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dimanche 13 mars 2016

J.K. ROWLING A-T-ELLE ÉCRIT HARRY POTTER ?


Il y a longtemps que je me disais qu'il allait falloir que je me décide à l'écrire, cet article-là. J'hésitais, sûre de provoquer une pluie de sortilèges Endoloris. 

Et pourtant, l'exemple me semble bien choisi, à l'heure où j'essaie de rendre service à mes amis auteurs (amis facebook parfois devenus de vrais amis), en leur expliquant qu'ils doivent inlassablement retravailler leur copie, parce que les maisons d'édition n'attendent pas, la langue pendante tel le loup de Tex Avery, l'inappréciable offrande de notre prose. Très loin de là. 

En prime, avec un tel sujet, je suis sûre d'attirer votre attention ! ;-) Et vu l'enjeu, cela en vaut la peine. Donc, allons-y pour un titre à scandale. On recommence (roulement de tambour) :

J. K. Rowling a-t-elle écrit Harry Potter ?

Sans doute, si l'on entend par là que c'est elle qui a eu l'idée de départ.
Que nenni, si l'on se plaît à penser que cette affaire s'est déroulée conformément au mythe bien français de l'écrivain génial qui rédige spontanément un chef-d’œuvre, seul dans son coin, puis l'envoie par la poste et subjugue un éditeur (lequel l'attendait la langue pendante, etc.)

Ce qui est important dans tout cela, c'est en quoi la genèse de Harry Potter peut être utile aux auteurs débutants. 
Alors commençons par tordre le cou au mythe, et nous pourrons passer gaiement (ou pas) à une première conclusion.

La genèse de Harry Potter, donc, est un secret de Polichinelle dans les milieux de l'édition, et l'agent littéraire qui me l'a révélé en 2011 a bien ri de ma naïveté. Moi qui le rencontrais à propos d'Élie et l'Apocalypse, j'ai eu droit à un cours sur la façon dont les génies tutélaires de l'édition fabriquent un best-seller. Avant de créer, au besoin de toutes pièces, une légende d'auteur qui fera vendre le produit.

(En l'occurrence, la mère de famille sans ressources qui va écrire dans un café pour être au chaud – image d'Épinal torpillée çà ou là par quelques francs-tireurs qui, sans la moindre pitié pour cette malheureuse devenue milliardaire malgré elle, ont expliqué que d'une part, JK Rowling était professeur de littérature, et d'autre part, au Royaume-Uni, même un exclu – a fortiori une mère de famille – bénéficie d'une aide à la fourniture d'énergie. En France aussi, j'en sais quelque chose, hélas.)



Eh oui, tout ça, cela fait un peu marchands de lessive, je vous l'accorde. Alors au fond, pourquoi remuer la bouse de dragon ? Harry Potter, en fin de compte, c'est du lourd, de la bonne fantasy qui a bercé les rêves d'enfants  et bien diverti les adultes, dont votre humble servante. 

Revenons à nos dragons dindons (de la farce) moutons. J'étais terrassée par cette horrible révélation, mais j'ai cru sur parole l'agent littéraire. Parce qu'en lisant Harry Potter, j'avais buté sur une erreur qu'à mes yeux un écrivain NE PEUT PAS commettre, à moins d'avoir vraiment trop forcé sur la bièraubeurre.
Surtout une personne aussi organisée que JK Rowling, qui a raconté comment, avant d'écrire la moindre ligne, elle avait rédigé avec une louable maniaquerie des fiches détaillées sur tous ses personnages (appliquant en cela à la lettre une procédure chère aux « pro »).

De quelle erreur s'agissait-il, me direz-vous, la langue pendante ? (méfiez-vous, c'est très contagieux, et vous n'aurez plus le profil pour devenir éditeurs ! ^^) 

Souvenez-vous : quand Harry rencontre Sally la famille Weasley pour la première fois à King's Cross, il entend Mrs Weasley demander à Ginny où il faut aller ; et c'est donc sa benjamine (pas encore scolarisée à Poudlard) qui la guide vers la voie 9 ¾... alors que Mrs Weasley a déjà conduit sur ce quai, à chaque rentrée scolaire, ses 4 aînés ! 
(Nous reviendrons un autre jour, si cela vous tente – ce dont je doute –, sur l'échantillonnage ethnique et international de rigueur dans un best-seller. Là, de toute évidence, la nombreuse et très rousse famille Weasley a pour mission secrète la conquête du marché pardon, des cœurs irlandais).  

