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mercredi 9 septembre 2020

EELA : un antidote à la bien-pensance… et autres plaies de notre époque

 



Chers ami(e)s,

Après quelques ennuis de santé, pour ne pas changer, je peux enfin commencer à publier le volume 6 – en trois étapes, comme d'habitude. Voici donc le Livre I, et le Livre II suivra très bientôt.

Avec l'ensemble du volume 6 s'achèvera le second Triskel de la saga, celui qui se penche au passage sur la politique et la géopolitique. Ces sujets-là ne vous passionnent pas ? Pour connaître les thèmes de mes 9 Triskels, voir ce billet. J'y rappelle qu'EELA se propose de faire un tour d'horizon des problèmes de notre époque (et des suivantes), domaine par domaine et sans oublier personne.

Et les problèmes, ça ne manque pas ! Ils sont même en train de prendre ma saga de vitesse, c'est dire.


Attention : ça va cogner, comme d'hab

Bien sûr, EELA est un divertissement, et j'espère bien que vous vous y amusez, que vous appréciez le suspense, l'humour ou l'ironie, etc, et que cela vous procure tout plein d'émotions.

C'est aussi un inventaire à la Prévert de tout ce qui ne va pas (je sais, la liste est longue, d'où la nécessité de 9 Triskels) et une joyeuse invitation à faire jouer notre sens critique, à doper notre résilience. Un problème bien identifié est à moitié résolu…

Je crois avoir déjà jeté pas mal de pavés dans la mare, parce que presque plus personne n'ose commenter cette saga. Pas parce qu'elle dérange, vu qu'elle continue à être lue et parfois notée ; mais peut-être parce que beaucoup hésiteraient à être associés à un ouvrage anti bien-pensance ? Peu importe : de toute façon je suis ascendant Saumon, ma fin de vie se passera à nager à contre-courant. 😊

Pour mettre tout le monde à l'aise (ou pas), je vais quand même rappeler avec délectation quelques grosses vérités qui pourraient fâcher encore plus.

Avant toute chose : j'écris par plaisir et conviction, alors qui m'aime me suive, ou plutôt, qui partage mes constats me lise ! Je n'en demande pas davantage.


Piqûre de rappel (c'est d'actualité)

Le monde va de plus en plus mal et je vais terriblement manquer d'originalité en pointant quatre causes principales :

• L'avidité, la cupidité, la vénalité, appelez ça comme vous voudrez ; bref, ce qui fait que :

1) au sommet, tout le monde s'entend pour grossir le troupeau des consommateurs – auxquels on serait prêt à inoculer n'importe quoi, pourvu que ça rapporte (ceci, dans tous les domaines, pas seulement celui qu'on pense),

2) ceux qui se trouvent en bas de la pyramide ne sont pas désintéressés pour autant : c'est la foire d'empoigne à tous les étages.

• La cruauté. Eh oui ! Elle est même très répandue, et pas uniquement dans une classe sociale, origine ou autre catégorie particulière, désolée.

• La bêtise. Là, c'est mathématique : plus le troupeau s'augmente, plus il contient de cons qui suivront le mouvement, quel qu'il soit. (Hou ! je suis méchante alors que tout le monde  mérite le respect, etc. 😆)

• La certitude de détenir la vérité, particulièrement dangereuse chez les gens intelligents. Mesdames et messieurs les zététiciens, sachez qu'il y a bien plus nuisible que la « pensée magique » pour l'avenir de l'humanité : il y a – quel que soit le milieu, toujours – le manque d'ouverture d'esprit, l'incapacité d'admettre l'opinion d'autrui, le refus d'accepter les nuances et, plus radical encore, le refus de ce qu'on ne comprend pas ou ne s'explique pas. Un peu de recul serait salutaire, mais il faut croire que le préjugés et le phénomène de meute sont plus rassurants.

Tout cela, ça fait qu'une bonne partie de l'humanité ne rêve que d'en découdre, soit pour « gagner » ou simplement s'en sortir, soit pour le plaisir, soit parce qu'elle se croit sur un ring, soit parce qu'elle n'a rien compris au film et tape là où on lui dit de taper.

Ce qui nous amène au point suivant.


Le répugnant – je pèse mes mots – sirop de la bien-pensance

Peut-être pour nous faire oublier qu'on va dans le mur, notre époque dégouline de bons sentiments officiels – pas forcément laïques, mais toujours obligatoires, comme l'école. Une école de bien-pensance où on dit ce qu'il faut penser et où on nous tape sur les doigts dès qu'on diverge un tant soit peu.

L'être humain est ainsi fait qu'il aime voir les choses en noir ou blanc. C'est son droit, mais de mon côté, je suis génériquement programmée pour distinguer les nuances. Alors :

• sectaires pressés de tout classer selon leurs critères réducteurs,

• adeptes du « haro sur le baudet » contre quiconque émet une opinion contraire à la leur ou à celle de leurs maîmaîtres,

• penseurs à courte vue (y compris ceux qui se sentent « bons » ou « supérieurs » parce qu'en conformité avec la pensée régnante),

passez votre chemin ! Mes livres ne vous plairont pas.


Encore une couche ?

