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vendredi 13 novembre 2020

Pour votre santé, pensez librement !

 


Chers amis lecteurs ou auteurs,

Au fur et à mesure que la crise se prolonge, que les droits des citoyens sont bafoués, que s'impose une néocensure déguisée en bien-pensance, et tandis que d'autres menaces (sanitaires ou autres) s'amoncellent au-dessus de nos têtes, je suis partagée entre deux sentiments contradictoires.

• L'un, la sérénité que procure le fait de se consacrer à ce que l'on croit juste. J'ai été élevée avec pour seul dogme, pour seule religion, cette certitude : il faut toujours faire ce que l'on considère comme intègre et légitime, et si possible comme utile au-delà de soi.

• L'autre, l'impression d'urgence, d'indignation, d'impuissance que suscite l'évolution de la situation. Nous sommes nombreux à ressentir cela, hélas ! Mais que faire ? Je ne crois pas aux miracles, encore moins aux solutions immédiates et brutales. En revanche, je suis convaincue que réfléchir, se documenter, ouvrir son esprit aux différents angles de vue, se forger sa propre opinion sans se laisser formater par les idéologies et les intérêts que l'on voit à la manœuvre, puis s'efforcer de partager ses conclusions en toute humilité et transparence, représente l'un des moyens de sauvegarder sa paix intérieure.


De la réalité à la fiction

Toute ma vie, je me suis battue pour ce qui me semblait le mériter. Au hasard de mes incursions dans des domaines très divers, j'ai parfois tutoyé quelques sommets d'où l'on distinguait clairement les orages à venir. Aujourd'hui, ruinée donc libre, je garde l'avantage de connaître de l'intérieur les deux versants de la fortune, leurs faces cachées, leurs implications, tout en n'ayant plus rien à perdre.

Je n'ai d'autre conviction que le culte du bon sens et de la nuance, d'autre procédé que l'indépendance d'esprit et le goût de l'analyse, d'autre motivation que la volonté de n'être ni manipulée, ni instrumentalisée, et le désir de partager mes réflexions avec les personnes qui en ont envie.

Peut-être qu'à vos yeux aussi, réflexion et partage sont des raisons nécessaires et suffisantes pour se retrouver auteur libre, en train de ramer gaillardement sur l'indésphère. 


Ma petite contribution espiègle et défoulatoire

Depuis 2007, j'œuvre à l'écriture d'Élie et l'Apocalypse, une sorte de panorama du monde tel qu'il se présente et se prépare. L'actualité s'y projette sous forme d'anticipation, traitée sous l'angle de la fiction, mais seulement dans la mesure où cela doucit et réenchante la réalité, tout en la rendant accessible à toutes sortes de lecteurs.

J'y ai dévoilé par avance un certain nombre de problèmes : la technocratisation de la société et ses corollaires – virtualisation, sécurisation à outrance et privations de liberté ; la course folle vers un conflit entre religions et entre civilisations ; la perspective de la guerre de l'eau et de l'expansion des famines, entre autres catastrophes liées au réchauffement, à la pollution, à l'épuisement des ressources et au massacre du vivant ; les déviances de la science (initialement outil de lutte contre l'obscurantisme, elle est en partie devenue une nouvelle « religion » mondiale, incroyablement dogmatique et intolérante – sans parler des ravages du lobbying et de la corruption) ; les menaces sanitaires et les raisons complexes pour lesquelles le monde politique, oublieux de ses missions, travaille en sens contraire de l'intérêt général…


Écrire pour témoigner, résister, cultiver l'espoir

En filigrane d'EELA, je souligne sans relâche le danger des clivages idéologiques et l'exploitation cynique qui en est faite. Car là réside le problème fondamental : diviser pour régner est une stratégie efficace sur laquelle s'appuient en permanence les grands de ce monde, sciemment ou pas, avec des intentions louables ou coupables selon les circonstances.

À moins que l'éducation ne soit repensée de fond en comble, de façon à ce que (comme je le fais dire à Tom Leguet dans le volume 5 d'EELA) chaque être humain apprenne, dès son plus jeune âge, à vivre en paix avec lui-même et en harmonie avec les autres – autrement dit, tant que des gens de bonne volonté se déchireront parce qu'ils camperont sur leurs certitudes au lieu de s'unir sur des projets, nous seront ballottés de catastrophe en catastrophe au gré des erreurs ou des manipulations de nos dirigeants.