Où en étions-nous ? Ah oui : un écrivain organisé peut-il vraiment commettre une bourde pareille, dès le début de son histoire ? En tant qu'auteur, je suis obligée de répondre, fût-ce avec des larmes dans la voix : non. Je suppose que la plupart d'entre vous feront de même. Y compris ceux qui écrivent après avoir abusé de la bièreaubeurre.

Ces révélations m'ont permis de comprendre pourquoi JK Rowling – qui, d'après son hagiographie, est tout sauf une poule mouillée – refusait obstinément de rencontrer ses lecteurs autrement que via internet ; et ce, avant même d'être une star.
Pourquoi, me suis-je dit derechef, sinon pour pouvoir gérer ses réponses en équipe (toujours ce fameux travail d'équipe), afin d'être sûre de ne pas commettre d'impairs en s'exprimant sur un livre écrit à plusieurs mains ?... 
Car entre nous, l'excuse officielle « Elle n'a pas le temps, vous pensez bien ! », c'est un peu, comment dire... surréaliste ?... vu que tous les auteurs de ma connaissance tueraient la totalité de leurs personnages (je ne vise personne, hein, monsieur Martins ! ^^) pour être mis à oilpé par une foule de fans en délire. Euh, désolée, ça, c'est pour les rock stars... enfin, vous m'avez comprise.  

Mine de rien, chers amis, je nous achemine vers le but ; encore un peu de patience !

Redevenons sérieux. Que JK Rowling ait ou non conçu (je n'ai pas dit « écrit », notez bien !) cette histoire de A à Z telle que nous la connaissons, Harry Potter n'est pas vraiment l’œuvre qui illustrerait le mieux le mythe de l'écrivain-génie-solitaire-qui-a-tout-fait-tout-seul.



Non, notre cher HP reste le type même du « best-seller industriel ».
Ne serait-ce que parce qu'il s'agit de la très intelligente transposition d'un immense succès international des années 90-2000 : "Tomber la chemise"... mais qu'est-ce que je raconte ! "La Roue du Temps", du regretté Robert Jordan.

Malgré plus de 80 millions d'exemplaires vendus, cette saga avait un petit défaut aux yeux de l'édition, qui à défaut de langue pendante, possède un appétit de loup : elle n'était pas encore assez grand public, offrant une contexte socio-politico-stratégique fort complexe (bien que LRDT fût estampillée jeunesse, la fantasy étant, surtout à l'époque, difficilement considérée comme de la littérature pour adultes).

Quelqu'un de très futé – soit JK Rowling elle-même, experte en littérature, soit l'agent qui s'est emparé de son synopsis, soit, en amont, un éditeur cherchant à doper ses ventes –, s'est avisé que transposer La Roue du Temps dans un ouvrage jeunesse promettait un juteux pactole. Ainsi fut fait, puisque nous sommes tous devenus, sur trois générations voir davantage, addicts au petit sorcier. 

Le thème de départ est le même : dans un monde où règne la magie, un jeune « Élu », qui au départ refuse son destin, est désigné par une prophétie comme étant le seul à pouvoir vaincre les Ténèbres. Sujet archi classique, que bien des auteurs, ma pomme incluse, se sont amusés à revisiter.

Au-delà du thème, il y a d'innombrables similitudes entre les événements, les personnages, les objets, actions magiques, ou autres éléments y compris de style, de part et d'autre.
Je ne vous ennuierai pas avec une liste complète (je peux toujours traiter ce sujet à part, si cela vous intéresse), ni avec les autres ouvrages dont on a pu écrire, arguments à l'appui, qu'ils avaient été "pompés" au profit de HP (l'Ile du Crâne d'Anthony Horowitz, ou l'ouvrage de Nancy Stouffer, laquelle avait d'ailleurs porté plainte pour plagiat ; voir par exemple ce lien). Sans compter toutes les autres sources d'inspiration possibles, voir par exemple ce lien-ci.

L'essentiel, c'est que tout cela démontre clairement que HP est bien une habile réexploitation des points forts de LRDT, entre autres ingrédients.
Ce qui, attention ! est en soi un exploit créatif digne d'éloges : en effet, aucune œuvre ne surgit du néant ; s'il était illicite de s'inspirer de celles qui ont précédé, nous serions tous jetés aux lions pour plagiat. (Ah bon, ça ne se fait plus ? Dommage, ce serait plus dissuasif que les DRM^^)

Vous ai-je convaincus ? Si oui, tant mieux, car ce petit tremblement de terre n'est pas un but en soi, hé non ! Même si ça nous changeait de la routine. 

