien du tout.
Après être resté en suspension dans l'air, le virus se dépose sur les vêtements et sur le sol, autrement dit les semelles. Une décontamination très soigneuse, des pieds à la tête, est de rigueur.
Attention aussi aux colis qui pénètrent chez vous.
J'ai détaillé
 dans un billet antérieur quelques conseils qui pouvaient alors paraître excessifs, et pourtant…

Par une cruelle ironie du sort, je m'apprêtais cette année à évoquer une pandémie : le déclencheur de la Grande Récession si souvent mentionnée dans les volumes précédents d'Élie et l'Apocalypse. La réalité, en rendant ce projet presque indécent, m'en a coupé l'intention ; mais prévoir l'écriture de cet épisode m'avait entraînée à étudier en détail les protocoles de sécurité, aidée par des informateurs de premier plan. Si je vous en parle, mes amis, c'est parce que vous êtes à peu près toutes et tous auteurs ou lecteurs. Alors, servez-vous de votre imagination ! Concevez, sans rien omettre, toutes les mesures que vous pourriez adopter pour faire barrage à un virus, comme si vous alliez les décrire dans un livre. Il ne vous restera plus qu'à les mettre scrupuleusement en œuvre.


Nos amours les animaux

Gardez vos chats enfermés ! Ils peuvent vous ramener le Covid-19 sous leurs pattes ou sur leurs poils, où le virus perdure avec prédilection. Et si vous êtes porteur sain, comme à peu près les 2/3 de la population, ils pourraient contaminer tout le quartier et mettront particulièrement en danger les personnes âgées qui les auront caressés. Si vous avez un balcon ou une terrasse, les clore en tendant du filet de volière, léger et peu coûteux, est une solution rapide.

Quand vous sortez votre chien pour ses besoins, ne craignez pas le ridicule : équipez-le de petits chaussons spéciaux ou de simples chaussettes (décontaminés, pour ne pas contribuer à infecter autrui), et lavez-le entièrement au retour. Certes, à la longue et même avec un shampoing adapté, sa peau n'appréciera pas ; mais mieux vaut ne pas prendre de risques.

Et par pitié, ramassez ses déjections dans la rue… Si vous êtes en appartement avec un chien de très petite taille, c'est peut-être le moment de l'accoutumer au bac à litière, surtout si vous vivez seul(e) : songez que si vous tombiez malade, même sans gravité, vous ne pourriez peut-être plus le sortir… Cette éducation est moins ardue qu'on ne le croit.

Il est évidemment exclu de laver ses animaux avec de la javel ou autres produits désinfectants, comme l'ont fait quelques sous-équipés du bulbe !!! Ben oui, désolée : tout le monde ne devrait pas être autorisé à avoir la responsabilité d'un animal. 



Coagulation

Il semble que des troubles de la coagulation (D-dimères élevées : pour faire simple, le sang tend à former des caillots) sont associés aux formes aiguës du virus et seraient donc possiblement un facteur aggravant. J'ai peut-être eu beaucoup de chance d'être sous anti-vitamine K à vie à cause d'un déficit en protéine S, donc d'avoir un sang « fluide »…

Cela ne signifie évidemment PAS qu'il faudrait se supplémenter en anticoagulants !!! Ces traitements comportent de gros risques d'hémorragies potentiellement mortelles et sont très délicats à équilibrer, même sous contrôle médical.

Si je vous fournis cette info, c'est parce que celles et ceux dont le sang a tendance à coaguler trop facilement doivent sans doute se garer du virus avec des précautions accrues. Vous ignorez si c'est votre cas ? Vous pouvez toujours en parler avec votre médecin traitant. Quoi qu'il en soit, restez confinés et respectez les consignes les plus paranoïaques pour sortir de chez vous et à votre retour.



Zinc

Il semble aussi que les formes graves de Covid-19 soient associées à une carence en zinc. C'est logique, quand on y pense. La carence en zinc est connue pour provoquer l'anosmie et l'agueusie (perte d'odorat et de goût), symptômes signalés par beaucoup de covidés au stade de l'aggravation. Et le zinc participe aux réactions du système immunitaire quand il contre-attaque face à une infection, ce qui doit contribuer à épuiser les réserves.

Les végétariens qui consomment beaucoup de phytates (anti-nutriments présents notamment dans les céréales et les légumineuses) et pas de viande (riche en zinc) sont exposés à la carence ; on peut leur conseiller de traiter leurs aliments chargés en phytates pour les en débarrasser, par exemple par trempage, et d'envisager une supplémentation.