Pour que les choses soient bien claires, j'insiste sur ce que j'ai déjà exposé sur Amazon : j'exècre particulièrement l'effet des dogmes sur la personnalité de leurs victimes (je ne parle pas, évidemment, des personnes posées et sensées, capables de recul et de tolérance. Mais, heu, comment dire ? Ce n'est pas la majorité, ça se saurait).

Par dogmes, j'entends la religion, l'idéologie et même la science : on le constate aujourd'hui, elle aussi rend fou et sectaire, ce qui est un comble…

Un dernier mot concernant l'idéologie, parce que j'ai constaté dans le milieu du livre, autoédité ou non, un taux particulièrement élevé de bien-pensance humaniste. Ce qui est louable en soi, mais encore faut-il savoir s'il s'agit de bonté personnelle ou d'un avatar moisi de la lutte des classes, style « il y a d'un côté les bons, de l'autre les méchants, et moâ, je ne me trompe pas d'adversaire : je sais qui doit être soutenu et qui doit être lynché, c'est dans le manuel »). Ce comportement-là, vous l'avez peut-être remarqué, m'énerve particulièrement.

Je tape assez souvent sur les idéologues de gauche, et pourtant j'ai des amis de tous les bords, marxistes inclus (eh oui). Nul n'est responsable de ses convictions, pas vrai ? J'aime les gens en tant que tels, nonobstant leurs idées. Mais j'ai vu trop de choses « sur le terrain », comme dirait Hubert Leguet, pour supporter les humanistes de canapé qui croient s'autojustifier en affichant une bienveillance niaiseuse et complètement hors-sol envers celles et ceux qu'ils identifient comme étant du bon côté de la barrière.

Alors, oui, je comprends qu'on ait besoin d'exister, on est tous malheureux, paumés, malades ou dépressifs, on va tous mourir, et la condition humaine c'est vraiment pas drôle. Mais nom d'un petit bonhomme, faut-il vraiment se valoriser en adoptant une bonne cause comme certains adoptent un chien ? 😠


Bref

Tout cela pour dire que, cher.e.s ami.e.s – comme l'écrit une « mouvance » qui, elle aussi, a vraiment du temps à perdre au lieu d'aller tenir la main des vieillard.e.s dans leurs mouroirs (ah oui c'est vrai, on n'a plus le droit) ou de faire les courses pour des affamé.e.s (d'accord, c'est plus facile de militer derrière son écran)…

… J'ai tendance à croire que certaines choses iraient un peu mieux si, au lieu de faire bêtement le jeu de nos Grands Manipulateurs, on se contentait de :

• respirer un grand coup,

• contempler le monde et les gens dans toutes leurs nuances et toutes leurs réalités (même celles qui blessent ou qui fâchent),

• arrêter de croire qu'on va changer le monde en perpétuant de vieilles batailles rangées,

• et aller faire un tour dans la nature en écoutant les quelques oiseaux qui nous restent.

En tout cas, c'est ce que je souhaite aux personnes que j'aime, dont vous faites partie. 💗


Bonne lecture et bonne écriture à toutes et à tous !




Une histoire de Triskels




Chers ami(e)s,

J'espère que chacun d'entre vous se porte bien malgré le climat actuel, sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Ne vous inquiétez pas : comme d'habitude et sur tous les sujets, dans EELA tout le monde en prend pour son grade, même si je ne nomme personne.

Venons-en à l'affaire du jour : j'ai rebaptisé les Intégrales « Triskels » – avec un seul « l » pour les démarquer un peu de la figure celtique, qui est généralement orthographiée triskell.

Vous me direz que quand on s'appelle Koridwen et qu'on écrit une saga dont l'épicentre est un château en Bretagne, on devrait y avoir pensé d'emblée. Eh bien non, comme vous le voyez !

Ce changement évitera que, malgré le descriptif, des lecteurs ne croient acquérir la totalité de la saga quand ils téléchargent les 3 premiers volumes. Ce n'est arrivé qu'une fois, mais la personne (l'un de mes amis auteurs sur facebook, hélas😢) a si peu apprécié que je préfère m'adapter.

Accessoirement, je trouve  que l'exemple de triskell ci-dessus illustre particulièrement bien un aspect d'EELA que je développerai dans mon billet suivant. Comme le remarquait Élie dans le premier Triskel de ma saga, il ressemble à une machine à donner des coups de pied au derrière… 😈

(Surtout, qu'aucun esprit tordu n'aille faire un rapprochement tendancieux avec un type bien précis de svastika, qui tourne d'ailleurs dans l'autre sens et a malheureusement jeté le discrédit sur ce symbole universel et millénaire.)

Je profite de l'occasion pour vous rappeler que l'ensemble du cycle comprendra 9 Triskels, et que nous n'en sommes qu'à la fin du numéro 2. Mais rassurez-vous, maintenant que l'univers du roman est bien posé, le rythme de parution commence à s'accélérer et chaque volume devient moins copieux.

Laissez-moi vous teaser un peu en vous révélant que le Volume 7 (et donc, le troisième Triskel) commencera par une bataille dans l'Envers, où Élie et ses compagnons affronteront les Auristes d'Éposthim Deville…

Ah, au fait : pour celles et ceux qui n'ont pas encore découvert EELA, le premier Triskel est en lecture gratuite depuis juin dernier (et jusqu'en décembre) si vous êtes abonnés à Amazon Prime.

À très bientôt pour la suite !