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vendredi 3 avril 2020

Covid et règlements de comptes


« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »
(Isaac Newton)





L'affaire qui oppose une partie des autorités médicales avec le Pr Raoult et son équipe (car la personnalité polémique de cet infectiologue, ainsi que son conflit personnel avec l'époux d'Agnès Buzyn, ancien directeur de l'INSERM, tendent à faire oublier que Raoult n'est pas un dangereux électron libre, mais un médecin expérimenté entouré de confrères expérimentés) m'a amenée à débattre sur facebook avec l'un des auteurs indés pour lesquels j'ai le plus d'estime et d'amitié.

Nous ne sommes pas tombés d'accord, probablement parce que la polémique elle-même, telle que répercutée par les médias, a pris la résonance suivante : « peut-on faire n'importe quoi dans le domaine médical ? » Question à laquelle, évidemment, les gens sérieux ne peuvent répondre que « non ! ».

Peu avant notre échange, j'avais découvert le point de vue d'un anthropologue genevois, Jean-Dominique Michel. Je ne serais peut-être pas d'accord avec lui dans tous les domaines, mais j'apprécie son discours empli à la fois de franchise et de bon sens. Il appelle un chat un chat, j'aime ça. Et il n'argumente pas ex cathedra : il cite de nombreuses sources patentées.

C'est un fin connaisseur du monde médical, mais aussi un esprit ouvert qui, en tant qu'anthropologue, ne rejette pas a priori les approches non-médicales. Une telle attitude le disqualifie forcément aux yeux des scientistes purs et durs. Et pourtant, elle ne fait que rappeler une réalité psychologique incontestable : l'impact de l'esprit sur le corps.

Les médecins pensent volontiers que l'on peut être malade parce qu'on croit l'être : c'est l'aspect psychosomatique de la maladie. Le corps médical qualifie volontiers toutes sortes de désordres de « psychosomatiques », assez souvent sans chercher plus loin. C'est parfois fondé, parfois non ; il arrive que cela retarde le diagnostic, comme tant de malades de Lyme (enfin, des pathologies à tiques) peuvent en témoigner.

Pourquoi, à l'inverse, les mêmes médecins ne reconnaissent-ils pas le pouvoir de guérison « psychosomatique » de certaines démarches non médicales ? Si cela fonctionne dans un sens (l'esprit peut rendre le corps malade en l'absence, au moins au départ, d'une véritable pathologie), alors cela fonctionne forcément dans l'autre. Lorsque le fait de croire que tel ou tel rite ou poudre de perlimpinpin – non dangereuse, bien entendu – permet à l'esprit de trouver des ressources pour aider le corps à guérir, où est le mal ?

J'avais abordé le sujet il y a quelques années dans ce billet. Aïe, je sens que mon ami Nicolas va lever les yeux au ciel. Pourtant, je pourrais raconter quantité d'expériences personnelles dans ce domaine auxquelles moi-même, élevée dans une famille hyper-rationnelle qui comptait même quelques savants, j'ai eu peine à croire…

Je respecte les scientistes purs et durs : leur volonté de clarté, de logique, de méthode est tout à fait louable. Mais la chasse à l'obscurantisme peut parfois conduire à une perte d'humanité, ou du moins, à perdre de vue l'aspect humain des problèmes. C'est manifestement l'une des dérives qui préoccupent Jean-Dominique Michel (l'autre étant la corruption).

Je comprends ô combien la chasse aux opinions d'experts autoproclamés qui désinforment à coups de bêtise, d'ignorance et de désir de se faire mousser, ou dans un but lucratif.
Mais des hommes de bonne volonté, intelligents, cultivés, bien informés, doivent pouvoir faire valoir leur regard ou leur approche sans que l'on s'acharne sur eux parce que leur point de vue contrarie la norme. N'oublions pas que cette norme peut être tyrannique et fautive çà ou là. L'obscurantisme se niche, me semble-t-il, dans la volonté de faire taire les voix divergentes plutôt que dans les argumentaires non-conformistes si promptement cloués au pilori.

Les deux articles que je vais maintenant partager avec vous n'abordent pas la question sulfureuse des médecines non conventionnelles, mais les péchés de la médecine au sens noble du terme – celle qui s'est donné pour mission d'améliorer notre santé ou, le cas échéant, de nous sauver la vie.

Fonctionne-t-elle toujours bien ? La réponse est non, on s'en doute.

Pourrait-on l'améliorer ? Oui, c'est plus que probable, mais certainement pas en s'acharnant sur ceux qui ont le courage de pointer les problèmes.