La finalité est de vous décomplexer et de vous armer mieux, en vous démontrant qu'un succès littéraire est rarement le fruit du génie, presque jamais le fruit du hasard, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, pas systématiquement le fruit véreux de facteurs relationnels : célébrité, copinage et promotion canapé. 
(sur le dernier point, je vous recommande cet article de Nila Kazar, qui a l'art de démonter avec humour les plus obscurs rouages de l'édition).

Rien de tout cela, donc... Je suis profondément navrée de vous l'apprendre, chers amis auteurs, et vous me le ferez peut-être payer très cher, mais voici l'affreuse vérité : le succès littéraire est le fruit du travail !

Comme nous venons de le voir, dans les pays anglo-saxons un best-seller naît le plus souvent du labeur acharné d'esclaves sous-payés de collaborateurs parfois fort nombreux. Qui, comme en Chine, "fabriquent" de toutes pièces et de leurs petites mains agiles gros cerveaux véloces, sur la base de recettes éprouvées, un produit quasi industriel parfaitement calibré pour son public. (Lequel ne s'aperçoit jamais de rien, bien sûr ; il ressent simplement l'efficacité finale. Cf la Pottermania.) 



L'objet de cet article n'est certes pas de vous inciter à procéder de la sorte. Non, je ne commettrais jamais pareil forfait, même si vous m'offriez un coquet pourcentage sur vos futures ventes. Inutile d'insister ! 

D'ailleurs, vous ne voudriez à aucun prix imiter le modèle industriel susdit.
Car si aux USA, par exemple, chacun sait en toute transparence qu'un best-seller est toujours plus ou moins issu d'un travail d'équipe, en revanche, en France, le mythe du génie solitaire a la peau dure. Chacun veut scribouiller dans son coin, certainement pas intégrer une chaîne de montage. 

À ma connaissance, dans notre beau pays seul Paul-Loup Sulitzer a avoué sans complexes employer une équipe de documentalistes et autres « préparateurs » – d'une trentaine de personnes, si ma mémoire et bonne. L'intrépide Paul-Loup avait aussi un « nègre », très bon auteur tant qu'à faire, en la personne de Lou Durand (« Daddy »...). Les milieux littéraires français ont daubé à pleine gorge sur Sulitzer, n'empêche que son usine à best-sellers, elle, tournait à plein régime. Produisant  n'est-ce pas ce qui compte ?  de très agréables lectures.

Bon, vous (oui, vous, là-bas) n'avez peut-être pas envie d'écrire un best-seller. Du moins, pas à ce prix-là. Ce que vous voulez, c'est tout bonnement écrire ce qui vous plaît !... Enfin, c'est ce que nous prétendons tous quand les ventes ne sont pas au rendez-vous. On « écrit pour le plaisir » ; et si les lecteurs sont trop c...  oh pardon ! si notre prose ne fait pas l'unanimité, n'allez pas vous imaginer, public ingrat, que cela nous chagrine le moins du monde. Pas du tout. Écrire nuit et jour en oubliant nos enfants chez la voisine/le voisin, et parfois notre mari/épouse avec, n'était pour nous qu'un aimable divertissement, un passe-temps sans importance...

Trêve de plaisanterie. Bien sûr, que vous avez envie qu'on le lise, votre « bébé ». Dussiez-vous, pour en arriver là, faire la danse du ventre devant tous les comité de lecture de la planète, les pages de votre manuscrit scotchées autour de votre taille façon pagne, comme Joséphine Baker avec ses bananes. 

Parce que, oui, avouez-le : même si vous vous autoéditez à tour de bras, vous vous dites parfois, un peu honteux, que c'est faute de mieux. Comme un abstinent malgré lui s'exhibe sur le Net.
Vice qui a tôt fait de réduire les adeptes de « l'écriture en tant que plaisir solitaire » à la pratique (toujours à tour de bras^^) d'une forme d'onanisme... du moins quand il n'y a encore aucun voyeur lecteur à l'horizon. 
Et bien sûr, la nuit, dans les bras de votre époux ou épouse innocemment endormi(e), vous faites à répétition le rêve torride de... ouiiiii, oooh ouiiiiii ! Décrocher un contrat d'édition !!!

