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jeudi 27 mai 2021

Entrez dans l'espérance

 

Crédit photographique



Chers amis,

Alors que, de mois en mois, se confirme une implacable dérive vers la dystopie que je dénonce à travers ma saga depuis déjà 14 ans, il n'a pas échappé à certains d'entre vous que j'ai dû supprimer mes derniers coups de gueule sur ce blog. Celles et ceux qui souhaiteraient les relire n'auront qu'à m'en faire la demande.

Vu l'ambiance, je crois utile de remonter ici un billet consacré en 2017 à la peur de mourir.

Certes, nous savons que l'appréhension de la mort n'est pas le seul ressort de la bouffée délirante qui s'est emparée de tant de pays depuis plus d'un an ; même s'il est évident qu'une classe dirigeante majoritairement proche de sa date de péremption tremble dans ses culottes et serait prête à tout pour sauver sa peau.

Nous savons que c'est une explication très insuffisante, parce que tous ces gens, bien moins désinformés qu'on ne veut le croire, savent désormais que la bestiole incriminée n'est statistiquement guère nocive (même si elle peut le devenir, si les pratiques à grande échelle de nos apprentis-sorciers finissent par l'acculer à des mutations incontrôlables).

Et nous le savons aussi parce que les mêmes prêcheurs de solutions expérimentales recourent sans hésiter, entre soi, aux bons vieux traitements officiellement décriés.

Non, au fond, ils n'ont pas tellement peur de mourir à cause de Kov dix-neuvième du nom, bombardé ennemi public numéro 1, et de sa grande famille. Ils sont plutôt désireux d'instrumentaliser la peur des autres. Et ça marche.

La situation en cours, c'est une confrontation décisive entre des compétences sans conflits d'intérêt  et les opportunismes qui voudraient à tout prix les réduire au silence : une vaste coalition politico-financiaro-technocratique – aux objectifs divers mais provisoirement concordants – soutenue par des médias sous dépendance économique et par le zèle inquisitorial de scientistes fanatiques (souvent jeunes, eux).

Ces derniers, les scientifiques résistants les ont surnommés « Khmers blancs ». L'humour noir, disait Georges Duhamel, est la politesse du désespoir… Sous prétexte de « débunkages » qui sont autant de fakes éhontés, ces valets d'un système à bout de souffle s'emploient férocement à délégitimer toute contradiction (fût-elle éminente ou même irréfutable) de la doxa actuelle. Ce en quoi ils violent sans vergogne ce qu'ils prétendent représenter : la science, c'est au contraire une incessante et fructueuse confrontation de théories, où nul ne détient la Vérité et où, par définition, tout consensus sera un jour battu en brèche.

Mais comme les égotiques raffolent des positions tranchantes et que, par ailleurs, tout ce joli monde se tient par la barbichette, les compromissions vont bon train.

Les vérités de bon sens n'émergeront que si chacun dépasse ses préoccupations immédiates pour faire l'effort de se renseigner par soi-même. Je n'ignore pas combien c'est dur quand les épreuves, les contraintes et les interdits s'accumulent, essorent votre énergie en permanence, effilochent votre libre-arbitre, dans l'intention délibérée de vous empêcher de penser – ce qui est la propre des dérives totalitaires.

Au temps où la Papauté avait encore quelque indépendance – très relative, il est vrai –, un prêtre polonais devenu berger de cette institution avait recommandé « N'ayez pas peur. Entrez dans l'espérance. » Ouverte à tous les élans de l'âme mais fermée aux dogmes quels qu'ils soient, je ne compte pas au nombre des brebis du Vatican ; pourtant, et quelle qu'ait pu être leur éventuelle visée sous-jacente (car la politique s'infiltre partout, hélas), les paroles de Jean-Paul II me paraissent, aujourd'hui plus que jamais, emplies de sens.

Autrement dit : ne vous laissez pas traumatiser, diviser, anéantir. Rappelez-vous que vous êtes mortels et que la vie, fugace par définition, ne vaut que par ce que chacun d'entre nous se sera efforcé d'y accomplir. Entre autres, nous avons le devoir de protéger nos proches et de préserver l'avenir. Or, ce que l'on essaie de nous infliger en invoquant habilement ce double objectif compromet et l'un, et l'autre.  

Dépassez la panique, la stupeur, l'incompréhension, la tentation de vous fourrer la tête dans le sable, l'indignation et même la révolte, sans pour autant basculer dans la passivité et le renoncement.

Au contraire, entrez dans l'espérance que, tôt ou tard et pourvu que personne ne renonce à ses valeurs, cette crise scandaleuse pourrait permettre l'avènement d'un renouveau, plus juste et plus cohérent, de nos sociétés moribondes. Il suffira de ne pas baisser les bras.

Utopie féconde ou dystopie stérilisante, nous avons encore le choix. Ne nous trompons pas de chemin.


PS : pour prendre une bouffée d'oxygène en compagnie de personnes aux positions sensées, mesurées, bienveillantes et désintéressées, je vous suggère de découvrir cette approche collective. Je ne connais pas ses animateurs personnellement, mais je trouve qu'ils font du bien.


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