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samedi 11 septembre 2021

Le sens de la vie

 


Crédit photograhique

 

Les gens se croient immortels.

Les puissants qui oppressent leurs populations semblent croire qu'ils profiteront éternellement de leur pouvoir, de leur argent, de leur train de vie. Ils vivent dans l'instant, enivrés de leur force éphémère comme s'il devait en être ainsi pour l'éternité.

Beaucoup de leurs victimes sont convaincues qu'il faut faire profil bas pour profiter plus longtemps, plus sûrement, du peu qu'on leur laisse. Elles se sentent en sursis, alors elles baissent la tête pour ne pas attirer la foudre dont on les menace.

Mais tout cela n'est qu'une situation transitoire. Pour les uns comme pour les autres, tout a une fin. Rappeler cette évidence paraît inutile, candide ! Et pourtant, tout le monde se comporte plus ou moins comme s'il allait se survivre à jamais.

Le confort matériel n'est rien ; la vie, peu de chose. Ce n'est qu'une brève parenthèse qu'il est vain de vouloir prolonger par principe.

En revanche, ce que l'on place entre ces parenthèses, chemin faisant, possède une valeur absolue.

On peut y entasser de la cruauté, de l'égoïsme, de la rapacité, de la duplicité, de la convoitise, de la jalousie, du mépris…

Ou de la lâcheté : le choix de ne pas intervenir, de ne pas choisir, de ne pas affronter ce qui nous paraît injuste ou révoltant…

On peut maltraiter autrui. Ou simplement raser les murs.

En fin de compte, qu'on le veuille ou non, on se retrouve vieux, malade, tremblant, désarmé, l'esprit en déroute.

Que l'on soit soigné par les meilleurs médecins de son pays ou confiné chez soi avec sa famille et du Doliprane…

Que l'on soit entouré d'une cour d'admirateurs ou allongé seul sur un trottoir, recouvert de cartons pour se protéger du froid…

Qu'aura-t-elle valu réellement, cette vie si courte et si dérisoire ?

1) Ce que nous emporterons avec nous, c'est-à-dire rien.

2) Ce que nous laisserons dans les mémoires. C'est déjà mieux… pour certains. Les autres seront deux fois morts. Ou pire : ils resteront exposés au pilori de l'Histoire.

3) Ce que nous aurons fait chaque jour, avec ou sans témoins. Voilà ce qui compte pour de bon.

La vraie valeur de l'existence, ce n'est en aucun cas ce qu'on en aura obtenu, parfois à coups de compromissions répugnantes ; ni ce qu'on aura réussi à conserver, parfois en se contentant de suivre scrupuleusement le fameux conseil des trois singes.

Non : ce qui compte, ce sont juste les petites pierres de sincérité, de courage, de compassion, de droiture, d'esprit solidaire, d'intelligence du cœur, qu'on y aura érigées en passant si vite, trop vite…

Et qui font tout le sens d'une existence. Et qui la justifient.

 

Courage à vous tous, mes amis.