Vous voyez bien : vous ne pouvez rien me cacher de vos espoirs, même inavoués. 
Et c'est pour cela que je tiens à vous balancer un seau d'eau afin de vous réveiller une bonne fois fournir quelques pistes et éclairages utiles.

Ce qui constituera la matière de mes deux prochains articles !

12 commentaires:

  1. J'ai toujours cru soit qu'il s'agissait d'une erreur de traduction (ça n'aurait pas été la première!) et que dans la version originale, c'était Ginny qui demandait ça à sa mère; soit que mme Weasley se demandait par où il devaient passer au milieu de tous ce moldus et, qu'encore une fois) une traduction approximative nous avait fait perdre la subtilité...
    J'ai bien de la chance de n'avoir aucun talent pour l'écriture (même si j'ai flirté avec la fanfiction...oui sur Harry Potter d'ailleurs...) quand on voit tout ce par quoi un auteur doit passer!
    Bon courage à tous!

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    1. Merci, Sélène :-) Comme je viens de l'écrire sur facebook, pour comprendre la nécessité de livres écrits en équipe, il suffit de considérer la réalité suivante : pour une saga, tout spécialement, aucun éditeur ne prendrait le risque de se lancer dans une aventure qui pourrait s'arrêter à tout moment suite au décès, à l'indisponibilité ou à un simple caprice de l'auteur. Dans le cas d'une saga écrite à plusieurs mains, nul n'est indispensable...
      Mais si vous aimez écrire, ne vous découragez pas ; ce qui est illusoire, c'est de trouver un éditeur sans présenter une oeuvre quasi parfaite (sujet du prochain article). Mais on peut tout de même écrire, s'autoéditer et trouver des lecteurs, avec un travail raisonnable, seul dans son coin.
      Merci pour votre commentaire !

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  3. Merci pour cet article, j'ai beaucoup appris aujourd'hui ! Mais cela m'attriste également, car où se trouve la créativité au final ? Ce n'est alors pas étonnant que l'on voit fleurir bon nombre d'histoires traitant de zombies et de vampires, alors qu'il y a encore de vastes sujets encore inexplorés.

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    1. La créativité est partout, Patrice, rassurez-vous. Les sujets vraiment novateurs deviennent difficiles à trouver (d'après une étude, il est statistiquement impossible d'inventer une intrigue qui n'ait déjà été exploitée au moins une fois), mais il est vrai que l'industrie du livre a tendance à exploiter à fond les thèmes à la mode. Ça rapporte...
      Cela dit, comme j'ai essayé de le dire au passage, la créativité s'exprime aussi dans l'art qu'a chaque auteur (ou groupe d'auteurs^^) de revisiter un thème en y apportant son style et sa propre vision. La Roue du Temps s'inspirait de Tolkien, et a inspiré Harry Potter... C'est un peu le cycle de la vie.
      Ce qu'il ne faut pas, c'est duper les auteurs et les lecteurs en leur cachant l'existence de véritables fabriques de best-sellers.

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  4. Je vais faire lire cet article à mon fils aîné, vi qu'il me parle toujours de l'auteur comme d'une pauvre malheureuse ayant tout fait toute seule. Ce ne sera sans doute pas perdu, puisqu'il passe le bac de Français cette année... Quant à moi, j'assume pleinement le fait de n'avoir pas lu HP, justement à cause de ce problème au début, que tu as si aimablement souligné, et qui m'a fait perdre toute envie...

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    1. Cher(e ?) Kjb, je serais désolée de vous avoir détournée d'une lecture qui, si vous aimez la fantasy, devrait pleinement vous satisfaire. fabriqué comme une lessive ou non, un bon livre est un bon livre, et celui-ci est très bien fait. je ne critique pas l'oeuvre elle-même, ni l'auteur putatif, je combats le mythe...
      Quant à votre fils, il sera peut-être utile, quoique navrant, qu'il réalise que malheureusement, dans le monde où nous vivons, l'histoire d'un ou une malheureux auteur devenu(e) célébrissime à partir de rien d'un coup de baguette magique, relève, hélas, du conte de fées.

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  5. Article intéressant, merci. Il est vrai que "rentrer" dans une maison d'édition fait à peu près l'effet de devenir un canasson dans une écurie, avec dès le départ des impératifs du genre "Nous lançons cette nouvelle collection, il faut que vous ré-écriviez votre manuscrit afin qu'il puisse y trouver sa place" ou "coupez votre roman de 60% pour ne pas donner trop de travail à nos commerciaux avec un gros pavé", ou encore "n'écrivez rien d'autre pendant un an parce que je ne pourrai rien publier de vous avant juin 2018". Même si ça reste le rêve de la plupart des auteurs, c'est une transformation difficile, pour ceux qui peuvent et qui veulent s'y prêter. Il reste, bien évidemment, de vrais éditeurs, ceux qui n'ont pas encore été rachetés par des trusts financiers mais c'est vrai qu'ils se font de plus en plus rares.