Plaire ou déplaire, mais ne pas s'en faire

Évidemment, même romancé, mon tour d'horizon des failles actuelles et des drames à venir ne ravit pas tout le monde. On m'a déjà reproché de donner, à travers certains personnages, la parole à des idées divergentes, dérangeantes, à contre-courant, non « evidence-based », etc. Ce qui prouve combien il est difficile, de nos jours, de s'affranchir du carcan des idées préconçues et du politiquement ou scientifiquement correct, pour embrasser sans parti pris l'ensemble des points de vue. Tant pis : je persiste à trouver les démarches de conformité aveugle dangereusement contraires au respect d'autrui, au sens commun et à la recherche de vérité.

Dans un dénuement assumé qui me libère de la plupart des contingences matérielles (esclavage des temps modernes !), je n'ai plus, en dehors de l'attention due à mes proches, d'autre but que celui-ci : poursuivre mon travail de transmission à travers l'écriture d'EELA, dans les seules limites imposées par mon budget et mon état de santé. J'y consacrerai ma fin de vie aussi longtemps que j'en serai capable, et cela suffit à m'apporter tout le bonheur auquel j'aspire.

Et vous, amis auteurs, écrivez-vous dans un but comparable ? Quel est votre moteur, à quoi carburez-vous ? Dans quelle mesure l'écriture vous aide-t-elle à mieux supporter les conditions de vie actuelles ? Je suis tout ouïe…


Autopublication ou autoédition ?

Adepte d'une forme de lâcher-prise, je ne peux que vous y encourager si elle correspond à votre caractère : chercher à vendre toujours plus de livres est une démarche respectable, mais qui peut parfois générer plus de stress que de satisfactions.

Alors, comme je l'ai déjà dit : si vous n'avez qu'un maigre lectorat, ne culpabilisez pas, demandez-vous ce qui est le plus important, le plus gratifiant pour vous : écrire, ou consacrer du temps et de l'énergie à la promotion de vos ouvrages ?

Ce qui convient aux uns ne convient pas forcément aux autres, et il n'y a aucune honte à trouver que l'autopublication sérieuse (mettre en ligne un livre rédigé et présenté avec soin, puis le laisser vivre sa vie en communiquant de temps à autre) est plus simple à gérer que l'autoédition – au véritable sens du terme –, qui suppose un gros travail de marketing.

Le seul mauvais choix possible serait le non-respect des lecteurs. Or, j'ai beaucoup de plaisir à constater que les indés que je suis depuis quelques années ne cessent de progresser, d'affiner leur écriture, développer leurs thèmes, peaufiner la finition, et publient des livres qui ne feraient pas rougir un bon éditeur, loin de là. Certains, d'ailleurs, sont désormais édités : même si ce n'est pas un objectif en soi pour un trublion de mon espèce, qui a fait le chemin inverse, je m'en réjouis pour eux.


L'open source, une voie qui me tente.

Je m'interroge depuis le départ sur la possibilité de mettre en libre lecture l'intégralité d'Élie et l'Apocalypse. Jusqu'ici, j'ai utilisé la solution la plus simple : publier sur KDP (option « KDP Select », pour qu'au moins le premier Triskel soit proposé en continu dans les bibliothèques gratuites d'Amazon) et laisser la plateforme procéder à des promotions quand elle le souhaite (gratuité ou prix symbolique de 0,99 €).

La gratuité permanente supposerait que j'effectue toutes sortes de recherches sur les aspects techniques (format, sites de publication…) ou juridiques (pour protéger EELA de toute altération ou distorsion). Je n'aurai pas le temps de me pencher là-dessus si je veux pouvoir achever ma saga dans un délai raisonnable, et je n'ai pas les moyens de m'en remettre à des professionnels ; mais si quelqu'un parmi vous dispose des compétences nécessaires pour me guider dans cette démarche, qu'il ou elle n'hésite pas à me contacter.


Bon courage à toutes et à tous, prenez soin de vous et de vos proches, et vive l'indépendance d'esprit !


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