J-D Michel balance sans langue de bois les travers du système médical (pas seulement le nôtre, d'ailleurs). Mais, entre nous, qui les ignorait encore ?…

Il rappelle aussi, sur les missions de la médecine, un certain nombre d'évidences qui me semblent fondamentales.

Je vous laisse découvrir cet article qui fait une excellente synthèse des diverses problématiques ; puis, éventuellement, approfondir la question dans celui-ci, que j'ai déjà partagé sur facebook mais qui est beaucoup plus touffu et détaillé, donc moins digeste.
Personnellement, je n'ai pas vu dans tout cela une polémique corrosive, mais une raison d'espérer que les choses iront en s'améliorant.


Bon confinement à toutes et à tous ! Car, oui, il faut essayer de le vivre le mieux possible : sur cela, au moins, nous avons prise.

Des infectiologues plus ou moins censurés annoncent que nous ne sortirons pas de la crise avant octobre, à moins que toute la population ne soit testée, puis que le déconfinement ne s'effectue qu'en fonction des risques de ré-expansion du virus, et en équipant chaque personne de masques afin de limiter au maximum la contagion. Sans compter qu'on parle déjà du Covid-21.

À l'heure actuelle, une telle organisation reste utopique vu que 1) on n'a pas le matériel qu'il faudrait, tests et masques 2) depuis le tout début, les autorités rechignent à annoncer la couleur pour ne pas affoler leur bon peuple, qui pourrait même être tenté de leur demander des comptes ; c'est la politique du compte-gouttes.

Bref, cela implique encore, pendant les mois à venir, des milliers d'autres malades, d'autres décès, sans parler de conséquences économiques dramatiques à court et moyen terme.

Mais il y a aussi d'autres aspects de cette crise, qu'il serait triste de négliger. Le confinement permet de se retrouver – seul face à soi-même, en couple ou en famille. Il offre l'occasion de réapprendre à vivre avec simplicité, hors de la spirale consumériste et de la course folle à… (quoi, en fait ?…) qui ont profondément détraqué, dénaturé nos sociétés. De réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons vraiment. De nous donner une chance de changer les choses ; à notre humble niveau, avec nos proches, ou au-delà : en envisageant d'autres façons de voir le monde et, pourquoi pas, de le faire fonctionner.

Celui dans lequel nous avons vécu donnait l'illusion d'être sûr, alors que la sécurité absolue n'existe pas ; il procurait une impression de stabilité, alors rien n'est jamais acquis et que tout peut basculer à chaque instant. Il nous étourdissait à force de vitesse, de loisirs, de tentations de toutes sortes, de culte du superficiel et de l'instantané.

Cette fuite en avant nous a éloignés des réalités profondes, transformés en marionnettes s'agitant dans un décor de plus en plus envahissant, mais de moins en moins réel ; un décor planétaire, prétendant nous interconnecter à grande échelle mais glorifiant de plus en plus l'individualisme ; un trompe-l'œil aussi manipulateur que tapageur ; un environnement désincarné, désincarnant.

Alors que tout ce qui compte, au fond, c'est ce que nous sommes et ce que nous transmettons.

Le monde aliénant duquel nous sommes temporairement mis en marge par le Covid-19, nous ne le changerons pas d'un coup de baguette magique, mais nous pourrions l'améliorer à force de prises de conscience et de changements de comportements. A minima, nous pouvons toujours nous améliorer nous-mêmes.

Vivre, aimer, goûter ce que l'on a, ne pas languir après ce qui nous manque, cela sonne comme des maximes un peu niaises à la Paulo Coelho. Il n'est pourtant question que du retour souhaitable au calme et à l'autosuffisance. Par ce dernier mot, j'entends que nous pouvons cultiver notre bien-être – au sens fort du terme : se bien comporter, être en paix avec soi et les autres – comme on cultive un petit potager (ou un pied de tomates cerises sur son balcon) ; et nous repaître de l'un comme de ce que nous procure l'autre.

Alors je vous souhaite non seulement de rester en bonne santé (ou de la recouvrer si possible), mais aussi de mettre à profit cette pause forcée pour vous offrir le seul luxe qui soit : prendre le temps nécessaire pour aller à votre propre rencontre – et cela vous rapprochera aussi des êtres auxquels vous tenez.

Prenez soin de vous et de vos proches, savourez pleinement et sans arrières-pensées la vie qui vous est impartie. N'est-ce pas cela, l'essentiel ?…

Amicales pensées.





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