Les patients diabétiques, hypertendus, cancéreux, atteints de troubles rénaux, etc, et bien sûr les personnes âgées, soit les catégories les plus touchées par le virus, sont également exposés à la carence en zinc.

Parmi les compléments alimentaires qui peuvent être utiles en prévention du Covid-19, le shiitaké, champignon immunostimulant, est particulièrement riche en zinc.

Attention, les besoins journaliers sont proches de la dose limite de sécurité et il y a des précautions à prendre pour éviter les interactions. Renseignez-vous attentivement et demandez conseil à votre médecin.


Et les traitements, alors ?

Le débat qui fait rage sur l'hydroxycholoroquine, associée ou non à l'azithromycine, devrait suffire à éclairer quiconque lit entre les lignes.

Nous assistons, et c'est bien triste, à une vaste opération de désinformation sur fond de conflits d'intérêts. Attention, ce terme ne signifie pas que les intérêts d'un camp s'opposent à ceux d'un autre, mais que l'un des deux « roule » pour une certaine industrie pharmaceutique.

Imaginez l'ampleur des dégâts quand motivations politiques, corruption, clientélisme, affairisme et système de chasses gardées se donnent la main pour enfumer tout un pays. Une telle collusion relève plus ou moins de la routine (on la pare du nom ronflant de « raison d'État », quand bien même elle n'obéit qu'à celle d'une caste de profiteurs). Mais opérée avec tant de culot et avec pour conséquence pareil massacre… c'est simple, il y a eu un seul précédent dans l'histoire de la Ve.

Le scandale sanitaire du Covid-19 a d'ailleurs commencé dès janvier, quand le pouvoir a fait la sourde oreille aux avertissements des spécialistes qui réclamaient des mesures : fermeture des frontières et confinement préventif, achat de masques et autres équipements, développement de tests pour un dépistage à grande échelle, adaptation des services de réanimation à un probable déferlement – que toutes ces précautions eussent sans doute permis d'éviter. On n'a rien voulu faire, et voilà le résultat… largement camouflé, d'ailleurs.

Allez, je vous partage à titre d'illustration une petite carte d'il y a 5 jours. Comparez d'un coup d'œil le nombre de cas chez nous et chez nos voisins, en tenant compte évidemment de la population et/ou la superficie du territoire. Ou bien le Covid est géré en France de main de maître (et les soignants qui se plaignent sont des ingrats), ou les autres pays s'y prennent vraiment comme des manches, ou encore, nos chiffres sont distillés, comment dire, à reculons… Je vous laisse deviner.




Inutile d'en dire davantage : les langues commencent à se délier et vous accéderez sans peine à des infos significatives. Comme beaucoup d'observateurs, j'espère de tout cœur que cette affaire aura des suites judiciaires.

Concernant l'affaire de l'hydroxychloroquine, ce qui m'attriste profondément, c'est que les acteurs malintentionnés de cette parodie de principe de précaution aient réussi à enrôler des scientophiles de bonne volonté. Abusés par la personnalité de certains intervenants et emportés par un zèle tout à fait louable, ces intervenants manipulés en arrivent à crier haro sur des médecins compétents qui ne songent qu'à faire leur métier : sauver des vies, et ce, dans une situation d'extrême urgence.

Si je n'ai guère d'affinités pour la zététique, c'est précisément à cause de la tendance au fanatisme qu'elle porte en germe, comme toutes les idéologies. Car c'en est une, avec ses dogmes définitifs, son désir d'imposer au monde entier sa foi purificatrice et sa tendance à excommunier – plutôt que de prêter attention à la vision d'autrui, d'accepter d'entendre d'autres arguments. Je viens d'employer un champ sémantique qui évoque la religion ; mais l'athéisme militant serait plus voisin de la zététique, dans la mesure où tous deux prétendent arracher l'humanité à l'obscurantisme, à l'irrationnel et, pour ce faire, basculent facilement dans une intolérance sans bornes, plus passionnelle qu'avisée.

De mon côté, je crois que rien, aucune croyance, aucune certitude, ne méritent que l'on pense avoir raison par principe et que l'on veuille imposer aux autres sa vision du monde, y compris quand elle est evidence-based, c'est-à-dire basée sur des preuves scientifiques.
L'être humain fonde son équilibre intérieur sur des concepts qui n'ont pas besoin d'être fondés pour lui être bénéfiques (les convictions religieuses en font partie, je le souligne et pourtant, je suis non-croyante). Tout n'est que nuances, angles de vue, diversité des regards. J'ai foncièrement horreur des diktats, même lancés au nom de la raison ; ainsi que des tentatives de conversion forcée, quel que soit le domaine. Vivre et laisser vivre chacun – dans la limite des lois raisonnables, bien entendu –, voilà mon credo.