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    1. C'est tout à fait cela, Patrick, on voit que toi aussi tu connais bien l'édition de l'intérieur ;-)
      Oui, ils se font rares. Désormais, l'on trouve surtout la flamme chez de petits éditeurs, qui hélas n'ont pas les moyens des "grands" côté promotion...

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    2. Certes. En parlant de JK Rowlins, dont j'avais apprécié à l'époque les 3 premiers tomes, et surtout le troisième qui était très noir, j'ai été très surpris effectivement en me lançant dans la lecture de son roman "L'appel du coucou", publié sous un pseudonyme. L'auteur l'a écrit pour tester ses qualités d'écrivain populaire sans révéler son identité et je pense qu'il est révélateur de son style personnel. Il a eu assez peu de succès (avant que l'éditeur ne fuite l'identité de son auteur) et, d'un point de vue purement technique, on peut voir que l'éditeur lui a en quelque sorte laissé carte blanche. Donc pour ceux qui veulent se faire une opinion par eux-mêmes de savoir si JK Rowlins a bien écrit la saga HP ou si elle a eu beaucoup d'aide, c'est un bon étalon. Je dirais une chose néanmoins, elle sait créer ses personnages principaux et leur donner vie. Pour le reste...

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  6. Merci pour ta prose acérée et drôle.
    Je te renvoie vers un épisode des Simpson où Lisa décide d'écrire un best seller. Tu vas bien rire ;)
    Je suis d'accord avec le fait qu'il y a des codes à respecter si on veut être publié ou tout simplement pour être "lisible" mais je suis très prudente avec ça. Oui l'écriture plaisir a ses limites mais sans elle l'écriture se meurt (et c'est la fille qui s'apprête à reecrire pour la...4eme fois un roman qui le dit)
    Oui le travail est important, prendre conscience de certaines fautes de style ou de scenar aussi mais on peut y perdre sa plume et son envie. Certains matins, Vogler me sort par les yeux. Et si certains sont guidés par l'histoire (j'en fait partie les mots ne sont qu'un media pour moi) d'autres sont porté par leur prose et ils ont besoin de la déliée pour avancer.
    Après est ce qu'il seront publiés? Je sais pas. Je crois connaître quelques personnes qui ne placent pas la publication comme le saint graal, pour de vrai. Et pour moi c'est juste un trophée qu'on doit avoir sur ses étagères pour être un écrivain indépendant. Car sans ça, les "vrais écrivains" et les journalistes vous jettent un regard condescendant. Mais en tant qu'anarchiste/entrepreneur (rayez la mention inutile), je me contrefous de la reconnaissance des ME.je préférerais avoir les moyens de débaucher certains éditeurs pour améliorer mes récits et des marketteurs pour les vendre...
    Bref, il faut travailler certes mais avoir les moyens de s'entourer. Je n'ai aucun soucis a demander laide d'autrui. J'attends avec impatience le moment où toute la chaîne du livre sera en freelance comme aux etats unis!
    En tout cas je te souhaite plein de succès dans l'auto édition ou en ME ^-^

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    1. Tu as parfaitement résumé le problème. Si l'on écrit pour être publié, il faut faire l'effort de proposer ce qui a des chances d'être accepté. C'est tout un art. Si l'on veut s'autoéditer pour le plaisir, et que l'on est perfectionniste, il peut être bon en effet de demander de l'aide. Sans même parler des solutions payantes, de nos jours, l'entraide, ça fonctionne ; j'aide moi-même bénévolement quelques jeunes auteurs. Après, on peut aussi choisir de se publier tel quel, quand on ne vise pas une reconnaissance en tant qu'auteur. Chacun est libre, et comme tu le dis très justement, il faut conserver l'envie d'écrire et ne pas trop se prendre la tête, dans la mesure où l'on sait ce que l'on veut et peut obtenir.
      Merci pour tes vœux. L'édition, j'ai donné, et à présent je me régale dans l'autoédition - avec perfectionnisme, mais aussi pour le plaisir. :-) Tous mes vœux de succès à toi aussi.

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