Or, dans cette situation critique où l'on ne dispose d'aucune autre solution généralisable sans délai et à bas coût, l'enjeu est ni plus ni moins de laisser agir pour empêcher de mourir.

Car en l'occurrence, il ne s'agit pas d'encadrer la sortie d'un nouveau médicament pour préserver ses futurs consommateurs d'effets secondaires encore méconnus (une mission que nos grands donneurs de leçons de méthodologie ont toujours fort mal remplie, ne l'oublions pas… Et pour cause !).

Il s'agit de discréditer un traitement bien maîtrisé, disponible et très économique, au profit de molécules qui ne sont pas encore au point, dont on ne connaît pas tous les effets dommageables, mais qui rapporteront très gros à leur fabricant.

Un mot sur le fameux essai randomisé en double aveugle de l'INSERM, procédure qui consistera purement et simplement à utiliser des malades comme cobayes ; les victimes restées sur le carreau servant à définir a posteriori ce qui fonctionne le mieux – ou le moins mal. En théorie.

Ce qu'il faut rappeler, c'est que l'hydroxychloroquine, avec ou sans azithromycine (d'abord exclue de l'essai, devinez pourquoi), est efficace en début de maladie mais, on le sait depuis le départ, n'a aucune chance d'inverser la situation au stade aigu. On condamne donc d'avance une partie des cobayes, dans le seul but de discréditer la solution préconisée et mise en place par l'Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille.

Par-dessus tout, une pandémie n'est vraiment pas le moment approprié pour brandir le principe de précaution, au point de freiner l'administration d'un médicament qui semble avoir déjà sauvé pas mal de vies de par le monde. Le risque de torsades de pointe est maîtrisable avec les précautions d'usage. Et si le traitement échouait, même dans une majorité de cas, on aurait tout de même sauvé ses autres bénéficiaires. Sans compter que des patients plus vite guéris, c'est un coup porté à la propagation de l'épidémie.

Petit rappel : qu'a-t-on à proposer à la place dudit traitement, dans l'immédiat ? Heu… rien du tout. Une partie de roulette russe : quand on est atteint, ça se passe bien… ou pas.

Bien entendu, vous ne ferez pas comme les deux pauvres Américains pas très futés qui se sont empoisonnés en avalant un produit pour aquariums contenant de la chloroquine… 
Mais reconnaissons en passant que le meilleur moyen pour qu'il y ait d'autres victimes de ce genre, serait de continuer à empêcher les gens d'accéder à un traitement dans le cadre médical.

In fine, il ne faudrait pas oublier que la vocation du corps médical est de soigner et de sauver des vies. Certains s'y prennent fort bien sans qu'on leur dicte leur conduite, et je me suis laissé dire qu'on meurt moins à Marseille qu'ailleurs par les temps qui courent. Que les experts en chambre (ou plutôt en antichambres, ou encore en cabinets) cessent donc d'imposer leur tutelle douteuse et tout sauf désintéressée aux spécialistes de terrain notoirement compétents : au mieux, c'est déplacé ; au pire, c'est criminel.

Une petite comparaison qui détendra l'atmosphère ? Imaginons qu'un général ayant passé sa vie à pantoufler dans des bureaux comme conseiller militaire, loin des champs de bataille mais englué, de gré ou de force, dans un environnement voué aux manœuvres politiciennes, se mêle soudain, en pleine guerre – ce n'est pas moi qui ai choisi cette image – d'expliquer aux gradés montés au front comment ils doivent utiliser un drone, ou même une bonne vieille colonne blindée. Ha, ha, ha.
(Eh oui, pour ceux qui sont encore emplis d'illusions : à haute altitude, les experts sont rarement choisis sur l'étendue et la fraîcheur de leurs compétences, encore moins sur leur sagesse et leur impartialité, mais plutôt par copinage, affinités politiques, clientélisme ou pire encore.)

La leçon à tirer de cette affaire, c'est que le rôle d'un gouvernement n'est pas d'atermoyer en pleine pandémie plutôt que de laisser les équipes médicales compétentes accomplir leur mission.

C'est de tout faire pour protéger la population et les soignants, c'est-à-dire de prendre au plus tôt toutes les décisions requises pour que les équipements nécessaires et les traitements éventuels soient pleinement mis à disposition, sous la responsabilité de ceux qui sont le plus à même de décider comment il faut en faire usage (ce qui n'exclut pas le contrôle, bien entendu).


Bon courage à toutes et à tous, restez vigilants et prenez le plus grand soin de vous et des vôtres !




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